BOUTEILLES DE PINTE
Eaux de Bonnes 2 liv. 8 sols.
— Baredge 2 — 8 —
— Caulerelz. .. ■. 2 — 8 —
— Balaruc 2 — 8 —
— Vais 2 — 8 —
— Oansac 2 — 8 —
— La Mothe 2 — 3 —
— Seltz 2 — » —
— Spa 2 — » —
— Plombières 2 — » —
— PouiUon 2 — 8 —
— Chàlel-Giivon 1 — 10 —
— Saint-Mioi'i 1 10 —
— Bussang 1 — 10 —
— Bourbonne-les-Baius 1 — 10 —
— Pougues 1 — 10 —
— Contrexéville 1 — 10 —
— Vichy 1 — » —
— Forges » — 15 —
— Sainte-Reine » — 15 —
— Cbàleldon 1 — » — -
Anciennes eaux de Passy » — 6 — '
Ébénistes. (J'est en 1743 seulement que les statuts des menuisiers font mention des ébénistes. « Les maîtres menuisiers, dit l'article l", ayant de tous teins faits les ouvrages connus et disting-ués aujourd'hui sous le nom d'ébénislerio, marqueterie et placages, et partie de ces maîtres s'étant depuis plusieurs années uniquement attachés à cette sorte de menuiserie, en ont pris le tifre de menuisiers-ébénistes, ou simplement ébénistes, sans cependant faire un corps de
communauté séparé , en sorte que chacun
d'eux est libre d'embrasser toutes les parties de ladite profession ou de s'attacher uniquement à l'une d'elles... ». Suivant V Enryr/npéaie Méthodique - les uns étaient tlits menuisiers (Ttissemhlage et les autres menuisiers de placage et de marqueterie.
Le mot ébéniste serait donc tout moderne. bien que l'art de travailler l'ébène soit fort ancien, car les labletiers ' employaient le benus dès le milieu du treizième siècle * et les couteliers ïibenus dès le milieu du quatorzième '. Au dix-
I Thiéry, Cuiile des amaleurs et des ravageurs à Pari', t. I, ji. 425.
* .Vris et métiei-s, (. Il, p. 334.
•1 IviisiMirs lie tablettes ù écrire.
* Sliiluls des Iakieliers, dans lu Litre des métiers, litre I.XVIII.
^ Compte de l'arj^nterie d*Klienne <le la Fontaine pour 1350, p. 134.
KBl'^NISTES — ECIAU-LKHS
septième, Michel de MHrolles (loniiait cepemlaiil encore le iioiii de « sraviiiis meniiisiers » à André Bmille. « Lurent Slidire et à Jciiii Miicé ', célélires artistes alors entretenus au Louvre par le roi. A la nii^nie é[>oque, l'ébénisterie avait d'haliiles représentants à la manufacture des (îol)elins, qui produisait non seulement des tapis, mais tout ce qui devait servir ù l'ameublemenl de.s résidences royales. Dans l'atelier des meubles, les Italiens étaient en majorité : Felipo Qiffieri modelait. Donienico Cucci scidptait, il e.\cellail a travailler l'ebéne et à en réveiller les sombres couleurs par des incrustations de pierres précieuses -.
Vers la tin du dix-iiuilième siècle, on défini.ssait ainsi rébenisle : « ouvi'ier qui l'ait des oUNTajjes de marqueterie et de placaj^^e avec les bois de couleur, l'écaillé et les autres matières •' ». Il s'ajyit donc surtout ici des marqueteurs, qui eurent pendant longtemps une confrérie spéciale placée sous le palronaire de saint Hildevert, qu'ils fêtaient le 27 mai à l'église S>inle-Croix en la Cité *.
Sur André-Charles Boulle et Dominique Caffieri, (|ui eurent le litre d'ébéniste du roi, et sur Hans Krans qui eut celui de marqueteur du roi, je renvoie à un excellent article de M. A. JaP.
Ébouqueiises. N ov. Épinceuses.
Ébrancheurs. Vov. Élaguexirs.
Écacheurs. Titre que prenaient les affineurs et les batteurs tireurs d'or.
