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NOUVEAUTÉS — NUMÉRO

Marroquins, cuir df Levant, chamois, hiiffcs. biilTelins *, clievrutiiis, vélins, peaux de moutons parées, cuir de méf^is, et f^énéraleuienl toutes sortes de cuirs.

Fourrures, pelleteries, gants, mitaines, et tous ouvi-ages faits des susdites estoffes.

Vins.

Tapisseries, coutils, courtepointes, couvertures, castelongues ^ et autres franges.

Passemens, dentelles, lassis, poincts-coupez ', ruljans, cordons.

Boutons d'or, d'argent, de soye, fil, crain et de toutes autres estoll'es et de tous pays et façons, mesme l'or et l'argent tant fin que faux, filé sur soye ou sur fil, ensemble or ou argent deChipre, sojes creuës et non escreuês, teintes et non teintes.

Et pareillement toute sorte de joùaillerie d'or et argent, pierres précieuses, perles, joyaux d'or et argent, vaisselle d'or, d'argent et autres métaux : corails. grenads. agatlies. calcidoines, crislails, ambre, amatistes, et toutes sortes de piei-res taillées et non taillées.

Et toutes sortes de patenosterie *. droguerie, espicerie, brésil s, pastel, cochenilles, graine d'escarlate, garance, et toutes espèces de teintures.

Fer, acier, cuivre, airain, laton ouvrez et non ouvrez, neufs ou vieils, mesme fd de laton, mitrailles ^.

Espées, dagues et poignards, lames, gardes et garnitures d'iceux, et toutes autres sortes d'armes pour hommes et chevaux, espérons, estriers, mors de chevaux.

Fers, clouds, cizeaux, lancettes, canivets ', razoirs, cousteaux.

Espingles, esguilles, esguilleltes, ceintures, porte-espée.

Peignes, esponges.

Serrures, cadenats, fermetures d'huis, portes, fenestres, coffres et cabinets.

Dinanderie, quinquaillerie, coustellerie, et toutes autres sortes de marchandises de cuivre.

Fer, fonte, acier, et toutes autres œuvres de forge et fonte.

Miroirs, images, tableaux tant en bosse ([u'autrement, peintures.

Heures, pseaumes, catéchismes et autres livres de prières.

Plumes, gaines, estuits, boëtes, escritoires.

Et généralement toutes autres sortes et espèces de marchandises >^.

C'est donc avec raison que l'on appelait les merciers des marchands de tout*. Mais à dater du dix-septième siècle, la communauté ne représente plus exactement nos grands bazars actuels. Le commerce de détail avait pris un tel dévelop-

< Buffles et liutBelins.

2 r.ouvi'i'lure de lit faite avee de la laine très 6iie.

•* Le mot passrmeni s'a|ipliquait alore à toute dentelle, l'I l'on nommait poini toute dentelle faite à l'nigfuille. (Voy. G. Vtesf'n'VK, Hisluire ilii point (l'AlençoH, p. 3). I.e piiinl-cuupé fut surtout en vogue au di.x-scptième sii^cle.

4 (jhapelels et arlicle.s semblables.

'' Hois de teinture,

6 l<'enaille.

' Canifs.

8 Dictionnaire île TréeouT, éi\[. do 1771, t. V, p. 944.

pement que la corporation s'était fractionnée, spécialisée, aucun de ses membres n'ayant eu sans doute l'audace et surtout le capital nécessaire pour ouvrir une maison qui renfermât, comme nos grands magasins actuels, l'universalité des produits fabriqués par les autres corps de métier. On comptait donc au dix-huitième siècle vingt classes principales de merciers.

Savoir :

1" Les marchands grossiers, ou vendant en gros.

2° Les marchands de draps et étoffes (For, d'argent et de soie.

3 hef.marchands de dorure, qui faisaient le commerce des franges, boutons, cordons, ceintures, etc. danslesquelseniraient desfilsd'oretd'argenl.

4° Les marchands d'étoffes de laine, camelots. étamines, droguets, tiretaines, etc.

5° Les marchands joailliers, qui vendaient toute espèce de bijoux et de pierres précieuses.

6° Les marchands de toiles, linge de table, coutils, etc.

7" Les marchands de dentelles, batistes, mousselines, etc.

8° Les marchands de soie en bottes.

9" Les marchands de peausserie, maroquins. basanes, chamois, cuirs de Russie, etc.

