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24 Dites aussi de Saint-Hieule ou de Sainl-Rigle.

25 Piiit-être des [peignes pour raire ou raser les tonsurés. On se servait, on effet, pour cela tlo jjeignes spéciaux.

2« Voy. ci-de.ssus, p. 234.

AI'I'KNDICK fXIlI'Sll'lCLl';)

Dont oiTi'z autres fj'enz uionui's l'din's iraii^iiisso ' crier liaiil.

l/autres, pimmies l'outjpi's ijui vaut ' Ai^'lenlier ■' por du paiti l'en crie.

\'erjus lie j;Tain *, à 1ère aillio '. Li uns I)orj4'ons, li autres veilles ". Coruilles meures, cornilles \ Alies i a d'aliier *.

Or i a boutons d'aif^Ieiitier.

Proneles " de liaie vendroie.

Oiseles por du pain donroie "*.

Nates i a et naterons ' ' .

Cerciaus de liois '- vendre volons.

L'autres crie : ijastiaus rastis, Je les aporte toz l'etis.

Chaudes tartes et siniiniaus '•'.

L'autres crie : cliapiaus, chapiaus.

(îastel a levé '* orrioz crier.

Cliarljon le sac por I denier.

Nèfles meures ai a vendre.

Le soir, orrez sanz plus atendre.

A haute voiz. sanz delaier :

Diex ! qui apele l'ouliloier?

(JuanI en aucun leu a perdu.

De crier n'e.st mie esperdu, l'rès de l'uis crie où a esté :

Aïde, Diex île Maïsté ! Com de maie eure je fui nez !

Com par sui or mal assenez ' ^ !

l<;t autres choses assez crie (Jue raconter ne vous sai mie.

Tant i a danrées a vendre.

Tenir ne me puis de despendre "■, (Jue se j'avoie i^rant avoir, El de ciiascun vousisse avoii' De son mestier une denrée.

Il auroit moult corte durée.

Tant poi i a mis que j'avoie.

Tant que povretez nie mestroie *'.

Après mise ma robe je, Lecherie m'a desrobé '*.

' EUi'S portent encore ce nom, qu'elles doivent à lour àcivlé. Pour on adoucir le goftt, on inollail du foin dans le vase où elles cuisaient.

* Qui veut ?

3 K^lautier.

' Siins doute de blé vert. Voy. ci-dessus la note 3, p. 749.

5 Voy. ci-dessus la noie 13, p. 748.

" Peul-êlri" deux espèces de champignons.

' Fruit du cornouiliier.

* Fniit de l'alisier.

9 Prunelles. On en fai.sait ujie boisson appelle pninelle'e.

'" Pour du pain, je donnerai des petits oiseaux.

" Les naltiers formèrent plus tard une corporation a.s.sez importante.

'* La Tiiillr de 1292 mentionne un cereetier ou faiseur de cerct*aux pour les tonneaux.

" Seminiaux, simeniaus, symeniax, etc., et par corruption chemineaux, sorte d'éehaudés très estimés dans le nord de la France. Voy. Dicange, Glossarium, au mut Simenellus, et Vigneil-Marville (Bonav. d'Argonne), Mélanges tThistoire^ t. II, p. 91.

" ijâteau pour tirer les rois.

'5 Sur tout ce passage, voy. ci-dessus, p. 528.

'•i II y a tant de choses à vendre que je ne puis m'ompèeher de dépenser.

l'i Pauvreté me maîtrise, m'arrête.

<* (iourmandise m'a ruiné.

Si ne sai mes ' (|ue devenir, Ne quel chemin puis.se tenir, {'"lulune m'a mis en sa roë, (Ihascun me ofabe et fait la moë ; .Si ferai, puis (|ue sui en quèche.

Du meillor l'ust ([ue j'aurai llèciie -,

Ejpliciitul les Crieriex de Paris •'.

LM DIT Dl" LENDIT »

Ci commence le dit du Lendit rimé

En l'iiuiieur de marcheandio M'est pris talent que je vous die.

