RIM
Je noterai ici que. à la mort de chaque souverain, les sceaux et contre-sceaux officiels d'or et d'argent étaient mis hors d'usa;i^e. puis donnés. avec leurs chaînes et les coffrets qui les renfermaient, au prieuré de la Saussave, près de Yillejuif. Celte coutume, ([ui remontait, dit-on, à Philippe-Auguste, s'observait encore sous Charles VI *.
En 1648, un sieur Augustin Aurv était « graveur des cachets du Roi ^ v.
Graveurs en taille-douce. « Ce sont
ceux qui gravent sur le cuivre, soit au burin, soit avec l'eau forte, et qui v représentent, d'après le peintre ou d'après des dessins, divers sujets d'histoire, de païsages, de grotesques, de fleurs, d'animaux, etc. * >>
Les planches de cuivre leur étaient fournies par les chaudronniers.
Un arrêt de décendjre 1667 leur interdit toute reproduction figurée des maisons rovales, ainsi que des objets d'art qu'elles renfermaient. Etaient seuls exceptés de cette défense, les graveurs « choisis et désignés par le sieur Colbert. surintendant des bàtimens du roi ^>.
La Déclaration du 'Z'.i octobre 1713 enjoignit aux graveurs en taille-douce de déposer, à la chambre syndicale des libraires, huit exemplaires des « livres de figures, estampes, cartes, portraits. thèses, etc., gravés par eux 5.
Ces artistes ne furent jamais constitués en communauté.
\'oy. Graveurs de musique et Graveurs sur métaux.
Graveux. \ Hy. Graveurs.
Grayfiers, N oy. Greffiers.
Greffeurs. .lardiniers qui s'etaii-nl fait une spécialité di- la gretl'e.
Greffiers. La Taille de l-2i)2 cite sept greffiers, celle de 17U0 en mentionne six. Mais que faut-il entendre par ce nom?
I Paijo 4.
- Sauvai, Rrehtrrliex sur Paris, I. II, ji. 158. ■* .\. Jal, liietionmiirr rriti/jue, p. 84. ' Savarj% Dietioiiiinire iIh commerce, I. II, p. 272. ^ Dans Isambert, Anciennes lois françaises, t. XX, p. 609.
.M. de Lespinasse croit que les greffiers « faisaient des greffes ou (;rochels servant à divi'rs usages ', » ce <|ui est bien vague. M. (iéraud déclare qu'ils « fabriquaient une espèce d'armure pour les jambes, appelée greffe ou grève * », assertion absolument contreilite par ce fait que les grèves, qui s'appelaient aussi trumelières, constituaient alors la spécialité d'une autre corporation, celle des trnmeliers ^. M. G. Fagnie/, dit, pages \h et 406. que les greffiers confeclionnaient << des agrafes >>, et page K19, il les qualifie de « faiseurs de fermetures en fer » ; il est ici plus près de la vérité, car au treizième siècle, les agrafes étaient faites par les atachiers et les fermailliers. Enfin, M. Violletle-Duc, dont l'interprétation me paraît la plus plausible, affirme que les greffiers forgeaient des pcntures * , jolis ornement.s en fer qui partaient des gonds et s'étalaient sur les ventaux des portes.
Les greffiers dépendaient du premier maréchal de l'écurie royale. Comme les métiers spécialement favorisés, ils pouvaient avoir im nombre illimité d'apprentis et travailler à la lumière '.
Le Licre des radiers les nomme greifiers et grayfiers.
Greffiers. Dans le sens qu'on lui attribue aujourd'hui, ce mot ne se rencontre guère avant le milieu du quinzième siècle, et encore ne s'applique-t-il alors qu'au greffier du Parlement, qui était dit aussi notaire du Parlement et registrateicr. Jusque-là. les baillis, prévôts, sénéchaux, etc. désignaient un de leurs clercs pour remplir les fonctions de greffier.
Greffiers des bâtiments. Dits d'abord clercs puis greffiers de l' Ecritoire, leurs fonctions consistaient à « recevoir et rédiger les rapports » des experts-jurés. Leur nombre, d'abord de quatre, fut porté à seize en 1690'.
Yoy. Vérificateurs de mémoires.
Greffiers du conseil privé. Quatre
"îrp< ni'éé^ n;ir éilil d'octiilirn 1 ISTrî
offices créés par édit d'octobre 157(i
Greffiers des conventions , arbi trages , syndicats et directions de créanciers. ^ ingt offices créés par édit de mars 1673, et réunis aux notaires en août de la même année ^.
Greffiers des dépris des vins. Officiers jurés créés par édit <hi 8juin 1627. Cet édit porte « création en hérédité d'un greffier des dépris des vins en chacune ville, bourg et paroisse du royaume >. Le Dictionnaire de Tréroux définit ainsi le mot dépri : « Déclaration que l'on va faire
' Litre ties métiers, Intnuluotion, p. XL\ .
