telier
î ^'oy. le Biillel'm île /ii, sorié/é i/e l'histoire de Paris, année 1885, p. 166.
3 Toutes ces formes sont représentées dans la bcllo collection d(î montres qu'a réunie M. Paul Garnior.
* ^'oy. le Catalogue de la cotleclion A'ol/i/io/f, p. 111 et suiv.
6 J. Ale.xaudre, Traité général des horloges, y. 239.
7 mars 1721. Beaumarchais naquit donc cath(jlique d'un père protestant rentré dans le giron de l'Église ' .
En dehors de ses apprentis, chaque maître pouvait avoir un alloue, engagé pour le temps et aux conditions stipulés entre les parties.
L'n compagnon n'était admis à changer de maître qu'avec le consentement de celui qui l'employai!. S'il abandonnait l'atelier, il devait s(jrlirde Paris, et n'y rentrer que trois mois après.
Les jeunes gens ayant fait leur apprentissage à Paris pouvaient seuls aspirer k la maîtrise.
Nul ne doit être reçu maître qu'après avoir parfait le c^<;/-(f«?!<fr<?. La nAinreAyx chef-tTeeuvre est déterminée par les jurés assistés des anciens ; le moins compliqué qu'ils peuvent ordonner est « une horloge à réveil-rnatin ». On entendait par horloge à réveil-matin une montre sonnant l'heure, la demie, et ayant en outre un réveil *.
Les maîtres ne doivent employer aucun ouvrier travaillant dans les lieux privilégiés ', à moins que ces ouvriers n'aient été reçus maîtres horlogers de Paris.
La veuve d'un maître est autorisée à continuer le commerce de son mari, mais elle ne saurait avoir d'apprenti.
Les maîtres « feront dire et célébrer une messe tous les prenuers dimanches du mois, pour prier Dieu pour la prospérité du Roy, de la Royne et de Messieurs les Princes de leur bon (Conseil ».
L'Italie et la Hollande se partagent la gloire de la grande découverte qui créa l'horlogerie moderne. C'est à Pise, en 1583, que Galilée conçut la première idée du pendule ; c'est en 1657 que Christian Huygens. savant mathématicien de La Haye, présenta aux Etats généraux de Hollande la première pendule qui ait été construite. Un de ses compatriotes, nommé Fromentil, transporta, peu d'années après, celle invention en Angleterre *, d'oii, perfectionnée par la découverte des propriétés de la cycloïde, elle arriva en France. On posséda, dès lors, sous le nom de pendule, une horloge à peu près parfaite, aussi parfaite que peut l'être une œu\Te humaine.
Les Martinot et les Bidaidt furent les chefs de deux dynasties d'horlogers qui, pendant un siècle et demi, occupèrent dans les gideries du Louvre les logements réservés par le roi aux plus habiles artistes de Paris. Un des Martinot, attaché à la religion réformée, quitta la France après la révocation de l'édit de ÎS^antes, et fonda à Londres \me maison qui devint célèbre. En 1712, Louis XI\' avait pour horlogers Louis- Henry Martinot, Augustin-François Bidault et Jérôme Martinot : ils servaient par quartier, recevaient 395 livres de gages, dînaient au château à la table des valets de chambre, et
t Voy. L. do Loménio, /ieaiimareiais et son temps, I. I, p. 21 oî .suiv.
* Claude Haillard, Extraits des principaux articles des statuts des maiires horlogers de Pans, 1752, in-4°, p. 115.
•■ Voy. ce mot.
* Les premières pendules qu'on y ait vues datent do 1602. Voy. Derliam, Traité d'horlogerie, p. 171.
IKUn.oOMHS — HORTICULTEURS
cuiraient chez le roi avec les premiers {'■enlilshimimes (le la cliaiiiliri'. Chaque matin, pendant (pi'oti habillait le mi, 1 "hdilufjfer de service renidiilail et niellait à l'heure la incuilre qu'allait pnrier le souverain '.
Les -JtJjuillet 1707 el 23 octobre 1717, les sliiluls (les ]iorloj;i rs avaient rei^u quelques uioditicalions sans inq)orlance ; ils furent renouvelés par lettres patentes du 30 mars 1719. Leur principal objet est de régler les droits à paver pour i'enre};islren\ent des brevets d'apprenlissae^e et pour la léceplion à la niatlrise. lilles insistent aussi sur la nécessité du chffifceufre, qui doit être exigé de tous les aspirants, même des fils de maîlre, et qui consistera désormais à exécuter ■< une horlosre à réveil ou répétition ». On espérait ainsi relever la fabricalion française, que la révocation de l'édit de Nantes avait ruinée *.
Vers 1718. un savant industriel anglais, ncuniné Henri Sullv, était venu proposer au Hégent d'cu'ganiser chez nous une école dhorhigerie. Le due d'Orléans lui ayant promis son appui. .Sullv se rendit à Londres, clioisil une ciiiquaiilaine de bons ouvriers, pava leurs dettes el les amena à \'ersailles. Ils furent iiislallés rue de l'Orangerie, dans un grand liôlel qui porte aujourd'hui les numéros 14 et 16 ^. Law, alors à l'apogée de sa faveur, prit l'établissement sous son [)alronage ; Sully y fut logé, il y eut « un maîlre d'hôtel, des domesliques, une chaise roulante, etc. * >. Dès le mois de janvier 1719, Law [irésentail au Hégenl la première montre sortie de la nouvelle iiianuraclure, dont le succès semblait assuré. Elle ne survécut cependant pas aux désastres qui suivirent la cliule de Law. Sully, abandonné par son prolocteur, céda au\ instances de l'ambassadeur d'Angleterre ; il retourna à Londres avec ses ouvTiers, et dans une pièce publiée vers 1750, je lis encore cette phrase : « Un cocher de fiacre ne porteroit pas une montre qu'elle ne fût angloise ^ ».
Les horlogers étaient alors divisés en trois classes : les horlogfrs-grnssiers, ([ui fabriquaient les ou\Tages les moins délicats, tels que tournebroches, grandes horloges d'église, carillons, etc. ; les horlogers-penduliers, et les horlogersmenuisiers; ces derniers, les plus habiles de la corporation, avaient la spécialité des montres, des pendules à équation, etc.
\ers la fin du dix-huitième siècle, le nombre des maîtres était de 180 environ. Comme la plupart des corporations appelées à travailler les métaux, celle des horlogers avait pour patron saint Eloi.
' Trabouillot, État île la France iiuiir 1712, I. I p. 181 ot 270.
* Voy. ci-dessus l'art. Édit de Xanles.
•' J.-A. Leroy, Histoire des rues île Versailles, p. 489.
* H. Sullv, 'Règle artificielle du temps, édit. de 1737, p. 390.
!> Voy. Éd. Foumier, Variéte's hislariques , t. II, p. 54. — Des lettres patentes datées de Vei-sailles, 17 j.mvier 1787, ordonnèrent la création d'une manufacture rovale d'horlogerie à Paris. V. Isambert, Anciennes lois fran- [aises, t. XXVIII, p. 313.
Pendant tout le dix-huitièrae siècle, les élégants et les grandes dames porl<iieiit deux monlres; souvent, l'une était en argent, et l'autre en or '. Au commencement du siècle, on pouvait se donner des airs de pelil-maitre il peu de frais, en étalant sur le gilet le cordon ou la chaîne retenus dans les goussets par un objet quelcon([ue -. On dut ensuite exhiber les deux monlres qui, ornées de bruyantes breloques ', pendaient à découvert ù droite el à gauche, sur le devant de la culotte ou de lu jupe*. Cette mode, précieuse pour les voleurs, fut de longue durée. On en vint pourtant à n'avoir qu'une montre et (i la mettre dans la poche ; mais les premières femmes qui se montrèrent si sages « scandalisèrent aiiUint que si elles eussent fait une indécence » : c'est madame de (Jenlis ^ qui le dit.
Au mariage des princesses, on voyait toujours figurer dans la corbeille un grand nombre de montres. La mariée n'en conservait que quelquesunes, et oflrait les autres à son entourage. Il y avait cinquante et une montres dans la corbeille de Marie-Anloinelte ".
Les horlogers de Paris avaient [)ris pour armoiries : J)'ii:ur, à luie pfudu/e d'or, accostée de deux montres (Fargent marqtte'es de sable, armoiries qui sont ordinairement accompagnées il'une devise un peu prétentieuse : Solis mendaces arguit haras. C'était sans doute là une fière réponse à la phrase de Virgile :
Solr'ui quis iHoere falsuni
.Vudeat ■? ^
Mais rhonneur d'avoir découvert les irrégularités de la marche supposée du soleil n'apparlient pas aux horlogers : l'astronome Hipparque les avait constatées un siècle avant la naissance de Virgile. La vérité est que, en les supposant ignorées, elles eussent été révélées le jour ou Huygens eut l'idée d'appliquer le pendule à la marche des horloeres.