Se il vous plaist, I nouvel Dit.

lionne gent, ce est du Lendit, La plus roial foire du monde Si con Diex l'a fait à la ronde, Puis que g'i ai m'entencion ".

l'remerain ^ la pourcession De .Nostre Dame de l'aris Y vient. Que Dieu gart tle péris Tous les bons niarcheans ijui y sont, Oui les <rranz ricliesc.es y ont !

(Jue Diex les puist tous avancier !

L'Evesque ou le penancier ' Leur tel de Dieu beneison * Du digne bras Saint-Semion '.

Devant après ne doit nus vendre '".

Or vous voudrè-ge faire entendre La fernaisie qui me vint Quant à rimoier me covint.

Au bout, par de sa regratiers *■*, Trouve barbier et servoisiers '^, Taverniers et puis tapiciers.

Asez prez d'eulz sont li mercier.

.\ la coste du grant chemin Est la foire du parchemin ; Et après trove li pourpoint '■'*, Dont maint homme est vesfu à point.

Et puis la Grant Peleterie.

La tiretaine dont simple gent Sont revestu, de pou d'ai'gent.

Les lingières n'i sont pas toutes.

I Je ne sais plus.

* Puisque je suis miné, je ferai flèche du meilleur bois possible.

3 Collaliunné sur Bibliothèque nationale, manuscrits, fonds français, n» 837, f" 240.

* Voy. ci-dessus p. 430.

' Mon intention.

" Premièrement.

"^ Pénitencier.

* Hénédielion.

* Saint-Siméon.

" .\uparavant nul ne doit vendre.

II Revendeurs de pain, de sel, de fromages, de chandelles, etc.

•S Brasseurs, vendeurs de bière.

^ Les marcbands d'habits.

Ik II manque ici un vers dans le manuscrit.

APPENDICE (XIIP SIÈCLE)

Je m'en retourne par les coûtes.

Puis m'en reving^ en une plaine Là où l'on vent cuirs cruz et lainne.

Puis adresai au bout arrier Là où je commençai premier.

Par devers la crois du Lendit * Pour miex aconsevoir mon Dit ; M'en vinf»' par la feronnerie.

Après trouvai la balerie *, Cordouanier et bourrelier, Sellier et freinier ' et cordier.

Chanvre fille et cordouan *.

Assez y ot paine et ahan.

Marclians qui là sont assemblez Faus, après faussilles ' à bliz Si y Ireuv'on qui les set querre ; Queus * d'Ardenne et d'Engleterre, Haclies, coigniés et tarières.

Et trenchans de pluseurs manières ; Mortelier ', bancier trouvoi, Taneur, megeis de bon conroi *.

Chausier, huchier ^ et cliangeour Qui ne sont mie le menour *" ; Il se sont lotrié bel et erenl.

Après sont li jouel d'argent ' ' Qui sont ouvré d'orfaverie :

Ce me samble grant desverie '-.

Je n'i vi que IIJ espiciers. Et si le mesconvient noncier.

Puis m'en vins en une ruelle Estroife où l'on vent la telle *^ ; Yceulx doi-je bien anoncier, Et après le chanevacier ".

Ainçois que je soie à repos, Platiaus *^, escueles et pos Trouvé, qui sont ou\Té d'estain.

Or dirai du mestier hautain Qu'à ma matère miex apère '*, C'est cis qui tous les autres père ", Ce sont li drapier que Dieu gart, Par biaus dras Talions regart ; Diex gart ceus qui les sèvent faire !

Des marcheans de bon afaire Doil-on parler en tous bons lieus.

Pour ce que je ne soie oiseus Voudrai nommer selonc mon sens Toutes les viles par assens " Dont la foire est maintenue.

* C était une croix de pierre.

2 Les chaudrunniers.

3 Marchands deperons, de freins, etc.

* Voy. ci-dessus p. 203.

6 Faux et faucilles.

* Pierres à aigui.ser.

' Voy. ci-dessus, p. 492.

8 Mégissiers lie peaux fines.

9 Coft'retiers, fabricants do huches, coffres, etc.

1" Qui ne sont pas les moindres, les moins importants, les moins riches.

" Les bijoux.

'- (irande folie, grande extravagance. '3 La toile.

^* Voy. ci-dessus, p. 138.

<5 Pla'ls.

