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NOUVEAUTES

nii'iits t<iul (■(irirfrlidniK's , Imrili's cl ij;iirtiis avec lie \:\ |ii'iiu ili' nuii-soiiiiis l'I iriuilrcs poissons.

Je vends aussi des hijoiix lie toutes sortes, des broclies, des anneaux, et des écrins pour serrer ces belles choses.

^'isitez le ravnn des jouets, la joie des enfants, la lriiM(|uillile des parents, voyez surtout ces l(Mi|>irs dinvention récente et ces balles,

Caboz lorDoiz ol polotos.

Les bonnes niénH<;ères peuvent venir chez moi en toute conlianee. Voici des couteaux à lame ronde ou eflllée. des cuillères en bois de tremble, des paniei-s, des pilons, des moules à gâteaux, l't des bluteaux pour faire le pain, .le vends aussi des épices, du safran pour assaisonner les viandes ', du pinjjendire, du cumin, du poivre. Si vous désirez des fruits, voici des jjrenades, des lij^^ues, des dattes, des amandes,

l'i^iii's, dnti's l'i alomaniU's, .J'ai saffivn à iiirliv en viandes.

Knfin si, comme je l'espère, vous écrivez chaque jour avec soin votre dépense, achetez ces tablettes enduites de cire et le style (|ui sert il V Inicer des caractères.

Tout le monde peut trouver ici des objets ù sa convenance :

Pour les musiciens, j'ai des (lûtes, des flageolets, des cordes à vielles.

Pour les gens d'Êf^lise, j'ai des encensoii-s et de l'encens, des bénitiere et des chapelets, des cloches destinées aux couvents.

J'ai oanpeni'les de niostier.

Pour les mauvais sujets, j'ai des dés à jouer; les uns ont la propriété de tomber sur les nombres les plus élevés, les autres sur les plus bas, d'autres loujoui's sur l'as.

.l'ai dez du plus, j'ai dez du mains, De l'aris. de Cliarlivs, <te Rains *.

Si en ai deux, ce n'est pas gas ^, Qui, au huclier, cliieeut sor as.

J'ai des hameçons pour les pêcheui-s.

J'ai juiieçons à pe.sclieoi"s,

de belles clochettes pour mettre au cou des vaches.

J'ai beax clareins à nietie à vaelies,

el même de bons fei's pour garnir les flèches.

J'ai bons fers à mètre en saiette.

Je fais concurrence aux médecins, aux chirurgiens el aux apothicaires, car on trouve dans ma boutique du vif argent, des lancettes ', des remèdes contre la teigne et contre la goutte, et aussi du galanga, qui donne de la force et de l'éclat ù la voix des clercs.

' yur cette coutume, vo\". H. Estienne, Apologie pour llrrwlult, cliap. xxivii.

2 De H.-ims.

•* C'est très curieux.

* « J'ai les laceles à seignier u.

Entrez tous, faites votre choix. Si vous n'avez pas d'argent, je me contenterai d'échanges, j'accepterai au besoin du fer ou des œufs,

\'enez avant, dame, venez.

Venez avant, si m'esirinez D'uef ou do fer ou do deniers.

J'ai résumé, à l'article Merciers, l'histoire de cette corporation, qui resta toujours une des plus Uoris.s{intes de Paris. L'article 12 des statuts (jui lui furent accordés en lôLi fournit une liste très détaillée des objets que les merciers étaient aut;irisés à « vendre, débiter, troquer et eschanger », en gros ou en détail dans le monde entier; et cette énumération renferme à peu près l'ensemble des marchandises dont se composait le commerce de cette époque.

C'étaient :

« Toutes sortes de marchandises d'oi' et d'argent .

Soyes, ostades, serges de Florence razes ' et estaniets * de Milan, serges de seigneur •', de Layde ', de Moùy ^, de Chartres, d'Orléans, d'.-iscot '' et de toutes autres sortes, pay.s et façons.

Camelots, burails ', montcayarts*, estamines, fustaines, doubleures, frizes *, revesches '". boucassins ", treillis'-, bougrans *', ilraps de Borde, d'Espagne, Angleterre et autres pays estrangers.

Toiles de toutes sortes, ouvrées et non ouvrées, tant françoises (|u"estrangères. grosses, moyennes et fines.

Chemises, mouchoirs, collets et toutes autres sortes de lingerie.

Chanvres, lin. fil de toutes sortes, teints el non teints.

Cordes, cordages, licelles, sangles, panneaux et fdets tant de chasse que de pesche.

Castors à faire chapeaux, laines filées el non filée-, teintes et non teintes.

Bonnets, chapeaux, bas de chausses lanl de soye, laine, que fil ou autre estoll'e, camisolles, cotons aussi filez et non filez.

' Rases.

* Petite étoffe de laine, de m?me nature qua la serge. Il en existait une manufacture importante à Chàlonssur-Marne.

3 Serge très fine, employée surtout pour les vêtements des ecclésiastiques et des gens de robe. On disait aussi serge ou drap de sire.

* De Leyde.

5 Auj. dans le département de l'Oise.

6 Près de Louvain.

' Étotfe légère, dont la chaîne était de .soie, el la trame de laine, de coton ou de til.

* Moncahiard ou mocayar, burail trè.s fin et ordinairement noir.

9 Étotfe de laine frisée d'un côté et i>n général assez grossière.

'* Etotfe de laine grossière, non croisée, à poil long et pai-fois frisé.

1' Sorte de toiles gommées et calaudrées, que l'on employait surtout pour les doublures. C'était une variété des treillis et des bougrans.

1* On nommait ainsi : 1° de grosses toiles de chanvi-e éora, ilont on confectionnait des sacs, des guêtres, etc. ; 2° des toiles gommées, calandrées et satinées qui servaient à faire des coiffes de chapeaux, des doublures, etc.

'3 Fortes tuiles de chanvre employées te plus souvent comme doublure pour la partie des vêtements qui avait besoin d'être soutenue.

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