‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 277 sur 422 · Vi.oir de Pdris, t. Il, p · texte numérisé non relu

Vi.oir de Pdris, t. Il, p

» Miroir de Paris, t. V, p. 239.

^ De la T^ima, Dictionnaire des rues de Paris, édit. fie 1816. p.' 493.

cas qui devinrent de plus en plus fréipients, les parties furent dispensées d'assister aux débats, et autorisées u se faire remplacer par un inanchitaire, <lit procureur, iittorné, atlouriie', alloué, etc.

Celte faveur était en général refusée aux roturiei-s ; les gentilshommes, les religieux, les femmes pouvaient au contraire réclamer un aide étranger ' .

Les clercs ou écrivains (|ui avaient leurs éciioppes dans les galeries du Palais étaient tout désignés pour donner des conseils aux plaideui-s, pour les guider au milieu des détours de la procédure. Leur existence date sans doute du moment où le Parlement devint sédentaire (1304), et leur existence comme procureurs est officiellement constatée, au Chàtelet par un règlement de 1320, au Parlement par des lettres patentes signées de Philippe VI en avi'il 1342 -. Elles débutent ainsi : « C'est l'ordenance (le la confrairie que les compaignons clercs et autres procureure et escrivains fréquentans le Palais de nostre sire à Paris et ailleui-s font et entendent faire en l'onneur ... de saint Nicolas et de sainte Catherine. . . ^ ». En règle avec Dieu, les procureurs voulurent l'être aussi avec le Parlement, et un règlement leur donna satisfaction. Nul ne fut admis à remplir les fonctions de procureur s'il ne prêtait, en présence de la cour, un serment qui énumérait de sévères obligations et auxquelles les titulaires déclaraient se soumettre sous peine de révocation. Ils s'engageaient, par exemple, à ne jamais demander ni recevoir plus de dix livres pour une affaire ; à venir de grand matin au Palais ; à prendre rang derrière les avocats ; à ne pas quitter la salle d'audience avant le départ des conseillers, etc., etc.

.\u seizième siècle, les charges de procureur auprès des juridictions royales furent déclarées héréditaires. Leur nombre, qui varia fréquemment, était de quatre cents à la fin du dixhuitième siècle. Ils portaient le litre de maître, la robe noire à larges manches, le rabat et le bonnet carré. Ils prenaient rang dams les cérémonies après les avocats.

J.-P. Marana était l'interprète du sentiment général ijuand il écrivait : « Les procureurs sont une espèce d'hommes choisis pour dégraisser ceux qui sont trop gras, et pour empêcher que les maigres n'engraissent. Il semble que les princes ne les souffrent qu'afin d'entretenir une guerre civile parmi leurs sujets. . . . Quand j'entre dans la grand'salle du Palais, je vois une infinité de personnes échauffées, dont la moitié tourmente l'autre par des contestations opiniatrées depuis plusieurs années et soutenues par les inventions diaboliques des praticiens. Leur robe est longue et noire, pour faire voir combien elle est funeste à tout le monde.. . * ».

* .\<1. Tardif, La procédure aux treizième et quatorzième siècles, p. 20.

* Ch. Balaillard, Les orip/ies de l'hisloire des procureurs, p. 132 et 142.

•* Dans les Ordonn. royales, t. II, p. 177.

* Lettre dun sicilien \cvs 1697], édit. V. Dufour, p. 35.

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