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Tant. Axnçois serait plus régulier

On trouve ces artisans nommés encore traifiliers, trefiliers, tresfiliers, trefiliers, triffiliers, Irifiliers, trifliers. fileurs iCurchul, lileurs de fer, tireurs de fer, etc., etc.

Voy. AJChaliers.

Trefiliers. Voj. Tréflleurs.

Tréfliers. La Taille de 1202 mentionne huil tretliers, celle de 1300 on cite dix, doid un >< tréfiler d'argent ».

On nommait trèfles de grandes agrafes l'i jours. faites d'argent, de laiton ou d'élain. Elles s'attachaient au demi-ceint, et toutes les chaînes qui le composaient venaient s'y réunir.

Les tréfliers appartenaient à la corporation des cliaînetiers.

Voy. Demi-ceintiers.

Treillageurs. L'art du Ireillageur était déjà fort avancé au quatorzième siècle. Quand Charles Y réédifia le château du liouvre. luius voyons qu'il commanda au jardinier E>tienne du la Groye, des treillages à losanges et même des pavillons, c'est-à-dire des tonnelles, dont la dimension atteignait jusqu'à huit toises i.

On a conservé le nom d'habiles jardiniers (|ui avaient adopté cette spécialité ^, et qui appartiennent surtout au dix-septième siècle, où cette décoration fit fureur. Parmi les jardins rpic leurs treillages rendirent célèbres, on cite surtout ceux de l'hôtel de Condé, dont il reste plusieui's vues ; ceux des hôtels de Beauvilliers, riLcSainlc- Avoie ; de Chamiay, rue du Colombier ; d'Aumont, rue de Jouy ; de Lesdiguières, rue de la Cerisaie ; de Louvois, rue Richelieu, sur l'emplacement de la place Louvois actuelle, etc. Les treillages de l'hôtel Pussort ^, avaient coûté quinze mille livres *.

Le treiilageur ordinaire se bornait à former avec le bois des carrés, des losanges, etc. Le treiilageur (r<yrneraent devait, en oulre, savoir faire des colonnes, des pilastres, des corniclies, des frontons, des panneaux, des vases, des consoles, des couronnements, des dômes, des lanternes, etc.

Les treillageurs ont été nommés Ireilleurs, treilliers, etc.

TreiUeurs geurs.

(Treilliers. ^'ov. Treilla-

Trempeurs. Dans les ijuprimeries. ouvriers qui trempaient le papier, le maniaient, le remaniaient et le rendaient ainsi propre à l'impression ^.

Dans les forges, ouvriers ([ui trempaient l'acier.

Trempis. Nom que les aniidonniers don-

* Le Rou.\ de Lincy, dans la Revue arc/te'ot'igiqite. Vin (1X51), p. 769.

* Le litre commode pour 1692, t. I. p. 277. 3 Pussort était beau-p^n' de Colbert.

' Lisler, Voyage à Paris, p. 170.

5 Encyclopéilie mëlhvilique. arts et métiers, 1. 111,

TREMPIS — TRICOTEURS

naient i'i IfMirs ateliers, et les liarengères à l'eiidroit uii elles mettaient leur poisson pour le dessaler.

Tresfiliers. Vo^'. Tréflleurs.

Trésoriers de la bourse des marchés de Poissy et de Sceaux. Cent

ol'lices créés en janvier 1707.

Voy. G-rimellns.

Trésoriers-payeurs des g'ages des communautés. Uflices créés en 1710, et supprimés par édit de décembre 17;J4.

\'ov. Contrôleurs el Offices (Créations d').

Trésoriers - receveurs et payeurs des communautés, oriices créés en 1702.

Voj. Offices (Créations d').

Trésoriers -receveurs -payeurs des revenus des confréries. (Jfllces créés par édil de février 1704 el supprimés par édit du mois de septembre suivant ' .

Tresseuses. Ouvrières qui fixaient sur des fils les clieveux destinés à confectionner les perruques. L'article 2'.i des statuts donnés aux perrucpiiers en 1074 interdit d"engay;er la tresseuse d'un confrère sans le consentemenl de ce dernier.