Je trouve les horlogers nommés orlaugeurs au quatorzième siècle ; orlogeurs au quinzième siècle ; composeurs d'oreloges au seizième siècle ; horhigenrs au dix-septième siècle; etc., etc.
J'ai donné ci-dessus page 13 la formule d'un contrat d'allouage, et page 30 la formule d'un contrat d'appreirtis.sage concernant la corporation des horlogers. *
Voy. Heiires.
Horlog-eurs. Voy. Horlogers.
Horticulteurs. Ce mot ne figure pas encore, en 1814, dans le Dictionnaire de V Académie. L'édition de 1835 l'accueille enfin *, et le
' Lettres de lu princesse Palatine, 7 juillet 1718 et 20 mars 1721.
- .Ve'moires secrets, 12 janvier 1780, t. XV, p. 17.
■• S. Mercier, Tableau de Paris, t. X, p. 233.
* Voy. Reisel, Litre-journal de M<"' Elnffe, t. I, p. 369.
•^ Dictionnaire des étiquettes de ta cour, t. I, p. 402.
6 Description et relation de tout ce qui s'est passe'. . . . Biblioth. Mazarine, manuscrit coté 2937.
'' (lèorgiques, lib. I, ver. 463.
« Tome I, p. 902.
HORTICULTEURS — HOTTEUSES
définil ainsi : « Celui qui s'occupe de perfectionnor la culture des jardins ».
Hortillonneurs. Hortillons. Hortolains. Hortolans. V(iy. Maraîchers.
Hostelains. Hostelenchs '. Hoste leurs. Hosteliers. Vov. Hôteliers.
Hostiers.
teurs.
Yoy. Concierges <■! Hot-
Hostriciers. Officiers de vénerie qui avaient soin des autours -.
Hôtel-Dieu (Maîtres de l'). Les garçons chirurgiens, les garçons apothicaires, les ouvriers hoiilangers, serruriers, charpentiers, maçons, etc. qui servaient ou travaillaient dans l'Hôtel- Dieu obtenaient, après un certain temps (six ans en général), la maîtrise gratuitement et sans chei'-d'œuvre ■'.
Hôteliers. L'hôtellerie est antérieure à l'auberge. La Taille de 1202 mentionne 24 osteliers et hosteliers.
L'ordonnance du 29 novembre 1407 enjoint aux hôteliers de faire savoir chaque jour au prévôt de Paris le nom des gens qu'ils logeront * . Celle du 11 mars 1498 charge les officiers publics de taxer les vivres, vêtements, fourrages, elc. qui seront fournis aux voyageurs dans les hôtelleries •"'. Celle de janvier 1560 défend à toutes personnes de loger plus d'une nuit « des gens sans aveu ou inconnus », et exige qu'ils soient dès le lendemain « dénoncés à justice ''. L'ordonnance de mars 1577 fait mieux ; elle statue que désormais, nul ne pourra « tenir hostellerie, cabaret ou taverne, sans avoir pris lettres de permission ». Chaque maison de ce genre devra être pourvue d'une enseigne portant ces mots : Hostellerie. cahuret un taverne, j)ar permission du roi '.
On trouve dans VEtat mi tableau de lu rille de Paris, publié * en 1760 la liste, par quartiers, des hostels et chambres garnies, indiquant pour chacun son enseigne, le nom du propriétaire, le prix du logement et des repas. Dans les plus humbles, le repas coûte de quatre à six sous ; dans les plus riches, où le logement varie de quinze à cent cinquante li\Tes par mois, aucun repas ne dépasse quarante sous '. Dix-sept ans plus tard, les prix n'ont guère augmenté. Je copie les mentions suivantes dans YAlnianarh Dauphin pour 1777 :
Hôtel DU Boui.oi, rue du Bouloi. Logcineiil
1 Froissart.
3 \oy Ducîiiif;'»', (tlijxsalre^ au mut Itiishwrlii.'i. 't ^'(lv. AUrlz, Ti.litefiit f!e i liiimnmlt' et île Iti Inenfni. satire, ]>. H.
* Ori/iutiiniires l'ol/iites, l. IX, p. 261.
5 ls,Tinh(.'rt. .iiieiennes tfn's ffti/tçnises, t. XI, ]i. .*i70.
6 Isanibert, .iiieiemies lots françaises, t. Xl\", p. 88. "' Kuiilanon, Kiilts et or'/ott/tatiees, t. I, p. 3r>2.
8 Piir Jozc, iivooHl au Parlcnionl et ci'iisi'iir loval. La priMiiicTc édition est ili~ ITTiT.
9 P.ircs 31 et suiv.
de 24 a 150 livres, avec écuries et remises. Tables d'hôt« à 40 sols.
