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GOUJATS

(i(tUVKU.NKri{ DU MOUUl>

-mi

vide, afin que It^ goujat y passe sa tète et que, lie cliaque main, il tienne chacun de ces liouls ' 9.

On l'appelle iui'f.M porte-oiseau.

Dans les forces, on nomme goujals les ouvriers « dont la fonction est d'entretenir le charbon, de le liien retrousser sur le foj'er, et de l'arroser souvent pour concentrer la chaleur ».

Goureurs. On donne ce ncun ù ceux ipii >. lalsifii'iit les drof^iies en les mêlant de mauvais iiijjfrecliens, à ces [letits épiciers qui courent la cainpa'jiie, et qui distribuent dans les villay^es du poivre, du {^inijfembre et autres épiceries - ».

Gourmets, garçons marchands de vin. On trouve aus^i i/miiitirts, grinum'-ls, ijroumez, etc. Je lis dans l'ordonnance de février 141."): Les pontonniers s< crieront liors, afin que les variez

ou {jroumez <les marchans se retraienl ^ ».

On a voulu trouver ici l'orii^ine du mot^roow.

\'o\-. Courtiers de vins

Goût de vin. Oji donnait ce n<im à une lérrère collation que, ilans quelques communautés, les jurés nouvellement élus offraient aux juré> sortants. l'IUe riait suivie, deux jours après, d'un o^rand festin. Mais peu à peu. le y^oùt de vin se transforma lui-même en repas somptueux, ce qui fit. à deux jours de distance, deux banquets. Les merciei-s supprimèrent le ;;oùt de vin en 1681. et le remplacèrent par le don de douze jetons d'arjjjent '.

Gouvernantes. « Ou appelle ainsi une femme ou serxante qui a soin d'un ménage, d'un homme veuf, d'un {jarçon ^ ».

« Se marier n'est pas chose aisée à Paris, surtout pour un jiomme entre deux âges et d'une fortune médiocre. Il en coûte infiniment pour entretenir une femme et fournir aux ijesoins, aux fantaisies que la mode amène chaque jour. Ceux qui ne sont pas assez riches, ou qui sont économes, ou qui veulent garder leur liberté, prennent une gouvernante, c'est-à-dire une concubine, qui ne paroit point ou très peu, et qui, bornée aux travaux domestiques, prend soin de la table et du ménaja-e, et manc-e avec le maître lorsqu il est seul...

■< L'homme de lettres valétudinaire, l'homme du monde qui se trouve seul, l'ecclésiastique que son étal isole, se remettent entre les mains d'une gouvernante. Celle-ci, d'ordinaire souple et adroite, prend de l'ascendant sur l'esprit de son maître, qui paye par sa complaisance les bons offices qu'il en reçoit. Quelques-unes, abusant de leurs droits, ont amené leurs maîtres à les épouser, d'autres ont dicté le testament, et ce n'est pas peu de chose d'être la gouvernante

' .\bbé Jaubert, Dictionnaire Jeu ar/s et métiers, t. II, p. .342.

' Savarj-, Dietionnaire, t. II, p. 257.

•' Cliapitro X.

* Voy. Saint-Joanny, Registre îles ilélibérations i/es mtirrhattfh merriers Je Paris, p. lî>5.

5 Oiclioitmiire lie TrrroHX (I771j, t. IV, p. 57-1.

d'un vieillard riche ; les neveux, qui la dé-li'stent et la craignent, lui finit la cour, chacun d'eux sollicite ses recommandalions. L'oncle meurt, elle se retire avec une bonne rente et .ses épargnes, et les laisse se disputer l'héritage ' >..

Le mot gouvernante avait encore un autre sens. Pi. la Cour, la gouvernante du Dauphin cessiiit ses fonctions quand le prince, âgé du sept ans, passait entre les mains des hommes. La gouvernante recevait aloi-s Ions les objets, même les plus riches et les plus précieii.x qui avaient servi à son élèvi' -.

Vov. Bonnes d'enfants.

Gouvernantes d'enfants. \ ny.

nés d'enfants.

Bon-

Gouvernantes des g'uenons. \'oy.

Guenons (Gouvernantes des) cl Levrettes de la chambre.

Gouvernantes des nourrices. Voy.

Retenues.