Kcacher un métal c'est le réduire en fils aussi fin qu'un cheveu, puis le faire passer entre deux meules ou deux rouleaux d'acier pour l'aplatir. On le rendait ainsi propre à être roulé sur un fil de soie, qu'il cou\Tait entièrement. Ce fil, destiné à broder des étoiles, est souvent désigné sous le nom de bateure *.
La Taille de 1313 cite, ilans la rue de Quiqu'en-poisl ', un sievir Jehan, qui est (jualifié A' esqwacheur *.
Vii\-. Batteurs d'or.
Ecaillers. Marchands et ouvreurs d'huîtres.
Ces mollusques furent de bonne heure appréciés par les gourinet.s, car le moyen âge connaissait déjà des couteaux spéciaux pour les ouvrir. Le dix-septième siècle les eut pourtant en médiocre estime. « Leur chair, dit la Framboisière , médecin de Louis XIII, est grossière et dure à digérer, causant en nous quantité d'humeurs terrestres et mélancholiques. Les lions compagnons les font cuire sur le gril dans leurs escailles, y adjoustant du beurre et quelque peu
* Qa'Uraius sur PariSy p. 53.
- \ uy. E. lA'vasseur, Histoii-e des classes ouvrières, t. II. [.. 308.
' Jaubfrt, Dielionnaire des arts el métiers, t. II, p. 87. ' Li- MassoD, Calendrier des confréries, p. 37 ot 67. ' Dielionnaire erili^ue. p. 264 et 712.
* Vjj-, ci-<li'.ssus faiticl.' BaUiurs d'or. " Kui- yuincanipoix.
* Page 76.
de poi\Te, aucuns les font frire à la poésie, les autres les mangent crues ' ».
On appelait huîtres tt l'e'cdilU ou en e'cailtes celles qui arrivaient à Paris par eau, el que l'on vendait enfernu'es encore dans leur coquille. Elles étaient beaucoup plus estimées que les huîtres huitrées. Celles-ci ét<iient expédiées dépouillées de leurs coquilles, ce qui en facilitait le transport ; ou les désignait aussi sous le nom d'/iultres de chasse , parce qu'elles étaient apportées, ainsi dépouillées, par les chasse-marée qui, grâce aux relais éliiblis pour eux sur les roules, franchissaient avec rapidité la distance qui sépare de Paris, Dieppe, Kirelat, etc. J.-P. Marana, à la fin du dix-septième siècle, prétendait qu'il y avait alors à Paris quatre mille vendeurs d'huîtres -, ce qui est certaijiemt'nt exagéré.
Un arrêt du Conseil d'État , rendu le 20 décembre 1681, constate que « le prix de celte marchandise ne se monte pas dans une année à trente mille livres de vente ». Moins de dix ans après, au mois d'août 1690, Louis XIV créa six officiers de pourcoyeurs-tendeurs d'huîtres à VécaiUe. Il accordait aux titulaires le privilège exclusif de la pêche, du pacage et du débit de ces mollusques, à la condition qu'ils ne seraient pas vendus plus de six sols la douzaine à Paris et quatre sols en province. « Trois ou quatre particuliers, y est-il dit, font le commerce des huistres à l'escaille. Ils s'en sont tellement rendus les maistres que nos sujets n'en ont que quand et autant que bon leur semble, qu'ils les vendent à des prix excessifs, et que mesme il eu manque quelquefois dans nostre ville de Paris, faute de personnes qui prennent soin d'y en faire voiturer ». C'est rue Montmartre que descendaient les chasse-marée chargés d'huîtres et qu'ils avaient leur bureau ^.
Une ordonnance de police du 25 septembre 1771 défend le commerce des huîtres entre le 30 avril et le 1" septembre.
Une crieuse d'huîtres dessinée par Bouchardon porte sa marchandise sur son dos dans une hotte. On en trouve une autre eu tète d'une nouvelle écrite par Rétif de la Bretonne et qui a pour titre La jolie e'caillev^e * . S'il faut eu croire Prudhomme, ces petites marchandes étaient, au dix-huitième siècle, très recherchées dans leur toilette. « Toutes les écaillôres, dit-il, sont chargées de croix et de chaînes d'or, avec des bonnets à dentelles qui tombent presque sur leurs épaules ^ ». Leur adresse était célèbre : « L'écfiillère a un petit couteau court et fort. Rien n'égale la prestesse et le jeu adroit de son poignet... Crébillon fils, ajoute Sébastien Mercier, mangea en ma présence cent douzaines d'huîtres sans crever * ».
