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Myrrhe

5 Laudanum.

6 Édit. Michaud, p. 567.

' Poêle.

* Voy. le récit des obsèques de Cliarles VI, dans le Journal de l'ittstitul hislorique, t. IV (1836), p. 262.

9 Extraction des corps des rois, reines, etc., dans Berthevin, Recherchex sur les derniers jours des rots > e France, p. 292.

1" ^oy■ J. Doublet, Histoire de l'abbaye de S.-Denys en France, p. 1329.

H Tableau de Paris, t. XII, p. 341.

EMINAGE — EMPOINTEURS

Éminag'e. Voy. Héminage.

Émineurs. \'iiv. Mesureurs.

Emmancheurs de couteaux. Titre ((uc prenaient les couteliers faiseurs de manches.

Emmasqueurs. Voy. Envoûteurs.

Émouleurs. Voj. Rémouleurs.

Empailleurs d'animaux. Voy. Naturalistes.

Empailleurs de chaises. Tilre qui appartenait »u\ imltiers et aux tourneurs.

Emparliers. Voy. .A^vocats.

Empeseurs. Faiseurs d'empois. Au treizième siècle, 011 faisait déjà yrand usage de l'amidon et de l'empois. Les statuts des chapeliers de feutre au treizième siècle leur interdisent de « mètre empois ne cole en leur chapiaux ' ». Les escoffîons, les atours, les hennins, pyramidales coiffures dont le règne commença vers la fin du quatorzième siècle -, ne conservaient leur l'orme qu'à force d'empois, de g(unme et de cire. Les anciens comptes en font foi :

Année 1416. A Ysabeau l'ouvrière, pour avoir de la fleur ^, pour l'atour de la royne *. — Pour une livre de gosme, pour servir à empeser l'atour de ladite dame.

Année 1454. Pour une paelle ^ à queue de fer, à faire empoix pour le service de la royne.

Année 1575. Six livres d'amydon, pour servir à empeser les chemises de Mgr le duc d' Alençon . — Ung quarteron de blanc d'Espaigne, aussi pour servir à empeser ''.

Cette dernière citation nous introduit dans le seizième siècle, où la mode des grandes collerettes tuyautées et celle des fraises godronnées assurèrent pour longtemps le triomphe de l'empois. Henri III, possédé d'un goût invincible pour timt ce qui C(jncernait la toilette féminine, jugea \ui beau jour que l'amidon ne donnait pas aux fraises un maintien suffisant ; il expérimenta lui-même, et composa un empois plus ferme avec de la farine de riz. Les courtisans s'empressèrent d'adopter l'invention de leur digne maître, et l'auteur des Vertus et propriélés des mignons n'a pas dédaigné de nous en instruire :

l.i'ur œil no so loui'iio il son aise Ufilan.s lo rcjilîs tir leur fraise.

Déjà le fournienl ' n'est plus bon l'ouï- rem|iuis blanc de leur chemise, Kt faut, puur façun plus exquise, Faire de riz leur amidon *.

1 l.in-e i/ex iiiéliers, lilre I.XXXIX. art. 8.

2 \\i\. l'ai't. dia]>eliei-s.

3 De la fleur (le farine.

4 Isabenii (le Bavit^re.

:•■ i:ile [.oèle.

'' \oy. \'. Gay. iîlossnire ior/n''atoi/içtie. I. I. p. yit et l>27. — J. Oluii-tiei-, t:/ir(iii,'i/«i\ éilit. eizev., t. III, p. S77, 280, Pic.

"* I.e fi'oinenl.

8 Lestoile, Joiiriwl <lc Jlfiiri 111. 20 juillet I.ITIJ.

Cet empois, excellent paraît-il, pour donner au linge la raideur exigée, était dur à la [)eau de ces délicats personnages, aussi le recinivrail - on inlérieurement d'une fine batiste. Quelques-uns d'entre eux, ne pouvant souffrir l'odeur de la lessive, ne portaient leur chemise qu'une seule fois ; d'autres se l)ornaienl à envoyer blanchir leur linge à l'étranger, dans des pays renommés pour l'habileté des blanchisseurs. Tout ceci nous est révélé dans un édifiant pamphlet, où les mignons sont peints sur nature par un de leurs contemporains qui les a flétris du nom d'hermaphnjdiles. l<;coutez-le : •< .le vis venir un valet de chandire tenant en ses mains une chemise, mais de peur qu'elle ne blessast la délicatesse de la chair de celuy qui la devoit mettre, car l'ouvrage esloil empezé. on l'avoit doublée d'une toile fort déliée. (>eluy qui la portoit l'approcha près du feu, que l'on fit faire un peu clair, où après l'avoir tenue quelque espace de temps je vis lever l'hermaphrodite, à qui on osta une longue robbe de soye qu'il avoit, puis sa chemise qui est lit fort blanche. Mais, ce que j'ay appris, ils ne laissent pas de changer ainsi en ce pays-là de jour et de nuict ; encore y en a il quelques-uns (rares toutefois) qui ne se servent jamais deux fois d'une mesme chemise ny d'autre linge qu'ils ayent, ne pouvant endurer que cela qui les doit toucher ayt esté lescivé. Mais ceux qui ne sont pas du tout si cérémonieux les envoyent blanchir en des contrées loingtaines où ils sçavenl qu'on a ceste industrie de bien blanchir ' ».

