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PROCUREURS — PROTES

Vers lii lin ilii dix-liuilième siècle, les ciiarges de procuiciir !Ui Chdtplet valaient en moyenne (le :J0 ù 40.000 livres. En 1775. le lameiix FoiH[iiier-Tiuvilli' paya :J2.400 livres la cliarge de M'' Coi'niliiiM-, ]-iie du Foin Saint-Jacques. Lille rapporlail environ 0.000 livres '.

1,1's procureurs s'élaient fait une si déplorable réputation de fourberie et d'avidité que la Révolution ne put les conserver qu'en nioditiant leur nom ; elle leur donna celui d'avoués, mot qui jadis avait désiirné les personnes, ordinairement de ([ualité, que les églises cliarweaienl d'administrer et de défendre leur temporel.

Procureurs. Dans les communautés régulières, dans les ccdlèges, etc., le procureur ilirigeail toute l'aibninistration matérielle de l'établissement. Le réfectoire et la lingerie, les traités avec les fournisseurs, l'entrelien des bâtiments étaient exclusivement de son domaine.

Procureurs du roi et de la ville.

Dits d'abord clercs-procureurs, ils prenaient rang, par/ni les officiers municipaux, après le grel'lier et à côté du receveur. Dès le quinzième siècle, ils furent au nombre de deux. Leurs fonctions, assBi! complexes, avaient surtout pour objet de « maintenir les usages anciens et les privilèges de la nuuiicipalilé ». Dans les cérémonies publi([ues, ils poi'iaieni une rolie de velours rouge -.

Procureurs - défenseurs. Procu reurs aux consuls. Procureurs-solliciteurs. \ oy. Agréés.

Produits chimiques 'Fabricants de).

On les trouve, au dix-septième siècle, représentés par les distillateurs, qui furent, en 1(57(5, réunis aux limonadiers.

Vers la (in du siècle suivant, les « chimistes » ne formaient point une communauté spéciale, ils se rattachaient à celle des apothicaires.

Les chimistes, dit VAlmanach Dauphin p'jur 1777, « sont ceux qui, par une longue élude et une expérience consommée, ont acquis l'art de décomposer et tirer la quintessence de toute sorte de minéi'aux et végétaux. Plusieurs, qui estiment tl'autanl plus celle science occulte qu'ils y comprennent moins, s'y livrent sans méthode et sans principes; et se ruinant, ruinent ceux (jui sont assez dupes pour les écouter, les croire et leur prêter des secours ».

Voy. Distillateurs.

Prognostiqueurs. Voy. Devins.

Proiers. Voy. Bergers.

Prolocuteurs. Voy. Avocats.

Promeneuses. Femmes attachées au service d'un enfant, et chargées de le promener.

* G. Lenotro, I'/V///c.v maisons, vieux jmjiirrs, di-uxicmo série, p. 2.'>3 et 2Dti.

* Lo Hnux (le Lincy, Ilisliiire île l'iiùlel île eille, p. 170, 180 et suiv. — Orilonnance de décembre 1072, cliapilre XXXIII, mt. lil.

A la Cour, la promeneuse était ordinairement choisie parmi les femmes de chambre de l'enfant.

Pronostiqueurs, ^'oy. Devins.

Prophéciens. Voy. Astrologues.

Protes. Chefs des travaux dans une imprimerie.

L'article 1.5' d'un arrêt du Conseil rendu le 30 août 1777 porte que « les protes ou directeurs des inqjrimeries ne pourront, ainsi ipie les ouvriers travaillant à la semaine, vidgairement appelés ouvriers en conscience, quitter leurs maîtres qu'en les avertissant un mois avant leur sortie. S'ils ont coimnencé quelcpie ouvrage, ils seront tenus de le finir ; ils ne pourront s'absenter, môme une demi-journée, sans en prévenir leurs maîtres. Ils seront tenus d'être à l'imprimeiie en été depuis six heures du malin jusqu'à huit heures du soir et en hiver (lepuis sept heures du matin jus([u'ii neuf heures du soir ». L'article 1(5 esl ainsi conçu : « Les maîtres ne pourront congédiei' les protes ni les ouvriers travaillant à la semaine et appelés ouvriers en conscience. qu'en les avertissant quinze jours avant ' ».

Un proie d'imprimerie fourni.ssait, en 1784. à V Encyclopédie méthodique * la note suivante sur les multiples devoirs ([ui incond)aienl aloi-s au prote :

« Les fonctions du prote sont étendues, et demandent un grand soin. C'est lui (jui, en l'absi-nce du maître, enlreprentl les impressions, en fait le prix, et répond aux personnes qui ont affaire à l'imprimerie. Il doit y maintenir le bon ordre et l'arrangement, afin que chaque ouvrier trouve sans peine ce qui lui est nécessaire. Il a soin des caractères et des ustensiles. Il distribue l'ouvrage aux compositeurs, le dirige, lève les diflicullés qui s'y rencontrent, aide à déchllfrer dans les manuscrits les endroits difficiles. Il impose ou dirige la première feuille de chaque labeur, et doit bien proportionner la garniture au format de l'ouvrage et à la gi'andeur ilu papier.

Il doit lire sur la copie toutes les premières épreuves, les faire corriger par les compositeurs, et envoyer les secondes à l'auteur ou au correcteur ; ensuite il doit avoir soin de redemander ces seconiles épreuves, les revoir, les faire corriger, et en donner les formes aux impi'imeurs, pour les mettre sous presse et les tirer. Il voit les tierces, c'est-à-dire, ([u'il examine sur une première feuille tirée, après que l'imprimeur a mis sa forme en train, si toutes les fautes marquées par l'auteur sur la seconde épreuve ont été exactement corrigées, et voir s'il n'y a point dans la forme des lettres mauvaises, tombées, dérangées, hautes ou basses, etc. Il doit, plusieurs fois dans la journée, visiter l'ouvrage des imprimeurs, et les avertir des léfauts qu'il y trouve. Il doit, sur toutes choses, ivoir une singulière attention à ce que les

* Dans Isambort, .inciennes luis françaises, t. XX\ , p. 120.

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