FOURREURS
robes de vair que la 2'iiille de l:iJ3 nomme courrouenrs de jxtnne * rere. et une pièce du quatorzième siècle * conreenrs de robes vôtres. Dès l'.ilS, ils avaient fondé, en dehors de toute préociupalioii religieuse, une véritalile société de secours nuituels dont j'iii parlé ailleurs ^.
J'ai dit qu'il 3' avait h Paris 214 |)elleliersfourreurs en 1292 et 344 en K^ÙU ; on n'y coni|)lait il la première de ces dates que 19 drapiers et ,")() à la seconde. L'énorme disproportion qui existe entre ces chiffres permet de conclure que Je drap était encore à cette époque une étoffe de luxe, tandis que les fourrures et les peaux servaient de vêtements aux personnes de toutes les conditions. Du douzième au quatorzième siècle, la vogue des fourrures ne Ût que s'accroître, et l'on n'en usait pas avec le ménagement qu'on y met aujourd'hui, même dans les maisons les plus riches ; un roi qui n'était pas un prodigue. Philippe le Long, employa dans le second semestre de Tan 1316, pour la fourrure de ses vêtements, 6.364 ventres de petit-gris *.
Les couvre-pieds, les couvertures des lits étaient faits de pelleteries ^. et l'on en portait en tout temps. Il semble bien qu'au moyen âge, le costume ne variait pas suivant les saisons. S'il faisait froid, l'on ajoutait un ou plusieurs vêtements à ceux de dessous ; on les supprimait quand la température s'adoucissait.
Il est difficile de s'expliquer comment nos aïeux pouvaient supporter des habits aussi chauds, car durant les treizième et quatorzième siècles, l'on se couvrait de pelleteries l'été comme l'hiver. Dans celle dernière saison, il n'est pas rare de voir figurer, à l'article d'un seul costume, deux ou trois vêtements qui se mettaient les uns sur les autres, et qui tmis étaient doublés d'épaisses fourrures. Pour soutane, les ecclésiastiques portaient un pelisson, ample vêtement formé de pelleteries enfermées entre deux étoffes-, au moment d'officier, ils le recouvraient d'une tunique flottante de lin, qui prit le nom de surplis, super pelles ou super peÛiciuM.
Jean de Garlande nous apprend que, de son temps (vers 1250:, les fourreurs em])loyaient surtout les peaux d'agneau, de chat, de renard, de lièvre, de lapin, d'écureuil, d'hermine, de loutre, de belette, de petit-gris, de martre-zibeline et de loir ". On peut y ajouter le chien, le loup, le daim, la chè\Te et le chevreau, la genetle, le blaireau, la fouine et le mouton. Le Lirre des métiers ' cite dans le chapitre concei-nanl « tout* manière de peleterie -■) :
Le vair. Le chevrel {chevreuil}.
Les escuriaux. L'aignel [agneau).
Les lièvres. Le mouton.
Les connins [lapins). Les brebis.
' Pline, panne, penne, signifiaii'iil fourniii'.
* Publiée par G. Depi)infr, Orilonn. relalieei: aux mr'/i'ers, p. 426.
3 \'iiy. ci-ciessus l'arl. Bienfaisance {(Kuvro.s <le).
* Cnmples de Geo/froy de Fleuri, p. 11 et 12.
•'' ^'"y. I.e mënnjjier de l'nris, I. I, p. 109 rt 172.
** D'ietionarius, p. 2."k
' Dcaxiènie jiarlic, lllrc XXX.
La loire [loir). Le chat sauvage.
Le rosereul (Act-w»;/*). Le chat de feu ou de Les gourpiz renards). fouler yde foyer). La faine [fouine).
Le Ménagier de Paris * enseigne aux bonnes ménagères le moyen de remettre à neuf les fourrures avariées, durcies par la pluie. Il leur recommande de les arroser avec du vin mêlé à de la Heur de farine ; on laissait sécher, puis on frottait le poil jusqu'à ce qu'il eût repris son lustre et sa souplesse.
A dater de la tin du quat<3rzième siècle, les pelleteries sont peu à peu remplacées dans le costume par les étoffes de soie ou de laine. Soit que l'usage général les ait rendues plus rares et plus chères, soit caprice de la mode, l'habitude des fourrures n'existait plus guère sous Charles YII que dans les familles très riches. L'importance des pelletiers suivit la même marche décrois.sante ; aussi s'efforcent^ils, dès lors, de se rattacher en toute circonstance au passé, où on les avait connus si nombreux et si prospères. Ils prétendaient, sans pouvoir en fournir aucune preuve, avoir occupé autrefois le premier rang dans les Six-Corps * : mais, tout en disputant sans cesse le troisième aux merciers, ils durent se contenter du quatrième. Encore obtinrent-ils sans doute cet honneur en raison de leur ancienne opulence ; car, dit Sauvai ■*, « il est certain que si les Six-Corps avoient à se faire valoir pour le bien, les pelletiers seroient obligez de prendre le bas ». Nous les verrons plus loin refuser de remplacer leurs anciennes armoiries par de nouvelles, et, ils conservèrent comme un litre de gloire, la qualifitalion de haubaniers. alors que tous les métiers qui avaient eu jadis droit à ce titre y avaient depuis longtemps renoncé.
