J<:DES REGLE
BIDLIOl'OLARU.M ET TVP0GRiU>HORUM
Voyons quelle était la situation de la communauté au moment où éclata la Révolution.
Le certificat du recteur était toujours exi'T-é.
La durée du compagnonnage avait été portée à quatre ans.
Pour être admis ii la maîtrise, il fallait être âgé de vingt ans au moins, être de bonne vie et mœurs, pratiquer la religion catholique, subir avec succès, en présence du syndic et de ses adjoints, un examen relatif à la librairie et à l'imprimerie.
Ces formalités accomplies, le recteur de l'Université expédiait les lettres de maîlrise au lieutenant général de police, qui les renvoyait, avec son avis, au garde des sceaux. Celui-ci faisait rendre un arrêt, après lequel on procédait à la réception du nouveau maître.
La communauté comptait environ deux cents membres, dont plusieurs descendaient de familles appartenant à la librairie depuis plus d'un siècle. Les maisons Dupuis, Tliiboust, Martin, Nyon, Ciueffier, Lottin, Sau<i-rain remontaient au seizième siècle. Le dix-septième avait vu commencer celles de Barrois, Musier, Cavelier, Clousier, d'Houry, Hérissant, de Bure, Didot, etc.
Yoy. Fapiers (^Marchands de vieux).
1 Paris burlesque, éilit. de 1859, p. 98. * Dans Isanibert, t. XXI, p. 216.
•1 Uibliollieque Mazarine, volunic cotiî \ 15 456 106" pièce. '
LIBRAIHIK ]';T IMI'HIMKHIK
Ll.MONADIKKS
Librairie et imprimerie. \nv. Bouquinistes. — Brocheurs. — Censeurs.
— Chrysographes. — Colporteurs. — Compositevirs. — Conscience (Ouvriers en). — Copistes. — Correcteurs. — Doreurs de livres. — É3crivains. — Éditeurs. — Enlumineurs. — Pondeurs en caractères. — Graveurs sur bois. — Graveurs en caractères pour la musique. — Graveurs de musique — Graveurs en taille-douce. — Imprimeurs. — Imprimeurs-lithographes.
— Imprimeurs de musique. — Imprimeurs en taille-douce. — Libraires. — Margeurs. — Metteurs en pages. — Fapetiers. — Papiers (Marchands de vieux). — Farcheminiers. — Fressiers.
— Protes. — Ratureurs de parchemin.
— Relieurs de livres. — Trempeurs.
Liciers. Vov. Lissiers.
Lieeurs, lieors, elc. Vov. Emballeurs, lieurs, etc.
Liettiers. Vov. Layetiers.
Lieurs de cuves. ^ oy. Tonneliers.
Lieurs de foin. Vov. Botteleurs.
Lieurs de livres. Voy. Relieurs.
Lieurs de muys [muids]. Vov. Tonneliers.
Liève-caillou. Vov. Poids le roi.
Limes (T.^illeurs de). Voy. Tailleurs.
Lim.estriers. Fabricants de limestre. Le limestre était une sorte de serge, qui se fabriquait surtout à Rouen et à Darnetal. « De la tojson de ces moutons, dit Dindenault à Panurge, seront faictz les fins draps de Rouen -. les louschets des balles de limestre, au prix d'elle, ne sont que bourre * ». Il semble que ce tissu ne fut pas moins estimé au siècle suivant, car Matliurin Régnier écrit dans sa treizième satire :
Combien 2, pour avoir mis leur honneur en si-qucslre, Ont-elles en velours esctiangé leur limestre !
Lim.onadiers. Ils furent constitués en communaulc au mois de mars 1676, sous le nom de limnn(ifliev.i-marr]i(imh (Teaxi-de-rie . et , dès le mois de mai, on leur réunit la corporation des distillateurs. Les articles '2, 3 el 4 de leurs statuts déterminent ainsi les produits qu'ils étaient autorisés à débiter : « Vins d'Espagne, vins muscats, vins de Sainl-Laurens et de la Cioutat ', vins de la Malvoisie.* et tous vins de licpieurs. rossoly ^, populo, esprit devin, toutes limonades
1 Pnntagriiel, liv. IV, chap. 6.
2 De femmes.
■■' Vin nuiscat de Provence el vin fie la Ciotal
* On appelait ainsi le vin fait à Cantiie, mais e'est en