- Paris sous Philippe le Bel, p. 515.
^ EtHfles sur l'intlustrie.
^ Dictionnaire de l architecture, t. VIII, |». 290.
5 Litre des métiers, titre X\'.
*• I.cmonon, Note sur la profession de greffiers des bàtt* ments, 188t*. in-S».
'' S. -F. Langlois, Traite des droits et pritilèjjes des notaires, p. ix et 51.
r;Hi.;FFii.;i^s i)].;s dki'his dks vins — (;réves
au bureau <los aides du lieu d'où l'on veut faire transpiirler son vin pour le vendre ailleurs ^ ».
Greffiers de l'Écritoire. Vnj. o-refflers des bâtiments.
Greffiers des enregistrements des brevets d'apprentissag-e, lettres de maîtrise, elc. Offices créés par édit d'aoûl 1704, et supprimés par édit de juillet 170G.
Aux termes de l'édit de création, ils devaient « insinuer et regislrer les contrats d'apprentissag'e. ensemble les lettres de maîtrise, les élections des jurez et autres actes concernant les cumniunaulez d'arts et métiers ».
Vo y. Offices (Créations d').
Greffier de l'hôtel de ville. Il occupait à la municipalité la première place après le prévôt des marchands et les éclievins. Nommé par eux, il remplissait les fonctions de receveur, d'administrateur des deniers communs -, et assistait en qualité de g;reffier aux séances du tribunal, aussi bien qu'aux délibérations du conseil. Dans les cérémonies publiques, il portait une robe de drap rouille f^arnie de velours noir '.
Il fut (lit successivement f/cvr rt'î< yOT)7(*/V ««..;■ /xmn/eois, clerc de la murchundise, clerc de la ville, etc.
La grande ordonnance de déceudire 1672 ', veut que le greffier de la Ville « tienne registres distincts et séparés » des édils et ordonnances, baux, héritages, loyers, devis, enchères et adjudications, elc. etc.
Greffiers des instructions des conseils d'État, des Finances et des Parties. Quatre offices créé;, par édil d'octobre KKiO, sup[)riniés par édit de juin IGtil ''.
Greffiers-contrôleurs pour le paraphe des registres de commerce.
Officiers jurés créés par édit du 28 juin 1027. « Contrôleront tous les registres, livres de raison et papiers journaux, (jui seront par eux cotez et paraphez en chacun feuillel ».
Greifiers Voy. Greffiers.
Grenailleurs. On appelait ainsi ceux qui extrayaient le gruau du son.
Greneliers et Grenetiers, Voy. Oralniers.
Grenetiers. Officiers des greniers à sel. L'ordonnance du 20 mars 1342 en créa deux à Paris et un dans chaque grenier des provinces.
On les trouve encore nommés ganieders, ffnerneiiers, etc., et un édit de mai 1708 leur donne le litre de grenetiers (jardes scels.
1 Eilil. de 1771, t. III, p. 24r>.
' Voy. ci-dessous l'art. Receveur de la villf.
3 Mémoires de la société fie l'histoire fie Paris, t. ^'II (I88I). p. 113. — Lo Roux de I.incv. Histoire de l hôtel de tille, p. 109 et 178.
» Chap. XXXIIl. art. 20.
5 1'". .1. Chasles, Dictionnaire de justice, I. I, p. 867.
Grenier à sel (Juridictio.n ui). Voy. Sel (Commerce du).
Grenouilles. Nom donné brodeuses.
aux ouvrières
Grossiers. Voy. Graissiers.
Grèves. Depuis le dix-seplième siècle surtout, les soidèvemenis, les rébellions, les cabales, comme on disait alors, furent très fréquents dans les communautés ouvrières. Les compagnons, de plus en plus séparés de lein-s maîtres, constituant en réalité une caste à part ', avaient établi des confréries, formé entre eux des associations secrètes, sorte de religion nouvelle, aux rites mystérieux et symboliques *. La fêle du saint patron de la communauté, les réceptions de nouveaux membres, l'anniversaire d'anciens usages, jadis célébrés sans scandale, étaient l'occasion de troubles et de débauches qui souvent duraient plusieurs jours ■*.
C'est également au sein des sociétés de compagnonnage qu'étaient discutées les concessions à exiger des patrons, les révoltes, les tentatives de grève. Les bourgeois s'en effrayaient. Mais le Parlement avait bientôt fait son enquête ; les meneurs étaient arrêtés, emprisonnés au Chûtelet, et tout rentrait dans l'ordre. Gui Patin écrivait le 8 juin 1660 : « Les maçons et tels ouvriers d ■ bâtiment ont tâché de faire sédition, laquelle eût été à craindre, tant elle étoil grande, mais ou en a pris prisonniers par arrêt de la Cour, et l'on croit que le danger est passé * ».