Il existait alors une distinction entre les pelletiers et les fourreurs. Les premiers faisaient le commerce des peaux de toute provenance, les seconds se bornaient à coudre, à doubler, à border de fourrure les vêtement.s. Henri III réunit <■. en un seul corps, métier et communauté » ces deux corporations, et il leur accorda en 1386 de nouveaux statuts qui, souvent revus et confirmés dans la suite, régirent la communauté jusqu'à la Révolution.
Le 21 mai de cette année, les pelletiersfourreurs, alors au nombre de 31 seidement, se réunirent « stmbs les cliarniers du monastère des Rillettes », et approuvèrent les statuts qui venaient d'être rédigés pour eux.
Les maîtres y sont qualifiés de « marchands pelletiers, haubaniers, fourreurs ». Ce dernier nom prévalut sur le premier, à leur grand désespoir; « il leur déplaît si fort, dit Sauvai ', qu'il ne tient pas à eux que la rue des Fourreurs, où ils demeurent la plupart, ne s'appelle la rue des Pelletiers ». Ils ne s'y étaient établis que vers le commencement du seizième siècle, mais
• f;oinpo.sé vers 1393. Vov. le t. II, p. Cfi.
* N'oy. cel arlicle.
:' -•! * Ton»' II, p. 177.
FOUKHEUKS — KOUHKIEHE ROYALE
ils V resièrenl. L'apprftilissitire ihiniil quatre uns et l'Uiil suivi di- ([uatre ans ilc cumpaj^Miinaa};!!. Les iils île niiiilrc claicnt <lispensés (If l'apprentissaji;!'. iln cuni|)a^ii(iii]Kii;'i' cl. ilu c/tff-ifœurrc'.
Des slalut.s aildilionnels, rédjij^es en juillet 1()21 par les 'M) maîtres i-lalilis à l'aris, déoidérent que chaque maître ne pourrait avoir a la l'ois deux apprentis. Ils nous fournissent aussi une liste assez curieuse des pelleteries le plus employées à cette époque.
Au deliut du rèijne de Louis XI\', le commerce de la pelleterie était tomhé si has que plusieurs maiires, réduits à la misère, demandèreni à travailler comme ouvriers dans les maisons (|ui parvenaient ii se soutenir. Des lettres patentes du mois de déeendire 1(148 ' nous apprennent que n les marchands pelletiers qui ont moyen de subsister et de continuer li'ur Iralic, meus de chai'ilé envers leurs pauvres confrères », se réunirent et convinrent « que les riches et accommodez dudit métier seroieni tenus d'employer et faire travailler a l'advenir en leur ciunnierce et ma nu l'ait lire lesdils pauvres nuirclian<ls qui voudront s'assujélir à travailler pour aulru\' ».
Le nomlire des pelletiers-fourreurs était de 47 en i7"2r>, lie .">0 en 1770, et de 60 environ en 1777.
Le bureau de la corporation était situé rue Bertin-Poirée. Les maîtres avaient adopté le patronage du Saint-Sacrement et celui de la Vier<;e, qu'ils fêtaient le jour de sa Nativité -. Dès 1394, les ouvriers possédaient, à l'église Sainl-tiermain l'Auxerrois, une confrérie en l'honneur de saint Germain et de saint Vincent-'.
Les pelletiers avaient pour armoiries : D'azur, à un agneau pascal ifargent passant sur une terrasse de sinople, aijaiil la tête contournée et couronnée d'un cercle de lumière (For, portant une croix aussi (For, dont la banderole de gueules est croisée dargent '^ . L'écu était soutenu par deux hermines d'argent et surmonté d'une cotironne ducale, que les pelletiers disaient « tenir d'un ancien duc de Boui'bon, comte de Clerraont, qui avoit été leur protecteur ». Il avait été plus que leur protecteur, et le don de cette couronne remontait sans doute au règne de Charles V, car nous trouvons alors, remplissant les fonctions de grand chambrier, Louis I", duc de Bourbon et comte de (Jlermont. En 1629, lorsque la municipalité de Paris accorda aux Six-Corps de nouvelles armoiries, les pelletiers refusèrent de les accepter et tinrent à conserver celles que la tradition leur avait léguées. La couronne duade était peut-être bien pour quelque chose dans cette détermination ; et puis, les armoiries concédées par la Ville à la corporation portaient quatre navires d'argent, emldèmes du quatrième rang
' Manuscrit.-. Delaiiiariv, aiis et iiiûtieià, I. \1II, p. 116.
