‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 206 sur 422 · LOCATION DE LINGE · texte numérisé non relu

LOCATION DE LINGE

Tisserandes de soie.

Toissanins de lan|i;e.

TonticliiTs.

Tourmnirs.

TraililiiTs d'arcluiL

TraifiUers de fer.

Veilliers.

Viroles (Faiseurs de).

Yniagiers-paintres.

Ymajriers-tailleiirs.

Livre SOUtive. La livre ordinaire était de seize onces, la livre médicinale, dite aussi livre soutive ' ou léffère, de douze onces seulement, comme la livre romaine. On en tolérait l'emploi chez les épiciers et les apothicaires, parce que les formules des anciens CW^i; avaient été rédigées en prenant celte livre pour hase. Lne ordonnance de janvier l'.i\'2 ne laisse aucun doute sur ce point. L'article 1"' est ainsi conçu : « Nous abatons et ostons du tout la livre soutive, et ordenons et commandons que nul ne vende à cette livre soutive fors que à phisiciens et surgiens * tant seidement, et en cas et non autres oti ils en auroient à faire pour leurs médecines et sirurgies. estimées et ajustées par les écritures anciennes au poids de cette livre soutive •' ».

Malf^ré les inconvénients que présentait cetliexistence de deux poids ditlerents sous le même nom, une ordonnance de lô77 autorisa encore l'usage de la livre soutive pour les médicanienis : « Etau regard du poidsmédicinal, qui est de douze onces seulement pour livre, il demeurera jusqu'il ce que par no\is autrement en ait esté ordonné ' ». A la lin du dix-huitième siècle, les poids employés en médecine étaient l'once, la drachme, le scrupule, l'oliole et le grain.

Livrées (Spéci.'^i.ité de. Jadis, les nobles, les chevaliers attachés aux grands seigneurs étaient habillés par eux et à leurs couleurs ; c'est ce que l'on appelait ^/rc des robes ou nnx robes de tel personnage. Les hauts fonctionnaires recevaient les leurs du roi '. Saint Louis, ayant su qu'un certain nombre de ses officiers hésitaient à le suivre en Orient, fit broder de larges croix rouges sur les robes qu'il leur livra, suivant la coutume : ils se crurent dès lors engagés d'honneur à accompagner leur maître ".

Ces livraisons de vêtements faites à époques fixes se nommaient livrées, et le mot est resté dans la langue avec un sens à peu près analogue. Les robes étaient ordinairement livrées la veille ou le jour des grandes fêtes ; de là les expressions robes lie Pâques, robes de la Toussaint, robes de Noèl: cette dernière fête en avait même pris le nom et était à\ie, jour des robes neuves. Les dons de ce genre faits en dehors des époques fixées s'appelaient robes hors livrées. Etienne de la Fontaine, argentier du roi Jean, écrit dans son compte de 1351 : « A Robert de Nisy ' pour fourrer une cote hardie * hors livrée, une fourreure de

' Du latin sitbtills.

^ Mr-iifcins Pt clui'iirgit'n.s.

■' Itrilonii. royales, t. I, ]i. r)12. — Voy. aussi p. "liO.

* I*\uitaiion, Kfltcts et orfio>tninict:t, t. I, ji. 1178. ^ Vi>y. Ducaii^e, au.\ iiiuls Llberatio ot Jiobtt.

*» Matlliauis l'arisifiisis, Cltt-tiiiicti m'ijora^ an. 1245, éilit. l.uanl, I. IV. ji. TM-i.

'^ l'i'Ui'tirr <hi roi.

* On mii'UX colardlr, lonn vffti-nionl ili- ilresus.

menuvair tenant 386 ventres. . . Pour fourrer une robe de quatre garnemens * que ledit seigneur eut àlafesteS. Jehan Baptiste -... En 1316, la petite Marguerite, fille de l'iiiiippe \'. avait reçu le jour de la Toussaint, une robe de trois garnements, auxquels on ajouta un corset rond et une pelisse de fourrure •'. Brantôme, parlant des jolies filles d'honneur dont .s'entourait Catherine de Médicis. dit encore que « le roy et les reynes leur domioieiil de grandes livrées * ».

La maison à latjuelle appartenait un page, un laquais, un cocher se reconnaissait à la livrée qu'il portail, à la couleur et à la <lisposition des galons qui l'ornaient. Une ordonnance du 10 février 1704 défendit à tout seigneur de donner à ses domesli(|ues une livrée semblable à celle du roi, même si un galon dill'érenl l'ornait =. Celle du roi était bleue.

Location de ling'e. Beaucoup de grandes maisons ne voulaient pas s'endiarrasser <lu linge de table et passaient îles marchés pour sa location. Le 12 décembre L^95. la duchesse de Bourgogne traita avec un sieur Antoine Cozelte qui. moyennant dix-sept li\Tes par jour, s'engageait à lui fournir :

POUR LA T.\BLE DU PREMIER MAITRE d'hOTEL :

(Juaire nappes, dont deux ouvrées très fines. Six grosses nappes ouvrées.

Cinq douzaines de serviettes.

POUR LA TABLE DES MAITRES d'hOTEL :

Cinq nappes.

Deux douzaines et demie de serviettes.

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