RAMONEURS — RECEVEURS
1787, le noinlire des Ijureaiix fui réduit à sepi, et 11- [)iix (lu raniona|>e ainsi fixé : 8 sols pour les cheminées du rez-de-chaussée et de l'entresol, 6 sols pour celles du premier étage, 5 sols pour celles (lu second et du troisième, 4 sols pour celles du ([uatriènie '.
Bien modi(|ue salaire pour un si rude labeur. Écoutez Sébastien Mercier: «Il est bien cruel de voir un enfant de huit ans, les yeux bandés et la tête couverte d'un sac, monter des genoux et (lu lios dans une cheminée étroite et haute de cinfjuanle pieds, ne pouvoir respirer qu'au sommet périlleux, redescendre comme il est monté, au risque de se rompre le col: et, la bouche remplie de suie, étouffant presque, vous demander cinq sols pour prix de son danger et de ses peines ^ ».
Dès le (li.\-septiéme siècle, les ramoneurs avaient pour patron saint Jean-Baptiste, qu'ils fêtaient le 24 juin, jour de sa nativité ■'.
De Villiers a publié en 16(52, une comédie intitulée Les ramntieurs.
Le mot ramoneur parait venir de rnmnn et ramoniiHle, vieux mol-s qui désignaient un balai. Rabelais et Bonaventure des Perriers l'ont employé dans ce sens. Les ramoneurs sont encore nommi-s àoukeurs, housseurs, àousseuT, eic, du verbe housser qui signifiait brosser, nettoyer, balayer.
Rapetasseurs. Voy. Savetiers.
Raquetiers. Faiseurs de raquettes. Titre qui apj)arleniiil aux brossiers et aux pauniiers.
Rataconneurs. Voy. savetiers.
Râteleurs. Gens cliargés de râteler les foins.
Ratiers. Grégoire de Tours raconte que, dès le temps de Ciiildebert (sixième siècle), les Parisiens soutenaient qu'il ne pouvait exister dans leur ville ni serpents, ni rats. Pourtant, ajoule-t-il, on en découvrit quelques-uns dans un égout.
Il parait que l'on en trouvait encore au seizième .siècle, puisque l'on criait alors par la ville
La mort aux ratz et aux souriz !
(;'est une invention nouvelle 5.
Enlin, il s'en rencontrait de plus en plus au dix-huitième siècle, et Sébastien Mercier nous présente « un grand homme qui se promène dans les rues avec une longue per('he garnie de rats morts que le poison a gonflés^». Ce poison c'était l'arsenic.
Voy. Souricières (Commerce des).
Ratureurs de parchemin. Nom que
prenaient les parcheminiers. Le raturage consis-
1 Tliii^iy, (Iiiîtli' ifrs timn/fitrs, elc, I. I, p. 411-
ï Talilrim île J'iiris, l. IV, ]i. 101.
■1 Le Massun. Calendrier ites confréries, p. 39.
* Histuria Francnrum, lib. \'II1, e«[i. 33.
' A. Trucliet, I-es cent et sept cris, etc.
« Tableau île Paris, t. V, p. 22".
tait à racler la peau avec un fer 1res acéré, pour en diminuer l'épaisseur et la mettre en état de recevoir l'écriture. Les produits de l'opération, dits rature ou ratissure de parchemin, avaient de nombreux usages.
Raturiers. Voy. Ratureurs.
Ravaudeuses. Les racoutreurs ou racoustreurs de bas sont cités, au nombre des « petits métiers » dans un édil de juillet 1.586. Un autre édit, (lu 16 septembre 100(). fixaâsix le nondire des ravaudeurs suivant la Cour. Ces humbles artisans avaient créé deux confréries, dont l'une était placée sous le patronage de saint Roch, l'autre sous celui de saint Clair. La première célébrait sa fête le 16 août il Saint-Magloire, la seconde le 19 décembre à la chapelle Saint-Clair, qui, depuis la suppression du collège des Bon.s- Enfants, dépendait de l'église Saint-Honoré ' .
Au dix-huitième .siècle, le métier n'était plus guère exercé que par des femmes dites ravaudeuses. Leur profession est ainsi décrite par .laubert - : « La ravaudeuse est une pauvre couturière qui a une espèce de petite Ipoulique portative, qui étale et qui travaille au coin des rues au racomniodage des bas. dans des petites échoppes semblables ù celles que les savetiers appellent étals ouétaux ».
Une gravure des Contemporaines de Rétif de la Bretonne prouve que cette échoppe était parfois remplacée par un « demi-tonneau » •''.
Rebec (Joueurs de). L'article 27 des slaliits accordés au mois de juin 1747 à la corporation des joueurs d'instruments exclut de la communauté les « gens sans capacité, dont les talens bornés à l'amusement du peuple doivent être relégués dans les guinguettes ». On leur permet seulement d'y jouer d'une espèce de vioh)n ii trois cordes, nommé rebec « siins qu'ils puis,sent se servir d'un violon à quatre cordes, sous quelque prétexte que ce .soit, età peine de confiscation * ». Le quinzième siècle avait meilleure opinion des joueurs de rebec '.
Rebouteurs Voy. Renoueurs.
Receveur de la ville. A(lmini>trateur(les deniers muni(i])aux •'. ses fonctions furent d'abord remplies par le greffier. Celui-ci les perdit, en 1499. après la chute du pont Notre-Dame.
Dans les cérémonies publiques, le receveur portait un manteau de veloui-s taimé '.
Receveurs. Voy. Fermiers et Trésoriers.
I Le Mnssiin, (ialeiulrier lies Cim(rèries, p. -15, tîO et 'i\. î Tomi^ IV, p. 8.
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