Triacleurs. La thériaque , dite aussi lyriacli', triade, etc. dans la langue populaire, avait donné naissance aux substantifs t/ie'riacleurs -, Iriaclews ', triacliers *,, qui en arrivèrent à désif^ner toute espèce de charlatans. Elle n'eu était pas moins regardée comme une panacée par tous les médecins. Il entrait ou plutôt il devait entrer dans la composition de cet électuaire une multitude de substances hétérogènes. Nicolas Houel ^ en énumère 64, Pierre Poniet ''fil et Moïse Charas ' 62. Dans le nombre figurent des pilules de vipères, des rognons de castors, de l'opopanax, du bitume de Judée, de la myrrhe, de l'encens, de la réglisse, du safran, de la térébenthine, de la terre sigillée, etc., etc. Suivant Ambroise Paré, elle ne devient efficace que quatre ans après sa composition, et elle cesse de l'être au bout de douze ans *.

Triacliers. Voy. Triacleurs.

Tribunal de commerce. Voy. Jugesconsuls.

Tribunaux. Voy. Agréés. — Amirauté de France. — Avocats. — Bail-

^ K.-.I. i^h^^loSj /)ir/i(i/mnii'e f/r j'its/i'cr, t.

2 Riiliolai.s, liv. I, cliap. 20.

•1 Riipnior, Su/lrr XIII.

* Duoaiijjc, au mut. friitcuhun.

î* Traifi' dv ta thrriaquf, p. 16.

6 HUlitii-r tira tlriitjues, 2'' j'artie, p. 65.

' Phnnnncopèe rotjnU^ p. lUO.

S Œucres, p. 82S.

liage de l'Arsenal. — Bazoche. — Chambre de la maçonnerie. — Chambre de la marée. — Commissaires de police.

— Cour des monnaies. — Grenier a sel.

— Juges-consuls. — Notaires. — Frévôté générale des monnaies. — Procureurs. — Salpétriers, etc.

Tricoteurs. Nom donné parfois aux bonnetiers, parce qu'ils avaient la spécialité des ouvrages tricotés.

Le tricot était connu dès l'antiquité, et l'on pos.sède des bas du .septième siècle, lissés à l'aiguille et en rond, talent ([ue depuis longtemps devait posséder toute bonne mère de famille ; c'est même ainsi que se faisaient ces robes sans coulure doid il est parlé dans l'Evangile '. Le tissu de mailles, toujours désigné sous le nom de travail à Paiyuille, ne cessa jamais d'être employé, et au treizième siècle les chapeliers de coton ^ tissaient à l'aisîuille des jrants el des bonnets ; mais, fait vraiment étrange, l'habitude d'appliquer ce travail à la confection des bas, des (diau.sses comme on disait alors, s'était absolument perdue. Les chausses, en toile, en feutre, en soie ou en drap, tantôt recouvertes de bandelettes croisées, tantôt bouffant ou plissant sur les jambes, s'attachaient soit aux genoux, .soit aux braies, avec des jarretières parfois fort élégantes, et dont on laissait pendre les bouts. La fabrication des chausses était le privilège d'une communauté spéciale, celle des chaussiers ou chausseliers.

C'est seulement au seizième siècle que l'on eut, de nouveau, l'idée de tisser des bas à l'aiguille. En 1,540, François 1"' portait encore des chausses de laine rase, couvertes, comme tout son costume, de décbiquetures ou crevés à travers lesquels on apercevait l'étofTe de la doublure. Dès l'avènement de son successeur, on commence à porter des bas de soie tricotés. C'est donc entre ces deux dates qu'il faut placer la réapparition des bas de tricot. On lit partout que Henri II est le premier qui en fil usage ^ ; mais un contemporain, en situation d'être bien informé, affirme le contraire. Après avoir loué l'empereur Aurélien qui, dit-il, se refusa k revêtir une robe toute de soie, t parce que la soie se vendoil au poids de l'or », il ajoute : « Semblable modestie se remarque au roi Henri second, n'aianl jamais voulu porter jjas de soie, encore que de son temps l'usage en fut jà receu en France * ».

