pains
[2 setiers de vin.
à chacun :
au toyer de Paris. . , \ '^^ Uvres et demie (le
à la maîtresse des ioitchers.
au pre'vùt du Fiir-rEcê(jue au célérier du Parlement, au, concierge du Parlement, i
diair de porc ou de bœuf.
l demi chapon.
1 demi setier de vin.
2 gâteaux.
Les personnes qui avaient droit à ces redevances les envoyaient chercher, et, (»mme lors de l'aboivrement, elles payaient deux deniers au ménétrier, au «jugleur», qui jouait dans la .salle du festin -.
Vers la tin du quatorzième siècle, quekpies métiers tentèrent de transformer le past en une redevance fixe payée à la corporation. Cependant l'ordonnance de 1415 mentionne dans plusieurs articles le past, qui, comme on le voit, s'offrait encore en nature. J'y lis, par exemple, que lors de la réception d'un mouleur de bois, le clerc de la ville devait recevoir, le jour du pa.st, « deux pains, un mets de chair et deux pots de vin ^ ».
Les statuts accordés aux fripiers en juin 1466 interdisent formellement le past. Voyez : <,< Item, pource que ung chacun maistre dudit mestier, à sa réception en iceluy, est tenu faire ung disner à tous ceulx dudit mestier, qui est de grand coust et dépense, nous voulons et ordonnons. . . » que chaque maître versera seulement huit livres parisis, « qui seront employez es affaires et nécessitez dudit mestier* ».
Vainement, on s'efforc^ait aussi de supprimer les autres obligations de même nature, dont quelcpies-nnes remontaient au treizième siècle. Ainsi, tout ouvrier pourpoinfier entrant chez un maître était tenu de payer à ses nouveaux camarades d'atelier, pour droit « de bonne venue », deux ou trois sous parisis, que tous ensemble allaient dépenser au cabaret : << et pour ce, délaissent leurs besoignes à faire, vont boire en tavernes, d'où advient souvent entre eulx
* La chair de porc faisait encore partie du commerce des bouchers.
- Lettres contenant règlement sur la juridiction et la police de la communauté' des bouchers de Paris. Juin 1381. Dans les Ordoan. royales, I. VI, p. 596.
3 Chapitre XIII.
* Manuscrits Delamarrc, n" 21,795, f*'82.
ôôn
PAST — PATENOTRIERS
noises et contemps * ». Des lettres patentes de (lécenihre 1406 onloniièrent de remplacer celle redevancîe par un versement de huit deniers, dont le produit dut être consacré à secourir les pauvres du métier et à fonder en leur faveur deux lits à l'hôpital Sainte-Catherine*.
L'ordonnance de décemljre 1581 constate que « un pauvre compagnon du inoindre mesticr n'en pourroil eslre quille pour .soixante escus ■' » ; l'Ile supprime donc les « despences et banquets que les jurez font faire aux artisans pour acquérir le degré de maisirise ». Mais, à cette époque, il était bien rare que quelque intérêt fiscal ne se mêlât pas à une réforme administrative. L'ordonnance de 1581 impo.se, en effet, à chaque nouveau maître un droit qu'il devait verser au Trésor le jour de sa prestation de serment *. L'ordonnance de 15!(7 réduisit le cliill're de cet impôt, mais sans arriver à supprimer entièrement le past.
Ce fut, en somme, une dépense de jjlus ajoutée à l'ancienne ; car voici ce qui se passait encore, au début du dix-septième siècle, dans la communauté des apothicaires : >' Les jurés de la confrérie ne veulent recevoir un maître s'il ne commence par financer de cent écus à la boîte ^ de la confrérie. Après quoi, il est re(]uis de donner trois festins, à chacun desquels il faut cinq plats de viande, plus de cent liouleilles de vin ; en outre un don à chaque maître de trois pièces de ving't sols. Cela s'est vu ilernièrement en un festin donné à Charonue par Le Noir, qui chercha partout à avoir les plus beaux brodiets, les plus belles carpes, pour en faire présent aux dits jurés qu'il gratifia aussi de bouteilles de vin, afin qu'ils certifiassent sa capacité. A un autre, nonuné d'Outreleau, ils ont fait dépenser deux mille sept cent livres ; à un nommé Marchand trois mille deux cents livres, lequel est tellement incapable qu'il n'eût jamais été reçu, si outre cette dépense, son maître Gonnier ne l'eût mené partout * ».
