EN RAISON DE SON MARIAGE .WEC UNE VEUVE DE MAITRE
« Sur ce qui a été représenté au Roj étant en son Conseil, par Catherine Brulefert, veuve de deffunt Samuel Helot, vivant maître horlogeur à Paris, faisant cy devant profession de la R.P.R. ", que ledit Helot, son mary, estant décédé dans l'exercice de la Religion catholique et aprez avoir donné plusieurs marques d'une véritable et sincère conversion, la supliante et ses enfans qui ne subsistoient que du travail dudit Helot, étants
< Statuts, arlicli' 31.
* Statuts des pâtissiers, IfitîCi, ait. 10.
3 Tailleui-s, statuts de 1060, art. 11. — Coffroliers, statuts (!.. l,-)!)r,, art. 42. — l'iomliiers, statuts de 1G48, art. 2lj. — (:ar<leurs, statuts (!.■ 16HX, art. 22.
* Teinluiiei's en .soie, statuts de IfiflO, art. 93. '• \ oy. ci-dessus l'art. Fils de maître.
•> Voy. ci-dessus ji. 13.
' Voy. ei-dessus p. 292.
* Bibliollièque natiuiiule, nianuscrils, fonds français n» 21,795.
S* De la relif^'ion iiréti'ndue réforiiiéo.
privez de ces secours sont sur le point de loinber dans la nécessité, ce qui l'oblige d'écouter les propositions d'un second mariage qui luy sont faites par Biaise Simon, compagnon horlogeur.
Mais comme ce mariage luy deviendroit inutile et même à charge si ledit Simon n'estoit receu à la maîtrise, et qn'il y a quelque difficidté, d'autant que son lirevet d'apprentissage, passé par-devant notaires le seizième mars mil six cents quatre vingt huit, n'est qii [e d'j un simple alloué, et que même il en reste encore dix-liuil mois à expirer, elle a recours à Sa Majesté pour lui estre sur ce de grâce pourven.
A quoy ayant égard. Sa Majesté étant en son Conseil, voulant favoral)lement Irailter ladite Brulefert. en considération do sa conversion, et faciliter son mariage avec ledit Simon.
A ordonné et ordonne qu'il sera receu maître horlogeur en la ville et fauxbourgs de Paris, pour joiiir de la maistrise en la manière accouslumée et comme les autres maîtres de ladite Ville, nonobstant les delîauts de son brevet et qu'il n'ait accomply le temps de son apprentissage, dont Sa Majesté l'a relevé et dispensé, sans tirer ii conséquence.
Fait au Conseil d'Estal du Roy, Sa Majesté y estant, tenu à Versailles le septième jour de novembre mil six cents quatre vingts neuf.
Siijne COLBERT ».
Victriers. ^'oy. vitriers.
Victuailleurs. Voy, Vivandiers.
Vidangeurs. Dans quelques demeures seigneuriales et dans quelques couvents ' construits du douzième au quatorzième siècle, le maître de l'œuvre avait fait creuser des fosses d'aisances. Ce sont même en général ces fosses (|ue l'on baptise aujourd'hui du nom d'oubliettes -, et dont on fait sonder de l'œil la profondeur aux touristes attendris. Les châteaux de Coucy, de (^hauvigny, de Marcoussis et de Pierrelonds possédaient des latrines assez bien disposées ^. Mais c'étaient là des exceptions aussi heureuses que rares. A Paris comme partout, la population ne connaissait encore d'autre système que celui du tout à la rue. Les plus abominables ordures s'étalaient au coin de chaque porte, et elles y arrivaient probablement sans intermédiaire, ati moins dans la classe pauvre.
Une ordonnance du 26 août 1531, rendue a l'occasion d'une épidémie, veut qu'il soit établi dans chaque maison des « fosses à reiraiclz ». Si les propriétaires refusent de les installer, la police les fera construire sur l'argent provenant des loyers. Cette utile prescription ne fut point obéie, car une ordonnance de novembre 1539 * la renouvela. Les quartiniens avaient ordre de
1 .Vlbert Lenoir, Inslruelions du comité ilfs arts ri monuments, t. II, p. 305.
* l'rosper Mërinïée, Instmet. du comité, etc. Architecture militaire, p. 75.
•* ViolIi'l-le-l)uc, Dictionnaire de rare/ii/eetHre, l. ^ I, p. 104.
* Dans l''onlani>n, Édils et ordonnances. I. I, p. 877.