En févTÎer 1749, les maîtres chapeliers obtinrent un arrêt contre leurs ouwiers, qui paraissent avoir toujours été fort insoumis. Au rapport des jurés, ils ne votdaient plus souffrir que les patrons choisissent eux-mêmes leurs ouvriers. Ils se plaçaient les \ms les autres, et l'admission de chaque compagnon dans un atelier était roceasinn de graves désardres. « Lorsqu'un maître, ajoutaient -ils , blesse quelques-uns de leurs prétendus privilèges ou refusent de leur avancer autant d'argent qu'ils en demandent, ils obligent leurs camarades à quitter ledit maître. Le privilège qu'ils veulent s'attribuer de se placer entre eux occasionne un dérangement considérable appelé dcroir, qui consiste à boire autant de pintes de vin qu'il y a
* \oy. ci-dessus l'article (^ompaguonnago.
* Voy. sur ce sujet une pièce curieuse, qui a éiii publiée par M. É. Levasseur <Ians son excellente ^w/o/rr des cliixses ouvrières, t. I. p. 703.
3 « El ]Kiur obvier aux débauches que font les serviteurs, quand ils vont forifei" les uns contre les aulrr,s, pour pigner un fiT d'aif,'ent de petite valeur, et lequel ils font ]iorter au cliapiau de l'un d'eux pour coninieneiT la débauche, i|ui continue le plus souveut une semaine entière : il e.st enjoint aux jurez d'y prendre garde, et d'y mener un commissaire pour les mener prisonniers et confisi|Uer ledit fer d'argent, et c«ndaniner le niaislnde la houliipie où ils .seront ti-ouvez à jiayer deux escus d'anii'ndr'. nmitie au liny rt l'aîUre moitié à la confrairii;. Lequel fer d'argent, ensembi»' l'argï'nt tpi'ils contribuent pour faire leur débauche, sera numosné aux pauvivs prisonnière du Chasielet ». Maréchaux, statuts de 1609. art 23
» Edit Reveillél'ari.se, I. 111, p. 21».
GHIOVES — GRILLAGKUUS
irinivriiTs dans chaque hmiliqiie, pour rentrée et la sortie île i'lia((iie ouvrier ; ce qui les empêche de travaillfr plusieurs jours, et ce qui arrive fort souvent >•. L'arrêt reiulu à cette occasion nous apprend qui' les conipay^nons occupés par le sieur Laulirv, élalili place Maulierl, s'étaient tous entendus pour abandonner l'atelier ; qu'ail mois de juillet 1748, le sieur (^hillelain, a^yanl refusé d'avancer cent livres à quatre de ses ouvriers, tous les autres l'avaient quitté, etc. Il esl jusli' de dire qu'à ce nuinient, les ouvriers chapeliers étaient astreints au travail de cinq heures du matin à neuf heures du soir, ^< sans aucune disconlinuation que de deux heures par jour, dunl une demi-heure pour déjeuner, une heure pour diner et une deiiiilieure pour le «jouter ' «.
Kn janvier 176r>. le Parlement dut encore sévir contre les oiiNTiers cliapeliers. el le texte de l'arrêt rendu en cette circonstance nous montre quels désordres avaient fini par s'introduire dans la c>rporalion.
Il t'nl interdit aux C(ini])aj.i-iions el <>-arço]is de porter des épées ou des couteaux de cliasse.
Sous peine d'amende et de prison, ils durent cesser de « médire, méfaii'e on insulter leurs maîtres ».
On défendit au compag'non admis à la maîtrise de s'élalilir auprès du mailre qu'il venait de quitter.
Les garçons de l)untic|ue ne purent être placés chez un maître que par l'intermédiaire du clerc de la communauté -. *
Grillageurs. Ils fiirurent en ces termes dans les luilles de 1292 et de 1313 : v< X qui fait cages ». Je vois un peu plus tard appelés cagetiers et serruriers les ouvTiers chargés de confectionner les grillages de métal. On lit, par exemple, dans le Compte des dépenses faites pur Charles V au château du Loutre : « A Pierre Lescot, cagetier, poiu' avoir treillissé de fil d'archas ' au devant de deux croisiées et de deux fenestres ez deux derrains ' eslages de la tour de la Fauconnerie, oii est ordonné la lihrairie ^ du Roy, pour défense des oiseaux et autres bestes, à cause et pour la garde des livres qui y seront mis * ». Ces grillages, dits souvent treillis, iraignes ou yraingnes ' , que Charles V chiirgeait de protéger ses livTes, étaient aussi utilisés pour mettre les riches verrières des églises à l'abri des pierres que les enfants de tous les siècles se sont amusés à lancer contre elles. Je recueille cette mention dans les Comptes de la chapelle du monastère des Célestins de Paris : « A Philippe de Péronne, serrurier, pour deux
' Arrêt ilu 13 juillet 1748.
