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Il est vrai que le Trosur devait verser chacpio année aux communautés 50.000 li\Tes, représentant les e:!>sr''s attribués aux officiers dont elles venaient de racheter les charités. On va voir comment celte délie fut acquittée.

Kn juillet 1702, le roi s'aper(;()it toul à coup que les deniers des corporations sont mal administrés. Il est maintenant l)ûurrelé de remords en se rappelant qu'il a pu permet Ire à des associations aussi peu sérieuses de racheter les offices de jurés, puis ceux d'administrateurs des comptes que sa haute sag^es.se l'avait décidé à instituer. Aussi crée-l-il dans chaque corps de métier un trésorier receveur et payeur. La plupart des corporations doivent courber la tète. Les moins endettées offrent de racheter ces nouvelles charges, et non seiilement le roiv consent encore, mais toujours folàlre. il leur fait délivrer une quittance où il reconnaît « que les communautés ont un notable intérêt à ce que ces fonctions soient exercées par des gens de probité et d'expérience dans leur commerce ; personne n'étant d'ailleurs en état de remplir lesdiles fonctions plus dignement et avec plus d'exaclilude que les [jurez de ladite comnuinaulé '... ».

Il n'y a pas de petits profits. .Si peu qu'ail ! rapporté celle opération, le roi s'en était montré satisfait, et il comptait bien n'en pas rester là.

En janvier 1704. il crée dans chaque com- I munauté des contrôleurs visiteurs des poids et 1 mesures.

Kn août de la même année, des offices de greffiers pour l'eiiregis/remenl des brevets d'upprenlissoge, lettres de maîtrise, etc.

En novembre 1706, des offices de cntUrûleurs des registres, chargés de « parapher les registres des marchanils ».

En août 1709, des offices de gardes des archives.

En juin 1710, d'autres offices de tre'sorierspageurs.

Il fallut s'arrêter. Les communautés n'étaient plus en étal de racheter ces offices, et d'ailleurs personne ne se présentait plus pour les acquérir. .\ la mort de Louis XIV. toutes les corporalions

; ' K'Ut itu Ii"y, /nrffiMt supitrexxion itca offces^ etc.

( 1701. iii-f.

élaienl désorganisées, épuisées, prêles à faira faillite. Et qu'avaient rapporlé ii l'Elal tant de ruines accumulées"^ Trois milliards 4(i0 millions de dettes, et pour j faire face, ù peine 800.000 livres en argent complani '.

Trente ans après. Louis XV espérant (|Ui' les couuuunaulés avaient eu le lemps de reiduvrer qiu'hiue crédit, inslihui de nouveau dans chacune d'elles des i)f t'wi'sd' i/i.sjiecteitr.i-con/nileitrs. (jnelles étaieni invi ikks à racheler. Elles n'y parvinrent qu'en s'imposani les plus lourds ^a<l■ili(■es. Toutes durent em[)runler : les lailleurs. 120.000 livres, les pâtissiers, 48.000 livres, etc. Elles se décidèrent, en outre, à suivre l'exemple que le roi leur avait donné ; elles aussi créèrent des maîtres sans qualité, venilirent des lettres de maîtrise * : les lailleurs. soixante ; les passemenliers. douze ; les lableticrs, huit ; les bonnetiers, deux par an, etc., elc.

DECLAR.\TION DU KtJY,

pour réunir an corps et communauté de marchands bonnetiers, les offices de gardes de ladite communauté. (.\nnée 1C91).

« Louis, parla grâce de Dieu Roy de France et de Navarre. A tous ceux qui ces présentes lettres verroni, Salul. Les gardes, corps et communauté des marchands bonnetiers de nosire bonne ville et fauxbourg de Paris nous ont très humblement fait remonirer, qu'ayant par nosire édil du mois (le mars dernier, créé et érigé en titre d'offices héréditaires les gardes des ct)rps des marchands et les maistres jurez des arts et mestiers, ils ont un notable inléresl. non seulement que ces charges soient exercées par des personnes de probité et d'expérience dans le commerce, et que ceux qui en abuseront puissent estre dépossédés ; mais encore que ceux de leur corps qui peuvent s'en bien acquitter, puissent y parvenir à leur tour, au lieu qu'ils en seroient exclus, puisque ceux que nous en aurions pourvus n'en pouvoient estre dépossédés.

