DROGMANS - KAU-DE-VIE
qui iliiil son (irij,'iiK' a iiti ilocrot ilii 'M murs 1795. Mlli' s'iilirilti iraliDril dans un modeste local dépendant de la Bibliothèque royale, puis dans une (les salles du (^oUèfi^e de France. Kn I87U, riilat lui cimcéda le bâtiment que venait daliandonner. rue de Lille, l'école du i^éiiio maritime '.
Drog"Uemans. Voy. Drogmans. L'arrêt du 31 octobre l(i7U, qui institua l'école dite des Jeunes du laiitjue écrit encore drogiumians.
Droguetiers. Fabricanl.s de droguet, étoffe de laine, oriy:inairo de Droglieda *, et qui l'ut surtout en vogue sous le règne de Louis XIV' ■. La Normandie, la Champagne, le Languedoc en produisaient beaucoup et de qualités très variées, tout laine, demi-til, demi-laine, croivé, ele. *. Ou faisait aussi des droguets de soie, et même mélansîés d'or et d'artrent.
Droguistes. Ils appartenaient à la corporation des épiciers. « Ils vendent des poisons comme de la cannelle, de l'eau forte et de l'hiule, d» fromage et de l'émélique. de l'eau de vie et des couleui's, d\i sucre et de l'arsenic, des confitures et du séné... Les droirueries sont
mêlées avec les épiceries ; le garçon épicier donne d'une main des raisins secs et de l'autre deux gros de sel de (îlauber, un morceau de savon et un lénitif. des pruneaux et de la théria((ue... Les statuts de la communauté sont formels : l'épicier droguiste a le droit incontestable de purger tout le quartier et de lui donner son dessert par dessus le marché ' ».
Droiture. Voy. Coutume.
Drosseurs. Voy. Crousseurs.
Drouineurs et Drouiniers Chaudronniers.
Vcy.
Drousseurs . Ouvriers qui , dans les l'abriqurs de drap, faisaient subir aux laines un cardage préparatoire.
On trouve aussi Drosseurs et Tronsseiirs.
Duvetiers. Voy. Coutiers.
Dyamantaires. Voy. Diamantaires.
Dynantiers «l Dynants. \ oy. Chaudronniers.
Eau de mélisse (Commerce de l'). On lit à la fin d'un prospectus sans date ^ que j'ai sous les yeux : t. Cette eau se débite aux Carmes déchaussez, proche le palais de Luxembourg, fauxbourg S. Germain y>. C'est dans l'apothicairerie de ce couvent, dont les jardins mesuraient plus de quarante-deux arpents, qu'elle avait été inventée *. En 1791, l'Etat supprima l'ordre des Carmes et confisqua ses biens. Quarante-cinq religieux appartenant au couvent de la rue de Vaugirard formèrent une société purement commerciale pour l'exploitation île l'eau de mélisse. Prudhomme écrivait vers 1807 : << Plusieui"s ci-devant reliçrip\ix des Carmes dirii^ent celte fabrique, dont le produit se distribue entre tous les religieux de cette maison encore existans " ». La propriété devait rester au dernier sociétaire vivant, qui fui le frère Paradis. Il
* Cl.-H.-,\. Srhefer, .Vo/ice sur Cécole des langues orîen- Iftles cimnles. En tr-Ie dfs Mêluiiges Ofientiiu.r,
* Kiancisque Miehi'l, Histoire des /issus de suie nu moueu âge, t. II, p. 244.
5 J. Quiclicrat, Histoire du costume, p. 517 et 560.
* Savarv, Dictionnaire du commerce, t. I, p. 1764. 5 Dii-huitième siècle.
* Pij^niol de la Force, Description de Paris, t. VJl, p. 284.
■■ Miroir de Paris, t. IV, p. 100.
s'associa un sieur Rover et mourut en 1831 dans la rue Taranne, où la société s'était constituée. En 1840. un sieur Boyer, ayant épousé la veuve de Royer. devint seul propriétaire de l'eau de mélis>e des Carmes -.
Les Minimes faisaient concurrence aux Carmes et fabriquaient aus.si une eau de mélisse. « Elle se débite aux Minime< de la place Royale ». dit un prospectus daté de 1728.
Voy. Spécialités phaj^maceutiques .
Eau-de-vie Commerce de l'l Voy. Brandeviniers. — Coco (Marchands de). — Contrôleurs. — Courtiers. — Distillateurs. — Eau-da-vie (Marchands d'). — Eau-de- vie (Vendeurs d'). — Essayeurs.
— Ijimonadiers. — Liqueurs (Marchands de). — Porte-col.
Eau-de-vie M.vrch.\nds d';. L'édit de mars 1673, qui mentionne les métiers encore libres et susceptibles d'être constitués en corporation, signale vingt marchands d' eau-de-cie eu gros. Ils formèrent la communauté des distillateurs, qui.
1 s Mercier. Tableau de Paris 0788), t. XII. D. 126. * Monojrnphie historique, par Boyer (réiligée, dit-on, par Ali'.\anilre Duma.s'. In- 18, souvent riiiiiiprimii«.