Gouverneur des chiens de la chambre. Le service des « petits chiens de la chambre du roi » ne doit pas être confondu avec celui des levrettes 3. En 1712, le premier était représenté par deux fonctionnaires sans litre spécial. (lui louchaient 1.44') liv. de "-ao-es et

« 200 liv. pour un juste-au-coi-ps de livrée ». Le pàlissier du roi délivrait alors clwKine jour sept biscuils polir les petits chiens de Sa Majesté *. En 17;i7. le duc de Villeroy obtint, pour un de ses protégi's, la charge de gouverneur des petits chiens de la chambre du roi ■>.

Gouverneur des cormorans. Officier de la Maison royale. Il existait au château de Fontainebleau une immense volière, où l'on voyait des aigles, des grues, des cigognes, des hérons, des faisans, des cormorans, etc. *. Le régisseur de cette ménagerie avait pour titre garde des oiseaux du roi en son château de Fontainehleau et gourer neiir des cormorans. 11 était surtout connu sous ce ilernier nom, parce que la chasse ou plutôt la pêche du cormoran était une (les distiactions favorites des hôtes du château.

Gouverneur du moulin. Dans les manufactures de papier, le moulin était destiné à produire la pâte fibreuse qui se transforme ensuite en feuilles. Le gouverneur du moulin était un des ouxTÎers les plus importants de la fabrique.

1 hSt'b. MiML-i. r, Tableau île Paris (17»l)!, I. VI, p. 8. ï .Verrure lie t'ranre, n» di- féviier 1717, p. 103. — H(;njanl, Juiirnal de Louis XIII, t. I, p. 373. •* \ oy. l'ail. I.t*vretU*s de la chambre. * Etat lie la France pour 1712. t. I, p. 188.

5 Duc de Luvnes, Mémoires, 29 septembre 1737. t. I, p. 362.

6 P. Dan, Le trésor îles merveilles île Fontainebleau, p. 156 l'I 186. — Duc de Luvnes, Mémoires, 29 septembre 1737. t. I, 362.

1 Fini lie la France pour 11)87, t. I, p. 169: «our 1712, t. I, r- 311. '

GOUVERNEUR DE LA VOLIERE — (JHAI'LNiaiiS DE DERHIERK

Gouverneur de la volière du Louvre. Unkier (le la maison royale. En 1087 et iMi 1730. le liliilaire de cet office se nommait l'oissier '. Lonis Xlll avait snpprinié l'ancienne volière (lu Louvre, et l'avait ri'é(lifi('e en face de ses apparlemenis. sur le Ijonl de la Seine.

Gouverneurs, ^'o^. Frécepteurs.

Graillonneuses. ■< On donne ce nom, ù Paris, à des Irniini-s ([ui ont la permission de vendre [)idili(piemenl des restes de viandes qui ont été desservies de dessus une table l)ourge(Mse ou celle d'un haileur - ^>.

Graineliers Grainiers.

ei Grainetiers. \o\.

Grainiers. .Je les rencoidre pour la première fois dans le Litre dfs métiers, qui les nomme èlf/etie?-s •', puisjene trouve plus guère trace de leur existence jusqu'au seizième siècle, où des lettres patentes de novembre 1595 les constituent de nouveau en communauté.

Les femmes étaient admises dans celte corporation, dont les mendjres sont ortieiellement cpuditiés de hia'ilres et Maîtresses hiurchands et murrhuiiiles (iriiiniers et fjvaiitières. Ils ajoutaient parfois à ces titres celui de fleuristes. Quatre jurés, deux hommes et deux femmes étaient chargés de l'administration.

L'article 26 des statuts énumère longuement la liste (It-s graines que le corps de métier avait le droit de vendre *. Toulef(u's. ce privilège n'était pasalisoln. car les jardiniers pouvaient également débiter des graines, mais en marché public et sous la surveilhuK'e des jurés grainiers.

\j AlriKinach Driuphin pour 1789 mentionne parmi les graiiners en vogue le sieur Andrieux- Vilmorin, qui demeurait quai de la Mégisserie, maison qui existe encore au même endroit. A cette date, le nombre des maîtres et maîtresses s'élevait à 260 environ. La communauté était placée sous le palronago de saint Nicolas et avait une confrcMie di'diée à saini Aiilnine.

Vov. Blé (Marchands de) el Mesureurs de grains.

Graissiers. Débitants de graisses, d'huiles, etc. Les épiciers, les droguistes des provinces prenaient parfois ce titre. La grande ordonnance du 30 janvier 1351 mentionne les Miircltans de gresses •*.