* Voy. Le Massun. p. 49 et 85 ; l'article ."«îles statuts de 1621 ; VAliHttmtch Dnuphin, art. pelletiers.
3 Vuv. Ordiinit. royiilus, t. VII, p. 686.
* Armofi'it i/nif'rn/. t. XXIII. p. 426.
occupé par elle dans les corps privilégiés, et ccuiire lequel elle ne cessa jamais de prolester.
\(i\. Courroueiirs de panne vere. -^ Maître des fripiers cl Bienfaisance (CEuvres de).
Fourreurs de chapeaux. Ils ornaient
<le riches fourrures les chapeaux de feutre, fort à la mode au treizième siècle, et garnissaient d'une manière moins luxueuse les bonnets qui se porliiient sous le haume ou casque pour protéger la tête. Ils formaient déjà, sous le nom de fourreurs et garnisseurs de chapiaux une corporation particulière dont ni)us possédons les statuts '. On y voit que :
Trois conditions étaient exigées pour s'établir. D'abord payer au roi cinq sous et aux jurés de la communauté trois sous; ensuite, prouver que l'on possédait une somme suflisante et que l'on connaissait bien le métier : « qu'il saiche fere le meslier et il a de quoi ». La preuve de capacité consislail à « foui'rer de touz poins un chapel ».
Cluique maître ne pouvait avoir à la l'ois que deux apprentis, et la durée de l'apprenti.-sage était de cinq ans au moins.
Il était interdit de travailler it la lumière, « puis que chandeilles soient allumées ».
La corporation était administrée par deux jurés.
Comme condition de fabrication, on exigeait qu'une seule qualité de fourrure ftît employée pour un même chapeau, « aussi bonne dedans comme par dehors, soit ou tout viez ou tout nuef ». En outre, tout fourreur qui recevait un chapeau défectueux devait le remettre entre les mains d'un des jurés des chapeliers.
Ces statuts furent confirmés, sans aucun changement, par Charles IV en mars 1324, à la demande des intéressés, « ad supplicacionem mercatorum et fourratorum cappellorum de fullro Parisius - ».
Je ne les trouve plus ensuite mentionnés nulle part.
J'ai omis de dire que la Taille de 1300, qui seule mentionne les fourreurs de chapeaux, en enregistre trois.
Fourreurs de poulaine. Celle fourrure, que je trouve citée dans un compte du quatorzième siècle ^, était, ilit Ducange, une importation de la Pologne, << pellis ex Polonia, unde nomen. advecla * ». C'est tout ce que j'en sais.
Fourrière royale (Service de la). « Les l'onctious des officiers de fourrière sont de fournir tout le bois de chauffage de la maison du Roy ; ils fournissent aussi le charbon nécessaire et la paille. Ils ont les premières entrées, puisqu'ils vont même allumer le feu dans la chambre du Roy un moment avant qu'on éveille Sa Majesté.
1 /^irre den métiers^ titre XCI^'î Dans les Or.lonn. royales, t. XI, p. 493. •* Donët-d'.Areq, Xouteniur comptes, p. 248. * (îlossiiriitm, \^ poulninia.
FOURRIERE ROYALE - FRAISES
Ils nul HUssisuiii (lecoiiliiiiii^rilc litire les feux de rii|)|)!irli'ineiil du Roy peiidiiiil toute la journée, et resleul au petit coucher.
Ils Mirllrnl de droit Monseifjneur le l)auphiii ù Uiljle.
Lorsque le Roy ou Moiiseio-neur ont besoin de prendre un bain dans la chambre ou de se laver seulement les pieds, c'est aux officiers de fourriéi'c à l'riire cliaull'er et à verser l'eau chaude. Le Roy ou Monseif^neur étant au bain, dans le m(jnii!nt qu'il faut Ijrûler ou exhaler quelques senteurs, c'est ù un officier de fourrière à tenir la pelle ciiHude sur laiiuelle on répand ces parfums.
S'il arrivoit que le Roy mangeât avec un autre Roy ou Reyne, le Roy de France faisant les honneurs de sa maison céderoit à cette autre Tête couronnée son cadenat, son capitaine des g'ardes et son porte-fauteuil : ce seroit pour lors aux officiers de fourrière à mettre à table le Roy de France, c'est-à-dire à présenter ù Sa Majesté Très-(Jhrétienne son fauteuil, et il le lui retirer a la fin du repas * ».
La fourrière se composait de :
Vingt chefs.
Quinze aidi^s.
Un délivreur de bois.
Un porteur de bois.
Trois garçons d'office.
Quatre porte-table.
Un menuisier.
Plusieurs garçons.
