‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 209 sur 422 · I.itrKlKS I)K CAUHOSSES — I.OIVKE · texte numérisé non relu

I.itrKlKS I)K CAUHOSSES — I.OIVKE

clievîiux el (les haniois propres ' ». On ti-ouvait mniiie chez eux « de lieaux el inaf^iiiliqnes ciirrosses deslinés aux princes et aux aniliassaileurs - ».

Il y avait il Paris en 17(')() environ viji^l-sepl loueurs de carrosses ■'. Malgré l'iuiporlance qu'avait prise dejii leur industrie, leur uieliur resta lil)re, ils ne furent jamais constitués en coniniunaulé.

\o\. Voitures.

Loueurs de chevaux. ■ Il v avoii autrefois une si jjrande quantité de loueurs sur les routes qu'on étoit assuré de trouver presque partout des chevaux ; ceux qui faisoient ce ru'jî'oce en eloienl si bien fournis qu'ils en lo\u)ienl aussi pour le laliouragfp des terres el pour le lira<je des voilures par eau ». Los [guerres relij^ieuses du seizième siècle ruinèreni ces étahlissenienls. ^< Les chevaux périrent, et les particuliers qui les tenoient se dispersèrent la plupart. >aiis espérance de pouvoir se reinonler el de continuer leur pnilessicui ».

Deux édits, datés de mars el de himi 1.M)7. créèrent deux genérnux des relttis, ([ui durent aller dans chaque ville installer des maîtres des rehis, dont les fondions furent minutieusement réj^lées. Chaque cheval devait être marqué sur la cuisse, au nuiven d' « une marque ardente, d'une fleur de Ivs au-dessus d'une lettre H ». Sous peine d'une amende de dix écus, défense de faire «galoper les chevaux. Ceux-ci étaient loués pour une traite de douze à quinze lieues, « excepté es pajs de (îascogne, Provence, Daupliiné et Lang^uedoc, où les lieues sont excessivement longues et les chemins difficiles ». Seize relais, un pour chaque qiutrlier, furent établis à Paris.

En 1616, le contrôleur général des postes fut subrogé aux généraux des relais et eut il soutenir di- nondireux proci's avec les loueurs.

En juillet 1687. Louvois noiunui un sieur Lenioine >< fermier du droit sur les chevaux de louage du royaume », et imposa aux loueurs un ncHiveau rt'glement. Mais une Déclaration du 20 août 16'Jl déclara le métier de loueur absoluiuent libre '.

Il y avait à Paris, en 1760. 44 loueurs de chevaux '" .

Voy. G-énéraux des relais.

Loueurs de linge. ^ uy. Location.

Loueurs de parapltiies. \ oy. Farapltiies.

Louhiers et Loupliiers. Voy. Louvetiers.

* Vnt^nge à Piiris, y. 27.

* Le livre touimoile, t. 1, p. 265.

^ Jl'Zc, Klal iiu liiblenn, rlc, p. 338.

* Dilamarrr, Triiilr rie lu police, I IV, p. 5'J7 Diiii^'i'iiu, Journiil, I. 111, p. 308.

'^ Jèzt-', Ktiit ou tnblenit, otc, p. 372.

Loups. Nom que prenaient les tailleurs de pierre dans l'association des Enfuiils de Snlomiin.

Dans l'association dite des Jitifunls de Miiilre Jarques, ils se nommaient loups garons '.

Voy. Enfants.

Lourcine (Rue de), ^'oy. Privilégiés (Lieux).

Louveteurs. \ oy. Louvetiers.

Louvetiers. Officiers chargés de détruire les loups. La charge de grand louvetier de France existait dès 1467. Cet officier avait sous ses ordres, dans les provinces, plusieurs lieutenants de louvelerie. A la cour, il disposait en 17:i6 (le :

1 lieutenant.

10 piqueurs.

10 valets de limiers.

8 valets de chiens courants.

4 sergents lévriers.

1 pourvoyeur de l'écurie.

1 boulanger.

1 maréclial.

1 sellier.

1 capitaine de charroi -.

Je note ici, pour méiuoire, qu'aux Irei/.ienie et quatorzième siècles, les élégants recherchaient les gants de louveteau ^.

Les louvetiers ont été nommés louliiers, louphiers, /oure/ein-s. /oliviers, loriers, etc.

\'oy. Lévriers.

Louveurs. Ouvriers maçons. Ils « font les trous dans les pierres, pour y placer les louvets de fer qui servent à attacher les câbles avec lesquels on les élève * ».

Louviers. Voy. Louvetiers.

Louvre (Galerie du). La partie de la grande galerie (pii commence au pavillon de Pylore fut achevée sous Henri IV, qui en fit un des deux pririli'gie's de Paris. Le roi disposa le rez-dechaussée en boutiques et en appartements, et il y établit les maîtres les plus habiles des corporations vouées aux travaux artistiques : peintres, sculpteurs, ciseleurs. orfè\Tes, horlogers, tapissiers, l)rodeurs, menuisiers, couteliei-s, l'oui'bisseurs, etc. Nous en avons, disent les lettres patentes du 22 décembre 1608, « disposé le bâtiment en telle forme que nous puissions commodément loger quantité des meilleurs ouvriers qui pourroient se recouvrer... tant pour nous servir tl'iceux. comme pour estre par ce même moyen employés par nos sujets, et aussi

* .-Vg^r. Perdiguier, Ze litre du compnfjnoHnoge, t. 1, p. 20, 31, etc. — E. Levassour, Histoire des classes ouvrières, t. II, p. 815.

* (juyot, Traité des of^ees. t. Il, p. 8. — Delaraarre, Traité de la police, t. II, p. 1404.

— •' Voy. iJoiifil-d'.Vrcfl, Comptes ol Xonrcaux comptes de

I argenterie, passiiii.

* .Savant Dictionnaire du commerce, l. II, p. 00!.

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