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JETONS — JOAILLIERS

qui permet de composer tous les nombres sans avoir jamais plus (lt> cIik] jetons sur la même lijjne. II n'y a irexctplion à cetlc ri'jj'le que pour les sous et les deniers : le jeton posé dans l'espace intermédiaire vaut 10 pour les sous et U pour les deniers. Ceei eompris, il est facile de lire à {gauche de notre arhre le nondire (i2.789, el il droite le nondire .'i4;{.4r)li livres l'A sous 8 deniers.

Avec ce procédé, les opérations ne présentaient aucune difficidté. Supposons que nous avons à multiplier "OU par Ci. Nous tij^rnpons d'aliord le nonihre H'y'.i à •gauchi' de noire arbre . puis nous multiplions successivement chacun des jetons par 6 en inscrivant à droite chaque produitobtenu.On trouve ici. à «rauchedel'arlireTtJU, et il droite 4.r)78.

produit exact de la multiplication.

S'aj^-il-ilile soustraire ? Les jetons composant la somme due forment une première colonne, ceux qui composent la somme (1 soustraire en forment une se conde , placée à droite de la première. En commençant par en haut, on soustrait lifjne par ligne la seconde colonne de

la première ; et le reste de chaque ligne, inscrit à droite de la seconde colonne, en forme une troisième, dont le total est le nombre eherciié.

Madame de Sévigné. qui pourtant savait écrire, se servait de jetons pour calculer. Le 10 juin 1671, elle écrit (i sa fille qu'elle vient de faire le compte de sa fortune « avec les jetons de l'abbé [de Coulanges] qui sont si justes et si bons * ». Et le calcul pouvait être compliqué, car madame de Sévigné possédait alors en\nron deux millions de notre uKuinaie. *

Jeudi absolu, jeudi blanc, grand jeudi. Dans les statuts des métiers et dans les ordonnances du moyen âge. ces mots désignent toujours le jeudi saint.

Jeugleeurs. ^'ov. instruments

(Joueurs d').

Jeunes Maîtres;. Voy. Anciens.

Jeunes-hommes. Nom que portait, dans

' l.etirex, I. ]1, ji. 211).

l'association dite des Enfants de maitre-Jacques,

une des classes (b> ciinqïMgiuiMs '.

Voy. Devoirs il Enfants.

Jeux. \oy. Bateleurs. — Billard (Maîtres de). — Billardiers. — Jouets (Fabricants de). — Tabletiers, iic. etc.

Titre qui appartenait aux merciers, mais ces derniers "es olijets fabricpiés

Joailliers.

orfèvres et aux

devaient se borner il vendn

par les joailliers.

La Taille de 1293 cite Apuxjoeliers. .l'ai trouvé encore jimailliers en 1550, joyauliers en 1570 , joyal tiers en 1643, etc.

Le joyau ditlérait du Jiijou en ce que le bijou ne comportait ni diamants ni perles.

Les joailliers faisaient le commerce des pierres précieuses et des perles. Mais les unes et les autres étant fort estimées en médecine, les épiciers-apothicaires vendaient celles r[ui devaient être employées comme médicament . En 1655, année des amours de Louis XIV avec Olympe Mancini. son médecin \alln| lui lait prendre des tablettes dans lesquelles entraient de l'or et des perles. En 1664, il lui ordonne un « magistère de perles et de corail », et deux ans après « une eau admirable » composée de vitriol , de fer et d'or *. C'est justement en 1666 (jue fut joué pour la première fois Le méderin malgré' lui. où Molière écrivait :

SaA.NARF.I.LE «

Tenez, voilà un morceau di voiLs lui fassiez prendre.

Pkrrin.

Pfrrift.

froniafje

I faut

r|ue

Du froinajje, monsii'ur.

!5G.«AREU,E.

Oui. C'est un fromage préparé, où il entre de l'or, du corail, des perles et quantité d'autres choses précieuses ■*.

Les perles, écrivait l'apothicaire Jean de Renou vers 1607 <.< sont o-randement cordiales et

' .Vgr. Perdiguier, Le ittre du eomnagnoiiiinge. t. 1, p. 31.

* Journal île la saiilé île Louis XIV, p. 4<ï, 88 et 97. 3 .\cle III, se. II.

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