Dans la plupart des corporations, l'enterrement d'un memlire quelconque de la connnunauté était suivi d'un banquet donné ordinairement aux environs de Paris. C'est sans succès que l'on chercha, en 1674, à supprimer cette coutume ou tout au moins à en restreindre les inconvénients.
Voy. Aboivrement. — Goût devin, etc.
Pastaiers. ?Soni fpic la TniUe de i'MH) donne aux pâtissiers.
Pasteers. Nom (jur lu Tailh' de yi'.'yi' donne aux pâtissiers.
Pastel ers et Pastelliers. Voy. Pâtissiers.
I Disputes.
S Orihiin. royales, I. IX. p. IC7.
3 Arlii-lp 13.
4 Articles 20 et 20.
5 La caisse.
6 Vov. Cil. irHéricnull, l I\' p i:
Pastelliers. Marchands de pastel et teinturiers en bleu.
Voy. Guesdrons.
Pasticiers. Pastissiers. Pastoiers.
Pastoieurs. Voy. Fàtissiers.
Pastorels. Pastorins. Pastoreaux.
Pastoureaux. Pastourelles. Pastourels. Pastours. \oy. Bergers.
Patachons. On appelait ainsi les commis des fermes installées sur la patache. « La patache est un bureau flottant, qui fait payer les bateaux portant marchandises. EUe barre, pour ainsi
dire, un bras de la Seine Le 2 février 1782,
elle fut entraînée par le courant avec les commis, qui, montés sur le tillac, criaient miséricorde ' ». Il y avait deux pataches. L'une, au-dessus de la porte Saint-Bernard, pour les bateaux qui descendaient le fleuve, l'autre à la porte de la Conférence, pour les bateaux qui le remontaient.
Les patachons sont aubsi nommés ^«^ariV;w et maltôliers, du mot nialtôte, ancien nom de la patache.
Pâté de veille. On appelait ainsi un pâté
que les maîtres de plusieurs conununautés offraient à leurs ouvriers et ù leurs apprentis au moment où, le jour commençant* à diminuer, on reprenait le travail à la lumière artificielle. Chez les pelletiers, le pâté de veille se donnait le jour de l'Assomption (15 août) ; dans la plupart des autres métiers, on attendait le jour de la Saint- Remy (1" octobre').
Patenôtriers. Au treizième siècle, la dévotion introduit dans le costume un nouvel ornement, les patenôtres, mot (jui désigne ce (|ue nous appelons aujourd'hui un chapelet. 11 est d'or ou d'argent pour les riches, souvent même incrusté de pierres précieuses ; le commun des fidèles se contente de patenôtres plus modestes, en ivoire, en ambre, en jais, en corail, en nacre, en os, en corne. On les porte à la ceinture ou au bras et on ne les quitte guère. Le militaire durant son service, le magistrat qui se rend au Palais monté sur sa mule égrènent en chemin leurs patenôtres.
On appelait saignaux, saigneaux, seignaulx, siqniinjj, signaiz ^ les gros grains qui se succédaient après chaque dizain, et sur lesquels on interrompait les avé pour dire le pater. Ces gros grains sont aussi appelés patenôtres ; ils constituaient la partie la plus voyante de l'objet, et c'est d'eux qu'il a pris son nom. Les petits grains représentant les avé se nommaient ^««(/«■'i''. I,e mot signaux désignait encore les signets en élotl'es de couleurs variées qui servaient à marquer les divisions des livres d'Eglise. En haut du volume, une barrette ou bourrelet orné appelé
1 S. Mercier, TMenii de Paris, I. V, p. 110. * I>u lias latin .«/y/iflcw/'/M, sipic Je la croix, et i'y»/iir, se signer.
3 A'ov. Ducang<', Glossnirr, au mol garnlia.
PATKNOTRIKRS — PATIMKHS
pippe ou pipe ' réunissait ces signets parfois très nombreux.