Hôtel de C.vrign.vn. rue des Vieilles-Étuves. Logement de 30 à 100 liv. par mois. Table d'hôte à 30 sols. Il y a carrosses de remise dans l'hôtel.
Hôtel du Chariot d'or, rue du Faubourg .Saiiil-.\iitoine. Logement de 8 à 10 sols par nuit. Repas de 16 à 20 sols. Chevaux, pour le jour 2 sols et la nuit 4 sols par attache.
Hôtel de la Plâtrière, rue Plâtrière, vis-àvis de la grande poste. Logement de 30 à 500 liv. par mois, avec jardin, écuries et remises. Table d'hôte il 30 sols. Il y séjourne fréquemment des négocians de Lyon et seigneurs étrangers.
Hôtel de la Reine, rue du Boidoi. Logement de 30 à 100 liv. Table d'hôte à 36 sols.
11 y a perruquier dans l'hôtel.
Hôtel du Saint-Esprit, rue de Tournon.
Logement de 12 ù 60 liv. par mois. Repas de
12 à 30 sous.
Hôtel de Saint-Louis, rue des Petits-Augustins. Logement de 18 à 100 liv. Table d'hôte à 35 sols par repas.
Gr.\nd hôtel de Notre-Dame, rue du Jardinet. Logement de 90 ù 300 livres. Repas à 35 sols à table d'hôte, 40 sols en partictdier.
Hôtel de Bourbon, rue de Grenelle-Saint- Honoré. Logement de 24 à 150 liv. par mois, avec table d'hôte à 40 sols.
Le règlement du 26 juillet 1777, renouvelé le 6 novembre 1778 *, veut que tout logeur tienne deux registres, cotés et paraphés par le commissaire de leur quartier, où ils « écriront de suite et sans aucun blanc, les noms, surnoms, pays, qualités et profession » de leurs locataires.
Les cabaretiers, les taverniers, les traiteurs, les baigneurs, les courtiers en vins, elc. pouvaient tenir hôtel et chambres garnies. Les plus grands seigneurs avaient l'iiabitude de louer, dans leur hôtel, des chambres meublées, ou même l'hôtel tout entier, quand ils s'absentaient pour quelqiu' temps -.
J'ai trouvé les hôteliers nommés : aubergistes, hostelains, ho.stelenchs, hnsleleurs, hosteliers, ostelains, osle/iers. l'tc. etc.
Vov. Chambres garnies. — Servantes. — Valets d'auberge, elc.
Hotiers. Voy. Hotteurs.
Hotteurs. Porteurs de hotte. Les hottes du moyen âge (bli'eraient fort peu de celles dont on se sert encore aujourd'hui dans nos campagnes et qui n'ont pas de dossier •'.
On trouve hotiers, hostiers, houstiers, hottiei-s, etc., etc.
Hotteuses. On nommait plus spécialement ainsi les l'ciunies qui, munies d'une hotte, trans-
I Isamlicit, t. XXV. p. 70 ol 449.
- lietal'ttms lies attibassai'eHfs rênitiens. I. II. p. (ïrtO. '' \ oy. \'ioIli'l-lrI)u(', Dieliommire du mtibilier, t. II, p. ÔIO.
HOTTEUSES — HUILIERS
porlaienl chez la l)lanclusseuse le lingue que celleci venait de laver a la rivière.
Hottiers. Vov. flotteurs.
Houille iCoMMERCE de i^\). Vov. Charbon de terre.
Houilleurs. OiUTiei-s emplovés dans les iiiiiii's di' liciiiilli's. On les iiommiùl ntissi Aoitilleux.
Houliers. Ce mot désignait des débauchés, des fjeiis de mauvaise vie '. Mais ce n'est pas à ce titre qu'ils peuvent (ij^urer dans la Tuille (h iâ92, qui en cite cinq. Il est possible que l'on ail désigné ainsi des honunesqui faisaient métier de favoriser la prostitution dans les lieux que l'autorité lui avaient assignés.
Houlseurs. \ o\ . Ramoneurs.
Houppiers. Ouvriers qui houppent ou peignent la laine, c'est-ù-dire la lavent, la cardent, la dégraissent, etc. Ce niol était svirtout en usase dans les manufactures du Nord, à .\nuens, à Abbeville, etc. -
Hourdeurs. Ouvriers maisons qui avaient la spécialité des constructions grossières où entrent surtout du plâtre, du mortier, de la terre, de la paille, de l'argile.
