ouvriM-, à travailler
2 l^aisscr.
•I Elle ne figun- pas dans l'onlonnanco dite des /tau-
ni ères (1467).
l Jauberl, Dictionnaire (,\113), t. 11, p. 199. ■> la nmisoH réglée, liv. II, chap. 4.
FKHHANDINIERS
FESSKCl'I.S
La ferrandine élail dite aussi moncahiiml, mocayar, burail et gnsetie. Dans Les tromperies de Larivoy (1611) le t-apilaine l'ait donner à Domlliée une pièce de hurail « de soie ' ».
La griselle était une ferrandine commune et qui dans l'orif^ine ne se faisait qu'en pris, couleur très recherchée, au début du siècle, par les petites bourjfeoises et les ouvrières. C'est de là ((n'est venu le nom de <:rrisetle, qui désiijua d'aliord toutes les femmes de condition médiocre. « Les modes, écrivait le Merrure (/ala lit do 1073, passent des riches bourj^eoises aux <;rizettes, qui les imitent avec de moindres étoiles * ». Dans une comédie deRej^nard, jouée en l()94. Pasquin dit à Dorante, son maître : « Je suis las d'estre bien battu et mal nourry, je suis las de passer la nuit à la porte d'un lansquenet et le jour à vous détourner des ^risettes ' ». Entin, dans la .Ifaridiine de Marivaux, M. de Ciinial dit à Marianne : « Mon neveu vous rejj^ardera connue une jolie j^riselle, à qui il se promet bien de loiu-ner la tète ' ». Voici maintenant la définition que Sébastien Mercier donne de la grisette à la fin du dix-huitième siècle : « On appelle g'risette la jeune fille qui, n'ayant ni naissance ni bien, est obligée de travailler pour vivre, et n'a d'autre soutien que l'ouvrage de ses mains. Ce sont les monteuses de bonnets, les couturières en linge, etc., qui forment la partie la plus nombreuse de cette classe ' ».
Depuis longtemps, l'étoffe qui avait donné son nom aux grisetles se teignait en toute couleur.
Ferratiers. Ouvriers travaillant le fer.
Ferretoneurs. Voy. Fiertonneurs.
Ferretons. Tous ouvriers travaillant le fer.
FerreviTS. \oy. Plombeurs.
Ferreurs d'aiguillettes. \'oy. A.iguilletiers.
Ferroillons. Tous ouvriers travaillant le fer.
Ferronniers. Marchands de fer neuf *, d'objets en fer, de grosse quincaillerie, etc. Leur vrai titre élail celui de marchamh uierciersferronniers. Mais il ne faut pas oublier que les mol^ ferronniers , vendeurs de fer, ferrons, ferrailleurs étaient souvent pris l'un pour l'autre. Dans un journal d'annonces de 1777 ' : un sieur Lefeb\Te. qui se dit marchand de fer ^ pré\-ient le public qu'on trouvera chez lui <.< toute espèce de ferrures et de serruries pour meubles et pour bastimens, toutes sortes de e-rosses et fines
' .\cto I, scène 7. — Dans l'Ancien théâtre français, t. VII, p. 52.
S Tome m, p. 322. — Page 292, on écrit yris««f. 3 Attendes-moy sous Corme, scène 1 .
' Troisième partie, p. ,59 de 1 édition de 1877. 5 Tableau de Paris, t. VIII, p. 133.
" Voy. Ducanpe, Glossaire, au mot ferronus. ' Annonces, affckes et atis divers, n" du 18 janvier.
(|uincaillei-ies d'.\llemagne, d'.ViiglcIi rn- et de Fi'ance ' ».
A celte époque, le fer se vendait surtoil en barres carrées, rondes ou plates, en carrillons, en bottes, en courçons, en cornettes, en plaques, en tôle, etc. ' .
Les clouliers prenaient également le nom de ferronniers.
Suivant Le Masson, les fi'rronniers avaient pour patron saint Lubin, dont ils célébraient la fête le 16 août à l'i^glisc .Siiinl-Leul'roy -.
Voy. Fer (Commerce du). — Ferrons et Fèvres.
Ferrons. C'étaient des forgerons qui ne faisaient que de gros ouvTages, et non des marchands de fer, comme le dit Géraud ^. En effet, le litre XXXI de la grande ordonnance de janvier 1351 ' distingue les /"«tow* des w«;r//ff?(//* de fer, et nous apprend que les premiers « ferroient les cliarrettes » ».
Au treizième siècle, les ferrons étiiienl soumis, comme tous les fè\Tes, à l'autorité du premier maréchal de l'écurie royale, à qui appartenaient les revenus et la justice professionnelle du métier.
La Taille de 1202 cite 11 ferrons, celle de 1300 en mentionne 18.
La rue de la Ferronnerie, dite d'abord rue de la Charonnerie, dut son nouveau nom aux nombreux ferrons que saint Louis autorisa à s'établir le long des charniers du cimetière des Innocents ".
^'oy. Fer Travail du).
Fers du roi. Ferra regia. On ap[)elait ainsi une redevance en nature imposée aux maréchaux de Paris : ils étaient tenus de ferrer gratuilement les chevaux de la Cour.
Plus lard, quand les maréchaux obtinrent de se constituer en corporation, ils rachetèrent cet impôt en versant, chaque année le jour de la Pentecôte, six <leniers au premier maréchal de l'écurie royale, qui, de son côté, dut pourvoir à la ferrure des chevaux de selle du roi. On lit dans le Litre des métiers (1268i : « Quiconques est del mestier devant dit, il doit chascun an au Roy W deniers ans fers le Roy, à paier aus huitenes de Pentecoste. Et les a son meslre raarischal, tant come il li plera. Et de ce, est tenuz li raestres marischax le Roy au ferrer ses palefroy de sa siele, tant seulement, sanz autre cheval nul " ».
Voy. Concessions de métiers.
Fertoneurs. ^'oy. Fiertonneurs.
Fesseculs. ^"ov. Correcteurs.
1 On trouvera 1 "explication de tous ces mots dans le Dictionnaire de Savarj', t. II, p. 24.
2 Calendrier des confréries, p. 100.
3 Paris sous Philippe-le-Bel, p. 509.
* Ordonn. royales, t. II, p. 350.
5 Voy. aussi le Glossaire de Ducange, au mot feiro.
6 G. Corrozet. Antiquité: de Paris (édit. de 1561), p. 90.
' Litre des métiers, tilre XV, art. 3. — ^ oy. aussi Ducange, v" ferra regia.