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ils el jiiéliei-s, I. III, p

l'ROTHS — ITBLICITK

ouvriers soient occupés, et que personne ne perde son temps. Le samedi au soir, une lieure ou lieux avant de ([uiller l'ouvraiye, il fait la i)am|u<', c'fsl-i'i-dire (pi'il détaille sur le ri'jrisirt' de l'iiiipriinerie le nondire (!<■ feuilles par si^ualurt's qui oui élé faites pendant la semaine sur cliaqiui ouvraije, tant eu couiposilion ([u'eii impression, et eu met le prix à la lin de clwuiue article. Il porte ensuite ce reijistre au maître, qui examine tous ces arlicles, en fait le nu>nlant et eu donne l'ar^enl au proie, (pii dislriliue à chaque ouvrier ce qui lui est dû.

Connue ilans les imprimeries où il v a beaucoup d'ouvriers, un proie seul ne pourrait pas suffire, le maître associe à la proterie une ou deux personnes capables, pour aider le prote dans SCS fonctions ».

I.e mol proie vient iuconleslablemenl du |;rec upôiTo;. qui signifie premier; mais tous les anciens auleui-s veulent que les proies aient reçu ce nom parce qu'ils devaient corriger la première épreuve, qui est toujours la plus fautive.

Prouhiers et Prouiers. Vov. Mari-

Proviseurs. Vov. Frincipaux.

Proyers. Vov. Bergers.

Prudhoinmes. Dans les statuts des métiers, ce mut e^l prescpie toujours svnonvme de juré ou jjarde. Cependant il désio^ne parfois les .\uciens, c'csi-ù-dire les maîtres exerçant depuis viu^l ans au moins et aussi les bacheliei-s ou anciens jurés.

Publicité 'E.NTREPRiSES de). Du treizième au dix-septième siècle, nos journaux, nos avis divers, nos lettres de faire-part, nos affiches, tout ce qui constitue aujourd'hui la publicité élail représenté par les crieurs. fouclionnaires publics a>sermentés qui, une dochelle à la main, s'en allaient crier par les rues. De nombreux poètes populaires nous ont conser\'é leur souvenir. Ils annonçaient ainsi les décès :

Or, dictes vos paleno.stres (^uanil vous oyez ijui' je sonuo Pour honorable personne Qui a esté frère nostre ;

les réunions de confrérie :

C'est à Marly le cbasiel, La confrairie .sainct Vinoust', 1)V aller ehascun premie goftt, Les pardons sont au grant aulel ;

les personnes disparues :

.\ueune bonne eerlaine nouvelle, (l'est une fille pente et belle, (^ui n'a que l'aage do quinze ans, (îui s'est égarée en <lançant.

les marchandises à vendre, les objets perdus, etc.. etc.

' Saint Vigoust est ici pour la rime, il veut certainement <lésigner saint Vigor, évêque de Kayeux, qui < lait le patron de Marly le Chastel, une des deux paroisses ■le Marly-le-Hoi.

Les crieurs restèrent à peu près sans concurrents jusqu'au dix-septième siècle. Kn 1()29 ■seulemeul, Théophrasle Kenaudol fonda une sorte de journal il'annonces, Vlnrentaire des adresses du bureau de rencontre, où chacun, peut donner et recevoir adcis de toutes les nécessite: et Commodité: de la vie. Vinj^l et un ans plus lard, Jean Lorel crée la Mu:e historique, journal hel)doma<laire oit il habille de ses mauvais vers lies annonces de tout genre.

Kn 1()7(), François Colletet, un poêle que Boileau a ridiculisé, s'avise d'éditer le Journal de la J'il/e de Paris, contenant ce qui se passe de plus mémorable, pour la curiosité' et arantaqe du public, feuille hebdomadaire (]ui devient bienIrM le Journal des aris et affaires de Paris, et que la police ne larde pas à supprimer. Elle n'en put faire autant de l'idée (|u'il Irailuisail, el. en l(i81. apparaît \i' Journal du bureau de rencontre, k la lèle duquel trôiuiil Devizé, déjà directeur du Mercure galant. Ce nouveau journal, souvent modifié dans sa forme et même dans son titre, subsisla une dizaine d'années.

Katin, en KHIl, Nicolas de Blegnv publie, sous le pseudonvnie d'Abraham du Prailel, ses Adresses de lu Ville de Paris K Blegny avait le génie de ce que l'on noumie aujourirhui les affaires; l'annonce sons sa plinne prend tout de suite les allures d'une réclame, et il serait certainement devenu un maître en ce genre si on l'eût laissé faire. Mais, comme tous les grands hommes, Blegny devançait son siècle, il en fut si mal compris qu'accusé d'escroquerie, puis emprisonné pendant huit ans, il finit par se réfugier à Avignon, encore terre papale.

Au dix-hui(ième siècle, trois ou quatre journaux d'annonces se fondent et prospèrent ; les Af/ichi-s de Paris, des prorinces et des j)ai/s e'trangers - ; les Affiches de Paris, avis divers, etc. •' ; les Annonces, affiches et avis divers ^ , entreaulres. Mais ces feuilles périodiques se bornèrent pendant longtemps à enregistrer les ventes de propriétés et d'objets mobiliers, le cours des elTels de commerce, les livres nouveaux, les objets perdus, les spectacles, les mariages, les décès, etc. La première n'eut pas de publicité régidière. la seconde paraissait le lundi et le jeudi, la troisième était hebdomadaire. Ce qui montre combien ces journaux ililléraient des nôtres et le peu d'importance alors accordé à l'annonce, c'est l'avis suivant inséré dans les premiers numéros : « Le pidilic est averti que l'on insère gratuitement les avis qui sont portés au bureau, en prenant de la part de celui qm" veut les y faire mettre la précaution de les signer ».

En 1772, Roze de Chantoiseau publie la première édition de son Almanach Dauphin, ou tablettes roi/ales du vrai mérite des artistes cc'lè-

t Lfs a//re,\ses de ta tille de Paeis, arec le trésor des (itèttaiiaehs. Licrr commode en tutis lieux, en tous temps et en tontes conditions, pir Abraham du Pivdel. astrologue lioniiois.

- (^hez de fionnc. 1716. in-12.

•• Chez .-Antoine Bouilel, 17-llj. Hauteur d'un iu-4" avec largeur d'un iu-18.

* 17D1, in-b". Devenu plus tant ip-4''.

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