rchives nationales, KK 962, f» 1, v
* Voy. le Glossaire de Ducange, au mot inateria. 3 Do Guise.
'■' Rerue archéologique, t. VIII, p. 767 et 771. ■; Articles 204 à 227.
* Dictionnaire de Trrcoux, t. VI, p. 842. — Le mol n'est pas dans Litlré.
MERRENIKRS — MESSAGl-lRS DM LUMVERSITE
Ceux qui faisiiicul le commerce du merrien sont encorn désijj^ni's sous le nom de marronniers, meriniers, maironniers, maireniers. raairniera, etc.
Meschines. Meschinetes. Mescines.
Mescinettes. Voy. Méchines.
Mesg'eiciers. Nom qvie les Tailles de 1292 et de 1300 donnent aux méfjissiers.
Mesg'iciers. Nom que les statuts du 22 février l:i24 donnent aux méfi^issiers.
Mesg'issiers. Nom que les statuts (le mai 1407 donnent aux niégissiers.
Mesquines. \dv. Méchines.
Messagers. Il y eut, jusqu'à ranuée 167G « plusieurs sortes de messagers qui partoient de Paris pour les provinces, et qui voituroient et conduisoient les bardes, marchandises et personnes jusqu'aux extrémités et presque dans toutes les villes du royaume ».
Le roi avait ses messageries, l'Université les siennes, et il existait aussi « plusieurs seigneurs et particuliers qui étoienl propriétaires de quantité d'autres messageries, soit qu'ils les eussent acquises par d'anciennes concessions, soit qu'elles leur eussent été adjugées à cause de différentes finances qu'ils avoient payées aux coffres du roi ' ».
Les moins mauvais des véhicules, des coches mis en service étaient de vastes carrosses presque tous peints en jaune et disposés pour recevoir un grand nombre de personnes. Les bagages étaient chargés sur le derrière ; un large panier d'osier placé devant recevait les marchandises et les gens trop pauvres pour prendre place dans l'intérieur. Toutes ces voitures, dépourvues de ressorts, allaient au pas et s'arrêtaient à la nuit tombante. En raison de la longueur des trajets, la nourriture était ordinairement comprise dans le prix du voyage.
Au nombre des concessionnaires de messao-eries, qu'ils eussent obtenu leur licence a titre 11-ratuit ou à titre onéreux, soit de l'L'niversité soit de l'Étal, on est étonné de rencontrer tout à la fois le duc de Montausier, les religieux de Saint-Lazare, les hospitaliers de Québec au Canada, etc., etc.
Louis XIV songea à améliorer le service des messageries en lui réunissant le .service des postes. Un arrêt de 1676 ordonna de dédommager tous les concessionnaires et de leur subroger le sieur Lazare Patin, alors fermier •rénéral îles postes, et qui devint seul mailre des messageries rnynles.
Cette transaction coûta 1.200.000 livres, et 7ie réalisa pas le progrès (]ue l'on eu attendait. Pour constater quelque amélioration, il faut arriver au règne de Louis XVI. Turgot proposa de séparer les messageries de la ferme générale des postes, et de réunir en une setde admtnis-
• Savary, Dielionnairr, t. II, p. 7Ili-
tration royale un ser\nce destiné à toutes les provinces. Les voitures créées en exécution de ce projet furent nounuées Turgolines. Lourdes et incommodes, malgré les promesses faites lors de leur établissement, elles parcouraient en moyenne quinze lieues par vingt-(|uatre heures et huit voyageurs seulement trouvaient place même dans les plus grandes.
A la ferme générale adjugée le 16 mars 1791 succéda dès le l"mai 1703 une ferme nationale, dont le rètrue fut court, car le 16 octobre 1794 la Convention proclama le principe de la liberté illimité en matière de messageries. Depuis lors, la conduite des voyageurs et îles marchandises ne cessa d'appartenir à l'industrie privée. La création des messageries dites de la rue Notre-Dame des Victoires date de 1808. Dix ans plus tard, s'établissait auprès d'elles l'entreprise générale dite Laffitte. Caillard et compagnie.