On les trcuive aussi nommés crassiers, rruirhicrs, craissiers, gressiers, etc.

' Kliit lie la Fivnce imnr 1687, t. 1, p. \'>'.\\ /mur /T.'i/I, t. 1. p. i;)!. — D. II. I., ,S'a/i/)léme/iliiiix imUijullf: (If f'iiris (Ir Dubieiil, éilil. île Ki;)!, p. 7U.

- .I:iiil)iil. Diclloiiiiuiie, l. II, p. ai3.

•1 Titiv III.

^ A i*y. iiii.ssi iUiInlfiijiip ilr toules sorM-i i/f gniiHfs, tiuil jmldfjèrfs tjHi' Irtjtitiics, xalir/es, graitteii fie siiii/tles 'le iuitles eapèces, fjffiinex île ileum et oignons fie flene.t, ijui sont île pre'seni eliet le sienr Le Febcre, mnivlitinfl grainier Ueuriste, ilenieiiytinl sttr le ffnfji/ île In J/e'ift'sserie, à l'enxeiifne fin Coefj fie in bonne fiiij à Parts. IVtil in-B" do 44 pfigos, s. il.

!> .Vi-ticlo 235.

Grand-maître des cérémonies. Charge créée en 1.585. Le grand-mailre avait pour mission de régler toutes les cérémonies : processions, n'jouissances publiipies. bapli'iiies. pompes luni'bres. sacres. c(nirom'.ements. etc.. etc. Il portait un liàton de connnandemeni couverl de velours noir, avec l'extrémité et le pommeau d'ivoire.

Vov. Cérémonial.

Grand maître des coureurs, (ihef du

service de la poste. Il fut institué par l'article 4 de l'édit du H) juin 1464. L'article 21 veut que le grand maître « ait l'entière disposition de mellre el établir partout oii liesoin sera des niaislrcs cnurein-s, les déposséder si leur devoir ne font, etc. ' » Dfvcnn grand mallre des rnurriers, il vil sa charge supprimée par édit de janvii'i- 1()!)2.

Grand veneur. Il avait la suiinlendance de Ions les ol'liciers de la vénerie. .< Quand, écrit (iuyol, le Roi es! à la chasse du cerf, et qu'il monte à cheval pour aller au laissez courre. le grand veneur, ou en son absence celui qui coumiande la vénerie, présente à sa majesié. [jour écarter les branches, un bùlou de deux pieds, dont la poignée est pelée depuis la (Hc de la Madeleine sur la tin du mois de juillet jusqu'au mois de mars, à cause qu'en ce tempslà les cerfs touchent au bois, et le reste de l'année ce bâton est couverl de son écorce. Lorsque le cerf est pris, le piqueur en coupe le pied droit, qu'il (h)ime au grand veneur, el celui-ci le présente au Roi » *.

Grands maîtres. Vov. Drapiers.

Grands maîtres et surintendants

généraux des postes. Charge créée par édit de septembre 1715. De Torcv en fut pourvu le premier. On compte parnu ses successeurs le cardinal Dubois, le duc d'Orléans, le duc de Bourbon, le cardinal de Fleiiry, le comte d'.\rgenson, etc.

En 1770. le lilre de cette charge fut modilié, et le titulaire prit celui lï intendant qénéral des courriers, postes et relais de Franc.

Grands voyers. ^'ov. "Voyers.

Grang-ers tayers.

et Grang-iers. Voy. Mé-

Grapineurs de devant. On (bmiiaii ce nom. dans les niauuraclures de glaces, aux ouvTÎers « allentifs au verre qui .sort «le la cuvette, pour en enlever les larmes ou pierres, ou autres défauts accidentels >>.

Grapineurs de derrière. (Jn donnait ce

nom, dans les nianufaclures de glaces, aux ouvriers r charires de délacher la Irinirle de la "■lace el d'en faire londier la baviu-e ».

I Dclnmnnv, Traili île la polire, t. IV, p. 056.

S Traité lies offices, 1. 1, p. 030.

GRA.SSK — GRAVEUKS

Grasse (Semaine). Dniis les stiiluts des inéliers, ces mots désii^iuMit la seinaiiic de la Qiiiii(|ua}i^i'siine. Elle est ainsi noininée parce (jiie le mardi ujras v est cumpi-is.

Gravâtiers. Charretiers qui avaient la spécialité de li'ansporter les |)lùtras daiK les ateliers des salpôtricrs '.