10° Les marchands de tapisseries, poriières, rideaux, moquettes, étoffes pour meubles, etc.

11" Li-ii marchands de métaux, fer en barre, tôle, acier, plomb, cuivre, etc.

12° Les marchands quincailliers.

13° Les marchands d'objets d!art, tjdjleaux, estampes, statues, candélabres, girandoles, lustres, pendules, coltres, etc.

14" he^ marchands de sacs de velours, carreaux, coussins pour les femmes.

15" Les marchands de rubans d'or, d'ai^enl et de soie, écharpes. gants, éventails, manchons.

16" Les marchands papetiers, qui représentaient nos papetiers actuels.

17" Les marchands de chaudronnerie.

18° Les marchands de toiles cirées, parapluies, porte-manteaux, guêtres, etc.

19° Les marchands de menue mercerie, représentant nos merciers actuels.

20" Les petits merciers ou marchands bimbelotiers, qui vendaient des jouets d'enfants, des peignes, des chapelets, des tabatières, etc. *.

Voy. Merciers.

Novices. Nom donné aux apprenties des crieuses de vieux chapeaux.

Nuit (Travail de). Voy. Travail (Dvirée du).

Numéro (Hommes de). Hommes de finances,

de compte, de commerce *.

1 Dans un faclum produit par les pelletiers, au cours du pi-ocès intenté par eux aux merciers vers la fin du dix-septième siècle, on trouve énumérées vingt et une classes lie merciers qui différent un peu de celles que je donne ici. Voy. Bibliothèque nationale, manuscrit français 21,978, f*' 119.

* Vov. Tallemant des Réaux, Historittlts , t. VI, p. 277."

OBLAIERS — OCULISTKS

Oblaiers. Nom que la Taille de /."J/a donne aux ouhlieurs.

Oblats. \ oy. Donnés.

Obleers. Voy. Oublieurs.

Obliers. Nom que les statuts de 1270 donnent aux oublieurs.

Obloiers. Nom que la Taille de 1313 donne aux oublieurs.

Obole de rivage. \'oy. Rivage de Seine.

Ocularistes. Nom actuel des fabricants d'yeux artificiels.

Oculistes. Pendant fort longtemps, les oculistes empruntèrent au loup de précieux remèdes. Jacques du FouiUoux écrivait vers 1580 : « Des médecins et philosophes j'aj appris que ceux qui ont mal aux yeux sentent souverain allégement s'ils les oignent des excrémens du loup : et que la cendre faite desdits excrémens. meslée avec du miel, est bonne pour sister la déHuxion <les yeux chessieux ou pleurans : et que la graisse du mesme loup est pareillement fort propre pour les en frôler ' ».

En IG.")?. il y avait à la Cour un oculiste en titre, nommé tJuillaume Parthon -. Trente-cinq ans plus lard, le Litre commode pour 1602 célèbre les mérites de « M. Girard, chirurgien opérateur, qui s'attache particulièrement à la cataracte, qui fait son séjour ordinaire à Chàlons en Champagne, qui vient à Paris tous les ans au printemps, et loge rue de la Huchette, ii l'enseigne des capillaires de Montpellier ' >•.

Les ocidistes sont traités, par les statuts de 1669. exactement comme les renoueurs. Mais au siècle suivant, La Martinière. premier chirurgien du Roi, ayant fondé à Saint-Côme une chaire d'ophtalmoiatrie *, les oculistes se firent, dès lors recevoir maîtres en chirurgie. Deshaies- Gendron fut le premier qui professa cet art au collège de chiriu-gie ; il eut pour successeurs Louis Becquet et Jacques Arrachart '.

' /,« téiterie, édit. de 1585, ji. 113.

* Kstttt générât dfs of/lcîers commetiçaux île la maison du Roy. p. 50.

^ Tome I, p. 160.

* En novembre l"6o.

^ -A. t!orlieu, L'eiuteignemenl au collège île chirurgie, p. 43.

La plupart des oculistes paraissent avoir été fort amis de la réclame. Jacques Daviel, savant homme, qui fut « chirurgien ordinaire et oculiste du roi », n'eut peut-être, sur ce point, rien à se reprocher, mais on n'en saurait dire autant de sa veuve, comme le prouve le morceau suivant : « La réputation de feu M. Daviel, oculiste du Roi et le plus célèbre de l'Europe, recommande assez ses remèdes pour que l'on .se dispense d'en spécifier l'efficace. Il a laissé à .sa veuve, rue des Moulins, près de la fontaine, butte Siiint-Roch à Paris, le secret d'une eau verte, qui fortifie la vue foible et fatiguée, en dissipe les ombres et brouillards et la rétablit dans son étal naturel, outre une eau blanche contre les inflammations des yeux et une pommade contre les ulcères, les boutons et la chassie des paupières. Chaque bouteille d'eau coûte six francs, et le pot de pommade se vend au même prix ' ».

