Jiiulii'i't, Diction lia in\ t
lïU.
* \\)V. ci-tlcsstis riuiiclc
IViulivs
•' Tit'iv X\II, ai-l. ;).
i Titre XXI. art. 8.
5 Titiv X.MX. ail. 3.
6 Titre XXX, «ri. U.
" Titre I,. art. 11).
!< Titre I.XVtlI. art W.
!• Titre C. art. l:t.
1" 'l'itre \ , art, i.
PKLKHINAGKS — i'KLLISSIl'.HS
Itaiis 1rs fj^nniili's dinili'ms tli- l'ùinc ou du i()r|is, un jii'li'rimij^c paritis.sail li' rciucdi: suprèuie olVcrt par Dieu à s<i croature. La pauvre dame en couches, écrit l'auteur des Quiii:e Juies de mariage, <.< se voue à plus de vinj^t pélerinaj^es ' ».
Ceux-ci n'étaient pas toujours volontaires. Les triliunaux ecclésiasti(|ues les imposiuenl souvent en expiation de ([Meli[ue mauvaise aciion. Ceux de Jérusdeni, de Home et de Saint-Jacipies, dits iiiiijiiiYS. pouvaient ell'acer les plus grands crimes; les Minores, accomplis dans l'inlérieur de la France ou des pays voisins, élaienl réservés pour les méfaits de moindre importance -. Veut-on des exemples 'i Eu 1278, un triple homicide ayant été commis près de Créleil, le maire de Mesly et trois autres individus en furent soup(;onnés. Le maire se vil condanmé à faire le vovng'e d'outre nu'r. ses trois complices ohtinrent d'aller seulement ù Saint-Jacipies de (À)mpostelle. Kn r27.'i, un serviteur du roi dut s'enj^aj^er ù se promener en chemise dans l'église Notre- Dame le jour de l'Ascension et à aller en terre sainte si le souverain entreprenait une nouvelle croisade '. Kn 1497, au village de Charonne, près Paris, une truie a^'ant dévoré un enfant, le propriétaire de la bête et sa femme furent condamnés à se rendre en pèlerinage à Notre-Dame de Pontoise *.
On allait aussi demander à ces saints lieux le rétablissement de la santé. Au dix-septième siècle encore, les religieux de Sainte-Reine d'Alise en Bourgogne juraient devant Dieu que leur couvent recevait chaque année plus de vingt mille pèlerins, qui venaient y chercher « la guérison de toutes sortes de maladies, mesme des plus incurables par les remèdes humains et les moyens ordinaires •• ».
Ceux quidevaient entreprendre les pèlerinages éloignés se réunissaient en longues troupes, sous la conduite de quekjue prêtre oude([uelque solitaire vénéré, cpii leur avaient solennellement remis l'escarcelle et le liourilon. c'est-à-dire une houi-se et \m bâton ferré. Au retour, avant de quitter les saintes demeures, ils coupaient des branches de palmier et les rapportaient commeune preuve et conmie un souvenir de leur voyage *.
Les pèlerinages Unirent par devenir l'occasion d'abus et de désordres contre lescpiels l'aiilorilé royale dut sévir. Un édit d'août 1671 s'exprime ainsi : <.( Nous apprenons que plusieurs sui-disans pèlerins, sous un prétexte spécieux de dévotion, quittent leui's parens et famille contre leur gré, lais,sent leur femme et leurs enfans sans aucun secours, volent leurs maistres. abandonnent leur apprentissage, et passent le couis de leur pèlerinage en une débauche continuelle. Il arrive
< Edit. elzév., p. 22.
- Voy. la Bibliothèque t/e têcole des chartes, 2* série, 1845, t. II, p. 2.
' L. 'fanon, Histoire des justices Je Paris, p. 45 et
* B. Warée, Curiosile's judiciaires, p. 442.
5 Voy. Très humè/es supplications pour les pauvres pèlerins de Sainte-Ileyne, in-4'*, s. d.
*» Voy. Ducan^', 15" dissertation sur l'histoire de saint Louis.
mesme que la plusparl des gens vagabonds el sans aveu, pn-nans la qualité île pèlerins, pour entretenir leur oisiveté, passent i-n cet équipage de .province en province, et font une profes.-ion publique de mendicité ; d'autres, encore plus punissables, s'établissent dans des païsestrangei-s, où ils trompent des femmes, qu'ils épousent au préjtulice des femmes légitimes qu'ils ont laissées en France ' ». L"ne Déclaration du 7 janvier 1(J8(), renouvelée le l''''aoùt 17U8, ne permit plus les pèlerinages sans une autorisation du nii, accordée à la requête de l'évêque diocésain ; le tout sous peine des galères -.
Un certain nombre de confréries avaient été fondées par les pèlerins de retour à Paris. Au dix-septième siècle, les plus importantes étaient celles des pèlerins de .Jérusalem, de Saint- Jacques, de Notre-Dame de Montserrat en (Catalogne, et celles des pèlerins du mont Saint- Michel ou de Tomlielaine '.
