JOUETS — JUGES-CONSULS
1,1' talilfli''!' N'au^cois, ([ui fui l'url à la mode vers la lin du (lix-liuilii'inc siiîclf. avait rédigé ainsi sa carte-aiiri'ssc :
& Vai'oeois, inarclianil. me dos Arcis, au siiij^e venl. Vend hoëles à cadrille ' de vernis de la Chine, en nacre de perle, en yvoire et en bois; hoëles à cadrille en paniers pour le hreland et le Irv * ; liclies, jetons de nacre de perle et d'vvoire ; trictracs d'yvoire et d'éliéne à pieds et porlatils ; et j^éiicralenienl tout ce qui est relatif n\i\ travaux et aniusemeiis des dames ; peii^nes d'écaillé et à chijjunu. de toilette et autres; jeux de (piilles, doiuinos. damiers, échecs, hag;uenodiers, parquets, solitaires, liilles, hillards, Iroumadame ■* ; jeux collés sur des carions, et toutes sortes de jeux pour la campagne, en beau et en comnum, avec une liste particulière et détaillée des dilTérens jeux el leurs explications; arcs et llèches et autres marciiandises >>.
]']n 174."), le sieur Raux. ileuu'urant rue du Pelit-LioM, était renomme par ses objets d "et rennes en émail, « hommes, femmes, joueurs, musiciens, petits corps de logis avec <les apparti-meus fort jolis où se passent des histoires véritables* ». In peu plus tard, le marchand en vogue était le sieur Juhel. rue Saint-Denis, qui tenait << un des plus fameux magasins de jouets d'enfans. poupées à res.sorts et autres jouxjoux d'Angleterre ^ ». Les colilichels el joujoux en or se trouvaient Au Petit Duiikerque " , magasin célèbre situé à l'angle de la rue Dauphine et du quai Conti.
En 178!), on citait, parnu les marchands les mieux assortis: la veuve de Jhuel. restée rue S.iinl-Denis. et ([ui se disait a marchande de jouets des Enfans de France » ; le sieur Didiois. rue Sainl-Honoré. en face des piliers des halles, (pn tenait magasin •< de jouets d'enfans. poupées à ressort el pièces mécaniques ", »
Rétif de la Bretonne a intitulé une de ses nouvelles La helle jnujoutière, et il qualifie .son héroïne l'treiniiirr-jniijoutièrf-ahnan'iquirri' * .
Joueurs d'épées. Un des premiers litres que portèrent les maîtres d'armes. Mais ces mots avaient d'aliord désigné plus particulièrement les soldats (pii nuinœuvraient l'épée à deux mains, si terrible dans les mêlées". En général, on plaçait, de dislance en dislance, mêlés aux hallebardiers. des Suisses et des lansquenets exercés au maniement de ces énormes llamberges ".
Joueurs d'instruments. Vov. instruments.
f|nal :i
faiiv
Jeu «le cartes imité de ILombro.
Lo jeu do l'hombre joué à trois personnes au lieu de
Jeu composé de treize petites boules qu'il N'afjit de
passtT dans autant de trous.
Mtrcure île Frnnre. n° de novembre, p. I8tî. Altimniich DttHphtn pmr 1777. suppleint'nt, p. (î. Uunti; d Oberkireh. .Vémnires, t. 1, p. 230. .llinnnnch Ifituph'H p-fiir t7S9, art. Jout't.s. /.es coHhmpora'mex, t. W\'l, p. -111.
Wty. .K. Jal. Wtet'tonnnire critiiiue, j». ~U9.
Brantôme, Œ«rm, t. 11, p. 301.
Jongleurs .\ <'\. Instruments (Joueurs d').
Joujoutiers. Vnv. Jouets (Fabricants de).
Journal. -^ C'est le niim que les marcliands, négiicians, l)an(|uiers et autres (|ui ,se mêlent de ([uel([ue c uumerce donnent à un certain livre uu registre dont ils se servent |j()Ur écrire jour par jiuir toutes les all'aires de leur couuiierce, à mesure (|u'elles se présentent ' >^.
Journaliers. Ouvi-ier> qui IravaillenI à la journée -.
Journalistes. \'ov. Gazetiers.
Joyalliers et Joyauliers. \»v. Joailliers.
Joyaux ((Commerce de.s). Vov. Bijoux et Joailliers.
Juges - consuls, (^ette juridiction, ((ui représente assez exactement notre tribunal de commerce, fut créée en novembre l.j(i3. L'édit de création débute ainsi : « Sur la re([ueste à nous faite de la part des marchans de nostre ville de Paris, pour le bien public et abréviation de tous procez el différends entre marchans . . . avons, par l'avis de nostre très honorée dame et mère . . . statué, onlonné et permis ce qui s'ensuit . . . » .
Le nouveau tribunal était composé de cinq membres, dont le premier prenait le titre de juge, et les quatre autres celui de consuls. Tous cinq étaient élus chaque année par trente notables marchands que soixante autres a\-aienl désicpués. Ils devaient iujrer oratuilement les différends « procédant d'obligations, cédides. récépissés, lettres de change ou de crédit, réponses, assurances, transports de dettes ou novalion d'icelles, coinptes, calculs, sociétés, associations, etc. »
Voici, d'ailleurs, un extrait de ce curieux édit :
« Avons permis et enjoint aux prévost des marchands et échevins de nostre ville de Paris, nommer et élire en l'assemblée de cent notables bourgeois de ladite ville, qui seront pour cet effet appelés et convoqués trois jours après la publication des présentes, cinq marchands du nombre desdils cent, pourvu qu'ils soient natil> et originaires de notre royaume, marchands el demeurans en notre dite ville de Paris. Le prender desipiels nous avons nommé juge des nuirchauds, el les quatre autres consuls desdits marchands qui feront le serment devant ledit prévost des marchands. La charge desquels cinq ne durera qu'un an, sans que, pour quelque cause ou occa.sion que ce soit, l'un deux puisse être continué.
* Savary. Dictîonnnire tin rnmmerce, (I723\ t, II, p. 431).
- \ oy. ri-dessi»iis l'art. Travail aux jiiêces.