- Sur tous les faits qui précètlent, \oy. Hecueit t/es .ittituh, ortionnances et règîeme»s île la eommnnnuté fies maîtres chapeliers. Paris, 1775, in-12, p. 43, 150 et 164.
3 Darchal.
* DcmiiMs.
â Bibliothèque.
•• l'ublio par Lo Roux <Ie Lincy, p. 29.
' Sans doute à cause <lc leur rcssemblancf avec les toiles d'araignées.
vraignes de fer, assises au-devant des deux fenestres du revi'stiaire ' ».
Une foule de miniatures des anciens manuscrits nous révèlent l'amour que professaient les Parisiens pour les oiseaux. Nombre de puissants seigneurs et de nobles dames possédaient, suspendues au plafond de leur pièce préférée, des Ciiges luxueuses, dites alors cagettes, gayolles, geôles, gloriettes, loges, tôliers, etc., et habitées par ce que l'on appelait des « oiseaux de chandjre » : linottes, pinsons, merles, alouettes, chardonnerets, etc.
Il existait de vastes volières dans les maisons royales, à la Cité, an Louvre, aux Tournelles, à Vincennes, à Melnn. Le duc de Herri, fils du roi Jean, en avait une à l'hôtel de Nesle, et Hugues Aubriot, prévùt de Paris, dans sa somptueuse demeure de la rue de Jouy. Isabeau de Bavière commandait, en 1402, à l'orfèvre Jean Clerbourt .< une caige d'argent à mettre oyseanlx ». Louis XI en possédait plusieurs qui étaient dorées « de fin or ».
Louis XIII eut à la fois trois volières. Il fit déplacer celle du Louvre pour la rapprocher de ses appartements ; ce qui ne l'empêcha pas d'en faire construire une dans le jardin des Tuileries et une autre à Fontiiinebleau.
Sous Louis XIY la mode vint de transformer en volières l'embrasure des fenêtres. « Je fis faire une volière dans une croisée, et Xogent en fit le proverbe : « le coadjuteur siffle ses linottes * ». C'est le coadjuteur lui-même qui parle ainsi ; et je dois rappeler que l'expression •< siffler la linolle » signifiait alors donner des instructions à un conjuré, à un complice. Le duc d'Anjou ' avait également installé une volière dans la fenêtre de son cabinet ' .
Ceci, sans préjudice des cages luxueuses el des volières d'appartement. Dans \' Inteutaire du Mohilier de la couronne pour 1663, figurent de <.< grandes cages d'argent, avec quelques ornemens de vermeil doré ^ ». Les Affiches de Paris du 1.5 juin 170;3 offrent en vente « une très belle volière de fil de laiton, composée de trente-six cages propres à y mettre chaque oiseau séparément, et enrichie de plusieurs agrémens qui en auermentent la gentillesse ».
Certaines cages étaient ornées de diamants du Temple *> , d'autres garnies d'ambre et d'ivoire '. Le petit peuple savait se contenter à moins, car ce n'étaient pas seulement les grands seigneurs et les grandes dames qui recherchaient des hôtes ailés, « les tailleurs, les cordonniers, les ciseleurs, les brodeurs, les couturières, tons les métiers sédentaires tiennent toujours quelque animal enfermé dans une cage, comme pour leur
' De la sacristie.
* Cardinal de Uetz, Mémoires, avril 1C51, t. III, p. 304.
3 Fils du duc de Bourgogne.
* Voy. J. Guiffrey, Cotuples des bâiimeiis ilii ni . t. III, p. .536."
5 Tome I, p. 6.5.
6 Imitations de diamants. Voy. ei-dessus l'art Bijoutiers en faux.
■J Hervieu.x. Trnilr îles serins, p. 25.
GRILIAOKURS ~ GUENONS
faire partager l'ennui de leur propre esclavage * ».
L'article 22 des statuts accordés aux oiseliers en juillet 1697 autorise les maîtres de cette corporation à fabriquer des cages, et aussi à fondre le plomb r[ui entrait dans la confection (les petits abreuvoirs destinés aux oiseaux. Toutefois, les vanniers conservaient le droit de faire les cages en osier, et les épingliers celui de construire les grandes volières.
Les grillageurs sont aussi nommés càassissifirs, éjnnceleurs, épinceliers, treilliers, etc.
Grillotiers. Voy. Rôtisseurs.
Grimaciers. Variétés de paillasses. L'un d'eux, Dugazon, se vantait d'avoir trouvé quarante manières de remuer le nez, rien qu'en chantant un couplet de la belle Bourbonnaise, sa complainte de prédilection. Un autre grimacier du boulevard du Temple remuait de cinquante façons au moins son nez énorme. Il opérait en bas de soie, culotte de panne, habit de camelot brodé, et tout cela d'une ampleur destinée à prouver sa magnificence ; sur son nez reposaient d'immenses lunettes de carton -.