L^n immense commerce de méreau.K, do plaques en plomb ou en élain était né des pèlerinages. Chacun des lieux consacrés possédait, pour son usage particulier, une plaque île ce genre que les pèlerins avant de le quitter emportaient en commémoration du voyage. Ordinairement, ces images étaient coulées dans des moules en fer ou en cuivre appartenant à la sacristie de la maison, et il n'y avait d'autres marchands autorisés à en vendre que ceux à qui le sacristain remettait un de ces moules *.
On peut faire rentrer dans la même catégorie les plaques dites chemises de Chartres, parce qu'elles reproduisaient l'image d'une chemise célèbre qui est conservée à la cathédrale de Chartres, et qui pas.se pour avoir servi à la Vierge. Beaucoup de chevaliers revêlaient, avant le condial. une chemi.se semblable, à laquelle ils avaient l'ail toucher la sainte châsse. « J'ay bien ouy dire, écrit Brantôme dans son Discours sur les duels, qu'on n'est point repris pour porter une chemise de N. D. de Chartres ou quelques sainctes reliques de Hiérusalem ^ >^.
Voy. Ciuéreurs de pardons.
Pelle (M.vrrREs DE la. Nom donné parfois aux boulangers.
Pelletiers et Pelliciers. Voy. Fourreurs.
Pelliers. Nom que les Tailles de 1202 el de ISijO donnent aux marchands de perles.
Yoy. Bijoutiers en faux.
Pelllssiers. Voy. Peaussiers et Fourreurs.
* Dt'clurativn du Jioy pour empescher les abus qui se commettent dans les prleriuages, août ItîTl. \'oy. aussi Dclamarre, Traite Je la police, t. I, p. 308.
~ Dflamarre, Traite' de la police, t. I, p. 300.
^ L'' Masson, Calendrier des confre'ries, p. 42, 49 et 52
* \oy. Huchty, Des enseignes Je pèlerinages, 1853, in-S".
5 Œuvres, t. IV, p. 305. — Voy. ci-Je.ssus l'ailiclo Cileiuisiers.
PELLISSIERS — PERFI<:CTIONXEMENTS
Pellissiers. Dm noiiHuail ainsi, a» (li'bul du dix-iiuitiéme sii'cle, les fourreurs qui avaient la spécialilo des pelisses et des pelissoiis. Les pelisses étaient alors « des robes de chandjres fourrées faites à peu près comme les vestes de dessus que portent les Turcs ». Les pelissons, qu'il ne faut pas confondre avec le vêlement du m^nie nom qui fut de mode au moyen à'^e, con.sistait en un jupon de fourrure.
Pelotiers. Nom que les statuts de novembre 1508 donnent aux Paumiers.
Pendants à clefs (Faiseirs de). Voj.
Demi-ceintiers.
Penduliers. Voy. Horlogers.
Peneliers. Vo y. Paneliers.
Peneuse (Semaine), c'est-à-dire pénible, douloureuse. Dans les statuts des métiers et dans les ordonnances du moyen àf^e, ces mots désignent toujours la semaine de Pâques. Les .savetonnieis devaient au roi sept deniers « en la semaine peneuse* ». Les cordonniers lui payaient trentedeux sous tous les ans « en la semaine penneuse de Pâques^ ».
On trouve aussi semaine des indulgences, semaine de la croix, semaine muette, etc.
Pension. Voy. Maîtres it Maîtresses de pension.
Pensions bourgeoises. L'on donnait ce nom à « quelques maisons particulières où, sous rafi;rément de Myrr le lieutenant <j^énéral de police, on retire les personnes infirmes ou foibles d'esprit, à l'effet de les loger, nourrir, entretenir, et en prendre soin à prix convenu •* >>.
Voy. Maisons de santé.
Pépiniéristes. Il existait quatre classes de pépinières :
1" Pépinières de fruits à pépins.
2° — de fruits à noyau.
3° — de plant champêtre.
4" — de plants enracinés, rejetons,
boutures, sauvai^eons, etc.
C'est sous Louis XIV que furent établies près de Paris les pépinières royales, entretenues aux frais de l'Etat, et qui fournissaient les arbres destinés aux demeures royales. Les plus importantes étaient celles du Roule et de Vincennes.
Les pépiniéristes ont été dits aussi arhoristes. pépins et marchunds d'arbres. Ils appartenaient à la corporation des jardiniers.
Le marché aux arbustes se tint pendant longtemps sur le Ponl-au-Change, appelé parfois Pont aux arbres '^ . Il fut ensuite transporté ù la Vallée de misère ^.
Voy. Jardiniers. — Planteurs, etc.
1 Licre des métiers, titre LXXXV, art. 6.
2 Lipre (tes me'tiers, titre LXXXIA', art. 13. ■' Almiiniteh Dauphin pour 1777.
* .Savary, bicliunnaire, t. I, p. 383.