Par ces considérations el par le désir de nous marquer leur zèle pour nostre -service et leur soumission à nos volonlez, ils nous ont fait offrir de payer au receveur de nos revenus casuels la somme de 3(3.000 livres, s'il nous plaisoit unir à leur communauté les offices de gardes nouvellement créez, pour estre exercez par ceux qui nous seront par eux présentez, autant de lemps qu'ils aviseront enir'eux en con.séquence des provisions que nous leur en ferons expédier, el leur laisser pour l'avenir, lorsque le lemps de l'exercice île ceux que nous aurons pourvus sera expiré, la factdié <le nous présenter de nouveaux officiers pour prendre de nous la confirmation de leur nomination. Comme aussi d'accorder à ceux qui presteront ladite

1 Voy. É. L#eva.s.stMii% Itechercliei: àt'xtati^ifex sur le système lie Lnir, chap. 1.

- En dépit <Ic loiii-s n'piirrnanccs, les couiniunaulcs prcs.smvos avaient déjà fu ivcoiirs à cotte mesure. En 1702, les bonnetiers avaient Tenilii 2 lettres de maîtrise, les tailleurs i;) i ii 1729, etc.

OFFICES — OISELIERS

somme Je 36.000 livres ou partie, un privilège et préférence sur les droits attribuez ausdits gardes par ledit édit, à l'eircl de quoj' il sera fait mention desdits emprunts dans la quittance de finances qui leur sera délivrée par le receveur de nos revenus casuels. Nous su])plians de leur permettre, pour parvenir au payement des rentes qu'ils seront tenus constituer sur eux pour le pavement de ladite somme de 3().000 livres, de prendre et percevoir, conformément à la délibération prise en leur bureau le 3 ilu présent mois et an : sçavoir, pour l'enregistrement de chaque brevet d'apprentissage 20 liwes, pour la réception de clia([ue marchand d'apprentissage 800 livj-es, pour celle d'un fils de marchand 300 livres, pour celle d'un fils de marchand qui aura esté garde

150 livres Et voulant favoralilement traiter

le corps et communauté desdits marchands bonnetiers, et luy donner des marques de nostre proli'clion : A CES CAUSES — »

Officiers. On nommait ainsi tons titulaires d'un office, d'une charge, d'un emploi'.

Officiers d'office. Vov. Sommeliers.

Officieux. Voy. Domestiques.

Oiers. Voy. Cuisiniers.

Oignons (Foire aux). Elle se tenait tous les ans. a\i mois di" septembre, sur le parvis Notre- Dame. C'est là que les bourgeois venaient faire leur provision pour l'hiver. Au dix-septième siècle, elle fui transférée sur le quai Bourbon.

Les oignons de Corbeil étaient célMires.

Voy. Oignonniers et Mesureurs.

Oignonniers. Marchands d'oignons. Dès le treizième siècle, on criait dans Paris les Aus > cl oingnons à longue alaine *,

et la Taille de 1292 cite 1 oingnonnier.

Les oignons se vendent onlinairemeul à la douzaine, dit la grande ordonnance de 1672 ■".

Voy. Mesureurs.

Oiselets de Chypre. Voy. Farfu meurs.

Oiseliers . Je rencontre cités pour la première fois les marchands d'oiseaux ilans le curieux dictionnaire de Jean de Garlande, (jui fut composé vers le milieu du treizième siècle. On y lit que ces humbles conuuerçants étaient établis sur une place située près du parvis Notre- Dame, et que l'on pouvait se procurer chez eux une grande variété de volatiles *. C'est devant le portail de l'égli-se Sainte-Geneviève la Petite •' que si^ trouvait l'endroit occupé par les oiseliers. Vers la fin du siècle, ils semblent n'avoir été encore qu'au nombre de cinq ^.

A une date que je ne saurais préciser, ils

s Dont l'ocli'ui- so conserve longtemps. Cneries di- Ciiiill. <le la \'il!e NiMivc.

:i C'.liapitie XXVIII.

* J^exicogrnphie latine, p. 35.