"> Mieux convient, l'ï Surpasse.

** l'ar ordre.

Premier est Paris amenteue *,

Qui est du monde la meilleur ;

Si li doit-on porter hounour ;

Tous biens en viennent, dras et vins.

Après parlerai de Prouvins,

Vous savez bien comment qu'il siet.

Que c'est l'une des XVII.

Après, Rouen en Normendie,

Or oez * que je vous en die.

En mon Dit vous amenteuvrai '

Gant et Ypre, et puis Douay,

Et Maaline et Broiselles *,

Je les doi bien nommer con celles

Qui plus lielles sont à voir.

Ce vous fai-je bien assavoir,

Cambrai cité, et Moncornel,

Maubeuge, et Avès i met,

Nogent le Rotro et Dinein,

Manneval, Torot et Caën,

Louviers, et Breleuil, et Vernon,

Chartes, Biauvois, cité de nom,

Evreus et .-Amiens noble halle,

Et Troie, et Sens, et AubemaUe,

Endeli, Doullens, Saint-Lubin

Selon c'on dit en Constentin,

Et Montereul desus la mer.

Et Saint-Cointin et Saint-Omer.

Abeville et Tenremonde,

Chaalons où moult de pueple abonde.

Bons niEircheans et plein d'engien ^

D'i estre après, et puis Engiiien,

Louvain, Popelines trouvai,

Valenciennes et puis Tournai.

Torigni, et puis Darnestal ;

Et après trouvai Boneval,

Nogent le Roy et Chastiaudun,

Maufumier raetrai en quemun *.

Aubenton y doit estre bel,

Et le temple de Montdoublel,

Corbie, Courterai et Erre,

Baieus, Chanbel. M'i faut alraire '

Hal et Grant Mont tret * en Brebanl,

Coutras, et gent plein de biens ;

Villevort ne veul pas lessier,

Pavilli, ne Moutier ViUier,

Monsiaus 3' métrai, et Blangi,

Lille en Flandres, Cressi et Hui,

Et Arras cité, et Vervin,

Par tans en sarez le couvin '.

Estampes métrai en commun,

Et le chastiau de Melleun.

Saint-Denis, où je sui tout aise,

Nommerai, et après Ponl-ai.se '*,

Gamaches, Bailleiil et en Sène.

Pour ce que je ne mes asenne •',

N'oubli pas Miaus ne Laigny,

* Mentionné.

* Écoutez.

■* Mentionnerai.

* Bruxelles.

5 Pleins dadresse, de finesse.

•■ En commun, ensemble.

" .\jouter.

•I Droit.

y Tous ceux qui s'y assemblent.

'* Pontoise.

Il Pour que je ne masque A rien .

AI'I'KNDICK (XIV" SIKCLK)

Ne ('haslinu-Ijuulûu (juaiit y fuy Au Li'iidit ; merci Jhesu-Clirist, Je les mis louz eu mon escrist.

Si n'obli pas, commciil (|u"il nilh'.

Cens ([ui amaineat le bestaiUe, Vaches, i)ueiis, hreiiis et purciaus, Kl ceiiz (]iii vendent les ciievaus, Honsins. palefrois et ileslrier.

Les meilleurs i|ue l'en puet trover, Jnmeus, poulains et palefrois Telz comme por coules et pour rojs.

Jliesus, qui est souverain l)iex.

Leur sauve à tretous leur cliatiex ', Kl leur iloint trrace de traaisrnier !

Quauqu'il est de bon por meni^ier -, Kt lion vin, tout vient au Lentlit.

Il me samlile (|ue j'ai voir dit ■', Kt pour mon Dit niiex peublier.

Je u'i (loi mie oublier Les belles dames, que Diex saut, Qui demeurent eu pipensaut.

Je pri Dieu qu'en terre et en mer Gart tous marclieaa/. et veille amer :

Sainte Eglyse est d'euz secourue, El la povre «îent soutenue.

A brief parler, Diex les ijart tous D'anui *, de perle et de courous.

Et si leur doini marcheander Qu'en Paradis puissent aler.

Et les marclieandes aussi. Je pri à Dieu qu'il soit ainsi.

Explicit le dit du Lendit '.

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