INSPECTEURS
Par exemple, la façon de les porter soulevait (le graves controverses. Les uns voulaient qu'ils fussent comme de nos jours, « tirés tout droit », ainsi (jue l'on s'efforçait de disposer les anciennes chausses; les autres tenaient qu'ils faisaient iiien meilleur effet lorS(C[u'ils « estoient plicés sur le gras de la jambe », procédé préféré par Montaigne *. Les partisans du premier système l'emportèrent, mais ce ne fut pas sans liitte -.
I>es lias faljri(]ués de l'autre côté de la Manche étaient les plus estimés. (J'est au moins ce qui ressort d'une phrase extraite des Loix (h la galanterie, pièce curieuse publiée en 1644. Le gouvernement protégeait de son mieux les produits français ; il frappait de droits énormes les importations, et pour restreindre autant que possilile la fraude, les bas étrangers n'étiiient a<lmis en France que par les ports de Calais et de Saint- Valerv.
Pendant l'hiver, les raffinés et les frileux en mettaient plusieurs paires les unes sur les autres. Les appartements étaient si vastes, les procédés de chauffage si imparfaits que l'on devait se couvrir beaucoup plus qu'aujourd'hui. Montaigne a soin de nous informer qu'il ne chaussait en toute saison qu' << un bas de soye tout simple '* >■. Maison ne l'imitait guère. Malherbe, par exemple, portail jusqu'à quatorze chemises et douze paires de bas superposées *.
L'usage des bas de coton, dits d'abord bus de Barbarie, des bas blancs et des bas chinés ne se généralisa guère avant le dix-huitième siècle. Le Mercure de France, alors moniteur de la mode, disait en 1730 ^ : « Les dames portent beaucoup de bas de fil de coton dont les coins sont brodez en laine de couleur. Les bas de soje sont brodez en or ou en argent. Les bas blancs ont mis les souliers blancs à la mode ». Au moment de la Révolution, l'on avait repris les bas noirs. ^'oJ. Bas.
Inspecteurs des beurres et fi'omages. Voy. Contrôleurs.
Inspecteurs aux boucheries. Offices créés par édit de février 1704. Les titulaires devaient « veiller à la qualité des viandes et tenir la main aux règlemens de police faits sur cette matière ^ >>.
Inspecteurs conservateurs des eaux
et forêts. Ofiices créés par édit de mars 170() et sujipriniés par édit de mars 1708 '' .
Inspecteurs et contrôleurs des jurés
auprès de toutes les commuiuiulés. Offices créés par édit de février 174ô.
1 Kssiiis, liv. I, cliap. 2.').
'' \oy. Furetière, /e rumtnt boifrijeoîs, y. 73.
•'i Essais, liv. ]I1, ehap. 13.
* Talli'mnnt ili-s Rùaux, Uislorietles, I. I, p. a'.ll. \'oy. aussi t. II, [I. -198.
n l'aiji' 2315
6 Duluniane, Traité de la police, t. Il, p. 127û.
' ChaxW&n'X, Diclionnnire Iles eaux et forêts, t. I, p 31'..'.
Inspecteurs et contrôleurs des maîtres et gardes auprès des Six-Corps.
Offices créés par édit (h' février 174.").
Inspecteurs des manufactures. Fonctionnaires créés par Colbert pour surveiller les manufactures produisant des toiles ou des tissus de laine. Ils devaient faire observer partout les règlements, marquer les étoffes, visiter les foires, couper les marchandises défectueuses, appointer les procès .des communautés, etc., etc. ' Placés sous l'autorité des intendants, ils furent d'al)ord destinés seulement à la province ; mais, dès le début du dix-huitième siècle, il en existait quatre à Paris, savoir: au liureau de la douane, à la halle aux draps, à la foire Saint-Ciermain, à la foire Saint-Denis; ces deux derniers n'exerçaient que pendant la durée des foires.
On les trouve aussi nommés commissaires et i/ige'iiiet{rs des matiu factures.
Inspecteurs des matériaux. \ov.
l'article suivant.
Inspecteurs, visiteurs, contrôleurs, mesureurs de pierres de taille, moellons, chaux, etc. Officiers jurés créés en 170.") et supprimés en 1719. On les trouve aussi nommés inspecteurs des niatcriaux.
Inspecteurs des plants Voy. Planteurs.
d'arbres.
Inspecteurs des poissons de mer et d'eau douce. \ Hv. Commissaires.
Inspecteurs de police. << Nous avons reconnu que les moyens les plus seurs pour maintenir la seureté et tranquillité publique estoient de créer des officiers pour tenir la main à l'exécution des ordonnances et règlemens de police... avons créé en titre d'office quarante inspecteurs de police pour... Avoir, sous les commissaires du Chàlelet -, inspection sur le netlovement des rues, les lanternes et lumières publiques et sur tout ce qui concerne les règlemens de police... ^ ». L'édil de mars 1740 les réduisit au nombre de vingt, et en 1778, on exigea des candidats qu'ils eus.sent servi dans les troupes du roi pendaid huit années, dont deux en qualité d'officier *.
Inspecteurs-contrôleurs de porcs.
Ofiices jurés créés en 1708. pour remplacer les rendenrs-visiteurs de pures •*.
Inspecteurs et contrôleurs des syndics auprès des métiers non constitués en communautés. Offices créés par édit de fé\Tier
' iHslruclioHS iliinttées par nous, Colbert, etc., 13 aoûl 11)1)9.
- \o\. Commissaires àv police.
a Élût, de février 1708.
* Di'sessaris, Dictionnaire universel de police, I. V, p. 481).
S \oy. Dflaiiianr, Trnilr dt la police, I. II, p. 1319.