\]\\ édit de mars 1673 ordonna que les empeseurs fussent constitués en communauté. J'y lis qu'ils étaient alors au nombre de 200, et qu'ils furent taxés à 25 livres, ce qui eût fait entrer dans le Trésor une somme de 5.000 livres ; mais je ne crois pas que cet édit ait jamais reçu même un commencement d'exécution.

Sous Louis XIV, le cravatier royal avait le titre cVempeseiir -.

Voy. Blanchisseurs cl Fraises (Faiseuses de).

Empeseurs. Ouvriers qui, dans les manufactures de toiles, « ne sont occupés qu'à coller les fils de la chaîne ' ».

On disait aussi empoiseurs.

Em.piriq[ues. Même sens qu'opérateurs.

Em-plaigneurs. Voy. Laineurs.

Employés de comm.erce. Voy. Commis marchands.

Empoigneurs de poissons. \'oy. Poigneurs.

Empointeurs. Ouvriers qui faisaient, à la meule, la pointe des épingles chez les épingliers, et celle des aiguilles cliez les aiguilliers *.

I \v\n^ \\'V,\u\n'\ , I.' ixlf itrs hermfiphroiiit<'s. tul-tle 172-1. p. Ki.

î Kliil lie In Fiiinri- jiour 17 fj. 1 I. p. 202 : four I , H6. t. I. p. .'11(1.

■1 .lauliert, DiclliiiiiKiîre, I. Il, p. 110.

* Kiiryirlupëiiii' vifithodiqiie, arts et niéliers, l. II, p. -174.

KMl'OISEURS — EiNFILEURS

Empoiseurs. Vov. Empeseurs.

Empoleeurs. \ 03 . Poulieurs.

Encadreurs. Ce moi, d'abord iiiililic par Lillré, (1 été insért' dans le siipplémeiil de son dictionnaire. I/.\(!adiMnie française l'a admis seulement dans sa dernière éditiun (1878).

Les slaliils accordés en 1573 aux tourneurs en bois et ceux qu'olitinrenl les doreurs sur cuir en 1594 leur attribuent le privilège des *< cadres de uiiroii-s >>.

Enchanteurs. C.en\ dont le métier est de faire espérer, au inoven de parliles ma'^'iques, la production d'etïets surnaturels.

Vov. Devins.

Enclumes ^F.usEiRS d'\ Un des imposés de la Tai//e de ll'lK' est qualifié A'enclumier.

Il y avait encore, au dix-huitième siècle, des enclumiei-s ambulants. ^< Des forgerons courent les villages pour radouber et rétablir les enclumes rompues , el il est singulier que ces gens, qui ne portent avec eux que des soufflets à vent, parviennent à rétablir toutes les pièces qui manquent il une grosse enclume ' ».

Encre (Fabricants d'). L'encre actuelle date du douzième siècle. L'ancienne encre était un compose de noir de fumée, de gomme et d'eau.

La seule fabrique d'encre que possédât Paris en 129:2 appartenait à une femme, Asceline de Roie, qui demeurait place Maubert -. En 1313, cet établissement avait été cédé à une autre femme nommée Aaliz'. Mais on sait que dans les couvents, l'endroit où se consommait alors le plus d'encre, les religieux la fabriquaient euxmêmes, et il est probable que les écoliers devaient avoir souvent recours a eux. Une foule d'ouvrages nous ont transmis les recettes préférées des religieux, mais aucun d'eux ne nous apprend par quel procédé s'obtenaient ces encres d'or restées, aprè- huit siècles, aussi brillantes que le premier jour. C'est là un secret depuis longtemps perdu, et que la chimie moderne n'a pu retrouver. Le MéaagierdeParis\\Z9'i cowiïeni quatre recettes', dont la base est le noir de galle et la gomme arabique ; quand il s'agissait d'encre pour écrire sur le parchemin, on v ajoutait du vin ou du vinaigre.

L'encre se vendait à la pinte, à la chopine et au demi-selier'. Le magasin le plus achalandé vers 1610 était situé sur le Pont-Neuf*'. Presque à la même date, le célèbre Guvot allait créer l'encre de la petite vertu, dont la "renommée dure encore. Un papetier des environs du Palais avait pris pour enseigne A la vertu: un concurrent fonda près de là La grande rertu. Gujol se montra plus modeste que ses deux confrères. Suivant

' iaxA»-x\, Dictionnaire, t. Il ii III î TniHeHe 1202. j.. Ui.", 3 Taille Ht l3tS. p. 1S9.

* Tome II, p. 265, 274, 275. =" Savan-, Dictionnaire du commerce. I. II, p. 1030. 6 Voy. Zm eaqueti de l'accouchée, t. 59, .-1 les Œuvres de Tabnrin, t. I, p. 52.

une mode jugée alors de fort bon goût, ces trois enseignes étaient figurées en rébus; celle de (îuvot représentait une r de petite taille et peinte en vert, ce qui voulait bien dire : A la petite

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