PANIERS
fi-r. la pince ù poil, le IjoucIidu i\r Iniii. le ourepird 1-1 le couli'iui à poini.'oil ' >•.
Palejaires. Ofticiei's des [frenicre ù sel. Ils Miiil lioiiiiiics gardes paltjain's dans une ordonnance du 8 novembre 1498 relative aux <;al)elles du I,ani>uedoc -.
Palme. Mesure de longueur. \'(i\ . Espan.
Palmiers. I.e lilre de palmier a|)piirleniiit à un aide de la fruiterie du roi. ^< Son UMi(pie fon<'lii)n est de présenter à Sii Majesté, la veille du dimanche des Rameaux, les palmes que l'autre aide de fruiterie a eu soin de faire venir de Provence. Le lendemain, après qu'elles sont bénites el (]ue le Roy a reçu la sienne des mains de roflicianl, Tollicier ci-dessus a l'honneur d'en présenter k la reine et aux prince.sses ; c'est pour cela qu'il est nommé communément palmier ordinaire du Roy •■• ».
Voy. Quéreurs de pardons.
Panachers. Faiseurs de panaches. Titre qui appartenait à la corporation des plumassiers.
Pandore ; L.v or.woe et i..\ i'etitk. Voy. Poupée de la rue Saint-Honoré.
Paneliers. La Tuillt; df 120:^ en cite trois, celles de l.iao et de 131:i en citent chacune deux.
Suivant Géraud. éditeur de la Taille de 1-392, les paneliers étaient des a ouvriers qui faisaient des panneaux pour prendre des lapins * ». M. G. Fajîuiez semble du même avis ■>. Mais, avec plus de vi-disendilance. M. Fr. (Jodefroy y reconnaît des vanniers '■.
Je rappelle qu'en bas latin, le mol panneau se disait panellus et peiiellum ' .
On trouve a.nssi peiieliers.
Panetier de France Gr.\xd . La
royauté lui avait concédé les revenus et la justice professionnelle du métier de boulanjjfer. ^'ov. Maître des boulangers.
Paniers M.vrchandks dk . L'oritrine de nos jupons empesés ou même d'une modeste crinoline est repre.sentée au .seizième siècle par une armature qui s'e.st nonunée rerluqade et rertugale. Le coi-sel. qui vient de naître, serre la taille et s'élarjj^it jusqu'aux épaules en forme d'entonnoir. En bas. la jupe est tendue sur- la vertu^ade, et la femme s'arrondit ainsi dans les deux sens à partir de la ceinture, ce qui lui donne l'a-specl d'un sablier.
L'ambassadeur de Venise écrivait alors à son gouvernement : « Les Franç.aises ont des tailles
' Knryelopriiie mëlho'liqHe, arts et métiers, t. IV, p G24.
- DriloiiH. royales, t. XXI. p. 135.
' Kinl Je la /l'raaee poMr 1T1S, t. I, p. lai; mur lî.iH. I. I, p. 223.
* l'afre 528.
5 Ktitilex sur l'inrlHstrie, p. 17.
•i IJirlioHiiaire rln rieux français, t. \', p. 718.
' Ducang-", au mot pnnellns.
fort minces ; elles se plaisent a entier li'Ui-s robes de la ceinture en lias par des verlugadins et artitices. ce (|ui rend
leur tournure encore
autre;
plus élégante ' >.
On voit que la vertugade avait changé de nom en s'élargis.said. l'allé s'appelle maintenant rerlngadin : c'est une monture |)late (pii fait le tour des hanches, et dont la jupe reliMnbe en plis tout droits. L'elîet était fort laid. .M""' de Motteville s'en consolait en voyant (|ue les Espagnoles venues en France ù la suite de Marie-Thérèse portaient des vertugadins plus laids encore, auxquels elles donnaient le nom de guardinfante -.
Vers la lin du dix-septième siècle, le vertugadin commença à disparaître ; on le remplaça par trois jupes superposées, el qui avaient reçu de galantes dénominations. La première, celle de la robe, était la modeste, elle recouvrait lu friponne, qui elle-même dissimulait la secrète. La friponne surtout était destinée à être vue. soit que la modeste fut ouverte en pointe du haut juscju'en bas, soit qu'on la relevât dans la ceinture, autour de laquelle elle se drapait en pans écartés. Retroussée ainsi, elle devenait Munteau, et le manteau de Cour se terminait par une queue, dont la longueur était déterminée pur la condition des pei'sonnes. Un l'augmenta même vei-s la fin du règne de Louis XIV. En 1710, on accorda :
.\ la reine une queue de 1 1 aunes ^.
kn\ tilles de France — 9 —
Aux petites-filles de France — 7 —
Aux princes.ses du sang — ô —
Aux duchesses — '.i — '.
A cette occasion, je rappellerai que Marguerite d'Autriche, femme de Charles IX eut la gloire d'étaler, le jour de son mariage ^, la plus longue queue dont l'histoire de France el peutêtre aussi l'histoire de la folie humaine fa.sse mention. Elle mesurait « à veuë d'oeil plus de vingt aunes * », soit environ vingt -quatre mètres, et était portée par trois princes.ses du sang, dont les modestes queues ne dépassaient guère huit mètres.
Au début du dix-huitième siècle, le vertutradin a disparu ou plutôt s'est transformé, et il prend un nom resté célèbre, il devient panier. Dans La mode, comédie de Fuzelier jouée en 1719, Barbe Biencousue, maîtresse couturière, déclare qu'elle a << inventé de nouveaux paniers à ressorts, qui augmentent à mesure qu'une lille prend sur son compte la rondeur de sa taille '. Il y avait là une mine féconde et qui fut largement exploitée, surtout par les auteurs dramatiques.
Les premiers paniers ne remontent guère avant l'année 1719. Mais depuis longtemps, les femmes de théâtre portaient une espèce de jupon, « qui
' Relations des amhn.ssntlenrs vénitiens, I. II, p. ûû'J.
- .Mémoires, édil. Pptilot, I. XL, p. 54.
•' L'aune île Paris repré.SHiitait env. 1 m. 19 c.
* Saint-Simon, J/émoires, t. VII, p. 307.
' Le 26 novembre 1570.
6 Godefroy, Cérémonial, t. II, p. 37 et 41.
' N oy. Dcsboulmiers, Théâtre italien, l. I, p. 325.