ADJUDICATIONS — AFFICHEURS
venani, mesnie l'enlreleiiir un an durant, le loul moyennant le pris et somme de 3.000 livTes tournois. Au moyen de quoy et allendu qu'il ne s'est présenté aulcunes aullres personnes pour faire la condition de la ville meilleure que le dicl Lintlaer, avons, en la présence du Procureur du Riiy de la ville, audici jelian Liiillaer adjui^é et adjuj^eons la dicte besonfrue c\- dessus, à la cliarj^e que, suivant ses offres, il la fera de bonnes estoffes et mathières. et semblable tant en {grosseur, largeur et Iiaulteur que celle du Pallais, mesmes plus pesante de 300. et la posera en place, la rendra sonnante ; et le loul bien et deuement faicl. au dire de gens ad ce congnoissans, dedans le premier jour d'aoust procbain venant; et outre l'entretiendra un an durant à ses fraiz et despens. Le Idul, moyennant le prix et somme de 3000 livres limrnois, qui liiy sera payée par maistre Claude Lestourneau, receveur du domaine, dons el octrois de ladictc ville, au feur el à mesure qu'il travaillera et selon noz ordonnances el mandcmens... ■■>.
Celle horloge fut refaite en 1783 par Jean- Baplisle Lepante. C'était, dit-on, la plus parfaite qu'il y eût en Europe, car elle marchait « souvent pins de six mois sans s'écarter de l'heure vraie du soleil ' ». L'artiste s'était chargé de l'exécuter pour 24.000 liv. : elle lui revint a près de 100.000. ([ue la ville refusa de payer.
Il fallut donc aller devant les tribunaux ^.
A l'occasion des adjudications, je rappellerai ici un curieux exemple de l'esprit de fraternité qui, suivant les principes posés par le moyen âge, devait unir tous les membres d'une communauté ouwiëre. Lorsqu'un maître brodeur avait soumissionné une fourniture pour les troupes, il était tenu de partager avec les autres maîtres, de leur donner à exécuter une partie de la commande, au prix qu'il avait lui-même accepté, déduction faite seulement des frais de soumission : « Quant aucun maître aura marchandé ou entreprins de faire saiz •'. hauquetons, casaques ou livTées d'aucunes compagnies de gens de guerre, il sçra tenu de partir à la communauté des autres maîtres d'icelluy meslier lesdits hauquetons, casaques, etc., et leur en faire pari au prix et à raison qu'il aura marchandé, sans que luy seul les puisse faire ne prendre...* »
Voy. Concurrence el Lotissage.
Adoubeurs. Voy. Renoueurs.
Advocaceaux . advocateurs, advo- Cats. Voy. Avocats.
Advoués. Voy. Avoués.
Aéromanciens. Diseurs de bonne aventure qui prétendaient deviner l'avenir au moyen de l'air cl des phénomènes aériens. « Autres .sont nommés aéromanciens ou pronostiqueurs, parce qu'ils devinent par l'air, le vol des oiseaux,
' !•". lîc'rthoud, la mesure </« /einps. t. T. p. 257. - .Vriiioirrs srere/s, 12 féviicr 17t<;t, WII. |.. SO. •' \ i^leniiiil lie (li's.sus.
' Slaluls (le mars 150(5, art. IC.
tourmentes, orages, lempestes el vents ' ». Voy. Devins.
Aérostats I'\nRi(:.\NT.s n' . Le ballon construit en 1782 pour Etienne MontgoUier, sous la direction de l'Académie des sciences, fut exécuté par les frères Robert , habiles consiructeurs d'instruments '. Sur le mode de fabrication employé à cette époque, voy. VEnryclojiédie iiir'lhodique •■.
\o\ Instruments de Mathéma tiques.
Aérostiers. Ceux qui dirigent les aérostaLs. Sous la Révolution on créa, pour observer les positions de l'ennemi, un corps d'aérostiers, qui rendit quelques services, notamment à la bataille de Fleurus (1794;.
Afeteeurs de toiles. Voy . Apprêteurs.
Affaineurs , manœuvres , hommes de
peine ''.
Affaires Hommes \\"\ Voy. Agents d'affaires.
AfferteuTS. V'oy. Affréteurs.
Afficheurs. On sait que tout acte officiel était promulgué par la lecture qu'en faisait publiquement le crieur du roi el de la ville, accompagné de trois jurés trompettes. Mais dès le seizième siècle, apparaît une nouvelle forme de publicité. L'ordonnance relative à la voirie qui fut rendue en septembre 1539 ', se termine ainsi : « Nous voulons que ces présentes ordonnances soient publiées, tons les mois l'an, par to\is les carrefours de cette ville de Paris, à son de trompe et cry public ; et néantmoins qu'elles soient attachées à un tableau, escrites en parchemin, en grosses lettres, en tous les seize quartiers de ladite ville, el lieux les plus éminens et apparens, afin qu'elles soient cognues et entendues par chacun. Et qu'il ne soit loisible osier lesdits tableaux, sur peine de punition corporelle ».
Au siècle suivant, les particuliers étaient autorisés à se servir de l'affichage. Le Lirrc commode pour 1692 mentionne les sieurs La Folie et Thévenot qui, dit-il, « affichent pour le public " ». Je trouve, en effet, ces mots imprimés au bas d'une affiche officielle datée de 1732 : « La Folie, afficheur de la police, rue de la Huchette, à côté de la Cloche ■■>.
C'est du commencement de ce siècle que datent les premières affiches des racoleurs représentant des soldats en uniforme et des scènes militiiires. De la fin, datent les premières affiches de théâtre.
' \. l'aiv. Œuvres, tMit. do 1607, p. 1044. ' Voy. Mémoires secrets dits de Bactiaumont, t. XXIII, p. 118.
3 Arts el métiers, l. VIII.
* \'oy. Duranjîi", Olossarium, au mol affanat-ir. '' Dans Di'laiiiarri', Traité de la police, t. IV, p. a08. f» 'l'ijiuc II, p. 75.