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.\n dix-.septième siècle, les maîtres régents devaient l'aire leurs cours en robe rouge, avec le i)onnel carré, l'épitoge et le rabat -. Les bacheliers avaient droit seulement à la robe noire. Vers la fin du siècle, presque tous les médecins portaient, outre l'ample perruque, une longue barbe, à la([uelle Molière a fait plus d'une allusion. Lorsque Argan rêve de prendre ses degrés, Toinetle lui dit : « Quand il n'y auroit que votre barbe, c'est déjà beaucoup, el la bitrl)e fait plus de la moitié d'un médecin ■' ». Sur la pernu]ue reposait le haut bonnet pointu en forme d'éteignoir, mode qui remontait à la lin du quinzième siècle * et qiù ne vit pas celle du di.x-septième. Au milieu du règne île Louis XIV, les jeunes médecins commençaient à revêtir le cosUnne ordinaire des bourgeois aisés. Tous, au dix-iiuitième siècle, l'avaient adopté. Leur lialiil était de drap ou de velours, une fine dentelle formait le jabot et les manchettes ; ils tenaient a la main une canne à pomme d'or ou à bec de corbin. Leur démarche était pleine de dignité. On les accueillait partout avec de grands égards, même avec respect.

Il fiiUail (ju'un médecin fût bien pauvre pour courir la ville à pied. Enveloppés dans leur longue robe, ils s'en allaient gravement, assis sur une mule ou sur un cheval. En l.")0."), on plaça dans la cour de l'école « deux hautes pierres taillées en gradin, pour permettre aux

' J.-A. Hazon, Eloge historique <te tu Faculté', p. — Voy. Gui Patin, lettres, t. II, p. 539 : t. UI, p et 202.

ï Statuts <lc 1751, art. 59 <-l K3.

■* Malade imaginaire, acte III, se. 22.

* \'oy. Quiflif^rat, Histoire du costume, p. 322.

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