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peine sortis do leur coquille

* G. Corrozet, Antiquité: de Paris, édit. de 1543.

' .\. Truquet, Les cent et sept cris, elc (1545). — « Ton père houssoit les cheminées, dit l'un des personnages de la Farce du sacelier (v. 15411) ; dans Y Ancien théâtre français, t. II, p. 130. — \oy. encore le S'ertnon jot/eux d'un ramoneur, dans .\. de Montaiglon, Anciennes poésies franfoises, t. I, p. 237.

' La suie.

lui la moe ', et pour aussi vniy ([ue évangile, elle s'estaindra à cop * ».

C'est vers le milieu du di.x-scptième siècle que l'on commença à remplacer les immenses constructions du moyen âge par des cheminées de moindre dimension ; M"" de Sévigné, écrivait à sa tille, le 7 octobre 1()77, au sujet de l'hôlel Carnavalet : « Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des par(|uets et des petites ciieminées à la mode ■* ». Celles-ci avaient bien aussi leurs inconvénients ; les tuyaux moins larges demandaient à être nettoyés souvent, et une ordonnance du 26 janvier 1(572 * enjoignit aux propriétaires de les « tenir toujours nets^ ».

Les ramoneurs avaient cependant bien de la peine à vivre. Quand l'ouvrage manquait, ils colporlaii'ul par les rues des petits objets de cristal taillé et d'orfèvrerie, de la quiiu-aiUerie, etc., ce qui attirait sur eux les rigueurs des jurés delà mercerie, à qui ce commerce appartenait. Les ramoneurs avaient pour eux des arrêts du Parlement et même des lettres patentes ; ils résolurent de les faire confirmer, et, en 1716, s'adressèrent à Louis XV, qui accueillit favorablement leur requête : « Les pauvres ramoneurs de cheminées et colporteurs des villages de Craveggia, Malesclio et Villeto, en Lomliardie, nous ont très humblement fait remontrer qu'étant les seuls dans notre roiaume qui fassent ce métier, lequel ne leur sufil pas pour vivre, ils se sont apliqués de tous tems à porter et vendre du cristal taillé, de la quinquaillerie et autres marchandises

mêlées " ». Le roi ordonne qu'ils pourront

continuer leur petit commerce, et que nul nedevra désormais en troubler l'exercice.

Leur métier était d'ailleurs représenté à la cour. Trois de ses membres se partageaient la « charge de ramoneur des maisons roïales », et outre un traitement annuel de cent livres, touchaient une petite somme pour chacune des cheminées qu'ils nettoyaient '.

Ceux-ci représentaient les hauts dignitaires de la profession, mais les plus humbles n'étaient pas oubliés. En 1732, l'abbé de Ponlbriand créa pour eux Ve'cole des savoyards, où ramoneurs, décrolteurs, scieurs de bois trouvaient un logement convenable et un maître qui leur enseignait la lecture et l'écriture *.

En 1777, le sieur Villemin ouvrit dans les différents quartiers de Paris vingt bureaux, où se tenaient jour et nuit en permanence des ramoneurs, revêtus d'un costume uniforme, et distingués chacun par un numéro. Les propriétaires pouvaient soit les faire appeler, soit prendre un aiionnement pour le ramonage et l'entretien de toutes les cheminées d'une maison ". En

4 La moue.

- Sur le champ. — Édit. elzev., p. 63. 3 Tome V, p. 347.

» Renouvelée le 11 avril 1698.

*^ Delamarre, Traité de la police, t. IV, p. 141. 6 Confirmation des pricilèges des paurres ramoneurs de cheminées et colporteurs, etc.

^ État de la France pour 17 12, t. I, p. 380.

* Hurtaut et Magnv, Dictionnaire de Paris, t. II, p 693

9 HurtautetMagny, t.lV,p.211.

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