1 Œuvres, édil. de 1G13, p. 137.
* J.-P. Maraua, Lettre d'un Sicilien (v. 1697'. édit. Du'bur, p. 59.
3 Voyiije de Lister à Paris (1698). p. H3. — Delamarre, Traité de la police, I. III, p. 124. — Thit-n,', Guide des voyageurs, t. I. p. 474.
* Dans Les contemporaines, t. XX, p. 537.
5 Miroir de Paris, t. VI, p. 184.
6 Taileau de Paris, t. X, p. 147.
ECAILLEURS — KCHEVINS
Ecaillevirs. \'ij y. Écailiers.
Écaqueurs. Voy. Caqueurs.
Échafaudeurs. S.ans (loule des constructeurs d'i'clial'auilages. La Tailh df i202 cite deux eschafaudeeurs, celle de 1300 en mentionne quatre.
Echalas Marchands d"). L'ordonnance de février 1415 consacre deux articles à la vente des échalas, commerce fait par les marchands de merrien à treilles *. Deux siiîcles et demi plus tard, l'ordonnance de décembre 1672 veut que les « échalats servants aux vignes » aient au moins quatre pieds et demi de longueur, et que chaque liotte en contiejine au moins cinquante '.
Echaudés (Faiseurs d'). Dans un accord passé, en 1202, entre l'évêque de Paris et l'aLbé de Sainte-Geneviève, il est question de « panes qui eschaudati dicuntur ^ ». Je vois encore qu'au treizième siècle, les boulangers, à qui il était interdit de cuire le jour des Morts, pouvaient cependant, ce jour-là, confectionner des « eschaudés à donner por Dieu », c'est-à-dire destinés aux pauvres *.
La Taille de 1292 mentiorme deux eschaudeeurs, et, dès cette époque, on criait des echaudés dans les rues de Paris, comme le prouvent ces deux vers empruntés à Guillaume de la Ville Neuve :
Galètes cliaudes, eschaudez, Ruinssolles !...
Il en était de même au seizième siècle :
Et se crier vou.s entendez
Parmy Paris trelous les cris,
Crier orrez les eschauldez
Qui sont aux œufs et beurre pestris !
Leur forme varia sans cesse. Au quinzième siècle, on les fait ronds, à bords festonnés '; au seizième on leur attribue deux ou trois cornes ; on en trouve aussi qui représentent un cœur ^.
Je rappellerai qu'à Paris, on appelait échaudé tout îlot de maisons ayant la forme d'un triangle, et que l'on nommait indifféremment rue de l'Echaudé celle qui constituait la base ou un des côtés du triangle. Quatre rues de Paris ont dû leur nom à cette particularité ; une seule, qui commence rue de Seine, le porte encore.
On trouve eschaudeurs, eschaudissews^ etc.
Échaudeurs. Voy. Tripiers.
Echevins. Issus de la hanse parisietme ^, ils assistaient le prévôt des marchands dans ses multiples fonctions. Au nombre de quatre, ils étaient choisis parmi les bourgeois notables, élus pour deux ans, et renouvelés par moitié le
1 Article 20r).
2 Chapitre XVII, art. 1 et 2.
3 Cnriulaire de Xutre-Diime de Paris, t. I, p. 92. \iiv. aussi Ducange, au mot eschnitdeli.
4 Livre des métiers, titre I, art. 28.
5 Voy. V. Gay, (llossaire, t. I, p. 595.
6 Voy. cet article.
16 août de chaque année. Ils avaient plus spécialement dans leurs attributions le soin des fontaines, des quais, ports, abreuvoirs, bateaux à lessives, l'entretien du pavage et des fortifications, etc. '. Dans les solennités publiques, ils portaient une robe de velours et un chapeau bordé d'or ^.