Babelin, ([ui jouit aussi d'une grande réputation, soignait les oreilles aussi bien que les yeux, et il ne craignait pas de faire insérer dans les journaux des annonces de ce genre : « Le sieur Babelin, habile oculiste à Paris, rueTicquetonne, maison de M. Berger fabricant de chapeaux, seul possesseur du baume spécifique pour la surdité, les duretés d'oreilles et les autres accidens de cette partie, que distribuoit la feue demoiselle de Lussan, continue d'opérer, par le moyen de ce baume, qui est fort connu, de trèsheureux effets. Ce remède est un topique spiritueux et doux, qui guérit plus ou moins promptement. suivant le caractère et l'ancienneté de la maladie. On peut se purger avant d'en faire usage, mais il n'exige d'autre régime que de se garantir du vent et du brouillard, et ne peut jamais causer le moindre accident. Le prix des boîtes-est de 12 liv. 12 sols * ».

Parmi les plus habiles confrères de Daviel et de Babelin. on peut encore citer :

MM. Laforèt, rue d'Anjou.

Bér.^nger, rtie de Seine Saint-Germain.

Besson, rue Montmartre.

Secours, rue Gereais-Laurent. Gr.\ndje.\x. rue Galande.

Pierre Demours, rue Mazarine.

Ce dernier fut oculiste de Louis XV, et uuiurut en 1795. *

1 Gazelle île Hollanile, n° du 1"" août 17G0.

- Affiches, annonces et acis ilicers, n" du 7 juin 1775.

ODONTAUHQUKS

Odontalgiques (Commerce des remèdes).

O commerce, qui était fait par les épiciers el les apolliiaiircs, s'étendait, ainsi qu'on va le voir, à une fdule d'objets aussi variés que disparates.

Hippocrate recommandait déjà de ne recourir u l'ablation des dents que dans les cas désespérés. Il écrivait : « Quant aux douleurs causées parles dents, si la dent est cariée et branlante, il faut l'ôler ; si, sans être ni cariée ni branlante, il existe cependant de la douleur, il faut la de.sséclier en la lirùlant *. On passait légèrement un fer diaud sur la gencive.

Le ménagier de Paris (1393) indique, comme remède contre l'odontaltrie. les g^aro-arismes avec une décoction de fleurs de sauge ^. Mais à cela se borna pendant longtemps la science des dentistes.

Jean Gœurot, médecin de François \", ne dédaigna pas de donner une grande place à l'art dentaire dans un petit volume qu'il publia en lr)41 ■'. Il reconnaît d'abord que l'odontalgie, « entre aultres immortelles passions desquelles riiomme lia douleur, est plus moleste ». Aussi indi(|ue-t-il une foule de remèdes pour la calmer: Tenir en la bouclie eau camphrée ou décoction de camphre dans du vinaigre ; mettre dans la (lent cariée un peu de coton imbibé d'huile d'aspic ; se gargariser avec une décoction de pyrèthre, de menthe et de rue mêlée à du vin chaud. Pour blanchir les dents, le fond de toutes les préparations est la corne de cerf.

Montaigne, qui eut toujoui-s d'excellentes dents, les frottait avec une serviette. Durant son voyage en Italie, il fut pris à Pise d'une violente odontalgie, dont il a naïvement raconté toutes les pliases dans son Journal. Le lundi 4 septembre l.'iSl, il mâche des morceaux de la gomme résineuse connue sous le nom de mastic, et n'en obtient aucun soulagement. Pendant la nuit, il envoie chercher im apothicaire, qui lui conseille d'entretenir sur la dent malade un peu d'eau-devie. Le lendemain, on lui applique sur la tempe un emplâtre de mastic, et la nuit suivante on lui met des étoupcs chaudes sur la joue *. La vertu des emplâtres de mastic était bien connue en France, où on les recouvrait de taffetas noir. C'est même là l'origine des mouches qui ornèrent jadis le visage des dames =.

