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ECORCHEURS — ECRIVAINS

tribuiHil, ils servait'iit d'huissiers et piirlois iIh secrétaires.

Viiy. Bouchers el Maître des bouchers.

Écorcheurs. « Marchands qui vendent trup cher et qui profitent induement, pour enchérir leur marchandise, de la nécessité où l'on est quelquefois d'en prendre chez eux, La b()uli([\ie où l'on écorche les chalands est une écorcherie ' ».

Écosseuses. Femmes qui achètent aux halles ou chez les maraîchers des sacs de pois, les écossent et les vendent au détail. Elles ont soin de ne point mêler les gros avec les fins, pour en tirer meilleur parti -.

Écôteurs. Dans les manufactures de tabac, ouvriers charfjjés de l'écôlage. Cette opération consistait à enlever de chaque feuille, depuis le sommet jusqu'au talon, la côte principale.

Ce nom a été donné aussi à certains ouvriers tréfileurs.

Écranniers. Faiseurs d'écrans. «AArnoul des Granches, escrannier, pour deux escrans nueufz pour la Ro yne ■" ». « A Noël, l'escrannier, pour deux petits escrans d'osier, achetez de lui pour la chambre du Roy * ».

Les énormes dimensions des cheminées rendaient indispensable l'emploi de l'écran, qui était dit tantôt à feu, tantôt à main, tantôt ù pivot, et se faisait tantôt en bois, tantôt en osier, tantôt en étoffe, tantôt en parchemin. Au seizième siècle, il prend parfois le nom Aa contreavant^.

Parfois aussi, l'on plaçait devant les cheminées des paniers ou coffres d'osier, dans lesquels on enfermait ses jambes lorsqu'on voulait s'asseoir près du feu sans risquer de brûler ses chausses. Pendant le dernier siècle encore, où les hommes portaient tous des culottes et des bas, on trouvait, près de la cheminée dei=.Jambards, sortes de bottes en carton ou en osier, dont on se couvrait pour éviter de se rôtir les jambes*.

En dehors des écranniers, les écrans étaient, suivant leur nature, fabriqués par les vanniers, les menuisiers, les tourneurs, etc.

On écrivait aussi escrainniers.

Écreveiciers, La Taille de 1292 et celle de 1313 mentionnent chacune Ae\i\escreveiciers. Etaient-ce des fabricants d'armures ou de vulgaires marchands d'écrevisses ? La seconde hypothèse me paraît la plus vraisemblal)le.

Je sais bien que l'on nommait escrevisse, creoisse ou hallecret une cuii'asse formée de lames horizontales réunies de manière à se plier à tous les mouvements du corps. Mais cette cuirasse

' Savary, Diclionnaire du commerce (1723), 1. 1. ]i. 1847. S .lauljert, Bictiunimirc I. II, p. 92. ' iMabi'aii do Bavic'rr. — Douët-fr.\rcq, Comptes de l'hôtel, p, 155.

* t;hariis\'l. — L,drLaborde,.Vo/i'«rf«'«««uj, p. 270.

■> Gay, Glossaire urekéologigue, t. I, p. 420.

•i Violli't-le-Duc, l)ielloH»atre du mobilier, t. I, p. 105.

date tout au plus du quatorzième siècle*. Phisuite les deux escreveiciers cités par nos Tuill<'.i nhabitiiienl point les environs de la rue de la Heaumerie, centre de la fabrication des armures ^, enfin, les écrevis,ses étaient déjà fort estimées en France, et elles se servaient sur les meilleures Ubles 3.

EcrieurS- On nommait ainsi, dans les trétileries, les ouvriers qui, ù chaque recuite, éclaircissaient le fil avec du grès,

Ecriniers. Au moyen âge, l'écrin désignait parfcns un petil coffre ou coffrel de luxe, mais ce mot est pris le plus souvent dans le sens de boîte, parfois même de boîte d'une grande dimension, les caisses pour voyages, les cercueils, par exemple.

Les premiers statuts des ecriniers, dit aussi escraiiiiers, escreuiers, escrigniers, etc, furent homdogués « le dyemanche devant Pasques flories » de l'aimée 1291 par le prévôt de Paris (juillaume de Hangesl *, J'y vois que le métier était libre. Chaque maître ne pouvait avoir qu'un seul apprenti. L'apprentissage durait six ans. Le travail à la lumière était interdit. Quatre jurés surveillaient le métier,

La Tailli: de 1202 mentionne seulement deux escriniers, celle de 1300 en mentionne cinq, et une note de M, G, Fagniez ^ nous apprend que le nombre des maîtres était de vingt-quatre au moins à la fin du quatorzième siècle.

Au siècle suivant, ils se fondirent dans la corporation des layetiers, qui prirent le nom de layetiers-écriniers.

Ecritoire fBuRE.ui de l'), Voy, vérificateurs de mémoires.

Ecritoire (Clercs del'). Voy, Greffiers des bâtiments.

Écritures Experts en), Voy, Arithméticiens el Écrivains.

Écrivains. Les copistes de manuscrits *.

ruinés par l'invention de l'imprimerie, se résignèrent à donner des leçons de dessin et des leçons d'écriture. Quelques-uns y joignireni l'enseignement de l'orthog-raphi» et du Cidcul. devinrent de véritables maîtres d'école. C'est il peu près sons celle forme qu'ils furent conslilués en coniniunaulé au mois de novembre 1570,

• M . (Juiclu'iat la fait ilatcT du (luiiaii^mc siècle (Hisloire du costume, p. 305. Ducange ni' rejiixiduil aucun ]ias.-iapr antcrii'ur à cclli' cpoque (au mot e.iiicer). Seul Claude [•'aiiclict aftînnr qu'i-llr i-st conlcnipciniiiir' du i|milui7.ii>ni(' sioc^li' [Orii/iiie ries ckemliers el des armoiries, ji. 43) : « Depuis l'an 1330, dit-il, les elirvaliora se couvrirent de pièces de ier clouéis l'uni' sur l'autre, aiipclées e.scn'visscs, pour ce qu'elles iniitoient les escailles de ee.s poissons ».

* Vo3', oi-dessus l'arlicle Centrali,'<alion des nicliers.

■' Legrand d'.\ussj-, I'i> privée dtt Français, t, 11,

4 Dans Di'pping, Ordonnances relalires aux méliers, p. 375.

B éludes sur tinduslrie, p. 13,

G Voy. ci-dessus l'article Copistes,

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