On (lunnait par analo-^ie le nom de patenôtres à toute onfilure, même à tout j^rain qui s'enlilait, quelle (jue lui sa destination, .\insi, [es coUieis, les bracelets étaient des patenôtres ; é{j;aleuient les longues ceintures qui, durant le seizième siècle, pendaient sur les robes des daines.
.\u moyen âge, époque d'ardente foi, le débit des patenôtres était assez considérable pour occuper trois corporations distinctes, avant chacune ses statuts particuliers. L'une d'elles avait la spécialité des ouvrages en os et en corne -, une autre ne metlail en œuvre que le corail et la nacre ^, la troisième employait exclusivement l'ambre et le jais *. L'apprenti.ssage était de huit ans dans la première, de douze dans la -seconde, et de dix ans dans la troisième ; celte dernière ne prenait aucun apprenti qui n'apportât au moins quarante sous à son maître.
Les prescriptions relatives au chômage des dimanches et des jours de fête occupent naturelleinetit une grande place dans les statuts de ces artisans. Les ouvriers, disent les palenôlriei-sd'os, quitteront le travail à six heures le siuuedi et les veilles de fête : k(. au tiei-s coup de vêpres qu'ils orront ' sonner en la parouche " où ils demeurent ». Les mêmes jours, les palenôtriers de corail permettent le tmvail jusqu'à la nuit, mais on devra se borner à polir et à enfiler des grains. Les patenôfriers d'ambre sont plus sévères : tout travail cessait au coupdenone. c'est-àdire à trois heures.
Les trois classes de patenôtriei-s semblent être restées, jusqu'au seizième siècle, fidèles à leurs statuts primitifs. Toutes trois les firent renouveler en juin \hl\.
Chez les patenôtriers d'os et de corne, les nouveaux statuts réduisent à quatre ans la durée de l'apprentissage. Les maîtres sont autorisés à « ouvrer toutes sortes de patenostres d'oz et de corne, soit rondes, plattes, en façon de teste de mort, façon d'olive ou autrement ».
Les deux autres corporations sont réunies en une seule. Elles n'exigent désormais de leurs apprentis que six années de service. Les maîtres sont qualifiés de patenostrters et tailleurs de corail, de gest, d'ambre, de coquilles ', de porcelaine et nacre de perle. Il leur est permis d' k< enfiler toutes sortes de patenostres, chappelets ', saintures, carcans *, chaisnes, colliers, bracelets, cordelières, etc. »
La décadence du métier s'accentue de plus en plus. En 1603, les apprentis deviennent rares ;
' Los fabricants d'objets de piété ne connaissent plus cette expression que le mot barrelle a remplacée.
* Litrf drs métiers, titre XX\ II.
3 Litre lies me'liers, litre XXVIII.
* Litre i/es métiers, titre XXIX.
' Entendront.
* Paroisse.
" C'est-à-dire faiseurs de patenôtres en forme de coquillages ou composées de vraies coquilles.
' Dans le sens qui nous occupe ici, je n'ai trouvé aucun exemple de ce mot avant le seizième siècle.
' Ornements de cou.
on les engage pour trois ans seulement, suivis d'une année de compagnonnage. Mais bientôt, le nondjrc des ouvriers égale u peine celui des patrons ', et en 1718 la corporation se fond dans celle dos verriers-faïenciers.