6 Dite plus tard Saintc-Gcncvièvi- dos Ardcnl.s C Voy. la Taille de i292, p. 026.

abandonnèrent l'église Sainte -Geneviève, et vinrent s'installer sur le Pont-au-Change, d'où ils se transportèrent à la Vallée de Misère '. Ils étaient là sans aucun abri contre pluies et rafales, au grand préjudice de leur délicate marchandise; aussi demandèrent-ils à (Charles \ I l'autorisation de reprendre leur ancien emplacement sur le Pont-au-Change. (iette faveur leur fut accordée au mois d'avril 1402. « en considération, dit le roi, de ce qu'ils sont tenus bailler et délivrer quatre cens oyseaux qiuind nous et nos successeurs Rois sommes sacrez, et pareillement quand nostre très amée et très chère compagne la Royne vient et entre nouvellement en nostre ville de Paris - ».

Le Ponl-aii-Change était alors bordé de hautes maisons ; les changeurs en occupaient un côté, les orfèvres occupaient l'autre. Nous verrons que ces deux riches corporaticms protestèrent toujours contre la présence des htmibles oiseliers, qui avaient obtenu le droit de se tenir sous les auvents des maisons et d'accrocher leurs cages aux devantures des boutiques.

J'ai dit que l'ordonnance de 1402 imposait aux oiseliers l'obligation de lâcher un certain nombre d'oiseaux pendant le sacre du roi à Reims et lors de l'entrée solennelle de la reine à Paris. On ne tarda pas à en exiger autant pour celle du roi, car sur une miniature ' du seizième siècle représentant l'entrée à Paris de Charles VII *, l'on voit des oiseliers placés sur son passage rendre la liberté à de petits oi.scaux. Toutefois, le fait n'est pas mentionné par Monstrelet, qiù raconte assez longuement l'entrée du roi ".

Celle de Louis XI eut lieu le 31 août 1461. Quand il traversa le Ponl-au-Change, les oiseliers délivrèrent deux cents douzaines « d'oiseaux de diverses sortes », écrit le chroniqueur Jean île Roye '. Le pont avait été couvert, afin que les oiseaux « chanlans chacun leur ramage, ne se peussent esgarer ' ».

Les changeurs et les orfèvres, représentant deux des plus opidentes communautés parisiennes, supportaient fort impatiemment le voisinage des pauvres oiseliers. Ceux-ci ayant obtenu en l."i73, puis en lô76, la confirmation de leurs nrivilèii-es. chantreurs et orfèvres adressèrent au Parlement une requête tendant à faire reléguer les oiseleurs sur l'emplacement qu'ils avaient jadis occupé à la Vallée de Misère. La Cour les débouta de leur demande * par un arrêt fort curieux et tout a l'avantage des marchands d'oiseaux.

Les oiseliers triomphaient, mais leurs adversaires étaient furieux. Ils firent si bien que, le

1 .Vuj. partie du quai de la Mégisserie. S .4. de Saint- Von, Orifonn. des eaux el forils, p. 270. 3 Elle a ete ri'produite dans l'ouvinge suivant : Paul Lacroix, Mœurs du moyen âge, p. 532.

* Novembre 1-137.

5 Chronique, t. V, p. 301.

6 Chronique, t. 1, p. 29. Ce mmiliiv, qui paraît bien exagi^ré, a été aceeple par Sauvai (I. II, p. 043 et 458).

" De Lanere, /.'incrédHlilé du sortilège, p. 632. » 11 mars l.'j77.

OISKLIKHS

21 mai. iiii ilt'> liiiis^itTs ilf la (imir diil se rendre au l'<mt-au-(llian^i', jjoiir lairo <,< lii'lier doux et t'>lau\ t's Li(iiilii|ut's (li's (irfi'vrcs cl ihaii^curs, et V inctirc les caj^es el cnseaux des supplians ». Les esprits étaient surexcités ù oe point qu'aussitôt que l'huissier se fut retiré, « iceux orfèvres et clianiieurs, au conlenipl et niespris île l'aulliorile lie la Cour, en proférant paroles injurieuses contre riioiineur il'ieelle. auniient jeté pur lerre lesdiels eaj^t^s el oyseaux. icelles foulé et atlrippé aux pieds; ballu et excédé les supplians, tellement (]ue. pour éviter le danijer de leurs personnes et perle de leurs oyseaux, n'ont de[)uis osé vl'ndre sur ledit pont ». La (]our enjoiy^nit aux chan<;eiirs el orfèvres de se soumettre, ù peine de quatre cents livres d'amende '.