Graveliers. La Taille de i292 en cite cinq, celle <le 1300 en mentionne trois. Il est pr<)l]alile que l'on désijfnait ainsi les ouvriers qui se livraient à l'extraction du y^ravier. Mais on pourrait v reconnaître aussi les marchands de cendre ^ravelée, lie de vin séchée et calcinée dont se servaient surfont les teinturiers.

Graveurs. Tous devaient nécessairement appartenir, soit comme membres à l'académie rovale de peinture, soit comme maîtres à l'académie (le Siiinl-Lue.

Viiv. Peintres.

Graveurs sur bois. La o;ravnre sm- hois en France remonte seulenuMil au quatorzième siècle, et la première estampe quelle ait produite, un saint Cln-islophe portant reniant Jésus, est datée de 14'23 - : encore ([uelques auteurs attriliuent-ils cette irravure à l'Allemau:"''.

Jean du l'ré, de son vrai nom Jean Larcher. liliraire rue Saint-.Tacques vers 1480, serait le premier qui aiu'ait publié à Paris un livre illustré ••.

(]et art nouveau proy^ressa vite et s'étendit à de nombreuses applications : snjet.s reli}î^ieux d'abord, puis tarots et cartes à jouer imprimés à l'aide de planches gravées que l'on coniplélait par la peinture. On reproduisit ensuite des almauachs, des livTes d'iuuiy^es, des traités d'éducation, des civilités, etc. La xvloj^raphie lui l'initiatrice de l'imprimerie.

L'arrèl du 'î'.i janvier 174'2 permit aux i;ravi'urs sur bois d'étaler, vendre et débiter partout leurs estampes. » à charfi^e de se présenter (levant les juges de police des lieux pour en obtenir la licence par écrit, laquelle doit leur être accordée gratis. >

L'abbé Jauberl écrivait en 1773: << La gravure sur cuivre, soit au burin, .soit à l'eauforte est presque la seul»! dont on se serve présentement pour les estampes on pour les planches gravées dont on orne les livTes ; celle en bois, autrefois si usitée, n'est plus guère d'usage que pour les petits ouvrages de peu de conséquence, on pour de très grands, comme sont les tapisserie- de papier peint ' ».

Vov. Coxninotiers.

Graveurs sur fer et sur acier. Tiir.>

qui appartenait à la corporation des couteliers.

Graveurs g-éog-raphes. On lit sur une vignelle-adres,se du siècle tiernier: « L.vttré

' Jaub'Tl, Oic/ivuuniie, t. II, p. 313. ' A. -F". l>i<lul, Kssiii sitr fa ifraritre sur lioi:i, p. Vi. •' .\ . («lau'liii, Ltxlf firx i/ti/inmeNrs unfisieHs^ p. il. k Uirliniiiiaiie '/ex nrtx et mélltrs, I. II, [i. 31t.

ET SON liPOl'Si;, pour la gravure des plans topographiques, géogniphi(|nes et gejiéralement toutes sortes d'écritures, rue Sainl-Jac((ues, au coin de celle de la l'archeminerie ».

Ces artistes, classés parmi les graveurs en taille-douce, n'étaient point constitués en communauté. Les plus renounués, vers l'année 177(5, étaient les suivants :

.\ldrini;. rue Perdue.

Lerouoe. rue Gît-le-Cœur, auteur d'un ouvTage sur les Curiosités de Paris.

BoURGOix, rue de la Harpe.

Croizet. quai des Augustins.

Dei,ah.\yks, |jlace du (Chevalier du (îuet, graveur des cartes de Cassini.

Vallet, rue des Grands-Degrés, graveur de Robert de Vaugnndy * .

Vov. Géographes (Ingénieurs).

Graveurs en caractères d'imprimerie. Les caractères employés dans les premiers livres imprimés à Paris ne se rencontrent dans aucune autre impression contemporaine, ils ont donc été, selon toute apparence, gravés a Paris, mais c'est tout ce que l'on en peut dire.

Parmi les artistes qui se distinguèrent dans ce trenre de irravure. il faut citer :

Sinu)n de Colines, qui était né à (renlilly, près Paris. Il épousa la veuve d'Heiu'j Estienne, et mourut après 1.550.

Claude Garamond, néàParis et mort en 1561, créa des modèles qui n'ont pas été surpassés.

