‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 225 sur 422 · I .Inliguilrs île l'arix, t. Il, p · texte numérisé non relu

I .Inliguilrs île l'arix, t. Il, p

S Dirtionnniir du cnmmeree, édit. de 1741, I. III. y :î'iS

■' Ihctinnnii'nT ilf Trêpviix, t. \', p. 044.

i l.e .téjuiir lie Paris, édil. dr 1897, p. 340.

du sexe s'il n'eloit sorti de la b(jutique de La Frénai ».

Un peu avant la Révolution, la mode avait adopté le Pelit-Dunkerque. magasin situé à l'angle du quai Coiili et de la rue Daupliine.

Ivi' bureau de la corporation des merciers était situé rue Quincampoix. 11 fut agrandi en IfitiO par l'achat d'ime maison appartenant à une demoiselle CoUot, qui la vendit 34.Ô00 livres.

Les merciers s'étaient placés sous le patronage de .saint Louis, dont ils célébraient la fêle le 2ô aoiit. .\ntérieurement au quatorzième siècle. les compagnons merciers avaient fondé sous la n\ème invf)calion une confrérie spéciale, qui se rassembla (l'aliord aux Quinze-Vingts et plus lard à la Sainte-Chapelle.

Le Bureau avait des pau\Tes attitrés qu'il soutenait de ses charités. A la fin du dix-seplième siècle, le nombre de ces pauvres était fixé à cent. et chacun d'eux recevait (piarante sfius par mois.

Voj. Ferronniers. — Merciers (Roi des). — Nouveautés (Magasins de). — Palais (G-aleries du). — Petit-Dunkerque (Le). — Porte-balle, el<-.

Merciers (Rois des). Dès l'origine, on trouve les merciers soumis à l'autorité de grands personnages ([ui s'intitulent rois des merciers. Au nombre de huit ou dix pour toute la France, chacun d'eux avait la haute main sur le commerce en gros d'une province. Représentés dans les grandes villes par des lieidenants à leurs gages, on les voit protéger et surtout pressurer les riches merciers, marchands nomades (|ui allaient cle pavs en pays, de port en port, de foire en foire, achetant, vendant, échangeant, spéculant, trafiquant partout. Bientôt, à la faveur des Irouliles qui afl'aiblirent le pouvoir rojal, ces magistrats parvinrent à étendre leur autorité, non seulement sur le négoce en gros, mais aussi sur les plus humbles artisans établis dans les limites de leur juridiction. 11 fallut alors, pour exercer un métier quelconque, olitenir du roi des merciers des lettres de maîtrise, supporter en outre son ingérence dans les affaires de la communauté, lui payer tribut sous mille formes '. etc., etc. François \" tenta vainement de supprimer ces magistrats *, et Henri 111 ne réussit pas mieux en 1581 '. L'édit d'avTil l,ô97 fut en ■'rande

' rt Tous marcbans vendans par poids ou mesures quelques séries de mairlianilises que ce fusl, et ceux qui exercent quelques aris ou niestiers que ce soil, eu boutiques ouvertes, iiiarrazins, chambres, asteliiers ou autrement, étoient tenus et astraints, auparavant que de pouvoir entrer ausdits exercices, pri'ndre lettres d'un par eux estably qui esloil nomme le Ko v des merciers, auquel esloienl attribuez certains droits [Kiur le.sdictes lettres, avec autres droits pour les visitations et apprentissages qui se levoient île six en six mois ». tdiiffntril ir>97, préambule.

* « Ce qu'ayant esté supprimé par le feu Roy François premier, et n'Uny à la Coin'onne, lesdicts droits ont esté depuis néjrlif^cz et usurpez par quelques particidiers, le,s(|uels n'uni laissé de prendre ladicte qualité de Roys des nierciei's ». Eilil il'nrril 1587, préambule.

•' (let édit attribue au roi toutes les préro^'alivcs dont jouissaient !i\s rois des meiviers, mais sans faire aucune mention de ceux-ci.

MKKCIKHS — MI'lKHMMl'lKS

partie ilirij^ô contre eux ; il deelani leurs nflices abolis et supprimés, avec défense express(! de les rétalilir '. Tous n'avaient pas encore disparu en lfil4, puistpi'aux l'itals j^énéranx de eetteaniu-e. on voit fli^urer dans les euhiei's du Tiers le vœu de leur suppression *.

A Paris toutefois, où les métiers importants furent de lionne heure constitués en corporation et tlès lors relevèrent plus ou moins du pouvoir roval, le roi îles merciers n'était en réalité que le titulaire d'une sinécure peu lucrative, et on ne le voit "-uère intervenir dans l'administration des communautés.

M. Jal a retrouvé le nom de .hic(iues de Camhraj, qui, en 1572, se disait « roi des merciers de Paris ' ».

Merciers à tablette.

balle.

\o\. Porte-

Mercure, (le dieu a trouvé place ici parce qu'il présiiiait au commerce. C'était aussi le patron des voleurs. De son nom sont venus, avec tous leurs dérivés, les nmts wfrj, mercniura, etc., qui si^nitiaient marchandise. On disait même, en bas latin mercura *. l'eut-èlre aussi a-t-on tiré de son nom le mot mercurink, appliqué au prix des denrées vendues dans les marclu-s publics.

Mercuriales. On trouve dans l'ordonnance du prévôt de Paris du 12 juillet 1438, renouvelée en 1471, en 1.346, etc., l'orifîine de nos mercuriales ofllcielles. Les mesureurs de grains étaient tenus de faire connaître après chaque marché, « au greftier de la police ou clerc de la prév(Mé le prix que aura valu iceluy jour le blé froment, le seigle et l'orofe ». La plus ancienne de ces mercuriales que j'aie trouvée aux .\rchives nationales remonte au commencement de mai 1.V20, mais elle est illisible. J'ai pu déchiffrer la cinquième, qui est ainsi conçue :

•i L'an dessus dict ^, le siimedi second jour de jnin<r, Jehan Desmarchais et Guillaume Poupincourt, mesureurs es halles, rapportèrent bled

1 « Cassant et aibiullant jiar ces présentes toutes les lettres et pouvoirs qui pourraient avoir esté baillez par ledict Koy des merciers. Lequel, d'abondant, avec ses lleutenans et officiers, nous avons csleints, supprimez et abolis par cesdites présentes. Avec défenses trèsexpresses à toutes personnes de se dire et qualifier Roy des merciers, et, par vertu de ce tiltre et prétenlion des jwuvoirs y attribuez, de s'immiscer de bailler aucunes leltn.s lie niaistrise, faire visitations, recevoir aucuns deniers, ny faire autres actes dépendans duilit règlement, sur peine d'estre punis comme faulsaires et de dix mil cscus d'amende à nous à appliquer ». Édit tCatril 1597, art. 4.

- « Que la qualité, charges et droicls du Roy des merciers et autres mestiers, marchandises et denrées Soit esteinte et abolie ». Cahier général du Tiers-Élal, à la suite de Florimond Rapine, Hecueil de tout ce qui s'est fait et passé aux États généraux de 1614, p. 214.

3 Dictionnaire critique, p. 1076. — Sur les prérogatives dont jouissait en 1448 le roi des merciers dans la Touraine, l'.Vnjou et le Maine, voy. les Ordonnances royales, t. XIV, p. 27.

* Ducange, Glossaire, au mol mercura,

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