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ÉQUIPEMENT MILITAIRE — ESPRIT DE VIN

(Commerce des). — Ecrevéiciers. — Écuciers. — Éperonniers. — Pondeurs da canons. — Kotirbisseurs. — Fourreliers. — Gantelets. — Harnacliement. — Haubergiers. — Heaumiers.

— Lanciers. — Mailliers. — Piquiers.

Ploumiers. — Selliers. — Tailleurs de pierre. — Trunaeliers, etc.

Équipeurs. Voj. Garde-bateaux.

Équitation (Maîtres d'). Vers la lin du règne de Louis XV, on s'engoua en France de la façon dont les Anglais montaient à cheval. Le duc d'Orléans se mil à la tête du mouvement, et bientôt l'art français de l'équitation fut exclu des manèges, où l'on n'admit plus que des maîtres anglais. « Dans les promenades publiques, sur les boulevards, au bois de Boulogne, on ne vit plus que des cavaliers qui, d'après les nouveaux principes, obéissaient à tous les mouvements de leur cheval * ». Les maîtres français durent alors ou abandonner leurs manèges ou se conformer à la nouvelle mode.

Voy. Académistes et Écuyers.

Erbiers. Voj. Herboristes.

EscacheuTS. Vo y. Écacheurs.

Escailleors. Escailleteurs. Escailleurs. Voy. Couvreurs.

Escamoteurs . Voy . Frestidigita teurs.

Escarcelles (Faiseurs d'). Titre qui appartenait à la corporation des boursiers.

L'escarcelle ou escharcelle tirait son nom du \neux mot français eschars qui signifiait avare ou au moins économe. La bourse était surtout affectée à la dépense, l'escarcelle plutôt à la recette ; les pèlerins, qui recevaient plus qu'ils ne donnaient, ne se mettaient jamais en route sans escarcelle.

Eschaudeeurs . Eschaudeurs . Es chaudisseurs . Voy . Échaudés i Faiseurs d'j.

Eschopiers. Marchands en échoppe ^.

Escorcheeurs. Voy. Équarrisseurs.

Escrainiers. Voy. Écriniers.

Escrainniers. Voy. Écranniers.

Escremisseeurs. \ Hy. Armes (Maîtres d'i.

Escreniers. Escrig-niers. Voy. Écriniers.

Escreveiciers. Voy. Ecrevéiciers.

Escrimeurs. Voy. Armes Maitresd").

* Vie publique et pricre lies- frtinçnis, t. II, ji. 2.^13.

* A'ii.y. Ducangi', (llussarium, au mot eschopiirius.

Escroiers. La Taille de 1313 mentionne deux escroiers, mot que je ne rencontre nulle part ailleurs. Peut-être désigne-t-il des chifîonniers, escroie signifiant, en vieux français, morceau, lambeau, déchirure, etc.

Escuciers. Voy. Écuciers.

Escueilliers . Escueliers . Escuil liers. Esculiers. N'oy. Écuelliers.

Esgards. Voy. Égards.

Esg-ueulletiers. Voy. Aiguilletiers.

Eslagneurs. Voy. Élagueurs.

Esm.ineurs. Vny. Mesureurs.

EsmouJeeurs. Vny. Rémouleurs.

Espadacins. Espadassins. Voy. Armas Maîtres d' .

Espadeurs. On nommait ainsi, dans les corderies, ceux qui espaJaieni la filasse. Cette opération consiste à « mettre la filasse sur l'entaille du chevalet, après qu'elle a été broyée, et à la battre avec une espade, qui est une espèce de palette de deux pieds de longueur ^ ».

Espaliers de l'Opéra. « On appelle ainsi

les divinités di-s chœurs, tant dans le chant que dans la danse. Tel amateur à une connoissance exacte du climat, du pays, du tempérament général et particulier des fruits qui composent ces

espaliers - ».

Espalmeurs. Ceux qui étendent sur la pierre ou sur le bois un vernis mastic qu'on minime espahne. Un sieur Maille obtint, en mai 1727, un privilège exclusif pour la vente de ce

vernis '.

Espan. Ancienne mesure de longueur qui désignait l'espace compris entre l'extrémité du pouce et celle du petit doigt, la main étant bien étendue. Les statuts du 19 juillet 1353 interilisent aux savetonniers de confectionner des chaussures dépassant « un espan de pié et un espan de hault * ». Les cordonniers seuls pouvaient en confectionner de plus grandes.

VoN . Faumée.

Esperoniers. Esperonneurs. Voy.

Éperonniers.

Espilleurs. Voy. Tailleurs de pierre.

Espincheurs. Voy. Paveurs.

Esping-leurs. Voy. Épingles.

Espinguiers. Nom sous lequel la Taille de l'J'.)2 désigne les fabricants d'épingles.

Esprit de vin. Voy. Eau-de-vle.

1 Ablio .laubi-ii, Diclionnnire, t. II, p. 142.

2 S Miivi.T. Tiililaiii (le Piiris; I. X, [i. .11. ■* Jaulicii, Jiir/ioit/ifiire, t. II, p. H2.

i OrdoiiH. royales, t. XVI, y. 059.

ESQUACHEURS — ESTAMINETS

Esquacheurs. N'o.v. Écacheurs.

Escjueliers. Num lyw le Livre des métiers cloiiiic iuix écuelliers.

Essaveurs. Vov. Tanneurs.

Essayeurs de beurres et fromages.

Vov. Contrôleurs.

Essayeurs de bières. \'oy- Visiteurs.

