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^ Mémoires de ta société tie l histoire tie Paris, t. ^II, p. 120.

décembre 1672 résume ainsi leurs fonctions : « Ils porteront le sel, tant du bateau au grenier, que du grenier es maisons des bourgeois, et seront tenus de fournir aux mesureurs les radoires ' >,.

Les porteurs de sel disparurent après la loi du 10 mai 1790, qui supprima la gabelle.

L'ordonnance des Bannières \ 1407 les nomme he'nouars, et celle de 1672 hannouards. On trouve encore hanoiers, hanouars, héimards, /lonovarts, etc. Ces noms, dit Littré, viendraient du bas breton halennour, mot qui signifierait marchand de sd.

Voy. Sel (Commerce du).

Portiers. \ùy. Concierges.

Ports Sur les). Voy. Affréteurs. — Agréeurs. — Aides des xnaitres des ponts. — Ancres (Fabricants d'). — Assureurs. — Avaleurs de nefs. — Avironniers. — Bachoteurs. — Bateaux (Constructeurs de). — Bateauxcoches (Maîtres des). — Bateliers. — • Boueurs des ports. — Buissonniers. — Calfats. — Chableurs. — Cocbetiers. — Comités. — Commissaires. — Compagnons de rivière. — Coudranneurs. — Courtiers de chevaux. — Débacleurs.

— Débardeurs. — Déchsirgeurs. — Déchireurs de bateaux. — Kuneurs. — G-abariers. — Garçons de la pelle. — Gardes-bateaux. — Gardes de nuit. ^ Gardes-pertuis. — Haleurs. — Maîtres des ponts. — Manieurs. — Mariniers.

— Patachons. - Plumets. — Pontonniers. — Porteurs. — Tireurs et remonteurs. — Voiliers. — Voitures d'eau, etc.

Poseurs. Ouvriers maçons qui « reçoivent la pierre de la grue ou élevée avec la grue, et qui la mettent en place, de niveau, d'alignement et à demeure ». C'est lui. dit de son côté l'abbé Jaubert. qui •, fait donner à la pierre son à plomb par l'obéissance du ciment encore humide * ».

Les aides se nomment contre-poseurs.

Poste (M.\ÎTRES de). Institués par édit du 19 juin 1464, les articles 6 et 7 règlent ainsi leurs fonctions : « Seront tenus lesdits maistres de monter sans retardement et conduire en personne tous et chacun des courriers et personnes envoyés de la part du Roy.... Porteront aussi toutes les dépêches et lettres de Sa Majesté, etc. ' »

On les trouve aussi nommés cketaucheurt, coureurs, etc.

Poste (Service de l.v\ Voy. Commis général. — Contrôleurs généraux. — Contrôleurs-taxeurs. — Courriers de cabinet. — Courtiers. — Estafettes. —

' Cliapitre XXVI, art. 1.

- l}ictionmiire, t. I, p. 126.

•' Delainanv, Traité ilr la potice, t. IV, p. 556.

l'OSTI-: — rOTIKHS D'KTAIN

Facteurs. — Généraux. — Grandsmaitres. Intendants. — Messagers a boite. Messagers de l'Université.

— Porte-claquette. — Foste (Maitres de). — Surintendants. — Transport intérieur. — Transports (Entrepreneurs de). — • Voitures (Constructeurs de), eU'.

Postiches. C'est au ([iiiilorzit'ine siècle que l'on ciiniiiii'nçii cii Fraïu'c ù rc^ai'clt'i' la raisininal)le ampleur de la poitiiiie comme une lieaulé chez la l'euime. De là, l'orijjine de iK)lre corset destiné surtout ù soutenir les seins ; mais les coquettes à qui la Providence n'avait rien donné ù maintenir usèrent d'artifice, elles firent coudre ù la chemise ou au vêlement de dessous des coussinets rembourrés, piqués et disposés de manière à imiter la nature '.

Une fois entrée dans cette voie l'industrie parisienne s'élar^-il et fit de merveilleux proijrès. On cite le cas du «^■eiitilliomme suédois à qui un boulet avait enlevé les deux lirasjus(|u"au coude. Un relij^ieux carme, le P. Sébastien Truchet, habile mécanicien, lui confectionna un bras avec lequel il pouvait saluer et remettre son chapeau sur sa tète -.