Yoy. Bateleurs.
Grinxbelins. Voy. Grimelins.
Grimelineurs. « Ceux qui exercent un petit commerce, et se contentent d'un très minime profit ».
Grimelins. Individus qui, sur les marchés de Sceaux et de Poissy, avançaient aux forains le prix des bestiaux que ceux-ci venaient vendre aux bouchers. Ce commerce fut déclaré usuraire par arrèl de 1694. On le réorganisa cependant au mois de janvier 1707 en créant cent offices de Trdsoriers de la bourse des marchés de Sceaux et de Poissy, et plus tard en instituant la Caisse de Poissy.
On trouve aussi Grimbelins.
Voy. "Vendeurs de bétail.
Grisette (Fabricants de). Voy. Ferrandiniers.
Grisons. Valets qui, au lieu de porter les couli'urs de leur maître, étaient habillés de gris pour ne pas être reconnus, et à qui l'on confiai! les missions secrètes.
Grommets. Voy. Gourmets.
Groom. Voy. Gourmets et Jockeys.
Grossiers. Les maîtres de plusieurs corporations, les épic'iers et les merciers entre autres, prenaii'ul ce titre pour affirmer leur droit de faire le commerce en gros. Mais le mol avait encore un autre sens. Il désignait, au sein d'une même c'onnnunauli'. les ouvriers voués aux
I S. M.-rciiT. r,il>lenii ifc IWis. I. \I1I, p. SSfi. - J.-H. (iouj'ii't, l'rrs'iiiiiiiiies rélèli:eii iliiiix tes rues P.irls, 1. 11, !.. 82.
travaux les plus durs ou ceux qui fabriquaient les objets les moins délicats : les chaudronniersgrossiers ne faisaient guère que des chaudrons, et les horlogers grossiers que des tourne-broches. Les maréchaux-feiTanIs se bornaient à ferrer et à soigner les chevaux, les luaréchaux-gro.ssiHrs forgeaient des socs de charrue, des contres, <les hoyaux, etc. Le ternie opposé était celui de Menuisier: les potiers d'étain-menuisiers avaient, dans la poterie et l'orfèvTerie, la spécialité des ouvTages les plus fins. Chez les cloutiers, le mol menuisii'r était remplacé par celui d'épinglier.
Groumets et Groumez. Voy. Gourmets.
Gruyers. Les grueries étaient des juridictions inférieures qui prononçaient en première instance sur les délits forestiers, et les gruyers étaient les officiers subalternes qui siégeaient dans ces tribunaux. Leurs fonctions furent nellemenl déterminées par l'ordonnance du 13 août 1669 '.
On les trouve aussi nommés garde-bois.
Voy. Capitaine des chasses.
Guainiers. Nom que la Taille de 1292 donne aux gainiers.
Guaisniers. Voy, Gainiers.
Guaiteurs. Voy. Guette du Louvre.
Guenons (Gouvernantes des). Au dixseptième siècle, on s'engoua à Paris des singes et surtout des guenons. Il y eut, à la cour une gouvernante des guenons de la chambre du roi*. Mazarin raffolait de ces bêtes; il tenait le Conseil dans sa chambre et y donnait des audiences tandis qu'on le rasait, qu'on l'habillait, qu'il jouait avec sa fauvette et son singe préféré '. Les Mazaritiades le lui reprochaient chaque matin, mais il ne s'en inquiétait guère, comme on sait. « Vous faisiez faire antichambre même à des cordons bleus, pendant que vous vous amusiez avec vos favoris et vos singes * ».
par votre petite calotte, Par votre tête un pou falote, Par les singes que vous aimez.
Qui sont comme vous parfumez.
.Ml.
2 *», sans jamais revenir '
Et encore ;
Que toutes ses niazarinettes, Ses singes et ses marionnettes Soient secouez quant et quant luy.
Donnez encor six tounlions Pour ses singes et ses niions.
Pauvre éminence débiffée "
' Kclit. .le 1069, p. 38.
- N'oy. ci-ilessons l'art. I,evr.'lles ilc la chaniLiv.
•' G.Niiu.lé, Maseiiriil, )i. 445 et 448. — Loménie île Brienne, Mémoires, t. ]l, p. 215.
* I.tllre à Monsieur le eiin/imil ^'I049\ p. 0,
'• .\llez-vous-en.
I'. /.e piisse-fiiir/ el l'mlien île Mnznri» (lf.40'. p. II.
" I,u berne m'i:nrine [10.'>I\ p. 5 .'1 0.
fil'KNOXS — GUET DMS MKTIMKS
Dans sa jjfazotlp du '24 aiiùl U)5(), Lorot raoDiilc que les Espagnols ayaiil ravag'ii de fond en comble le château de Madame de Longueval. celle-ci en rentrant chez elle se pi'éoc( iipn surtout du sort qu'avait sulii sa guenon :
Or, la (lame rstaiit roluurnéo
Dt'dans sa iiiaizun ruinée,
Elle s'ijcria : « Ma ffuenon !