Les palenôtriers d'os et de corne font, à leur tour, reviser leurs statuts en 1614. A cette date, le débit des chapelets a diminué et celui des dés à jouer a augmenté, aussi la corporation se faitelle attribuer cette spécialité. Les maîtres sont dits alors « patenostriers, cornetiers en bois, os et corne et faiseurs de de's ». Ils ont pour patron saint Louis. Le métier n'en alla pas mieux ; car, en ITiJ,"), la communauté ne comptait plus guère (pie deux mailros. qui. Tannée suivante, furent réunis aux bouchonniers. L'article 26 des statuts qui leur furent octroyés le 24 aoiit, les nomme patenôtriers-cornetiers-bouchonniers-volantiers ; il les autorise à fabriquer « les patenôtres de bois et de corne, écritoires de corne, volans à jouer, bouchons de liège pour les carafons et antres vaisseaux, seaux de liège pour conserver la glace, eto. »
Il ne faut pas oublier que la fabrication des patenôtres d'or ou d'argent appartenait aux orfèvres. Jusqu'au règne de Louis XV, on mettait toujours un riche chapelet et un livre d'heures dans les corbeilles de mariage. C'est de là que proviennent la plupart des belles heures enluminées que l'on admire aujourd'hui dans nos bibliothèques publiques.
Le Lirre des métiers - donne encore le nom de patenôtriers aux ouvriers qui confectionnaient des boutons en os, en corne et en ivoire. De plus, les émailleurs furent, au seizième siècle, qualifiés de patenôtriers et boutunniers d'e'mail.
On trouvera, à l'article Maîtrise (Lettres de) le texte de celle que le roi accorda, le 26 mai 1654, a Nicolas Absire, qui fut ainsi imposé à la corporation des patenôtriers. *
Patenôtriers-boutonniers en émail
et verre cristallin. Titre qui appartenait à la corporation des émailleurs.
Patibuleurs. Voy. Bourreaux.
Paticiers. Nom que la Taille de 1313 et ^ordonnance des Bannières (1467) donnent aux pâtissiers.
Patiniers. Les patiniers [patinorum confectores, dit Ducange;, fabriquaient des patins, chaussure grossière, sans empeigne, à haute semelle en bois garnie de clous. Les patins ressemblaient donc fort aux galoches. Des statuts de 1259 défendirent aux chanoines d'Aix de pénétrer dans l'église ou dans le cloître, ayant aux pieds « patinos sive soccos ' ferratos strepitum magnum facientes * ».
Les patiniers figurent encore dans l'ordon-
* Douze ou quinze tout au plus. Voy. Savarj-, t. II, p. lOOG.
* Titre XLIII.
3 Origine de notre mot socques.
* Dans Ducange, au mot patinus.
PATIMKHS — PAUMIERS
nance dfs Bannières juin 1467^. Nous les retrouvons au seizième siècle, mais à celle dale le patin est devenu une chaussure de luxe. Les femmes, qui s'étaient jus([ue-lii j^randies en parant leur tête d'imposantes coilTures, de hennins par exemple, eurent alors l'idée d'en faire autant par en bas. Elles se juchèrent sur des patins au.xquels, Brantôme l'affirme, on donna parfois un pied de hauteur '. Gal)rielle d'EsIrées, qiu était petite, portait des patins très riches et de couleurs variées, car on voit fifi^urer dans son inventaire : << Six paires de patins de velours de plusieui's couleurs ; une paire de patins incarnadins en hroderie d'or -, huit paires d'autres patins de diverses couleurs - ».
Pâtisserie. \f<y. Échaudés (Faiseurs d'). — Flaonniers. — Fouaciers. — G-asteliers. — Gaufriers. — Nieuliers.
— Oublieurs. — Pain à, chanter. — Pain-d'épiciers. — Pâtissiers. — Plaisirs (Marchandes de). — Tartiers, etc..
Pâtissiers. Les pastil/urii, dit Jean de Garhindç au treizième siècle, s'enrichissaient en vendant des pâtés de porcs, de volaille et d'ang-uilles, assaisonnés de poivre : des tartes et des flans farcis de fromage mou, d'œufs frais et souvent aussi d'œufs pourris: « Pastillarii lucrantur amplum vendendo paslillos de ciirnibus porcinis et pullinis et anguillis, cum pipere ; exponendo lartas et flatonesfartos casais moUibus et ovis sanis el fréquenter immundis •'' ».
