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MERCIERS

faite vu iiiiiniiriiclurcc par eiix ou leurs serviteurs ».

Ces statuts furent un peu modifiés dans la suite par plusieurs ariêts rendus à la demande de la corpuratinn. Le l'" août 1669, le Parlement interdit la maîtrise à tout apprenti qui se serait marié pendant son service. Le 6 juillet 1671, il défend à tout maître d'avoir en même temps plus d'un apprenti. Le 27 février 1679, il autorise le mariage des apprentis, mais seulement avec une fille de maître ; dans ce cas, l'apprenti est dispensé du compafj^nonnaij^e et admis aussitôt à la nuu'trise.

La corporation des merciers passait pour la plus opulente de Paris. « Ce corps, dit Sauvai, est plus riclie tout seul que les cin([ autres corps de marchands, et on lève sur eux autant que sur les autres ensemble quand il s"ay;it de faire des levées sur les Six- Corps * ».

Jusqu'à la Révolution, tout trafic, tout travail manuel étaient rejj^ardés comme une marque de servag'e, et ne pouvaient se concilier avec la qualité du noble. On sait quelles luttes les chirurgiens, les peintres et les sculpteurs durent soutenir pour se dégager des liens qui les allacliaient à la classe ouvrière. Les merciers, nv fabriquant rien, se regardaient donc comme bien supérieurs à eux, et c'était, paraît-il, l'opinion générale, puisque Savarj - écrivait encore au milieu du dix-huitième siècle : « Le corps de la mercerie est considéré comme le plus noble et le plus excellent de tous les corps de niiircliands. d'autant que ceux qui le composent ne travaillent point et ne font aucun ou\Tage de la main, si ce n'est pour enjoliver les choses qui sont déjà faites et fabriquées, comme de garnir des gans et des mitaines, attacher à des habits et autres vêtemens des rubans et autres sortes de galanterie. Aussi ceux qui sont admis dans ce corps sont-ils reçus noblement, ne leur étant pas permis de faire ni manufacturer aucunes marchandises, mais seulement de les enjoliver, ce qui n'est pas des autres corps, qui sont regardez comme mixtes, c'est à dire qu'ils tiennent du marchand et de l'arti-san ».

Les merciers étaient donc restés fidèles au principe qui avait donné naissance à leur conmiunaulé. et justifiaient bien le proverl)e : Merciers marchands de tout, faiseurs de rien •''.

Le nond)re des merciers établis à Paris semble être resté peiulant longtemps à peu près le môme, et n'avoir guère dépassé deux mille.

On trouvera, à l'article Maîtrise (Lettres tle'i, le texte de celle qui fut délivrée en Uiôt) à un lils de maître par les merciers.

Au dix-huitième siècle le mercier le plus fameux se nommait La Frénai ou mieux Delafrenave. et avait une boutique au Palais; « il a été ([uelque temps en si grande renommée, dit Nemoilz *, que rien n'a passé pour joli et galant dans l'esprit des petits maîtres et des personnes

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