Deux porte-cliaise d'affaires, charges de faire le service de la chaise percée du roi. Voy. Maison royale.
Fourriers des log-is de la cour. Ils
étaient au nombre de quatre, et leurs fonctions consistaient, dit (xuyot ^, « à faire des visites dans les maisons des villes et villages où doit loger le Roi avec sa suite. Ils doivent ensuite faire le rapport de leurs opérations au maréchal-deslogis par lequel ils sont commandés •, et sur la distinction que cet officier fait des maisons dont il s'agit, les fourriers vont y poser la craie.
Cette craie est un caractère particulier aux maréchaux-des-logis du Roi, pour désigner la destination qui est faite des maisons auxquelles on l'applique.
La plus grande distinction en craie est ce qu'on appelle avoir le pour ; c'est-à-dire, qu'on écrit en craie sur la porte d'une maison le nom de la personne à qui cette maison est destinée, en faisant précéder le mot pour: pour le Roi, pour la Reine, pour M. le Dauphin, pour M. le duc d'Orléans, etc.
Cet honneur n'est accordé qu'aux princes et aux princesses du sang ou légitimés, et à quelques autres princes, tels que ceux des maisons de Lorraine, de Bouillon, de Rohan, aux cardinaux et à M. le Chancelier.
Le POUR est pareillement accordé aux ambas-
J /i,//tf de la France pour 17 ïl^^ t. I, ji. 120 ; pour 1736, t. I, [1. 224.
* Traité des of/ices, t. I, ]i. (ilO.
sadeurs lorsqu'il leui' est assigné un quartier dans un lieu où n'est pas la personne du Roi. Mais les envoyés n'ont pas cette distinction.
Il faut remarquer que le premier pour, tel que celui du Roi ou de la Reine, aiu-antil les autres pour qui s'appliquent à la même maison.
Observez d'ailleurs qu'il n'y a que les maréchaux et les fourriers-des-logis du Roi, qui [juissent marquer les maisons en craie blanche. Les maréchaux-des-logis et les fourriers de la Reine ou <l(s princes doivent marquer en craie jaune seulement, sur les portes du dedans des maisons et non sur celles de la rue. Ceux-ci ne peuvent, d'ailleurs, poser la craie que sur les maisons qui leur ont été distribuées par le maréchal-des-logis du Roi. dans tous les lieux où il est en fonction.
On doit respecter la craie du Roi; et si quelqu'un était assez téméraire pour l'efl'acer ou la changer, il encourrait des peines très sévères, telles que d'avoir le poing coupé, etc. C'est ce qui résulte d'un édit du mois de juillet 1606, et de plusieurs ordonnances du Roi ».
Fourriers de la grande chancellerie. Leurs fonctions sont de préparer les
loo-ements des membres de la "-rande chancellerie
qui accompagnent le roi dans ses déplacements. Ils sont nommés par les grands audienciers de France '.
Fraises Faiseuses de). Le seizième siècle ilul, prétend-on, l'usage des fraises à Catherine de Médicis, qui l'apporta d'Italie. Celle mode débuta, timidement d'abord ; sous Charles IX, les fraises l'ont déjà le tour du cou, mais sans ampleur. Henri III les adopta aussitôt; ensuite il y renonça ^. Puis, un beau jour, il en exhiba une de si belle dimension que tout Paris en fil risée. Biaise de Vigenère, qui traduisait alors Tite-Live, voulut transmettre à la postérité le souvenir de cette merveille, et dans une note dépeignit un jeune mignon, « la teste passée dans sa fraise comme à travers une meule de moidin, goderonnée à tuyaux d'orgue de vingt-cinq ou trente lez, druz et menus, fraisez en chouz crespés, telles qu'on voit ces testes d'anges ou de vents qui paroissent à travers un gros amas de nuées ' ».
Comme Henri III prenait plaisir à empeser les fraises de la reine, on le surnomma dans Paris « gaiideronneur ' des colets de -sa femme '». Ceci n'était rien. Mais, le 4 février ir)79, s'étant montré à la foire Saiiit-Oermain, il dut faire arrêter « quelques escoliers <|ui s'y promeuoient portans de longues fraises de chemi.ses de papier i)lanc, en dérision de Sa Majesté et de ses mio-nons, courtizans si bien fraizés etjîoldronnés; et comme ils sont d'insolente nature, crioient en
• fiuyol. Traite des of/iees, t. IV, p. 474.
2 « I.o Koy laissa sp.s chemises à grands godrons, dont il ostoit «upariivaiil si curieux, pour en prendi» A colet renversé;! l'itaiieniie ». Lestoile, yowrwfl/, novembre 157B.
3 Édit. (le 1617, t. I, p. 028.
* Ou noiiiniiill godrons les larges plis qui composaient la IVaise.
8 Lesloile, aoru KITCi.
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