L'élection des echevins avait lieu avec un cérémonial assez compliqué dont l'avocat Barbier nous a transmis ainsi le souvenir :
« Le 16, lendemain de la Vierge, on a procédé à l'ordinaire à l'élection de deux nouveaux echevins, comme tous les ans, le jour de Saint- Roch.
Cette élection n'est que pour la forme. On sait, plus de quatre ans devant, qui seront les echevins nommés, dont l'un est officier de la Ville, conseiller ou quartinier, et l'autre un bourgeois.
On mande pour cet effet quatre notables de chacun des seize quartiers de Paris, qui vont signer un premier procès-verbal chez le prévôt. Il leur est enjoint par le quartinier d'attendre le jour de Saint-Roch, et de se tenir prêts chez eux jusqu'à midi sonné.
De ces quatre, le matin, jour de Sainl-Roch, à l'Hôtel de Ville, on les lire au sort, et il y en a deux de brûlés des quatre ; c'est encore de forme, car les amis des echevins ou des quartiniers sont conservés. Ensuite, un huissier de la Ville, dans un carro.sse, va prendre dans chaque quartier les deux notables, ce qui fait trente-deux, lesquels se rendent à l'Hôtel de Ville.
Quand tout est assemblé, on nomme quatre scrutateurs pour recevoir les billets ou bulletins cachetés que le quartinier donne à ses notables, où est le nom de celui qui est désigné pour être échevin, et celui des deux qui a le plus de voix est le premier échevin. Ordinairement, c'est l'officier de la Ville : les quartiniers s'arrangent pour cela avec le prévôt des marchands.
Le premier scrutateur est toujours un magistrat, jeune homme qu'on appelle le scrutateur royal, qui porte la parole devant le Roi en lui présentant les echevins. Le second, un conseiller de ViUe, le troisième un quartinier, et le dernier, un des plus notables des mandés.
Il y a ensuite un discours du prévôt des marchands et un du procureur du Roi. Les quatre secrétaires prêtent le serment sur le crucifix, entre les mains du prévôt des marchands, et ensuite le scrutateur royal prend le crucifix et reçoit le serment do tous les notables mandés qui donnent leur bulletin. Quand l'élection est faite, on ôte ses robes et l'on se met à une grande table, longue d'environ cent couvert.s, où il y a toujours un magnifique dîner, et chacun (les conviés a devant lui une belle corbeille de Confitures sèches qu'il emporte.
• Ordonnance de décembre 1672, chap. XXXIII, art. 17.
* Le Houx d.> I.incy, Histoire de IHoIel de Ville. p. 172 et suiv.
ECHKVINS — ECOKCHEURS
Le lendemain 17 noût, on se reiul à l'Hôlel de Ville à huit heures, où l'on déjeune. Le prév(M lies miiiriiiinds. les deux anciens édievins, le pruciirenr du Hi)i. des conseillers et quartiniers, avec les deux nouveaux éclievins, niontenl dans des carrosses de la \ ille à six et à quatre chevaux, et le scrulaleur royal mène les trois autres scrutateui-s dans son carrosse; et tout cela part pour Versailles, en grand cortège à huit et dix carrosses, accompagnés d'ofliciers et gardes de la \ ille à cheval.
Cela arrive à 'W'rsailles pour l'heure que le Roi a indiqué pour cette cérémonie. Ils se rendent d'aliord dans une grande salle par has, que l'on dit être la salle des ambassadeurs. Ils vont rendre visite au gouverneur de Paris, qui est logé dans le château ; ils reviennent dans leur salle, où le grand maître des cérémonies vient les prendre, et les conduit, avec le gouverneur de Paris ù leur tète, au cabinet du Roi.
Le Roi est au fond, assis dans un fauteuil, sou chapeau sur la léte, entouré de ses ministres, cardinaux, évêques et des seigneurs. On avance vei's lui avec de grandes révérences ; puis toute celle bantle, prévôt des marchands et autres, se mettent un genou en terre. Le scrutateur rojal, ù genoux, fait un discours au Roi. lui remet un double du procès-verbal d'élection et lui présente les deux nouveaux échevins, lesquels prêtent serment entre les mains du Roi, sur la formule qui est lue par le secrétaire d'Etat de Paris, qui est aujourd'hui M. le comte d'Argenson.