Essayeurs d'huiles. \ ov. Contrôleurs.

Essayeurs des monnaies. <,< Officiers i[iii font l'essai des monnaies, qui recherchent si les nialières employées sont au titre convenu ». CluKine h6tel des monnaies a un essayeur particulier, et tous dépendent d'un e.ssaveur général qui fait sa résidence ù Pai'is '.

Essayeurs de pourceaux. I>angueyeui-s *.

Essayeurs-contrôleurs - marqueurs des ouvrages d'étain. Offices créés, au nondire de huit, par édil de mai 1(591 . « L'eslain fin sera marqué d'une double F couronnée, entourée du nom de la ville où ladite marque aura été apposée, et de l'année de l'apposition d'icelle... L'estiiin commun sera marqué d'un C couronné, entouré comme il est dit cy-dessus ' ».

Essayeurs g-énéraux des monnaies.

Office qui paraît remonter au quatorzième siècle. Le titulaire avait autorité sur les essayeurs particuliers de chaque hôtel des Monnaies. Une ordonnance de 1543 s'exprime ainsi : « L'essayeur général ou l'essayeur particulier doit avoir ses balances bonnes et léjj^'ères, loyaux et justes, qui ne jaugent d'un côté ne d'autre. Quand on pèse les essais, il doit être en lieu où il n'y ait vent ni froidure, et garder que son haleine ne charge la balance... * ».

Essayeurs - visiteurs - contrôleurs d'eau-de-vie et d'esprit de vin. Cinquante offices jurés créés en mars 1692 et augmentés de trente en février 1703. Ces offices furent rachetés par les jaugeurs en janvier 1706.

Establiers. Ceux qui ont soin de l'étable, de l'écurie.

Estacenels. Voy. Estaceneux.

Estaceneurs. Ceux qui font commerce de graisse de porc, de suif, de toutes matières grasses.

Estaceneux. changeurs, banquiers. Ducange écrit estacenex ^ et (Todefroy e.stucenels.

Estacenex. Voy. Estaceneux.

' \oy. J. Boiz.ird, Trnili des monnoyes. (. II, [i. 393 <"t suiv.

* Vov. Ducange, Ulossarium, au mol essniiim. 3 .\rlicU's 4 et 5.

* .\bot de Bazinglien, Traité des monnoi ex, t. 1, p. '159- 5 .\u mot eslaco.

Estacheeurs. La Taille de 1S92 et celle de t.'SOO citent chacune deux esUicheeurs. (iéraïul croit ([u'il faut y reconnaître des utachiers.

Estafettes. Courriers qui portaient les dépèches d'une poste à une autre. On en trouvera l'origine dans les Mémoires du duc de Luijnes. 11 écrivait à la date du 12 mars 1737 : «J'jii appris aujourd'hui ce que c'est que l'un appelle staljelte en Allemagne, c'est un usage pour que les paquets soient rendus plus promptement... * ».

Estaimiers. Voy. Étain et Étameurs.

Estaing'niers et Estainiers. \oy. Étameurs.

Estaminets. Ils se sont d'abord appelés des tabacs. « Tabac est un lieu de débauche où l'on va prendre le tabac en fumée », écrit Furetière dans la première édition de son Dictiunnaire publié en 1701 ; et il reproduit textuellement celte phrase dans l'édition de 1727.

Le mot estaminet semble d'origine étrangère. Aucun dictionnaire connu de moi ne le mentionne avant 1742. Je l'ai rencontré pour la première fois dans les Mémoires du graveur J.-Cî. \Ville, qui écrivait vers 1740 : « Les artistes, dit-il, se rassembloient ordinairement Au Panier jleuri, rue de la Huchette, chez un marchand de vin célèbre, pour y souper dans une chambre qui leurétoit constamment réservée, et qu'on nommoit l'estaminette - ». Encore WiLle ne dit-il point que l'on fumât dans cette pièce.

L'Académie admit le mot estaminet dans son édition de 1742, et elle le définit ainsi : « Assemblée de buveurs et fumeurs. Le lieu où elle se tient porte aussi le même nom. Cet usage, qui vient des Pays-Bas, s'est établi à Paris sous le nom de tabagie ^ ».

Un supplément, annexé au Dictionnaire de Trévoux en 1752, est déjà un peu plus complet : « EsT.VMiNET. Us se prononce. Espèce de cabaret à l)ière. où l'on va boire et fumer à tant par tête. On boit et fume à discrétion dans les estaminets. En Flandres, les plus gros marchands vont à l'estaminet ; ils s'assemblent là pour parler de leur négoce et de leurs affaires. On appelle autrement ces sortes de lieux tabagies * ».

Cet article prit place dans la réédition du Dictionnaire de Trévoux donnée en 1771 ^.

Quant au Dictionnaire de l'Académie, il reproduit textuellement la définition de 1742 dans ses éditions de 1762, de 1778 et de 1814. Celle de 1835 inaugure une définition nouvelle, qui reparait sans changement dans la dernière édition (1878 ' ; « Lieu public où s'assemblent des buveurs et des fumeurs, et qu'on nomme aussi tabagie : aller à l'estaminet, fréquenter les estaminets " ».

1 Tome I, p. 205.

- Mémoires de J.-(i. Wille, t. I, p. 7G.

3 (,)natrièm(> êillliuii, t. I, p. 1669.

4 l'aj;p 1.029.

3 Tome III, p. 869.

« Éililion (Ir 183.T. I. I, p. 682 ; édition dr 1878, t. I, p. 674.

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