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AVOCATS

MAC.KitTKUUS

Au qimiorzième siècle, les iivocats s'étaienl mis sous le palronaffe de sjiiul Nicolas, et oT'^nniscs en confrérie. Leur principal (li};nilaire, celui qui. dans les cérémonies puiiliqnes. portail la bannière ou le liàlon de la confrérie, elail dit fi/i/oiniier. qualification qui s'est perpél née jusqu'à nos jours.

On trouve ^onxcnl iif/rnriiteiirs. Les mois «^/rocttiraiiT, arnrnceh, avncateh, acncaterelx, etc. sont péjoratifs.

Avoine Marchands d'). La Tnille de 12'J2 cite nnwl arenien. On Irouve aussi avainiers.

Avoir de poids. On désignait sous ce nom toute marchandise qui se vendait ordinairement au poids, On lit dans les statuts ^treizième siècle) des regratliers de fruits : « Quiconcques achate le meslier. il pnet vendre loul avoir de pois * » ;

et dans le rètrlemenl

pour

le

;lli!

es chaussées :

« Aulretant - doivent de cliaucie ^ cuir, chanvre,. fer, pions et toute manière d'avoir de pois ' ».

Le préambule d'une ordonnance de décembre 1312 s'exprime ainsi : « (îrans complaintes sont venues à nous des fraudes qui sont en la marchandise d'espicerie et d'autres avoir de poids ' >^. L'expression aroir de pnii/x iw.ùl pour corrélatifs les mots <trnir de iirijr (|ui étaient d'ailleurs beaucoup moins employés.

Avoir de prix. \oy. Avoir de poids.

Avoués. Diiriiil le moyen-âpe, ce nom se donnait aux chainpinns, et, d'une manière {générale, à tous ceux qui se char}i;eaienl de la défense d'aiilrui.

Voy. Champions cl Procureurs.

Aymetiers. Faiseurs d'hameçons. Voy.

Pêche (Ustensiles de).

Azur Qui fontl OIte nn-nliLin, qui fif;ure dans la T'dlle de 1300. dési<j^ne sans doute les ouvriers connus plus tard sous le nom ik'indujnliers.

Baatiers. Voy. