ESTAMINETS — ÉTAIN
!,illré reconnaît honnèteim-nt ([u'il ij^nore l'étyinologie de ce mol. \^ EncyrÂo'pédie des gens du monde, mauvaise compilation publiée de 1833
lit été. moins modeste, et lui avait
consacré un article ridicule -.
Les propriétaires d'estaminets appartenaient à la corporation des limonadiers.
Voy. Cafés et Tabac.
Estampes (Marchands d';. Berthod, dans son Paris burlesque i'1652j, nous a conservé une longue description de la boutique du sieur Gnerineau, vendeur d^images alors fort en vog'ue ■'.
Dits aussi marchands imagers, les débitants d'estampes habitaient presque tous la rue Saint- Jacques. Bléj>;ny cite parmi eux Fr. Jollain, chez qui l'on trouvait les Por/wn'/* de la Cour gravés * par Pierre Simon ; Pierre Landry, qui vendait des « estampes de dévotion de sept pieds de haut ' » ; François et Nicolas Langlois, Michallet et Mariette, éditeurs de dessins d'architecture et aussi de vues de Paris *.
Ces commerçants appartenaient à la communauté des merciers. Vers la fin du dix-huitième siècle, les plus achalandés étaient les sieurs Cheveau et Daumont, le premier demeurait rue Saint-Jacques, le second rue Saint-Martin ''.
Une des Contemporaines de Rétif de la Bretonne nous introduit dans le magasin du sieur Dodet, imager. « On y voyait, dit-il, des petits maîtres, des savans, des abbés, des libraires, des auteurs, des officiers (car on y vendait aussi des cartes de géographie) et jusqu'à des coiffeurs, qui venaient faire emplette des costumes les plus nouveaux pour la frisure et les modes. Il était naturel que les peintres ou dessinateurs, les graveurs célèbres et les médiocres fréquentassent cette boutique. Aussi les y voyait-on par douzaine * ». Une autre nouvelle du même auteur * a pour titre La belle estampière, et celle-ci est la fille d'un « imager de la rue Saint-Jacques ».
Depuis longtemps, les marchands d'estampes en plein vent avaient envahi les larges trolloirs de l'hôtel des Monnaies *", ainsi que les deux passages ouverts sous les pavillons de l'Instilul. Quand les passages furent supprimés, vers 1860. cette exposition quotidienne avait fini par constituer une des curiosités du quartier. D'illustres maîtres ne dédaignaient pas d'explorer les cartons aux flancs rebondis, et Karl Girardet a publié le portrait et raconté la vie du brave père Mathurin, le doyen de ces humbles locataires de l'État ««.
f ^ ingt-clfux volumes in-S".
ï Tome X (publié en 1838}, ji. 74.
3 Éilit. de 1859, p. 135.