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SIX-CORPS

dire avec raison que, pendant les siècles où le cosliime s'élail presque exclusivenienl composé de fourrures, leur coiunierce élail beaucoup plus étendu que celui des drapiere ; en 1292, par exemple, il y avait ù Paris 214 pelleliers et 19 drapiers seulement.

En 1514, lors de l'entrée à Paris de la reine Marie d'Aiiij^lelerre, les changeurs, bien déchus de leur antique opulence, déclarèrent qu'ils n'étaient pas en état de pourvoir aux frais qu'entraînaient toujours ces sortes de cérémonies. « Et au regard des changeurs, disent les Registres (le la Ville ', ils se excusèrent, disans que de présent, ilz estoient en petit nombre, etc. ». Les bonnetiers se présentèrent aussitôt et acceptèrent avec empressement la place des cliano;eurs. Les corps privilégiés se trouvèrent donc ainsi placés :

Les drapiers. Les merciers.

Les épiciers. Les bonnetiers.

Les pelletiers. Les orfèvres.

En mai 1517, à l'entrée de la reine Claude, première femme de François \'\ les orfèvres prirent le pas sur les bonnetiers, et les teinturiers figurèrent comme septième corps. Le défilé eut donc lieu dans cet ordre :

Les drapiers.

Les épiciers.

Les pelletiers.

Les merciers.

Les orfèvres.

Les bonnetiers.

Les teinturiers *.

Mais en mars 1531, lors de l'entrée de la reine Eléonore, les teinturiers ont pour toujours disparu, les bonnetiers reprennent leur place audessus des orfèvres, les merciers marchent de nouveau avant les pelletiers, et l'ordre suivant s'établit :

Les drapiers.

Les épiciers.

Les merciers.

Les pelletiers.

Les bonnetiers.

Les orfèvres ^.

Les merciers conservèrent désormais ce troisième rang, en dépit des incessantes protestations des mallieureux pelletiers *. t'ne dernière requête fut adressée par eux à la municipalité quelques jours avant l'entrée solennelle du cardinal Barberini. et la sentence rendue le 7 mai 1625 assura définitivement le triomplie des merciers.

Les marchands de vin avaient été érigés en septième corps par Henri III en 1585, mais les six premiers refusèrent toujours de les admettre. La corporation des marchands de vin comprenait tous les individus qui faisaient, à un litre quelconque, le commerce de ce liquide, cabaretiers, taverniers. liôteliers, aubergistes, etc. C'était, au dire des six autres corps, « un bizarre a.ssemblage, un ramas de toutes sortes de gens ■», et on ne craignait pas d'ajimter que « la fraude et la tromperie sont les caractères inséparables du

1 Archives nationales, H 1778, f^ 281.

* .Xirhiv.'S nationales, H 1778.

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