‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 180 sur 422 · JARDINIERS — JARRETIERES · texte numérisé non relu

JARDINIERS — JARRETIERES

du sans avaient le ilroil d'v faire enlrer leurs carrosses.

Les remparts, promonade plutôt ([ue jardin, sont représentés aujourd'iiui par nos boulevards. \}n guide de 17r)7 s'exprime ainsi : « Les remparts sont une promenade pulili([ue ouverte à tout le nuinde depuis la jjorte Saint-Antoine jusqu'à la porte Sainl-Hiiiinré. Le prévôt des marelmnds et les éelievins. qui en ont l'entretien, ont fait placer des bancs de pierre de distance en distance sur les côtés des contre-allées, et ont l'attention de faire arroser pendant l'été la grande allée du milieu, où l'on se promène en carrosse. Il est défendu d'y faire passer des charrettes, tombereaux, lia(piets el autres voitures de cette espèce. On y trouve, depuis le Pont-aux-Choux jusqu'à la porte du Temple, des caffés et raffraioliisseniens. On y loue des chaises, on y voit des joueurs de gobelets et autres bateleurs comme aux foires ^ ».

Les maîtres jardiniers se qualifiaient de jardiniers-pre'nliers-maraichers. Au nombre de L200 environ, ils élaient divisés en r[uatre classes principales :

Les jarrliniers lleuristes.

Les jardiniers marchands d'arbres.

Les jardiniers planteurs.

Les maraîchers.

Tous avaient pour patron saint Fiacre.

On les trouve nommés : closiers. corteilliers, corlilleors, cortilliers, courtilleurs, courtiUiers, cuHilers, cultiliers, jardineors, jardineurs, rerdiers, etc., etc.

Le marché aux fleurs et aux arbres se tint d'abord sur le Pont-au-Change, alors dit aussi Pont-aux-Arbres ^. Il fut transporté ensuite sur le quai de la Mégisserie, puis (au début du dixneuvième siècle) sur le quai Desaix, aujourd'hui quai de la Cité.

Voy. Agronomes. — Baromètres (Marchands de). — Botanistes. — Bouquetières. — Champignonnistes. — Chapeliers de fleurs. — Closiers. — Dessinateurs de jardins. — Élagueurs.

— Engrais (Commerce d'). — Planteurs.

— Fraisiers. — G-rainiers. — G-reffeurs.

— Herbières. — Horticulteurs. — Laboureurs. — Légumistes. — Maraîchers. — Pépiniéristes. — Planteurs.

— Primeurs (Marchands de). — Taupiers. — Tondeurs de bois. — Treillageurs. — Verdiers. — Vitriers.

Jarretières (Commerce des). Au treizième

siècle, les jarretières élégantes élaient confectionnées par les lisseran<les de soie, qui ont leurs statuts dans le JJrre des métiers •'. Les progrès du luxi> leur lit adjoiiulre le ccmcours des orfèvTes, car je lis dans le compte des dépenses faites pour

1 Polir le (lix-liuiliènie sioclo, consulter Jèzc, A /n^ f/f PmU. édit. lie 1707, ji. ISK); cl Tliicrv, ('< unie des amnteiirs, etc., passiiii.

2 \'ov. Snvnrv. Dictiomitnrf itn rommen-p. \. II. ji. r,8n.

3 Tllio XXXVlII

Isabeau di- Bavière en 1387 : <> Pour quatre onces d'argent doré fin vermeil, emploie es idouques * et mordans - et en plusieurs dox ' d'argent dorez, pour la ferreure de deux jartières de salin azur, pour lier les chausses de Madame la Rojne * ». En 1400, la ducliesse d'Orléans paye Irente-six sous parisis, <•: pour quatre tissus de Une soye azurée, pour faire deux paires de jartières, et pour iceulx garnir d'argent doré : c'est assavoir (piatre blouques. quatre mordans et quatre petils besans à faire fermeures d'argent doré ». Plusieurs années après, la duchesse commande encore « deux jartières d'or esmaillées à larmes et à pen.sées ^ ».

Au seizième siècle, toutes les femmes portaient des hauts-de-chausses ou caleçons, et l'objet des jarretières fut précisément de les attacher aux bas-de-chausses ou bas, que l'on ne cherchait point à dissimuler. L'habitude du cheval, l'ensemble un peu brusque des manières découvraient souvent la jambe. La jarretière n'est donc pas encore une pièce secrète du costume ; on la couvre d'ornements, on y peint des devises, des larmes, des pensées, parce qu'elle est destinée à être montrée.

Olivier de La Marche n'a pas oublié les jarretières dans sa description de la toilette des <lames à la fin du quinzième siècle. Il faut, dit-il, que les chausses soient retenues et bien tirées par de beaux jarretiers, el on les fait du même drap (pii a servi pour les chausses :

Le jiirri'lifr se fait comiuunémcnl

Du propre drap couvrant la janil»- nue.

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