Robert (Tranjon, aussi natif de Paris, est célèbre surtout par son italique et ses caractères grecs. Il mourut vers 1592.

Guillaume Lebé grava surtout des Ivpes hébraïques.

Jacques de Sanlecque, élève de Lebé, grava des caractères de musique, des matrices syriaques, samaritaines, arméniennes, chaldaïqnes. arabes, et mourut en 1648.

Son fils, nommé Jacques, comnu'lui, et né à Paris, passe pour avoir créé la Parisienne, caractère qui représente aujourd'hui notre corps 5.

Pierre-.Simon Fonrnier, né à Paris et mort en 1762, eut le mérite de créer ie point ti/pograpkiqtie qui, beaucoup mieux que les noms divers emplovés jusque-là, servit à faire connaître la hauteur des différents caractères.

Les graveurs en caractères appartenaient à la corporation des imprimeurs.

Yoy. Fondeurs.

Graveurs en caractères pour la

musicjue. Pierre Hrtutin. graveur, fondeur et imprimeur à Paris, créa, vei-s 1.525. les premiers poinçons destinés à l'impression de la musique ; notes et filets étaient représentés sur le poinçon. (hiillaume Lebé, vers 1545, eut l'idée de fondre des caractères à imprimer en deux fois, le filet d'abord, puis la note, procédé qui fut vite abandonné. Robert Ballard et Nicolas Dnchemin

' .lliiiiiiincli On II pli i II f un r 1777, supptémi'ul.

GlUVEUKS

vers 1550, Robert Oranjon vers 1572, Jacques de Sanlecque et son fils vers 1635 portèrent à sa perfeclion l'art de la f^ravure pour les caractères (le inusi([ue. Les productions de Sanlecque sont de véritahlfts chefs-d'œuvre i. Enfin, les types créés vers 1762 par P. -S. Fournier furent accueillis avec faveur par rAcadéiiiie des sciences; elle déclara que l'on obtenait d'eux « une netteté que la taille-douce n'avoit pu donner ^ ». Voy. Graveurs de musique.

Graveurs sur métaux. Resiés pendani

loni^leiups en pelit nombre, c'e>t seulement au début (lu dix-septième siècle qu'ils décidèrent de se constituer en jurande, el soumirent au roi de> slatuls assez complets, qui furent liuinolog'ués en mai 1631.

Ils y sont qualifiés de Ini/lmrs-f/ra petirs en or et en argent^ laiton^, fer, acier et estain. Euxmêmes limitent à vingt le noml>re des maîtres devant composer la communauté. Chacun d'eux ne peut avoir à la fois deux apprentis, el la (birée de l'apprentissage est fixée à six années, suivies de tleux années de compag^nonnage et du chefd'œuvre. La fille de maître épousant un compagnon du métier lui confère de nombreux privilèges.

Les maîtres ont le droit de v. fondre, aprester la matière pour faire sceaux, cachets, soit en or et en argent, cuivre, laiton *, fer et acier, mesme faire leurs modèles en cire, bois, plomb ». Ils sont autorisés ù confectionner « sceaux, cacliets, marques particulières, chilfres, soit en creux ou relief, poinçons pour servir aux orfèvres, relieurs de livres, doreurs sur cuir, potiers d'étain et autres ». Un article mentionne spécialement la gravure des épitaphes sur métal destinées aux tombeaux.

Comme les autres corporations vouées au travail des métaux précieux, celle-ci était soumise à la juridiction de la cour des Monnaies.

La communauté prospéra. Le nomlu'e des maîtres augmenta peu à peu. Puis, en décembre 1737, de nouveaux statuts favorisèrent l'extension du métier et en modifièrent un peu l'organisation. Les maîtres furent dits taineurs-qrureurs-ciseleurs. Ils eurent l'autorisation de v< graver, ciseler, tant en or, argent, cuivre, laiton qu'autres métaux et matières, les sceaux, cachets, vaisselles, tabatières, boètes de montres, estuis de pièces, pommes de cannes et autres bijoux ^>. Eux seuls pouvaient mettre en étalage au devant de leur boutique des empreintes en cire d'Espagne, représentant les armes de France, celles des princes, princesses, etc.

La communauté était placée sous le patronage de saint Eloi et le nondire des maîtres dépassait 127 ù la fin du dix-huitième siècle.