Après quoi, cette bande se lève ; le roi ne dit mot et reste couvert. On se retire à reculons jusqu'à la porte, on fait de profondes révérences et l'on sort.
( )n va lie même chez la Reine, laquelle est assise dans un fauteuil, avec toutes les mêm^s cérémonies, à l'exception du discours du scrutateur royal et du serment. C'est le prévôt des marchands qui lui fait un petit compliment, à genoux, et l'on sort en reculant.
On va de là chez M. le Dauphin, qui est assis dans un fauteuil, couvert, mais qui ôte son chapeau. Le prévôt des marchands lui fait un petit discours d'une phrase ; il repond uue politesse. Mais toute la bande est debout, et, après une profonde révérence, se retourne pour s'en aller.
De même chez Madame la Dauphine.
Ensuite chez chacune de Mesdames de France, qui reçoivent la présentation debout. Il n'y a plus de grand maître des cérémonies, et elles répondent chacune un remerciement au compliment du prévôt des marchands.
Comme cette cérémonie est longue, quand on est sorti du château, on va dans des chaises à porteurs, à l'hôtel de M. le gouverneur de Paris, dans Versailles, où il n'est pas, mais où il a fait préparer un rafraichissement de langues, biscuits et fruits. Ensuite, dans les chaises à porteurs, le prévôt des marchands et toute la Ville, ce qui fait environ vingt personnes, vont rendre visite dans le château à tous les ministres et à tous ceux qui composent le Conseil royal.
.\prës quoi, la Ville remonte dans ses carrosses et revient à la Ville, où il y a un bon dinersouper. et les scrut<iteurs ont encore un [)résenl de bougie ou de mktc pour les remercier de leur peine ' ».
Viiy. Prévôt des marchands.
Echoppiers. (le mot, qui m'est fourni par VEncyclupe'die méthodique -, désignait les marchands en échoppe. On distinguait entre les échoppes mobiles et les échoppes sédentaires. Ces dernières, pendant longtemps tolérées par la police, avaient tini par entiaver la circulation dans certaines voies ; sur le quai de la Ferraille', par exemple, elles constituaient une sorte de camp, car elles étaient faites et peintes de manière à tignrer de vériUibles tentes.
Des lettres patentes de mai 1787 s'expriment ainsi : « Nous sommes informés que nonobstant les édit.s, ordonnances et règlemens concernant l'établissement des échoppes dans la ville de Paris, le nombre de celles appelées sédentaires ou demi-sédentaires s'est prodigieusement augmenté, qu'un grand nombre de ces échoppes excède les dimensions prescrites, que d'autres se trouvent établies sans permission valable, et qu'enfin, au lieu d'échoppes mobiles qui, par leur position, leur peu de volume et de saillie, ne doivent causer aucun inconvénient, on s'est permis d'en ét<iblir un grand nombre qui réassemblent plutôt à des maisons qu'à des échoppes, et dont les emplacemens, pris en totalité sur la voie publique, nuisent au passage des voitures, gênent celui des gens de pied et occasionnent journellement des accidens ».
Le roi ordonne donc la démolition de toutes les échoppes sédentaires ou demi-sédentaires, « même celles adossées, dit-il, à nos palais du Louvre et des Tuileries, hôtels et maisons des princes et à tous édifices publics ». Seront autorisées seulement, « en faveur des pauvres maîtres et veuves des pauvres maîtres », les échoppes mobiles, qui peuvent être posées le matin et enlevées le soir.
Écimeurs. Voy. Élaguaurs.
Eclusiers. Gens préposés à la garde, à la manœu\Te d'une écluse.
Voy. Maîtres des ponts.
École ' Maîtres d" } .
d'école.
Maîtres
Écorcheurs. Voy. Équarnsseurs.
ÉcorcheuTS. Garçons bouchers chargés d'écorcher les bestiaux. On les trouve parfois nommés sergents écorcheurs^ et ils jouaient un rôle dans l'administration de la communauté. Ils prenaient part à l'élection du maître des bouchers, et quand ce dernier présidait son
1 Journal, août 1749, t. IV, p. 884.
' Juris)iriKlenee, t. X, p. 89.
3 Auj. quai de la Mégisserie.