Celui d'entre eux qui s'était montré le plus acharné contre les oiseliers était un sieur Fdlacier. orfèvre à l'enseijîne de L'i rose. Il avait été emprisonné, el son alfaire fut juij^ée lo 4 mars l^tH. La Cour le condamna à dix écus d'amende, vintrt écus de dommayres-inlérèts envers les oiseliers, à tous les dépens et à tenir prison jusqu'à entier pavement. Kfle ordonna, en outre, que l'arrêt serait lu, le dimanche suivant à neuf heures du malin sur le Pont-au-Chan<^e, et déclara les oiseliers placés sous la sauvej>^arde d\i roi et de la Cour -.

Le Parlement avait sagement a»i en rappelant les orfèvres au respect de l'autorité, mais il élait bien difficile de maintenir la paix entre deux voisins exerçant des métiers si dissemblables. Les oiseliers le comprirent d'autant mieux que leur nombre en au[i;mentant rendait cha(]ue jour plus j^ènante leur présence sur le Pont-au- Chanpfe. Ils finirent donc par accepter une transaction el allèrent d'eux-mêmes accrocher une partie de leurs caj^es hors du pont, sur celte \ allée de Misère (|u'ils avaient jadis occupée. Un rèrjlement du 13 avril IfiOf) mentionne cet accord et contient d'intéressants détails s\ir le commerce des oiseaux '. On y voit que les (< menus oyseaux de chant et de plaisir » étaient alors les serins *. les tarins, les fauvettes, les rossignols, les cailles, les linottes, les chardonnerets, les pinsons, les aloueltes, les sansonnets^ et les merles. Leur chasse était interdite depuis la mi-mai jusqu'à la mi-aoùl. Pour permettre de distinguer les marchands forains des oiseliers Parisiens, ceux-ci suspendaient leurs cages aux murs des maisons, tandis que les premiers devaient garder lesleuisàlamain. Il était interdit aux forains de vendre ■< les serains comnmns et canariens wavanlqu'ilseussenl été << mis el posés, depuis dix jusqu'à douze heures, sur la pierre eslanl au bas des y-rands devrez en la cour du Palais el à jour d'eniréi' du Parlement >■. En outre, le roi se réser\"ait son droit de prise ^ : les oiseliers n'élaiejil autorisés à acheter des

I AiTÛt du «juin 1577. Dans Sainl-Von, [p. 998. - (ItiaillaDd, Dirtionnairt des eauT et forets, p. 406. ■• Saint- Yon, p. 1000.

* « Les serains ».

•* « I*es sanconnt'ts ».

* Vov. ci-ilossous l'art. Piiso (Droit Je].

forains un seul de ces oiseaux avant qiu; « le maisire el gouverneur de la volière du l-toy , et même après lui les bourgeois, eu.ssent fait jn.q choix. Les femelles, ayant beaucoup moins de prix que les mâles, devaient être mises à pari, « en cages basses el muettes ». Les oiseliers étaient tenus, « aux jours de festes du Sainl- .Sacri'ment et aux entrées des Roys et Roynes, de lascher, en signi' d'allégresse, telle (|uantité de menus oyseaux (ju'il sera arbitré suivant la coutume ancienne ». Il n'est plus (piestion ici du siicre des rois, ce (jui n'empêcha pas les oiseliers de donner la volée à cinquante douzaines d'oiseaux le jour du sacre de Louis XIV '.

Au mois de juillet 1697, Etienne de la Molère, seigneur de Pomponne, maître particulier des eaux el forêts de Paris, convoqua dans son « auditoire » les oiseliers de la capitale, afin de les consulter sur la revision de leurs statuts. Quinze d'entre eux répondirent à l'appel, et « de leur consenlemenl >> l'on adopta un projet de règlement qui fut soumis à l'homcdugation royale. Les premiers articles visent les redevances imposées à la corporation.

Lors du sacre des rois, les jurés de la communauté devaient se rendre à Reims ■< pour chasser el faire diasser aux menus oyseaux, et fournir le nombre d'ovseaux qu'il sera réglé suivant les coutumes anciennes, pour eslre lâchés, en signe de joye et de liberté, dans l'église pendant la cérémonie ». Il en était de même lors des entrées des reines * à Paris.

Le jour de la Fêle-Dieu chaque maître était ol)ligé de fournir deux oiseaux, ^< pour estre lâchés devant le Sainl-Sacrement, pendant la procession, dans l'église royale de Sainl-Germain l'Auxerrois, en signe de liberté et pour marquer l'honneur qu'il porte au Saint-Sacrement ».