1, 'ont-ils tuée '! » On lui dit ; c Non,
liA voilà qui vous t'ait la inouf ».
M G ciel ! (lit-elle, jr to loui'
D'avoir [irézorvé di- tout mal
Ce pauvri' petit animal ».
Elle la baize, elle l'accolle,
Elle fait tout à fait la folle.
Et, vovanl la besto en santé,
Recommença, par piété.
De louer la bonté céleste.
Et se soucia peu du reste.
La guenon de M™* de Guébriant était
Dans tout Paris si renommée Par ses gestes et faits divers.
que Loret mentionna en termes émus sou décès et les pleurs qu'il avait causés '. Vingt ans plus lard, des vaisseaux, arrivant do Madagascar, apportèrent deux cent soixante singes et guenons «loiit les Parisiens se disputèrent la possession *. Les preuves de l'attachement que ces animaux savaient inspirer aux plus émiuents seigneurs et aux plus grandes dames alioiulent dans les
journaux comme dans les mémoires du temps •'.
Guérisseurs de la rage. Vov. Châtreurs.
Guernetiers. Vov. G-renetiers.
Guesdrons ou Teinturiers en bleu,
ou\Tiers qui travaillaienl la guesde, le pastel, (le nom était employé surtout dans les nianulactures lie Rouen.
On trouve aussi puslel/iers.
Guesniers. \ Hv. Gainiers.
Guet des métiers, guet bourgeois ou
guet assis. Au treizième siècle, la giirde de la ville était assurée par le ffuet royal et par le guet dit des métiers, bourgeois ou assis. Le guet royal, soldé par le souverain, comprenait vingt sergents à chevalet quarante hommes à pied. Tous, placés sous les ordres d'un officier nommé le chetalier du guet, faisaient de fréquentes patrouilles pendant la nuit *.
Le guet des métiers était fourni, sauf les exceptions dont je parlerai tout à l'heure, par les commerçants établis. Les maîtres [patrons] v étaient seuls astreints, les valets [ou\Tiers] et les apprentis en étaient dispensés. Dans la suite, on permit à un maître de se faire remplacer par un
I N" du 19 juin 1655.
- Lettre île Chaulieu à la iluchesse Je Bouillon, dans les Œttrres. t. 1, p. 75.
■• Vov. entre autres, le Mercure rie France, n» de juin 1723 et pa.ssim, et les Mémoires tte la baronne trOberkirch, t. 1. p. 204.
' ^'oy. l'ordonnance de décembre 12ôt.
valet. Les bourgeois non marchands en étaient exempts.
Le guet comprenait alors soixante hommes environ par nuit, et le tour de chacun d'eux reveiuiit à peu près toutes les trois semaines. .V l'iieure du couvre-feu, ils se rendaient au Châtolet, oit les clercs du, guet ', après avoir fait l'appel, les répartissaient en huit postes, qu'ils quittaient seulement en cas d'alarme. (À's postes étaient situés :
2 au grand Châtelel.
1 dans la cour du Palais.
l près de l'église de la Madeleine, dans la Cité.
1 à la place aux Chats ^.
1 à la fontaine des Innocents.
1 sous les piliers de la place de Grève.
I à la porte Bandoyer.
Le service finis.sait au petit jour •>.
On était astreint au service du guet jusqu'à soixante ans, mais l'autorité admettait ciiu[ causes d'exemption, savoir :
1° Quand le convoqué était infirme ou malade.
2° Quanil sa femme était en couches, « cil ans quex leur famés gisent d'enfant, tant come elles gisent ».
3° Quand il s'était fait saigner *.
4° Quand il se trouvait hors de la ville au moment de la convocation ; mais il devait avoir prévenu de son absence.
5" Quand il venait de s'établir. En général la dispenseétait valable pour un au et un jour après l'admission à la maîtrise ^.
Plusieurs métiers étaient dispensés de ce service. Celaient, en général, ceux que leur spécialité mettait plus directement en rapport avec le clergé et la noblesse. Les chapeliers de paon écrivent, par exemple, dans leurs statuts qu'ils sont exempts du guet <;< pour la reson de ce que leur mestier n'apartient fors que as églises, aus chevaliers et aus haus homes *.
Les tapissiers sarrazinois emploient presque les mêmes expressions : « Car leur mestier n'apartient que aus yglises et aus gentis homes, et aus hauz liomes, comme au Roy et à contes " ».
Les haubergiers disent, de leur côté : ■,< Quar li mestiers est pour servir clievaliers, escuiers et sergens, et pour garnir chastiaux ' ».
Les archers [faiseurs d'arcs] s'expriment exactement de même ".
