AGENTS 1)I<; CHANGE
Le corps des afficheurs iio fut lit'tinilivpiiifnl or^imiso que par le rêplfUR'iit du 13 septouihre \12'2. Leur iionibre était limité à quarante. Ou u'exijreail d'eux ni apprentissa<;e, ni nuiilrise. Ils étaient nommés par le lieuli-nant général de police sur la préseutatirm du svudic de la librairie, lue afiiche imprimée, collée sur la porte de leur demeure, indiquait leur nom et leurs fonctions. Ils étaient tenus de savoir lire et écrire ; de suspendre bien en évidence à \ine boutonnière de leur vêtement une plaque de cuivre portant le mot Afficheur ; de déposer à la Hibliothèque du roi deux exemplaires de toutes les altiches relatives à des annonces ou à des ventes de livres. Il leur était interdit d'apposer aucune « alKche profane >>, aucune de celles aussi qui annonçaieni di's nunans ou des comédies, sur les murs di's éjjlises ou des couvents.
Voy. Petites affiches. — Trompettes (Jurés). El pour le^ afticiies des liiéàtres le mol Orateurs.
Affienseurs. Vov. Engrais (Commerce d").
Affileurs. Ouvriei-s ciiargés de l'allilage. plus spécialement ciiez les couteliers.
Affineurs de chanvre. Ouvriers qui passaient le ciianvre dans un peiy^ue de fer ù dents très fines.
Affineurs de drap. Ouvriers tondeurs qui donnaient au drap la /onte rrnf/inrif/e, la plus fine et la dernière de toutes.
Affineurs des monnaies. Ils aflinaient les parcelles de métal restées dans les casses et les glettes *.
Affineurs d'or et d'argent. La Tfiil/e lie 12:r^ en cite 4, celle de LJOO en cite 8. En 1553. un arrêt de la (]our des monnaies interdit l'aftinage aux orfèvres.
Le nombre des affineurs-dépuHev.rs-écacheurs fut réduit ii 4 en décembre l(il4. Ils affinaient l'or avec l'antimoine et le sublimé. Les départeurs employaient surtout l'eau-forto, dite alors eau de départ. Le titre d'écacheurs appartenait aussi, et plus justement, aux batteurs d'or.
Je trouve les affineurs nommés fineurs au seizième siècle.
Affineurs de sucre. \o\. Raffineurs.
AfForage. « Prix d'une denrée, mis et fixé par l'autorité du prévit des marchands et des éclievins -». L'ordonnance de décembre 1672, porte qu'on ne pouiTa exposer en vente aucuns vins étrangers avant que le prix en ait été déterminé par la municipalité ; « dont mention sera faite en l'acte d'atTora^e ' ».
' Pour les détails du métier, vnv. .\botdr Hazinfilien, Tr4iité dfs mimnoifs, l. I, p. 22 Pt suiv. - Savarv, DirtionHitiiy. I. I, p. 33.
•1 Cbapi'lir VIII, art. 21.
Affréteurs. On donne ce nom aux comnien.'ants qui louent un luiviri- pour le IransporI de leurs n\archandises.
A'o/iseiirx i'\. fréteurs ont le même sens. L'abbé .laubert écrit ufferleurs et V Encydnpàlie mc'lhoilique [relieurs.
Voy. Forts (Sur les).
Agences matrimoniales. \oy. Apparieuses.
Agents d'affaires. « Les agents d'affaires, négdcialiMirs, coinmissionnaires, etc. siml ceux (pii se chargent de suivre des all'aires juridiqni's et de commerce pour et au nom d'un commettant, et d'en concilier et ménager les intérêts * ».
Ceci était écrit en 177f> : mais Sébastien Mercier, (|uelques années plus lard, se chargeait de donner à ce mot le sens défavoralile qu'il a aujourd'hui : « Les entremet leurs d'alVaires, écril-il, sont d'Jiabilcs prcleurs qui favorisent les prodigalités et les fantaisies d'un jeune lioninie et qui spéculent sur sa folie et sa crédulité. Le péril est d'autant plus caché que c'est sous le masque de l'honneur et de la générosité qu'ils conçoivent et exécutent le projet de dépouiller l'infortuné qu'ils feignent de plaindre et de conseiller * »,
Au dix-huitième siècle, on les nommait aussi hommes Je lui .
Voy. Hommes d'affaires et Solliciteurs.
Agents de banque, change.
\'oy. Agents de
Agents de change. Henri IV créa, en 1595, huit courtiers de chtuije à Paris. Us prirent, en 1639, le titre (ïat/ents de banqne et de change. Leur nombre fut successivement porté jusqu'à 116, puis réduit à 40 vers la fin du dix-huitième siècle. Les agents de change étaient alors tenus d'assister en corps, le jour de sainte Geneviève, à une messe liante dans l'église des Petits-Pères, afin d'appeler les grâces du Saint-Esprit sur leurs travaux.
L'AlMa7iach B iiiphin ponr 1777 écrit : « Pour la négociation des elTels, il doit leur être payé 50 sols par mille livres, sçavoir, 25 sols par le préteur, et 25 sols par celui qui reçoit. Il leur est expressément défendu de faire aucun trafic pour leur compte ; vu que, par Icsconnoissances particulières qu'ils ont de tout ce qui se passe, ils piiuiroient se rendre maîtres du commerce, et ruiner par contre une infinité de nuiisons et de familles ».
L'arrêt du 2() novembre 1781 ' respecta les 40 offices existants. Il statua que, pour l'avenir. les places vacantes seraient remplies par le ministre des finances, choisissant sur une liste de dix noms présentés par la compagnie des agents de chany-e. Le nouveau titulaire devait fournir un
' Uoze do (^haiitoi.scau, Almannci Dauphin.
' Tnhtenii de Piiris. \. II, p. 64.
■' Isaïubert, .iiieiennes lois frauçnisrs , I. .\.V\I1,
p. IIW.