La Taille de 1292 cite 68 })atuiers, pastoiers et pasteers, auxquels on pourrait ajouter :
2 eschnndeurs.
3 fouaciers.
1 gasteliers.
29 ouliloiers.
L'ordonnance de janvier 1531 défend aux pasticiers de vendre des pâtés rassis, luême des pâtés de la veille.
Nous ne possédons pas, pour les pâtissiers, de statuts antérieurs ù l'année 1440. Dans ceux-ci, ils sont nommée pasticiers. Ils deviennent ^w//ciers y pâtissiers fi pastissiers dans les lettres patentes de juillet 1566. qui réunissent en une seide communauté les pâtissiers et les oublieurs.
A la fin du dix-huitième siècle, les maîtres, au nombre de 245 environ, se qualifiaient pâtissiers- (luhUii/ers-faiseiirs de pain h chanter, el ils avaient pour patron sainl Mii-hd.
Vov. Annonces lumineuses. — Lanterne magique il Pâtisserie.
Pâtissiers de pain - d'épices. Voy.
Pain-d'épiciers .
Pâtres. Dans les bois et forèls appartenant au roi. aux paroisses, aux communautés, etc., « les particuliers seront tenus de mettre au col
1 Œuvres, l'dit. Lalunn.', t. IX, p. 324. * ^"oy. de Laborcle, Émaux, p. 433.
9 Édit. Scheler, p. 36-
de leurs bestiaux des clochetles, dont le son puisse avertir des lieux où ils pourront s'échapper et l'aire dégàl, afin que les paires y courent ' ».
Pattiers. ^'oy. Chiffonniers.
Paumée. Au treizième siècle, une affaire était conclue, entre commerçants, soit par la remise d'un denier à Dieii, soit après que l'un des contraclanls avait frappé dans la main de l'autre, ce qui se nommait la pav.mc'e. Si un confrère survenait au moment ou un marché allait être ainsi ratifié, il avait le droit de se faire livrer la moitié de la marchandise achetée, et au prix où elle avait été cédée : « Se aucun chapuiseur * achate aucune chose aparlenant à son mestier. et aucuns du mestier i sorvient à la paumée faire ou au denier Dieu baillier, il en a ici moitié'' >'. Toute entente piuir faire soit hausser soit baisser le prix d'une marchandise, prenait le nom d'alliance, et était sévèrement défendue.
Voy. Concurrence.
Paumée. Mesure de longueur. I^ grande paumée désignait l'espace compris entre le bout du pouce et du cinquième doigt, la main étendue. La petite patimée s'arrêtait au quatrième doigt.
\'ov. Espan.
Paumiers. Tenanciers de jeux de paume el de billard, l'aiseurs de balles, raquettes, etc.
La Taille de 1292 mentionne déjà treize paumiers, et l'on sait que Louis X mourut d'un refroidissement après une longue séance au jeu de paume. Charles V possédait un jeu de paume à l'hôtel Saint-PaiU, et il en fit établir un autre au Louvre * .
A cette époque, la plus fréquentée des salles de Paris était située rue Garnier-Saint- Ladre ', et l'on y admirait une femme, nommé Margot, « laquelle jouoit le mieux ti la palme que oncques homme eusl veu ^ ». La suite de ce pas,sage, rapprochée d'un récit fait par Etienne Pasquier '', sendile prouver que les raquettes n'étaient pas encore en usage et que l'on lançait les bfillesavec la main. Les raquettes ne sont pas non plus mentionnées dans les statuts qui régis.saienl alors la communauté des paumiers. Ceux de juin 1407 ïeiinonxuwxû faiseurs d^esleufs, nom qu'ils portent encore * dans l'ordonnance des Bannières. Ceux de novemlire 1408 les qualifient d'esteufrierspelotiers. .l'y lis que esteufs el pelotes devaient être faits « de bon cuir et de bonne bourre, et cliacun d'iceulx peser dix-sept estelins ».
