TONNELIERS — TOURNEURS EN BOIS
I.ii quarte, dite aussi Irnc, valail oiivin)ii 8 lilri's. Celle que l'un einplovail pour l'huile était plus grande d'un tiers au moins '.
Le setier représentait environ 7 litres 40.
La relte ne dill'érait «^uère du setier. Mais on nouiinuit aussi velte une règle graduée qui servait au inesurage des tonneaux.
Le pot représentait '2 pintes ou (|uatre cliopines, soit environ l litre 83.
La piiit!' contenait deux cliopines, soit environ 0,93 centilitres.
La chopine, moitié de la pinte, représentait environ 0,46 centilitres et s-e divisait en 4 possons et 16 roquilles.
Le demi-setier, appelé aussi galopin, ne dérivait pas du setier, il représentait la moitié de la chopine, soif environ 23 centilitres.
Le poxson ou poisson, quart de la chopine, valait environ 11 centilitres.
La roquille représentait un peu moins de 3 centilitres.
l"în 1.V28. l.")66. l.')76. l.'iOi). les tonneliei-s firent apporter des modifications plus ou moins importantes îi leurs statuts, qui ne varièrent plus guère dans la suite.
Au dix-huitième siècle, la corporation était divisée en deux classes :
1" Les ma'ttres tonneliers proprement dits ou iloleurs. qui faliriquaient et réparaient les tonneaux.
2" Les déchargettrs de vin, qui ne quittaient pas les ports.
Pour les uns comme pour les autres, l'apprenti>sage était resté fixé à cin(| ans. Le nombre des maîtres s'élevait à 200 environ, et ils reconnaissaient pour patron saint Nicolas.
La rue de la Tonnellerie, supprimée sous le second Empire, portait déjà ce nom au treizième siècle. Je ne sais si, comme le dit Lazare *, elle devait ce nom aux tonneliers qui l'habitaient, mais ce qu'il y a de certain, c'est qu'ils avaient tous disparu en 1292 '.
Je les ai trouvés nommés en divers temps hroquiers, laboureurs, futailliers, Heurs e^ relieurs de cures. Heurs de miii/d.r 'muids'. etc.
Vov. Barilleurs. — Cerceliers. — Cuveliers. — Décliargeurs de vin. — Laboureurs. — Tonneleurs. clr.
Tordeurs. Ceux qui tordent les soies, les laines, les fils suivant l'u-sige auxquels ils sont destinés.
TormenteUTS. Vov. Bourreaux.
Torqueurs. Dans les manufactures de tabac, ouvriers chargés du torquage. Cette opération consistait à filer le tabac au mojen d'un rouet, et à lui donner la forme d'une grosse corde, (^elle-ci était soit râpée, soit mâchée.
On les nomme aussi fileurs.
* Litre des méttets, titre LXIII.
- Oicttonnaire des rues de Paris, p. 727.
S la Taille lie cette ^nnéc n'en cite aucun. Voy. p. 37.
Touailliers. Vov. Toiliers.
Touche de Paris. Titre dr i'aris. On dit aujourd'hui or d'un lion litre ; au moyen âge, l'on disait or de bonne touche, parce que, pour connaître la qualité de l'or, on lui fai.sait subir l'épreuve de la pierre dite de touche, à toucher, touchau, etc. '. « Nul, disent les orfèvres dans leui-s statuts, ne puet ouvrer d'or à Paris, qu'il ne soit à la touche de Paris, laquelle touche pa.-ise touz les ors de quoi en œvre en nulle terre * ».
Toucheurs. Conducteurs de bestiaux.
(îens qui [)relendaient guérir les maladies au moyen d'attouchements.
Dans les ardoisières, ouvriers qui dirigeaient les chevaux employés à faire mouvoir les machines.
Tourbiers. (-)uvriei-s employés dans les mines de tourbe. Dès le treizième siècle, la tourbe était utilisée pour le chauffage des appartements, au moins dans le Nord.
Touriers. \'oy. Concierges el Geôliers.
Tourmenteurs. \'oy. Bourreaux.
Tourne-broches. Valets de cuisine. A la tin du seizième siècle, on connaissait déjà en Italie les tourne-broches « manœuvrant par ressors ou par moyen de poids connue les horologes ■'' ». En France, le soin de les tourner était confié, soit à une servante ou à un valet de cuisine, comme la Nicole ou le Covielle du Bourgeois gentilhomme *, soit à un brave chien enfermé dans ime roue a laquelle il imprimait un mouvement régulier. L'animal et l'instrument en étaient même arrivés à porter le même nom. Dans la fable du Lièvre qui fait le brare, à peine le lièvre eut-il terminé ses fanfaronnades qu'il entendit « un petit tourne-broche d'un meunier voisin qui glapissoit dans les buissons ^ ».
En 1736. il y avait encore à Versailles des valets chargés de tourner les broches *.
Tourneurs. Nom donné aux ouvriei-s qui tournaient la roue chez les potiers d'étain, les
couteliers, etc.
Titre que prenaient les peigniei's et les tabletiers, parce qu'ils avaient le droit de fabriquer certains objets au moyen du tour.
Tourneurs en bois. Au treizième siècle, ils appartenaient à la corporation des charpentiers. Ils étaient donc placés sous l'autorité du premier cliarpentier du roi, et contribuaient à la redevance de dix-huit deniers par jour qui lui
' Voy. L. de Laborde, Glossaire des émaux, p. 445.
* Licre des métiers, titre XI, art. 2.
^ Montaigne, Voyage en Italie, édit. de 1774, p 24 et 74.
* .\ctr III, scène 9.
S Fcnclon, Faile 17. — ^ oy- aussi LafonUiine, /, éducatioM , liv. VllI, fable 24.
S État de la France uour 1736, t. 1, p. 221.