Le cliemin de fer de Paris à Saint-Germain, le premier qui fut destiné au public, a été inauffuré le 26 aipùl 1837.
Voy. Messagers de l'Université et Transports (Entrepreneurs de).
Messagers à boîte. On nommait ainsi, au moyen âge, le varlet, l'envoyé ou l'écuyer chargés de porter les lettres à destination. Les lettres étaient placées dans une boite spéciale que le messager attachait à sa ceinture.
En 13.52, le roi Jean fit confectionner par un orfèvre « une ceinture et une boiste à porter lettres », destinées à Raoullel, son messager.
En 1387, la municipalité de Noyon donne 12 deniers « aux messagiers à boiste du Roy, lesquels ont passé par Noyon ' ».
Messagers de la chancellerie. Leurs fonctions sont de « porter au sceau les arrêts, les commissions et les autres expéditions du Grand- Conseil qui doivent être scellées du grand sceau. Ils exercent en habit noir sans épée * ».
Messagersdescomptes.Officierschargés de porter aux sergents des bailliages et sénéchaussées les « rôles, mandemens et commissions émanés de la Ciiaadjre îles comptes' ». D'abord nommés huissiers, ils étaient au nombre de dixhuit en 1.51 1.
Le Parlement a eu au.ssi ses messagers*.
Messagers parisiens. N'oy. Transport intérieur de Faris.
Messagers de l'Université. .\u début du douziènu- siècle, il se produisit en France un irrésistible entraînement des esprits vers l'étude. Des professeurs, suivis d'une foule d'auditeursile tout âge et de toute condition, parcouraient le pays, donnant des leçons sur les places publiques et même en pleine campagne ; puis l'enseignement finit par se concentrer à Paris, devenu
' I.. 'il' I.altonlc, Xiitire tUx émaux, ]*. 108.
* Guyiit, Trailé desnfUcrs, t. IV, p. 473.
•' Él.'l'asquier, Itrcherches sur In France, I. I, p. 80.
» Voy. l)i-lamarrr, Traité île ta police, I. IV, p. 608.
MKSSAliKKS I)K I.TNIVKHSITI': - MKSlHia HS
le l'over inU'llci'liit'l de rEunipe. De lunulireiix élmliaiils, accourus, non seulement des états (|ui eiilouraient l'Ile de France, mais encore de l'étranj^er affluaient vers Paris, avides d'entendre la parole des maîtres qui y professiiienl.
De honne iienre, on sentit la nécessite de créer des communicat ions penuiinentesentreces écoliers et leui-s familles, et ITuivei-sité obtint l'autorisiition d'elaiilir des messiig'ers charités de porter en province et à l'élranj^rer les lettres des él udianis. d'en rapporter les réponses avec l'arjjent, les liardes, les liallols ipie leurs pareids désiraient leur faire parvenir. Dès 1230 , saint Louis prescrivit de laisser circuler librement les messajrers de l'Université partout où ils se présenteraient.
Il V avait de fjrands et de petits messagers.
Les grands mfssaçers archi nuntii', notables bourgeois de Paris, représentaient assez bien les correspondants actuels des écoliers ; c'est chez eux que ceux-ci déposiiienl ou retiraient leurs lettres, leur arjrent, leurs paquets. Les petits messat/ers inuntii volantesi étaient entrepreneurs de transport. Mais leur métier s'éleniiit peu à peu; ils en vinrent à porter éj^alement les lettres des particuliers et tout ce dont on les voulut charger, bardes, arfjenl, sacs de procès, etc. Kn somme, on peut aftirmor que. jusqu'à la fin du seizième siècle, les messaj^ers assurèrent presque exclusivement en France le service de la correspondance privée.
Kn 1(576, Louis XIV dédomman:ea tous les particuliers qui possédaient des services de messaj^eries et réunit ces services à celui des postes. L'Université conserva cependant presque intact son privilèfje. Le fermier concessionnaire des postes le lui racbeta en 1719, el elle put alors rendre l'enseig'nement gratuit dans tous les établissements qui relevaient d'elle.