« Le mestier fu establi pour servir les genliuz houmes ». disent les chapeliers de fleurs '".
t Vov. cet article.
5 Devenue rue delà Limace, puis .supprimée on 1854. Elle finissait i^uedes Bourdonnais.
•* Vov. ci-dessous l'art. Guette du Lo\ivre. ' Vov. ci-dessous l'art. Phlébotomistes.
3 Voy. le Litre des métiers, titres VIII, XV. XVII, LXXVI et passim.
6 Voy. le Litre des métiers, titre XCIII. ' Voy. le Litre des métiers, titre LI.
' \ oy. le Litre des métiers, titre XX\"I. ' \'oy. le Litre des métiers, titre XC\ III. '* \'oy. le Litre des métiers, titre XC.
GUET DES METIERS — GUIMi'IERS
Nous servons « les riches liommes et les haus hommes », disent les l)arilliers *.
Les tailleurs n'étaient pas dispensés du guet, mais ils eussent dû l'être, affirment-ils, « pour ce qu'il ccjnvient que il taillent et cousent les robes aus haus houmes, aussi bien par nuit comme par jour » ; en effet, ils étaient souvent obligées de fournir, du jour au lendemain, les commandes pressées des grands seigneurs -.
Quelques métiers arrivèrent à se racheter, au mo^'en de redevances soit en argent, soit en nature. Les cordonniers déclarent que la reine Blanche, mère de saint Louis, « à qui Diex face merci >s les avait autorisés à se faire remplacer par un de leurs ou\Tiers ou à paver une amende de douze deniers ^. Les drapiers obtinrent aussi de ne pas acquitter le service en personne. Charpie fois qu'ils étaient convoqués, ils pavaient vingt sous au roi : « vingt sous de parisis au Roy toutes les nuiz que leur gais siet ><. Ils envoyaient, en outre, soixante hommes à leur frais pour la garde *. Les esqueliers [écuelliers] avaient été exemptés du guet, à la condition de fournir chaque année sept auges de deux pieds de long destinées au « celier » royal ^.
Pour une raison ou pour une autre, plusieurs métiers avaient fini, au quatorzième siècle, par obtenir une exemption complète et gratuite. De la liste qui en a été publiée * j'extrais les noms suivants :
Graveurs de sceaux. Monnayeurs.
Libraires. Vanniers.
Parcheminiers. Orfèvres.
Enlumineurs. Eluveurs.
Ecrivains. Apothicaires,
dattiers. etc., etc.
Verriers.
Le service duguetfutreorgaui.se au quinzième siècle, et l'ordonnance de juin 1467 ' en vint même à militariser à peu près tous les métiers, à en faire une véritable milice urbaine, ([ui supprimée, rétablie, modifiée, devint garde nationale le 13 juillet 1789. Pendant longtemps elle eut pour chefs les quartiniers, cinquanteniers et dizainiers. Mais, au seizième siècle, chaque régiment obéit à un colonel, chaque bataillon à un capitaine, à des lieutenants, enseignes, sergents et caporaux. Le colonel était élu par les capitaines, les lieutenants et des soldats délégués. Les bourgeois , de quelque condition qu'ils fussent, même les officiers des maisons royales, ne pouvaient se soustraire au service *.
\'iry. Axbalétiers. — Clercs du guet.
— Quartiniers, elc
' \oy. ]•• /.ivre îles mr/iers, titre XIA'I.
* Voy. Il' Litre lies iiMiers, tiln- LVI.
3 \oy. le /yiTre îles mëliers, titrr I,XXXI\ .
* ^'(-|y. le Litre îles métiers, lilrt' L.
5 \ oy. If Litre lies métiers^ litre XLIX. •î Dans Dopping-, fhilimnnnees relatives aux me'liers, p. 42,").
' Vuy- l'article Kannièivs l'Onlonnance desl.
* Le Huux (le Liney, //istiirr île l'hôlel île tille, p. 199 et suiv.
Guêtres (Faiseurs de). Titre qui appartenait à la corpcjration des boursiers. En 1777, le « guêtrier ordinaire du Roi » se nommait Robert, et demeurait rue Dauphine '.
Guette du Louvre. l'Etat de la France pour IT.'iO, qui fournit la liste du personnel attaché alors au palais du Louvre, y fait figurer un sieur René Péan, ainsi qualifié : « garde et guette de la tour et île l'horloge * ». L'emploi datait de loin. D'ab(jrd. le mot guette désigna la plaie-forme la plus élevée d'un château, celle oîi veillait le guetteur. En outre, dès le treizième siècle, la garde nationale existait sous le nom de i/uel hrmrgeniis ou guet des me'liers et à part i-erlaines exceptions •', tous les coramer^anls établis en faisaient partie. Soixante hommes environ étaient convoqués pour chaque nuit. A riieure du couvre-feu, ils se rendaient au (ihàlelet. ou le clerc du guel les partageait entre huit postes établis dans les divers quartiers de Paris. Le lendemain au petit jour, le cor du guet sonnait du faite de Tune des tours du Chàtelel, et ce signal appelé ^wW/i? cornée rendait la liberté aux bourgeois qui avaient passé la nuit '. Le tour de garde de chacun d'eux revenait à peu près toutes les trois semaines.
