‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 146 sur 422 · l'eau-forle · texte numérisé non relu

l'eau-forle

5 Le litre commoilr pour 1692, t. 11, p. 155.

6 J.f litre commode poitr lfi92. t. I. p. 189. ^ AimiiiKicli Ihiujilitit pour 1777 .

8 Nouvelle LXIII.

9 Nouvelle CIA.

Id PruiUiomnic, Miroir île Paris, l. IV, p. 148. •' .\. F., Hisloire de la biblinlhèiiue Mnsarine, iAW. di 1901, p. 274.

Estauppineurs. Vuy. Taupiers.

Estaymiers. Potiers d'étain '.

Esteufs, pelotes et balles (Faiseurs d'). Titre qui appartenait à la corporation des Paumiers. On écrit encore esteuviers, éte^iffiers, etc., etc.

Esteufviers. Nom que les statuts de novemljre l.'JOS donnent aux paumiers.

Esteuviers. Estœuviers. ^'oy. Paumiers.

Estofferesses. Marchandes d'étoffes. Ce mol parait avuir été employé surtout dans le commerce de la soie, elavoirplus parliculièremenl désigné (les boursières *.

Estoffeurs. Ouvriers chargés d'habiller les

figures d'église, de nettoyer les images, les lableaux, etc. J'emprunte cette définition au Dictionnaire de Godefroy ', mais les exemples (ju'il y ajoute ne semblent guère la justifier. Ce mut ne fio-ure ni dans le Dictionnaire de La Curne de Sainte-Palaye *, ni dans le Dictionnaire de Trévoux.

Estoupiers. Marchands d'éloupes. Celle profession m'est fournie par la Taille de 1292 '.

Voy. PaiUe Estuis Ouvriers d'i. Vov. Gainiers.

Estrain Couvreurs d (Marctiands de).

Estuveurs ei Estuviers. Voy. Étuvistes.

Etaimiers. Voy. Ëtameurs.

Étain Travail de l'). L'étain est souvent nommé, au moyen àgepeautre.peaultre.piaulre'', et l'on trouve désignés so\is le nom de peautriers, piaulriers, peaultriers, estaimiers et étainiers, les ouvriers qui le travaillaient.

Quand l'étain avait conservé, après la fonte, toutes les qualités qu'il possédait en lingot, il était dit « de bon aloiement » ; c'est ainsi qu'on le qualifie dans le Litre des me'tiers '.

Au treizième siècle, trois corporations distinctes se partageaient les ouvrages d'étain :

1° Leti fondeurs J'élain, qui confectionnaient de menus objets, agrafes, miroirs, fermaux, grelots, méreaux, etc.

2" Les batteurs d'élai», qui réduisaient le métal en feuilles très minces.

3° Les potiers d'e'tain, qui fabriquaient avec ce métal toute espèce de vaisselle, bassins, aiguières, etc.

I \ ov. Dui'onge, (llossarium, au mot eslagHUM.

- \'oy. Ducange, (Hossaire au mot tslo/fa.

•l Diclloimaire de Cnncienne lanjKe franfaist, t. 111, p. C17.

> Diclionn. hislorique de fancien langage fra»[oU.

S /Mes de la Taille de 1292. p. 508.

S Kn lalin pes/rum el peiilrum.

■ Tiliv XII.

ÉTAIN — ÉTÂLONNEURS DKS Ml-ISUHKS

Ces li-ois corporiilioiis m' l'cnulirt-ul \)h\^ tard en une seule, celle des potiers d'élain, cpii avilit pour patron saint Fiaere.

l,a T'ii/l'' (le I.'iOO cite (Speaulriers, et je relève dans celle de l.'il.l celle nieiilion : « Jehan Petit, leiseur d'escuelles de piaulre ' ». Us étaient 13 en 130.') et 22 peu de lenips après -.

Etainiers- Qualiticalion que prennent les douliers dans leurs slaluls de 1()7(). qui les ftlllorisent à étanier les objets de leur laliricatiou.

Ce mol a désij^né aussi les ouvriers qui Iravaillaienl l'étain.