Au seizième siècle, les remèdes contre l'odontalgie s'étaient donc fort multipliés. On en trouve plusieurs indirpiés dans le livre de Jean Liébaut", cl Bnmlùme l'aconte qu'ajant eu mal aux dents, la reine d'Espagne lui envoya par son apothicaire « une herbe très singulière, que la mettant el tenant dans le creux de la main, soubdain le mal se passe ; comme il me passa aussi tost », <ijiiulr-t-il '. I/iipnihicaire Jean de Renou '. une

I Tiad. LiUai, I. M, |i. 213.

s Tumr 11, \^. 257.

■"* L'eittretenement de rif, sitmmniri'niriif riihiposr par miiîstrf Jfkiin Goiirof, dmhttr en mn/rcinf, elc. lu-18.

1 Yoyiiges, p. 343.

y Vuv. ri-dossus l'art. Mouches.

fi Trois lirrrs ilr V ornement dit eorps humnin (1582), p. 211-1.

" Œiirres, tom.' VIll, |i. 113.

8 lEueres phnrtnaceuti^ues, p. 188.

lumière de la science au déliul du dix-septième siècle, ne connaissait pas ce précieux dictaine. el il se montre assez sceptique sur l'emploi des moyens thérapeutiques. Il constate en pas.saiil ([ue les dames redoutaient surtout « la noircissure des dents » el ne se souciaient point de la douleur ; « non plus que le vulgaire », ajou(e-t-il.

Ce qui me porterait à croire que Renou exagère un peu l'indifférence de ses contemporains pour celte insupportable souffrance, c'est la multitude des drogues qu'on ne cessait de lui opposer. Quelques recettes méritent ime mention spéciale.

Olivier de Serres préconisait l'emploi du coton imbibé d'iiuile, et il cite entre autres celles de poivre, de girofle, de sauge, d'aspic, de pavot, de mandragore et dejusquiame '.

Le chirurgien charitable * appliquait sur la tempe un amplâtre de gomme élémi, « avei quelque portion de poudre de cantiiarides ; c'est chose merveilleuse de l'effet de ce remède ».

Gui Patin traitait le mal de dents par la saignée. Il écrivait le 19 juin IGtil à son ami Falconet : >< J'eus hier une grande do\deur de dents, laquelle m'obligea de me faire saigner du côté même : la douleur s'arrêta tout à coup, comme par une espèce d'enchantement. J'ai dormi toute la nuit ; ce matin la douleur m'a un peu repris, j'ai fait piquer l'autre liras, j'en ai été guéri aussitôt ' ».

En 1669 seulement, on songea à utiliser le tabac contre l'odontalgie. L'auteur du Médecin des pautres écrit alors * : « L'esprit de nicoliane ou pétun est un mer\'eilleux remède pour apai.ser la douleur des dents ».

Contre la carie, il y a deux rcmarqualdes spécifiques, l'urine et les crottes de ciial siiuvage. Ceci nous est affirmé par le chirurgien li. Martin, auteur d'une Dissertation sur les dents '', (|ui fut approuvée par deux docteurs régents de la Faiullé de médecine.

En i69"i, Blégny « apoticaire ordinaire du Roy », guérissait la carie au moyen dune es.sence végétale, et à cette même date, un sieur Reliel. établi rue Tireboudin, disait avoir apporte d'Egypte « une eau qui appaise sur le cliamp la douleur des dents, qui se prend par le nez, t|ui fait larmoyer abondamment, et dont la pliiole de quatre prises se vend un louis d'or ' ».

Ce remède, comme on voit, n'était pas ù la portée de tout le monde, non plus que celui qui consistait à frotter la dent malade avec une dent de mort ' , procédé très en faveur dans les campagnes.

Louis XIV avail de mauvaises dents, qui le faisaient souvent souffrir. Son uu'decin d'.\quin, po\ir calmer les douleurs, employait l'es-sence de girofle et celle de thym ; (]uand il sur\-enail un

' Théâtre d'n^rieititiirr, p. S17.

- Par .I.-.\. (hiènn, p. 10t<.

•1 Tiuiie m, p. 3-7.

> In-12, p. 117.

•' lilT'.t, in-18, p. «il.

•> /,(• litre eommode pour {692, I. 1, p. 172.

'< .I.-H. Tliiei's, Traité des suprrttiliuns, t. 1, p. 375.