Guetteurs. Voy. Guette du Louvre et Télégraphistes .
Gueux et Geux. Nom qu'Olivier de la Marche donne au queu ou premier cuisinier de Charles le Téméraire. « Et doit le geux eu sa cuisine commander, ordonner et estre obéy ; et doit avoir une chaière entre le buffet et la cheminée pour seoir et soy reposer si besoing est. Et doit estre assise icelle chaière en tel lieu qu'il puist veoir et congnoistre tout ce que l'on fait en ladicte cuisine. Et doit avoir en sa main une grande louche de bois, qui luy sert à deux fins, l'une pour essayer polaige et brouet, et l'autre pour chasser les enfans hors de la cuisine ^ >..
Voy. Cuisiniers et Traiteurs.
Gueyniers. Nom que Y ordonnance des Batinières (1467} donne aux gainiers ".
Guichetiers. Voy. G-eôliers.
Guides. W<\. Capitaines des guides.
— Ciceroni. — Oiirs (Meneurs d').
Guimbeletiers. Faiseurs de guimbelets, c'est-à-dire de vrilles, de forets, etc. Voy. Vrilliers.
Guimpiers. Ce nom représente une industrie d'abord exclusivement lyonnaise. Vers 1672,
' Ahnaniich Dauphin.
! Tome l,p. n-i.
I Voy. G. Depping, OriloHHaHces relalires nm m/liers, p. 42.i.
* Litre lies mëliers, litre I.XXVI, art. .'IS. et pnssim. •"' Kstiit lie lu m'iisDH lie Charles le Hnrtti, ôilit. tto I(îl«i,
p. G8ti ; éilit. Mieliaiiil. p. .".«2.
* \o\. ci-dessus l'art. Ifanuièn^s [Onlonnancr îles).
GUIMl'lKKS — GYROMANCIK.NS
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M'pl iiiivriers de ce niélier viiiroiil s't-liililir ù Paris ; ils se (lisaient « inarcliands et ouvriers en soye, toile et g'aze de soye. Kl, laine et autres ouvrai^is ù jours, plains et nieslanjjoz >>. Ils demandèrent » èlre érip's eu niailrise. ce qui leur lut accorde au mois de mais 1(>7:{.
,1c [jcrds ensuite la trace de cette corporation, (pii se fondit sans iloutc dans celle des tissuliiM-sl'uliaiiicrs.
Guimpliers. Ouvriers en i^uimples. La jfuimple était « une pièce de lino^e iin dont on s'enveloppait le chef, le cou. le haut des épaules, el dont on laissait retomlier un lioul le loii}^ du bras ofauche ' ». On dit plus lard quiitipe.
Guinguettiers. tieux qui tiennent une o;nino;iietle. Les o-uinj^uelles sont des <s cabarets établis un peu au-ilessus des différentes barrières des entrées de Paris. Les fêles et dimanches, ils sont remplis d'une multitude innondirabb^ de ffens de toutes espèces el surtout d'artisans, {i^ens de métiers et gaofiu'-deniers. ((ui y vont ])our s'y délasser des fatigues de la semaine. Dans le nombre de ces cabarets, il en est quelques-uns plus honnêtes, où les bourgeois, nmrciiands et gens un peu aisés ne répugnent point il'aller avec leurs familles -. »
L'ordonnance de police du 26 juillet 1777, interdit aux ijuiniruettiers d" v^ avoir des violons et teiur des assemblées de danse chez eux les joui-s ouvriers, si ce n'est en t^as de noces ». Même ilans ce cas, ils devront demander une autorisation spéciale, et les violons se retireront à mininl •''.
Avant que les fermiers généraux eussent élevé leur nouvelle enceinte 1786-88i. les guinguettes du nord de Paris étaient situées à la (lourtille, à Meialmonlanl. à la Nouvelle-Fraïu'e, aux Porcherons. à la Pologne *. Celles du nddi, à la Maison-Blanche, à la Glacière, au Petit-Montrouge. il Vaugirard. Près de la Seine, on citait surtout les guinguettes du (iros-Caillou. de la (irenouillère ', du Port-à-rAnglais ^ et de Bercj-.
Le DiclioH/iaire du commerce deSaL\a.ry, publié
' (^uielierat, Histoirulu rosliime. y. 114. A. .Jal, Oirtionnaire critir/ue, p. 132-
\'ov. aussi
- Hurtauil et Magnv, JJic/ioniiaire i/e /',irix (1779),
III, p. lyt<.