.lérônie Lipponiano prétend qu'en 1577, il existait à Paris dix huit cents jeux de paume *, ce qui doit être fort exagéré ; cependant, dès
' Clliailland, Diclionnaire des eaux tl furets, t. I, ].. lH.
2 lis faisaionl la oliarpt^nt»* des selles.
3 Litre lies niéliers, tilre I.XXIX, art. 21.
l Sauvai, Reclierlics sur Paris, t. II, p. 274 cl 278. ^ Rue Grenier Saint-Lazaiv.
6 Jnnrnal iF un bourgeois de Paris, édit. TueU>y, p. 222. " Reckerehes sur la Franee, t. I, p. 395.
8 Faiseurs d'esleufz.
9 Reltttiont dtt amiatsadtKrt tfHitins, t. II, p. 601.
l'AUMIKHS — l'AUVHKS
I.'i4:i. Il' l'Hrlcini'iil iivilil ilcrciidii (l'iMi iliililir (1(> Miiiivcaux '. Ct'Itt' ilfti'iiM' fiil rcnoiivi'lep eu ir>r>l -. Il est à sLi|)posfr (jin- dniis plusifiirs de ces étal)lisseiueu(s, un ne se l.ortiail pas à jouer u la paume, ear Sauvai nous apprend ^ (]u"il v avait, en l.Vy ilans la rue Neuve Sainte- (îeneviève un jeu de paume niunmé « le tripot (les onze mille dialiles w.
(lliarles IX et sa mère avaient pour ee jeu une vérilalile passion '. Henri I\' ne l'aimait f^uère moins. Le 2-i sejilemlire l.")',)4, il « joua tout le lonj; du jourà la paume, dans le jeu de la Sphère ; il esloil loul en ehemise, eneori's estoit-elle deschirée dans le dos ■"'. » Louis XIIL à peine àfîi' de onze ans, esl mené au jeu de paume de la rue de (ireiielle. à celui de la rue \ Crdelet, elc '"'. Il avait neuf ans, ([uand un joueur célèbre. .M. Sauvai, lui donna sa première lec^on '.
Les raquettes soid citées dans les statuts que (Charles IX accorda à la communauté en mars l.")*!. L'apprenli>.saii:e v est li\é à ([ualre ans et suivi du r/if-if(r'urrt\ Le roi v déclare que << le jeu de paulme est Tun îles plus honnesles. dignes et siilulires exercices (|ue les princes, ijrands seio^neurs. e^enlilshommes et autres notables personnai^es peuvent prétendre * , et qui est aujourtriuii autani ou plus usité et fi'équenté que nul autre. . . y>
Le père de Maihurin Régnier tenait un jeu de paume près des halles, et c'est tians ce tripot, les deux mots étaient depuis longtemps synonymes, ipie le poète fut élevé.
L'art de jouer à la paume fut enseigné à Louis XIV par le sieur Jean Dauchin ', et il existait a Paris, en lG7il cent quatorze établis- .senients de ce genre '".
Parmi les officiers attachés à sa personne, Louis XIV avait un paumier pwte-ragnettc, chargé de présenter celle-ci au roi. Les balles lui ét<>ient offertes par un de ses porte-manteaux. O sont eux, écrit Trabouillel. « cpii arrêtent les parties ' ' du maître du jeu pour les frais qui s'y font tandis que le Roy joue ; parce que le Roy paye toujours tous les frais de ce jeu, soit qu'il gagne ou (pi'il perde. Kt après que .Sa Majesté a joué, le porte-manteau doit avoir soin de faire donner par le maître du jeu de paume à tous les officiers de la chambre et de la garderobe, qui >ont là pour le service du Roy, une collation honnête. Quand le Roy fait jouer en sa présence, il paye toujours aussi les frais quoi([u'il ne joue pas. Ces frais sont présentement fixésà cincjuante francs pour le Roy et à dix écus pour monseigneur le Dauphin, sans compter ce qui se donne aux manpieurs et pour les raquettes. . . Si Sa Majesté
' I'"i'libi<n, Histoire ilr Paris. I. \S , p. 70t.