1 Voy. P. -S. Foumicr, Traité hisloriqiie sur l'orii/iiie et /es yrotjrês fies caractères (te fonte pour l'impression tic la musique, IVli!'), iii-4". — On trouvi' la li.sl» c-omplùti' dfs graveiM's pimr la musiqui' iluns A. -M. Loltin. Catalogue chniiiolngitjiie /les libraires, 1789, in-1*.?.

- ^oy. W'A Mémoires (le l'Académie des scieuees, année 1762, p. 192.

•' i"l * Il y a dans lo texte lato».

Les graveurs employés dans les hôtels des Monnaies n'appartenaient pas à la communauté el jouissaient de privilèges spéciaux '.

Plusieurs métiers occupés au travail desmétaux, les damasquineurs, les couteliers, les orfèvres, les poliiTs d'étain entre autres, avaient le droit de graver leurs produits et prenaient le titre de graveurs ou fie taillm.rs.

Vfiy. Graveurs de sceaux.

Graveurs des monnaies. Voy. Tailleurs.

Graveurs de musique. L'art de graver la nui'-ique {|ale seuliMniMit du dix-septième siècle, et c'est vers 1675 que parut le premier ouvrage ainsi imprimé. On s'était servi jusque-là de caractères nuibiles cdmme pour l'imprimerie ordinaire -.

Un arrêt, rendu au mois de septembre 1694 en faveur du sieur Ballanl, imprimeur du roi pour la musique, défendit, sous peine de 10.000 liv. d'amende, de « tailler, foudre ni contrefaire les noies, caractères et lettres grises » inventés par lui. » Cet arrêt, qui condamnait d'avance tout perfecliimnement, donna un essor imprévu à la gravure de musique en taille-douce. Les notes furent d'abord figurées en losange, puis on leur donna la forme ronde ^.

Les premiers graveurs avaient employé des planches en cuivre, ils leur substituèrent ensuite des planches d'étain. Celles-ci leur étaient fournies par les potiers d'étain qui les planaient el les polissaient.

Voy. Imprimeurs de musique.

Graveurs sur pierres fines. Les pierres gravées, fort reclierchées au temps de Gharlemagne, furent dédaignées par ses successeurs, au moins en ce qui concerne l'ornementation du costume. Elles reprirent, sous Charles V, une faveur qui ne connut plus que des éclipses momentanées. On fixait des camées, alors appelés camaJiieux, sur les bagues, les ceintures, les fermaux, les enseignes des chapels, lesagrafes, etc. '.

Les graveurs sur pierres fines appartenaient à la corporation des lapidaires, que leurs statuts de novembre 1584 qualifient de tailhurs-grareurs ouvrant en toutes sortes de pierres fines et naturelles.

Je les ai trouvés aussi nommés finetiers.

Voy. Lapidaires.

Graveurs de sceaux. .\u moyeu âge, ils sont dits scrllrrurs. La Taille de J?93 en cite huit, celle de 1:100 en mentionne sept. L'ordonnance des Bannières (1467i les qualifie Acgruvevx

1 Voy. ci-ilcssous li's art. Tailleurs généraux el Tailleurs (larticuliiTs des monnaies.

- Voy. ci-dessus l'art. Graveurs en caractères pour la musique.

•^ Kucyriopédie méthodique, sciences et artiî, t. III,

* \'oy. E. Babelon, Histoire de la ffrnrure sur gemmes, p. 19 el suiv. : et Viollet-le-Duc, Diction na ire du moii/ier, t. IV, p. 3r>, art. Joyaux.

GRAVICUHS DV. SCKAIX — (iHlOKFlKKS DES l)i;i'HlS DKS VINS

dtr seuidjc. Ils se foiuleiil ensuite dans la l'oiiiiniinaulé «les "graveurs sur métaux.

Au trei/.ièiiie et au quatorzième siècle, très peu de corporations ouvrières possédaient un sceau. On pos.sède pourtant celui <le la Hanse parisienne. Il représente une l)ar((ueanti([ue, et porte ces mots : siGiLLUM merc:\torum aqie parisus.

Lerov, dans ses Statuts et pririlt'ges des nuirchands orfèrres-joi/ailliers, nous fournit le dessin d'un sceau avant a|)partenu à cette communauté, et qui. comme le précédent, parait dater du treizième siècle. On v voit saint Eloi sous ses vêtements épiscopaux. et entouré de cette léfi^ende S. isigiUum) co.nkr.vrie S. Kligii .\urifabro-

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