On les appelle aussi pltiqueurs en argile, terrasseurs, etc.
Housseurs >t Housseux. \'ov. Ramoneurs.
Houstiers. \ ov. Hotteurs.
Huchers. \ oy. Huchiers.
Huchiers. Ils fabriquaient les lourds meubles dont la vogue se soutint si longtemps, huches, armoires, bancs, buffets, etc. Ils sont, avec les lambrisseurs et les huissiers, les ancêtres de nos menuisiers.
Au treizième siècle, ils appartenaient à la communauté des charpentiers et obéissaient à des statuts communs aux deux corps d'état. Ceux qui leur fiu-ent accordés en 1290 ' contiennent les noms de vingt-cinq maîtres qualifiés « huchers, feseurs d'uis et de feneslres ». ce qui prouve que déjà les huissiers et les lambrisseurs leur étaient réuni>.
.\ cette date, ils allaient souvent par les rues, offrant leurs senices aux ménagères :
Huctie et le banc sai bien référé, Je sai moult bien que le sai fëre,
leur fait dire Guillaume de la Ville Neuve dans ses Crieries de Paris.
Le Lirtre des me'tiers les nomme huchiers et httichiers * ; les statuts de 1290 huchers ; la Taille de 1292, huchiers; l'ordonn. de janvier 1351,
' \ oy. Ducango, au mot hulliirii.
* Savarv, t. II, p. 301.
•• Dans (ï. D»'f>ping,/Woii/i. reUftcfsaux mefUrs^p. 373.
* Lien lies métiers, titn; XL^ II.
charpentiers de huches *, et l'ordonn. des Bannières, huchers (1467). C'est vers ce nu)uu'nt ([u'ils prirent le nom de menuisiei-s.
Ou les trouve aussi nommés archiers -.
Huèses du roi, ou Ilm'ses le roi, comme on disait eiu'ore au treizième siècle. Les huèses ou lieuses étaient une sorte de bottines qu'on trouve mentionnées sous le nom de hnsa ou osa dès le règne de Louis le Débonnaire. Mais ce terme est employé ici d'une manière générique pour désigner les chaussures du roi, ([n'étaient tenus de lui fournir les métiers qui travaillaient le cuir.
On voit, dans le Livre des métiers, qu'au treizième siècle, cette redevance eu nature était déjà convertie en une indemnité annuelle. Les cordonniers déclarent qu'ils « doivent au Roy XXXII s. pour unes huèses, les quieux ils doivent poier touz les anz en la semainne penneuse ' ». Leurs statuts du 19 juillet 1353 * reproduisent presque textuellement cette phrase. Les savelonniere ', les selliers ^ et les lormiers ■" reconnaissent qu'ils participent à cet impôt *.
Vov. Concessions de métiers.
Huichiers. Vov. Huchiers.
Huiliers. Ils soumirent, vei-s 1208, leurs statuts à l'homologation du prévôt Etienne Boileau '. On y voit nientioimées les huiles d'amandes, d'olives, de noix, de chènevis et de pavots.
La Taille de 1392 cite 43 uiliers : on n'en trouve que 31 dans celle de 1300.
De nouveaux statuts , datés de novembre 1464 '", accordent aux huiliers la garde et la visite des mesures de cuivre pour les huiles ; ils devaient uuu'quer d'une fleur de lys celles qui étaient reconnues exactes. Aussi, en dehors des quatre jurés qui administraient la communauté, en nommait-on quatre autres qui prenaient le titre de jures huiliers gardes du coin et de V étalon rayai.
Les huiles se mesuraient à la somme et à la quarte. La somme contenait vingt-huit quartes, et se divisait eu demi-somme représentant quatorze quartes, et en quart de somme représentant sept quartes.
Au dix-septième siècle, les huiliers furent réunis à la corporation des chandeliers ; mais, diu-ant le siècle suivant, le commerce des huiles se concentra presque exclusivement entre les mains des épiciers.
L'ordonnance de janvier 1351 écrit huilliers.
• .\rticle 245.
- ^ov. B. Prost, Inteiitaires moiiliers, t. I, p. 341 et 473."
•• La semaine sainte. — Licre îles méllers, titre LXXXIV, art. 13.
* Orilonn. roynies, t. XV, p. 661).
5 Livre lies métiers, litre LXXXV, art. 6. li Livre lies métiers, titre LXXVIII, art. 40. ' Livre lies métiers, titre LXXXII. art. 9.
8 \'ov. Diicange, ou mot osn.
9 TitVe lAllI.
1" Dans les Onlonn. royales, t. X\'I, p. 274.