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r'OHTKI'HS I)].; CIIAHROX — PORTEURS DV. GKKISS
cliiirlioii. Sous peine (ramcmle, ils ne (levaient jamais le livrer mouillé ni inénie le Iransjjoi-ter clans (les safs humides.
I,a grande ordoiinanro «le di'-eetnlin! 1(172 les au(oriM' il se faire aider par des i^afi;iie-(leiiiers ou pliimels '.
Le rioiidire des porleuis de cliarijoii varia sans fesse. Il s"('leva suceessivement à 18, à 24, à 32, .'le.
Les porteurs de cliarljon avaient pour patron saint Nicolas.
A'oy. Porteurs-jurés.
Porteurs de chaux. Vov. Mesureurs.
Porteurs dedans, cannes.
Porteurs de drap. V( halle aux draps.
Batteurs de
Forts de la
Porteurs d'eau. La Tuit/f (fi^ l-^9-^ mentionne .">8 jiiir/ei'nr.s t/'i/ditf. l)'aiu'ieiuies miniatures les représentent maintenant en équilibre sur l'épaule lucninye, encore utilisée aujourd'hui, aux deux extrémités de laquelle se balance un seau '. Ils parcouraient ain.si les rues en criant :
Qui veut de IVau ? X cliacun duit 3, C'est un lies quatre él(?mons ! *.
Défense leur était faite de puiser dans le lit de la .Seine depuis la place Maubert jusqu'au Pont- Neuf. <\ à cause de l'inleclion et impureté des eaux qui v croupissent ».
C'est surtout aux fontaines qu'ils allaient remplir leurs seaux, mais là, ils rencontraient la concurrence des servantes, el il fallut souvent que la police se charufeàt de rétablir entre eux la paix. Dans une 1res rare brochure datée de 1625 et intitulée Le remerciement des porteurs d'eau aux bourgeois de Paris '. le porteur d'eau Guillot raconte qu'au moment de commencer sa journée, il vit « plusieurs servantes qui alloient à la fontaine de Saint-Benoist, les unes avec des coquemards, les autres avec des esguires " ; et les plus proches de la fontaine y alloient rainser les verres à l'heure du disner ou de la collation. Tellement que (iuillot se pensant approcher de la fontaine pour puiser de l'eau, il fusl rudement repoussé par les dites sentantes, et fust contraint de s'assoir sur un de ses seaux ; et se tenait là, les bras croisez, jusques à ce que lesdites .servantes eussent exploité leurs affaires. Et durant le temps que le pauvre Guillot fusl là assis, il ne faut pas demander s'il fust mocqué et bouffonne par lesdites servantes ; car l'une luj jettoit de l'eau au visage, l'autre luy donnoit des brocards, etc. ».
Ceci est écrit par les porteurs d'eau, mais plusieurs règlements de police renversent les
• Chariiiv XXIII.
- W>\. \ . Gay, Glossaire, p. 464.
' Plait. convient.
* A. Tniquet, l.es cent el sept eris, etc. 1545, in-I2 i" Uibliolhèque Mazariue, coléo 35,250.
I» .\iguières.
rôles. Je lis, par exemple, dans une ordonnance du 4 juillet 1(598 que les porteurs d'eau « se sont rendus maistres des fontaines, et en usent de telle manii're avec les bourgeois qu'ils ont peine à s'en approcher, les porteurs d'eau les en chassant avec violence el ne voulant pas leur en permettre l'accès, dans la vue de les obliger à se servir d'eux ; que même ils portent et rassemblent dans leurs maisons et dans celles de leurs voisins un grand nombre de seaux qu'ils remplissent pendant le jour el la nuit, jusqu'à épuiser les réser\'oii's des fontaines, dont ils occupent perpétuellement les environs ; en sorte que ny les bourgeois du voisinage, ny leurs servantes ne peuvent y trouver place dans leurs besoins...' »
Au dix-huitième siècle, on .substitua à l'ancienne courge une sangle de cuir assez laige, que le porteur plaçait diagonalement sur ses épaules. La sangle était terminée par deux crochets de fer où se fixaient les seaux. Ceux-ci étaient faits de hêtre très mince ; sur chacun d'eux flottait une naijeoire, morceau de bois rond destiné à modérer, pendant la marche, le mouvement de l'eau. Un cerceau ou plut(it un carré long formé de lattes solides maintenait ses deux seaux à distance suffisante du porteur.
Les porteurs d'eau étaient alors au nombre de 20.000 environ ; c'est, du moins le chilTre que fournit Sébastien Mercier *. La voie, composée de deux seaux, coûtait deux sous au pi-emier et au second étage, trois à tous les autres. Presque tous les port^ui's d'eau étaient auvergnatji ; les hommes robustes faisaient jusqu'à trente voyages par jour. « Il en est qui font rouler sur le pavé de Paris deux ou trois tonneaux montés sur deux roues et attelés chacun d'un clieval. Nous en connaissons qui vendent pour trois mille francs d'eau par année ; et lorsqu'ils veulent se retirer dans leur pays, après avoir amassé une somme suffisante, ils vendent leur pratique à leurs camarades. Un fond de porteur (l'eau a été vendu, il y a deux ans, douze cents livres, non compris les ustensiles ■' ».
Porteurs de foin. Ils sont mentionnés dans le Litre des métiers * . La grande ordonnance de février 1415 n'entre à leur égard, dans aucun détail. Elle se borne à déclarer que nul ne pourra être en même temps marchand et porteur de foin '.
Voy . Porteurs-j uré s .
Porteurs de g-rains. Ils chargeaient, portaient et déchargeaient les sacs de grains. La Taille de 1292 mentionne l2portenrs de ble'. Par ordonnance du 20 juillet 1410 ^, Charles VI autori.sa les porteurs de grains à établir, dans l'église Saint-Eustache, une confrérie « en l'honneur et révérence de la glorieuse vierg-e Marie
' Delamarre, Traite He la police, t. I, p. 550.
2 Tableau rie Paris, t. I, p. 154.
3 L. Prudliommc, Miroir Je Paris, édit. de 1807, II, p. 311.
» Titre LXXXIX.
5 Ctiapilre XXII.
C OrJiinn. royales, t. IX, p. 518.