La durée de l'apprentissage était fixée à trois ans, auxquels succédaient trois années de compa- Sjnonnaiîe. Les fils de maître et les individus épousant une fille de maître étaient dispensés même de l'apprentissage. Tous les membres de la corporation devaient être de bonne vie et mœurs, el professer la religion catholique.

L'article "22 autorise les oiseliers à fabriquer des cages, et aussi à fondre le plomb qui entrait dans la confection de petits abreuvoirs destinés aux oiseaux. Toutefois, les vanniers conserv-aient le droit de faire les cages en csier, et les épinffliers celui de construire les g-randes volières.

.T'ai énuméré plus haut les cérémonies au cours desquelles, vers la fin du dix-seplième siècle, les oiseliers étaient tenus de délivrer un certain nombre de petits oiseaux, (^elle redevance fut plus souvent exigée d'eux par la suite ; il seudile que le gracieux symbole de liberté dont ils étaient les dispen.-ateurs fut devenu l'accompagnement obligé de toute présence exceptionnelle du roi ou de la reine. Le 12 septembre 171."). le petit Louis XV est amené de \ inceniies pour tenir au Palais un lit de justice, et Mathieu

* L. d'Ormesson, Journal, t. II. p. 092.

' Les entrées des rois ne sont plus mentionnées.

OISELIERS — OPERATEURS

Marais écrit à cette date dans son journal : « On a délivré plusieurs petits oiseaux, suivant la coutume, dans la cour du Palais ».

Le 25 octobre 1722, a lieu le sacre du roi. Après ^inl^oni^^ation, «les oiseleurs lâchèrent une grande quantité d'oiseaux » , dit la relation officielle de la cérémonie.

Le 4 octobre 1728, la reine fait à Paris son entrée solennelle, et va entendre la messe à Notre-Dame. Quand elle est reçue aux portes de la ville et quand elle sort de l'église, « on lâche d'une corbeille une vingtaine d'oi^paux qui s'envolent » '.

Le 19 seplemljre 1751, après l'arcouchenient de la Dauphine, Louis XV alla entendre à Notre- Dame un Te Denm , et l'avocat clironiqueur Barbier écrit : « Quand le roi descend de carrosse il la porte de Xotre-Dame, il y a des oiseliers qui lâchent une grande quantité d'oiseaux. Le parvis en étoit rempli, il en est même entré dans l'éarlise ^ ». Les maîtres oiseliers étaient alors au nombre de 37 environ ^.

Après la naissance de son premier enfant, Marie-Antoinette vint à Paris remercier Dieu de son heureuse délivrance, et lorsijue leurs majestés pénétrèrent dans l'église, les oiseliers délivrèrent quatre cents oiseaux, « en signe de joie et d'allégresse * ».

Au sacre de Charles X ^ « plusieurs centaines d'oiseaux furent lâchés dans la nef ». La relation officielle du sacre de Napoléon 1" ne mentionne la présence ni d'oiseliers ni d'oiseaux.

Vers la fm du dix-septième siècle, l'oiselier du roi habitait rue Saint-Antoine, et sur sa boutique, une inscription en lettres d'or faisait connaître à tous sa qualité de « gouverneur, précepteur et régent des oyseaux, perroquets, singes, guenons et guenuches de Sa Majesté * ». Il eut pour successeur, au siècle suivant, un sieur Château, qui avait sa « ménagerie » rue des Postes et son magasin quai de la Mégisserie. C'est là aussi que demeurait l'oiselier Antoine Delaborde. grandpère maternel de George Sand. Le métier était devenu liérédilaire, car l'on n'y recevait plus guère que des fils de maître. Quand l'édit d'août 1776 le déclara libre, le nombre de ceux-ci ne dépassait pas trenle-six. *

\ nv. Fauconniers. — G-rillageurs. — Serins (Marchands de), etc.

Ombres chinoises . Voy . Marionnettes (Montreurs de).

Omnibus (Conducteurs d'). Voy. Laquais.

Onirocriciens. \ oy. Oniromanciens.

Oniromanciens. Ceux qui avaient pour

1 Barbior, Joiininl, t. ]I, p. 52.

2 Journal, tome \*, p. 103.

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