Étalages. Ou a vu, au mot boutiques, coniinenl les marcliands de l'aris coniproaaieiit jadis l'étalage. Il avait déjà pris, au quatorzième Niède, assez d'iiuporlauce pour que la police dût intervenir et dél'eudre toute saillie sur la rue. Les rèo^lemenls rej^arilaienl ccuunie faisant partie de relalae:e les « auvents, ensei<;nes, bancs, ciuuploirs, tables, selles, pilles, taudis, escotTrels, chevalets, eswd)elles, tronches et autres choses qui peuvent rétrécir le passage des rues ^ ». Une ordonnance du prévôt de Paris, en date du 2ô novembre 1396, nous apprend que les boutiquiers les plus envahissants étaient les cordonniei-s. les chapeliers, les pelletiers, les chaussetiers, les l'ourbisseurs, les lormiers, les fripiers et les rôtisseurs. Défense fut l'aile de tolérer aucun étalage sur la voie publique, et comme les marchands ne se pressaient pas d'obéir, les commissaires de police parcoururent le 3 juillet 1533, tous les quartiers, faisant retirer les étalages en leur présence, et menaçant de la prison les débitants trop lents à s'exécuter. Il n'en fallut pas moins réitérer l'interdiction vingt ans après. Le Kijuiu lôr)4, un ai'rêt du Parlement renouvela « les prohibitions cy-devant faites contre les artisans qui melleni ordinairement et avancent sur rue hors leurs ouvroii's et boutiques, leurs selles, pilles et autres avances et entreprises qui empeschent et incommodent grandement les rues et passages par icelles, dont arrivent de jour en nuire plusieurs inconvéniens * ». Le règlement de police du 22 septembre 1660 défendit « tous eslalages excédans huit pouces après le gros mur es plus grandes rues ».

On dut lulter aussi contre les proportions exagérées données aux serpillières, toiles ou bannes que les commerçants tendaient devant leurs magasins, afin de les préserver du soleil et de la poussière, et qui avaient aussi l'avantage de les rendre tellement sombres qu'on ne pouvait plus distinguer la qualité des objets qu'elles renfermaient. Les drapiers surtout se monlrèrent intraitables sur ce point. Un règlement du 6 octobre 1391 déclare que plusieurs « habitans s'étoient reudus plaintifs par devers le prévost de Paris sur ce que ils disoieni que souventefois ils avoient esté deceuz par les drapiers, en acheptanl leurs draps,

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* G. Kagniez. Éludes sur l'industrie, p. 17.

3 Di-lamam-, Traité de ta police, t. IV, p. 329.

* I>ainbort, Anciennes /ois françaises, t. XIII, p. 387.

par les grands iimbres et veues obscures qui estoienteiilour et au devant des ouvrouers d'iceux drapiers, par le mo yen des lucarnes el gi-ans serpillières, noues et autres, que iceulx drapiers meltoienl au devant de leurs dits ouvrouers ». Le prévôt reconmil que l'aclipteur ne pouvait « avoir \Taye congnoissance des draps qu'il achectoit, ne savoir se ilz esloient bons ou mauvais, gros ou délié filez, ne de vrayes couleurs », et il détermina la dimension des serpillières autorisées, qui devaient être placées assez haut pour qu'il fut facile de « passer dessoulz tant à pié comme à cheval ' ». Sur ce point, les règlements de police varièrent sans cesse. En 1486, en 1554, on ordonna la suppression absolue de toutes bannes ; en 1639, on les autorisa sous certaines coiulitions ; en 1666 et en 1683, on les interdit de nouveau.

On avait aussi obtenu des marchands (ju'ils réduisissent leurs étalages à des proportions raisonnables, car Savary vers 1720 décrit ainsi celui d'iuiportants commerçants : « Les merciers et les épiciers ont des montres de leurs merceries et drogueries pendues à leurs auventji. Les orfèvres el jouailiiers ont de certaines boëtes sur leurs boutiques, qu'ils nomment leur montre, dans lesquelles il y a des bijoux et des ouvTages de leur profession. La montre des boulangers est une grille composée de j)artie de gros fer et partie de treillis de til d'archal, qui occupe toute l'ouverture de leur boutique sur la rue. Au dedans de cette grille sont divers étages de planches sur lesquelles se mettent les différentes sortes de pain - ».

V'oy. Boutiques.

Étaleurs. V oy. Bouquinistes.

Étaliers , « Garçons bouchers , ainsi nommés à cause de la viande qu'ils étalent dans leurs boucheries pour la vendre à la main ». D'autres débitants du même genre, les garçons poissonniers, entre autres, ont aussi porté ce nom ^.

Étalonneurs et visiteiirs des me- STireS. Tilre qui appartenait aux mesureurs de sel. Aux termes de la grande ordonnance de fé\Tier 1415 *,ils devaient « adjusler sur les eslalons de cuyvre qui sont à l'Hostel de ville », et poinçonner après examen les mesures destinées an commerce du sel, et à celui des grains : minois, boisseaux, picotins, etc. Ils faisaient chaque année une visite chez les marchands qui se servaient de ces mesures, s'assuraient qu'elles étaient en bon état, et signalaient au besoin les contraventions. Toute fraude non révélée les exposaient à une amende de soixante sous. L'ordonnance de décembre 1672 statue que l'ai'moire de l'hôtel de ville renfermant les étalons des mesures employées par les marchands de sel sera fermée à deux clefs, ilont l'une restera

1 DilaniaiTc, t. IV, p. 335.

- Dictionnaire dit commerce, t. II, p. 784. 3 Jaubert, Dictionnaire, t. II. p \T>i. > Cliapilrf XVIII.

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