ODONT\I,(;iQUES — OFFICES

abci's, il appliquait sur la joui- un cataplasme de uiie de pain ; si une opération scndilail nécessaire, le chirurfjien et le dentiste étaient consultes, et c'est le dernier qui opérait.

l'arnii les niovens de calmer la douleur ou d'arrêter les proji:rés de la carie, deux surtout furent à la mode au début du siècle, le corail eu liilton maintenu quelque temps sur la dent, et l'attoucliemenl par la main de l'opérateur. Bunon écrit à ce propos : « La i^uérison des maux de dents par le simple allouciiement du doifçt est une merveille de nos jours (|ue je ne puis pas.ser sous silence. On prétend (|ue la vertu de rallouchement est l'etïet d'une préparation dans la(]uelle le guérisseur a trempé sa main, on conjecture même ([ue c'est du cérumen ou de cette espèce de cire qui se forme dans l'oreille, mise secrètement au bout du doi>^t : quoi qu'il en soil, il est aisé d'en faire voir l'abus. Tout ce que peut opérer l'attoucliemenl , c'est de lrau([uiliser le malade par la conllance d'être •îuéri * ».

Il V avait aussi l'eau adinirable ilile de W"' de la Vrillière, et l'apotliicain^ chargé de la débiter avait trouvé pour l'annoncer une formule naïve qui n'aurait sans doute pas beaucoup de succès aujourd'hui : « Un partie\dier, souffrant horriblement d'une dent cariée, fut conseillé de se servir d'une eau appelée eau de Madame de la Vrillière, qui se vend chez M. Regnault, maître apothicaire à Paris, rue de la Harpe. Comme il étoit las de se faire tirer des dents, il s'est servi de cette eau, avec tant de succès que depuis il n'a eu aucun mal. Il l'a conseillée à plusieurs de sesconnoissances, qui en ont éprouvé le même bien. Il croirait, dit-il, manquer aux droits de l'humanité, s'il ne faisoit point part au public d'un remède aussi avant<igeux pour un mal si commun ' >^.

l'n procédé simple et peu coûteux, dont l'auteiir a gardé l'anonvuie était d'un effet beaucoup plus sur. Il fallait acheter une « petite barre aimantée prix 50 sous, !^ livres avec l'étui). Ceci fait, il suffisait «détourner le malade au nord, de poser la pointe de l'aimant sur la dent douloureuse, et de l'y laisser quatre minutes. Si la douleur continue, il faut toucher les dents voisines. Cet aimant ne guérit point quand il y a lluxion. I,a proximité d\i fer, de l'acier, et d'un autre aimant, ainsi que la rouille, l'empêche aussi d'opérer * ».

Vn peu plus tard, apparaît Vfspril (h la Mecque, inventé par le sieur Ricci, quai de la Ferraille. Ce spécifique n'avait pas son pareil pour « rétal)lir les affections scorbutiques des gencives, détruire les petits chancres et ulcères de la bouche, et guérir radicalement les douleurs de dents, telles qu'elles puissent être, sans qu elles fassent jamais plus de mal >■, et sansque ce remède.

I Jiiiinial lie la siiiilé île Louis XIV, p. lUTi, 110 ol lti:t.

î Kssiiy sur les malailies îles ilenls (17-13), |' 178 el

ini.

:' Journal général lie friuice, n" ilu 28 févriir I7K(i. » Àffekes, annonces el avis divers, n» du 1" avril 1772.

qu'il annonce remarquable, porte jamais préjudice aux bonnes dents ' .

Voy. Dentifrices.

Opérateiirs, etc.

Dentistes. —

Oès (Vendeurs d"). La Tnille île Il".i2 en cite deux, en (pii il faut sans doute reconnaître des marchands de volailles, des vendeurs d'oies.

Voy. Poulaillers.

Œuvres blanches (Maîtres en). \'oy.

Taillandiers.

Œuvres noires (Maîtres en). \iiy.

Maréchaux.

Offices (Créations d'). Quand la royauté eut épuise la spéculation fondée sur la vente des maîtrises -, on lui suggéra un aulre moyen pour tirer de l'argent des commiinaulés déjà » moitié ruinées par elle. D'abord, le roi limila dans certaines corporations le noniljre des maîtres et se chargea de vendre les maîtrises, ([u'il tran>forina en offices héréditaires. On ne put plus être barbier, emballeur, limonadier, etc., qu'à la condition d'acheter une des charges existantes, comme cela se pratique aujourd'hui, pour les notaires, les avoués, etc. Ue 1690 à 1714. Louis XIV créa ainsi :

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