Sébastien Mercier écrivait vers 1782 : « Un invalide n'a point de bras, M. Laurent lui en fait \u\ dont il se sert. A un autre, il manf[ue une jambe, M. Perrier lui fait une jambe artificielle

sur laquelle il monte et descend les escaliers

Ne vous leste-t-il que quatre pouces de cuis.se à partir de la hanche, on enfermera le tronçon dans une boîte qui formera le haut de la cuisse artificielle ; le seul mouvement de la hanche suffira pour imprimer aux diflérentes parties de cette curieuse nuicliine les divers mouvemens qui imiteront ceux de la nature. Ces mouvemens s'opéreront à l'aide de lames d'acier, qui logées le lonjî de la cuisse et formant des charnières mobiles en toutes sortes de sens, vous donneront le f^enou. le pied et les doigts même que vous n'avez pas ■* ».

A la fin du ilix-huilième siècle, le centre de la fabrication des postiches était au Palais-Royal. On y trouvait, écrit Prudhomme, des gorges et des mollets factices imitant la nature à s'y méprendre *. Toutefois, le tourneur en vogue pour les bras et les jambes de bois se nommait Fortin et demeurait rue du Cœur- Volant ^.

Voy. Cheveux (Marchands de). — Dentistes. — Ferruquiers. — Tournures (Fabricants de). — Yeux artificiels.

Postillons. « Le devoir d'un postillon est de bien savoir conduire son devant ^, d'avoir l'oreille bonne a ce que lui dit son cocher Il

' Voy. ci-dessus l'art. Corseliers.

2 Fonlonrilc, Suitf des t-logex f/es acatlf'tiiiciens. p. 204.

3 Tdblfau ,lt Paris, t. Vlll, p. 124.

* Miiuir lie Paris, t. VI, p. 146. Voy. aussi t. V, p. 239.

^ Alnianach Dauphin pour Î777 .

I" Los doux cliovaux do dovaat.

faut qu'il sache aussi bien jianser les chevaux, et qu'il en ait tout le soin imaginable, qu'il ne manque point tous les jours de bien nettoyer son écurie, de faire la litière le soir et de la l'elevei' le matin, de bien laver et frotter les jandjes de ses clievaux lorsqu'il revient de la ville, prendre garde ([u'ils soient toujours bien ferrés, les faire l)oire et leur donner l'avoine aux heures (ju'ilest ordonné, et leur faire les crins dans les temps néce.ssaires ' ».

Les postillons dont parle ici Audiger, sont les pt)slillons classiques, à queue tressée et poudrée, vêtus de la jaquette bleue, à revers, collet et retroussis écarlates, et couverte de petits boutons d'élain. Ces poslillons-là ne survécurent guère à la Révolution, et eurent pour successeurs les cochers-postillons, à la blouse bleue et sale, au bonnet de coton, aux lourds .saliots remplis de paille.

Postulants. Voy. Agréés.

Potag"iers. On nommait ainsi, dans les grandes maisons, les cuisiniers chargés spécialement de la confection îles potages. Ducange * nous a conservé le nom de Roijert Toucliet, qui fut potagier ou potager de Louis XI et premier queu de Louis XII. A la cour de Louis XIV, la cuisine du roi comptait quatre potagiers payés 400 livres, celle du comnuin en avait huit pavés :{00 livres ».

Je rappelle qu'au dix-septième siècle encore, (m appelait polag-es de grands plats de viandes ou de poissons bouillis avec des légumes :

Cependant on apporte un potage,

Un coq y parois.soit en pompeux étiuijiage *.

Pierre David, dans son traité de cuisine, publié en 1676, mentionne 158 potages ^ .

Poteleurs. On nommait ainsi les bourgeois qui, sans tenir cabaret, vendaient ù pot, c'est-ùdire au détail, le vin récolté par eux. Ce privilège appartenait depuis longtemps aux Parisiens, mais ils en étaient déchus s'ils mêlaient tout autre vin au leur.

Potiers d'airain et Potiers de cuivre.

Voy. Chaudronniers.

Potiers d'étain. Ils soumirent, vers l'268, leurs statuts à l'homologation du prévôt Etienne Boileau ^. J'y lis que le métier était libre. (Chaque maître pouvait avoir un nombre illimité d'apprentis, et régler comme il l'entendait les conditicms de l'apprentissage. Le travail à la lumière était interdit, « quar la clarlez de la nuit n'est mie si souffisans que ils peussent faire bone

* -Vudiger, La maison réglée (1692J, liv. I, eliap. 5.

2 Olûssarium, au mot potagiarius.

3 Élat de la France pour 1687, t. I, p. 85 et 88 ; pour 1712, t. I, p. 108 et 119 : pour 1736, t. I, p. 203 et 2u7. — Les Ktats i/e la France écrivent toujours polugers ; Ducang't^ au mot potngerius donne potagiers,

* Hoitcau, satire III, vers 46.

5 Le cuisinier, où il est traité île la réritable méthode d'apprester toutes sortes de rtandes.

" Lirre des métiers, titre XIL

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