EAUX MINKHALKS NATURELLES — ÉBÉNISTES
Li; coinnifirct^ des eaux minérales éUiil placé depuis long-temps sous la surveillance de l'Élal. Un édit de mai 1605, confirmé le 9 juin 1()70 ', puis le 19 août 1709 *, avait réuni à la charge du premier médecin du roi la surintendance îles eaux minérales et médicinales de France. Un arrêt du Conseil, nuidu le 12 mai 177"} ■'', restreignit encore les droits des propriétaires de sources, et soumit à des règles sévères le transport et la veille de toutes les eaux consommées dans le rojaume. « Inl'ormé, dit le roi, que plusieurs particuliers continuent de se mêler de ce commerce, notamment les propriétaires des sources, imaginant que leur propriété suffit pour leur donner le pouvoir de faire transporter des eaux hors des lieux où sont leurs sources et partout où il leur plaît, et d'en faire le débit à leur gré, au préjudice du public qu'ils peuvent tromper sur la qualité et le prix... ». l'în conséquence, le roi ordonne ce qui suit : « Quand les propriétaires ou tous autres prétendant droit voudront faire transporter des eaux hors du lieu de leurs sources, soit pour leur usage, soit pour tout autre destination, les voituricrs qui seront chargés de les conduire, tant par terre que par eau, seront tenus de se munir d'un certificat de l'intendant ou garde desdites eaux *, et en leur absence du juge des lieux, dans lequel il sera fait mention de la qualité des eaux qui leur auront été délivTées, du jour (jù elles auront été puisées et de leur destination ; lequel certificat sera représenté à tous les bureaux de passage pour y être visé. Ordonne qu'à l'arrivée desdites eaux, tant à Paris qu'es autres villes où sont établis des bureaux de distribution , elles y seront conduites directement, pour y être visitées et dégustées dans les vingt-quatre heures de l'arrivée et sans frais par des inspecteurs qui se feront représenter les certificats du départ ^ ».
En 1779, le bureau de distribution des eaux minérales était encore installé rue des Prouvaires, mais le privilège avait été accordé à un sieur Arnault ou Arnaud, qui le conserva jusqu'à la Révolution. Il était tenu de verser chaque année au Trésor une somme de quarante mille livres ", ce qui prouve quel développement avait pris alors l'usage des eaux minérales. Le nombre de celles qui se consommaient à Paris avait augmenté et les prix étaient devenus un peu jilus abordables. Ils élaieiil ainsi fixés en 1787 :
^ Voy. la /fevtie mnlictile fie yormniidie, année IUOI, p. 24H.
2 Voy. Isambert, Aiicini/ifs lois frii/t^fiisrs, 1. X\ , p. 291, "et t. XX, p. 542.
3 Oinfirmatif d'une Jédaraliun du 25 avril 1772 et «l'un arrêt du Conseil du l" avril 1774. \'oy. le ]iréandiule.
* I! et.'iit nommé jtar l'Klal.
6 Isamberl, l. XXIJI, |i. 108. — .Vrrèt eonfirmé par une Déclaration du 26 mai 1780. — Un arriH du r> mai 1781 réorganisa ce service, t|ui fut iiiainti'iiu sous la direction du premier médecin du roi, à <|ui l'on atljoi{,'nit la Société royale de médecine. Voy. Isambert, t. XX\ II, p. 21.
6 Hurtaut et Mao-ny, I. II, p. 681.
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Eaux de Balaruc 9 liv.
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