Que le roi ait ou non donné l'e.xemple, toute personne un peu aisée portait, avant la fin du seizième siècle, des bas tricotés. En leur qualité do travail à l'aiguille, tout semblable à celui qui produisait des ganis et des bonnets, le privilège de leur fahriculion appartint aux bonnetiers.

On ne sait trop (pielle est rélynu>logie du mot tricot. Les uns veulent que l'on ait d'abord appelé triques ou tricots les grandes aiguilles, les

' ICrnngile ilr Jen», chap. XIX.

2 \'o\-. <'pl articlf.

•'' \'uv. .l'Iris à I marfnilr'e des Holables (1026), p. 16. — G. Nauilé, .Masciiral, p. 395. — Quichorat, Hittoirt du costume, p. 38-4-

* (Jlivier do Serres, Théâtre itagrieuliurr, p. 456.

TRICOTEURS — TRIl'Il-'.RS

liilliMiiicIs, les brochettes ' servant l'i (ilitoiiir les mailles -. Suivant il'aiitres, ce nom aurait été emprunté à Trirot, petit i)ourj:f •' situé prés de Mcinldidier. et où se lai)rii|naienl depuis lon<jlenips des étotTes f^rossiéres en lil eroisé, qui avaient beaucoup de ressendjlunce avec le tricot.

Tricoteuses. ^ oy. Brocheuses.

Trieuses. Dans les fabriques de papier, ouvrières dont le travail consistait à diviser le iliilVon par lots, suivant la finesse et la blancheur des tissus.

Triffiliers. Trifiliers. Trifliers, etc.

\ov. Tréfileurs.

Trinité (Maîtres de la'. Ou nommait ainsi les artisiins qui avaient jja^né la franciiise dans celte maison, soit (]u'ils y eussent fait leur apprentissaî^e. soit qu'ils eussent instruit un apprenti.

L'hôpital de la Trinité était situé à l'angle de la rue Saint-Denis et de la rue (Jreneta. Après avoir eu bien des destinations dillérenles, il fut au dix-septième siècle organisé pour recevoir des orphelins des deux sexes, qui y étaient élevés et V apprenaient un métier. On attira dans l'enclos plusieui-s bons ouvriers, à qui le roi s'engagea il accorder gratuitement la maîtrise après qu'ils auraient passé quelques années à former un a[)prenli. Au dix-huitième siècle, l'enclos renfermait cent vingt boutiques ou échoppes, et voici, aux termes d'un arrêt rendu le 18 janvier 1768, les professions qui pouvaient y être représentées :

Arquebusiers.

Balanciers.

Batteurs d'or.

Boisseliei-s.

Bouquetières.

Bourreliers.

Boursiers.

Fondeure.

Fourbisseui-s.

(niiniers.

(iraveurs.

Horlogers.

Lapidaires.

Lutliiers.

Boulonniere-Passeinen- ^légissiers.

tiers. Miroitiers.

Brodeurs. }satliers.

Brossiei's-Verffetiers. Oiseliers.

Ointuriers. Orfèvres.

Chainetiers. Papetiers-Carliers.

(Uoutiers. Papeliers-(]ollenrs.

( iolTreliers-Malletiers. Paienostriers - Bouchon- (iordonniers. niers.

(Couteliers. Peaussiers.

Découpeui-s. Plumassiers.

Doreurs. Potiers d'étain.

Kmballeurs. Savetiers.

l'Ipingliers. Tableliers-Peigniers.

blperonniers. Tisserands.

Kventaillistes. Tireurs d'or.

Filassières. Tondeurs de draps.

' Les « brochettes à tricquoter pour l)as d'eslame » i-laient fabriquées par les épingliei-s. .■Vrt. 1 clo leurs slatuls de 1601.

- Voy. le Dictionnaire de I.ittré, au mot tricot.

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