Vov. Messagers et Postes (Service des).
Messeilliers. Messeliers. Messiliers.
Vov. Messiers.
Messiers. Officiers jurés chargés de veiller à la garde des moissons et des fruits avant la récolte. Ils étaient choisis parmi les habitants de la commune et responsables des délits commis dafls sa circonscription. « Il y a des lieux où l'on ajoute aux messiers un autre officier de justice que l'on nomme sergent messilier ou sergent blatier* ». Le mot »(M«î7jVr désigne les moissons, le mot ilavier les blés ; il y avait aussi le mot prairiers, qui désignait les prairies. Quelque nom qu'ils portassent, ils étaient armés d'une hallebarde spéciale, dont on a vu plusieurs spécimens à l'exposition rétrospective de 1900. En somme, ces fonctionnaires représentent assez fidèlement nos gardes champêtres, qui furent institués en 1791.
On trouve massiers, messeilliers, messeliers, missiers, mussiliers, bangards, baniers, etc., etc.
' Drlamar-', Traité ilf la police, t. III, p. 532.
Messonniers . Mestiveurs . Mestiviers. Mestivots. Vov. Soieurs.
Mesures. ^ ov. Apothicaires. — Arpenteurs. Auneurs. — BariUeixrs. — Boisseliers. — Caqueiirs. — Charbon de terre. — Charbonniers. — Contrôleurs. — Espan. — Étalonneurs. — Foin (Marchands de). — G-ardes. — Huiliers. — Laboureurs. — Livre soutive. — Merreniers. — Mesureurs. — Faumée. — Plâtriers. — Quarteron. — Tisserands de toile. — Tonneliers. — Voie, etc.
Mesureurs . Les mesureurs étaient des fonctionnaires publics assermentés qui avaient pour mission de mesurer certaines denrées.
L'institution des mesureurs constituait une des nombreuses précautions prises par l'autorité pour assurer la lojauté des tran.saclions commerciales. A tort ou à raison, l'Etat paraissait convaincu que tout fabricant, tout vendeur chercheraient infailliblement à tromper l'acheteur. Cependant, le marchand avait en général le droit de mesurer lui-même sa marchamlise quand il ne s'agissait que d'une ventesans grande importance, un boisseau ou un setier, par exemple. Au delà, le mesureur intervenait, à moins que les deux contractants ne se fussent entendus à l'amiable et ne réclamassent pas son ministère. Ce fait était rare, surtotit entre marchands et bourgeois, car le mesureur, intermédiaire ilésintéressé et à qui le commerce était défendu, servait de garaiitie, non seulement pour l'exactitude des mesures et du mesurage, mais encore pour le prix et la f[ualilé.
Néanmoins , l'emploi des mesureurs-jurés restait toujours facultatif. \.e Livre des métiers en témoigne de la manière la plus formelle ', et l'ordonnance du 4 février 1567 punit du fouet et de vingt livres d'amende tout mesureur-juré qui « voudroil user de contrainte sur les vendeurs ou les acheteurs * ».
Quelques charges de mesureurs sont antérieures au treizième siècle, d'autres ne furent créées que beaucoup plus tard. On finit par préposer des mesureurs à la vente de presque toutes les denrées, grains, charbon, aulx, oignons, noix, pommes, nèfles, châtaignes, chaux, guède, huile, sel, plâtre, draps, toiles, etc. Quelques-uns portaient des noms spéciaux, les mouleurs de bois et les jaugeurs de vin, entre autres.
Dès le treizième siècle, les mesureurs étaient exempts du service du guet. Pourquoi? «En considération des services qu'ils rendaient, et qu'on regardait comme services publics, » écrit M. Lecaron ^. Mais le Livre des me'tiers déclare expressément qu'ils devaient ce privilège à la modicité de leur salaire : « Nus mesureur, y estil dit, ne doit point de gueit, car ce sont une manière de a-aijïne-maille * ».
1 Titre LXIII, art. 5.
2 Delamarre, Traité lU la police, t. H, p. 756.
3 Mémoires île la société île t histoire île Paris, année
* Titre IV, art. 13.