FIGURES DE CIRE
(lu trône. On les conj^éilia comme ils éloient venus; les quatre represeiilaiis de Tordre furent mis en prison, et l'on envoya l'orateur à Bicélre avec .son papier et sa iiaranj^ue '. Les tiacres ne peuvent allerjusqu'à Vei-sailles qu'en payant une permission particulière.
» La commodité et la sûreté puhlique exijreroienl que les (iacres fussent moins sales, plus solides, mieux montés ; mais la rareté, la cherté des iourrajj^es t't rim{)6t de viny;'! sols par jour pour rouler sur le pavé empêchent les réformes les plus désirables - ».
La Révolution les opéra au moins en partie, semble-l-il, carL. Prudliomme écrivait en 1807 : >< .Aujourd'hui, il y a environ deux mille fiacres ; les voitures sont très belles, bien suspendues, les cochers bien velus ; néanmoins l'éducation d'un u:rand nombre n'est pas plus soignée que celle de leurs anciens ciimarades. A jeun, les cochei-s.sonl assez traitaliles ; vers les deux heures, plus difficiles ; le .soir, à l'heure du spectacle, ils sont intraitables. La police est très sévère à leur éfj'ard ; si les cochei-s veulent vous faire la loi, il faut vous faire conduire chez le commissaire de police le plus voisin •* ».
Vo\-. Voittires.
FiceleiiTS. Dans les manufactures de tabac, ou\Tiers qui « passoient de la ficelle sur les rôles après qu'ils avoient été pressés, pour leur conserver la forme que la pres.se leur avoit donnée ».
Ficheurs. Ouwiers maçons qui, au moj'en de la ficiie, introduisent le mortier dans les joints des pierres.
Fief (Lieux).
Hôtel du'. \oy. Frivilégiés
Fieffés Sergents'. Officiers des eaux et forêts. On nommait ainsi des gens à qui le roi avait confié une part de ses bois, à titre de fief, avec droit de pacage, de pâturage, de chauffage, etc., mais à charge de les garder en personne et d'être responsables des délits qui s'y commettraient *.
Les sergenteries fieffées furent supprimées au mois d'août 1669.
FienseuTs. Vov.
Sngrais (Commerce
FlenteUTS. Ceux qui portent le fumier. On lit dans Ducange : « Fim.vrius, fianteur, c'est qui porte fiens ». La citation semble s'appliquer plutôt aux animaux qu'aux hommes.
Fiertonneurs. Officiers des monnaies, créés par Philippe le Bel en 1314 pour vérifier
' Sur tout ci-ci, voy. le li»lUlin de In Sueiëlé de l'kiiloire de Paris, année 1874. p. 49.
* Tablenu de Paris, t. I, p. 151.
' Miroir de l'ancien et du nouveau Paris (1807), t. I, p. .319.
* Chaillan<l, Dictionnaire des eaux et forêts, t. I, p. 535.
le poids exact des tlans et des monnaies. Munis de leurs balances et de leurs fierions *, ils devaient, matin et soir, inspecter les ouvriers do chaque fourneau '.
On trouve encore ferretoneurs, fertoiieeurs, fretonneurs, etc.
Fifl (Maîtres). Vov. Vidangeurs.
Figurants [de thé.\tre]. Ils ont toujours été bien maigrement pa^'és. Dans la Circé de Th. Corneille (1075;, où l'on voyait quatorze figurants glisser le long d'une corde et sembler ainsi voler, les plus petits recevaient dix sous, les moyens quinze sous, les plus grands une livre. Dans Tarli(/fe, le rôle de Plilipole ne coûtait au thédtre qu'une livre, et l'actrice qui représenliiit la nuit dans Amphitiijon touchait trois livres *.
En 1760, il y avait à l'Opéra douze figurants et douze figurantes en litre, sans compter quelques surnuméraires. Cet emploi était tenu par vingt-trois personnes aux Italiens, et par vingt à l'Ôpéra-Cluinique '.
Voy. Théâtre.
Fig-ures de cire. Au décès de cliaque souverain, on s'empressait de mouler sa tête, son corps même parfois. L'effigie ainsi obtenue était revêtue des ornements royaux et exposée sur nn lit de parade, dans une salle mau'nifiquement décorée.
Lors des obsèques, l'effigie prenait place sur le cercueil. On lit, par exemple, dans VOrdonnance faicte pour V enlerrement du corps du bon roy Charles hicytiesme ° : « Incontinent après, marchoient les xvi gentilshommes qui portoient la litière où esfoit le corps, et au-dessus du corps l'estature et représentation du Roy faicte au vif ». Au convoi de François l", l'effigie fut portée par les gentilshommes de la chambre « ayant sangles attachées au col ». Depuis lors, l'effigie fut li)ujours séparée du cercueil ; celuici, déposé dans un chariot attelé de six chevaux, suivait l'effigie, à laquelle était rendue tous les honneurs ^.
Cette coutume s'obsers'ait encore au milieu du dix-septième siècle, puisque Gui Patin écrivait à son ami Falconet le 21 janvier 1666 : « La Reine mère ' est morte aujourd'hui à six heures et demie du malin. On travaille à l'embaumement de son corps. On voit déjà sa représenttition dans le Lou\Te. Le peuple est friand de telle cérémonie * ».
Pendant les huit ou dix jours que l'effigie
' Poids spéciaux pour le pesage des monnaii's. Ils représentaient le quart du marc.
* .\botde Bazinghen, Traité des monnaies, t. I. p. 508. ■• E. Despois, Le théâtre français sous Louis XIV,
* Jèze. Etat ou tableau de la tille de Paris, etc., a«J)artie, p. 3, 9 et 11.
» Paris, 1498, in-8».
6 Jean du Tillet, Recueil des Boys de France, êdil. de 1586, p. 242 et s.
^ .Anne «l'.Vutriche.
« Tome III, p. 580.