* Dolamanv, Traité île io palier, t. 1, jj. 418. 3 Tome I, p. 159.
* Braulônu-, Œucres, t. V, p. 281, et t. VII, p. 316. ^ Le.stoile, Journal tir Henri IV.
•> Héruanl, Journal tle louis Xf/I, t. II, p. 71 el 77.
■ Héi-oaiil, Journal ,1e louis XIII, t. I, p. 379.
« .Sic.
^ Kstnt ijenrral (le la innison /lu Roy pour It)57, p. 115.
'" .\.-P. Faugèrc, Journal île deux hollandais, p. 249.
Il Le compte,
venani de jouer à la panmi- ne veni pas si- faire frotter ilans le lil, deux valets de chandire lui mettent un drap sur les épaules, (pi'ils tiennent tout roulé après l'avoir bien chaull'é. Ivisuile. le Roy se fait essuier dans sa chaise ou fauleuil par ses barbiers, et les valets de chandire chauffent les chauffoirs. Que si Sa Majesté veut se mettre au lit, les valets (le chambre bassinent aussi le lit ' ». Il y avait alors des jeux de paume royaux au Louvre, ù \'incennes, à Versailles, à Fontainebleau, à Compiègne.à.Sainl-tiermain, mais on voit que le roi ne dédaignai! pas les établissements publics.
Les slaluls des pauniiers furent renouvelés en février 1727. Le métier étant devenu peu prospère el les fils de maître étant fort nondireux, on décida d(> ne plus faire d'apprentis pendant dix ans. O laps de temps expiré, la conmiunauté fixa la durée de l'apprentissage à trois ans, suivis de trois ans de compagnonnage -. Le chef- (Fœntre était exigé de l'aspirant à la maîtrise. Il consistait à jcuier contre les deux plus jeunes maîtres de la corporation, et il fallait gagner un certain nombre de parties.
Charles X, lorsqu'il était encore comte d'.\rtois, aimait beaucoup la paume, et fré([ueutait un établissement de la rue Mazarine. Ayant eu ù se plaindre des spectateurs, il ordonna de contruLre, pour son usage particulier, une salle entre la rue de Vendôme et les boulevards •'. Le théâtre Déjazet en occupe aujourd'hui l'emplacement.
Vers celle date, la corporation comptait une soixantaine de maîtres. Beaucoup d'entie eux ne se bornaient pas ii la paume et au billard, ils tenaient de véritables académies de jeux '. et auraient pu ajouter à leurs autres titres celui de hrelundters.
Les paumiers étaient placés sous le patronage de sainte Barbe, el les maîtres étaient dits officiellement pav.mifrs- raq'uetiers - faiseurs cTesteufs, pelulcs et balles. On les trouve encore nommés billardiers, esteiiriers ei eslœuriers, trifioliers, elc. Voy. Billard Maîtres de).
Pauvres (.Archers des). Voy. Archers.
Pauvres Commiss.ures desi. Le bureau des pauvres fut créé par édit de novembre 1544. Les administrateurs se réunissaient une fois par semaine place de Grève, sous la présidence du procureur général au Parlement.
Le bureau levait chaque année une taxe d'aumône sur tous les habitants de Paris quels qu'ils fussent, princes, seigneurs, magistrats, gens d'église, communautés ecclésiastiques, bureaux, compajînies, bourtreois. artisans ; les pauvres seuls étaient exempts.
Chaque paroisse élisait, parmi les bourgeois
1 État lie la France pour 1712, I. I, ji. 174, 290, 292 et 634.
2 Délibération du ô mai 17 36.
3 Mémoires secrrl.i (lits <le Bactiaumont, 5 juin 1780, t. XV, p. 182.
* Voy. VAlmanaek Dauphin pour 1777, à l'arl. Paumiers.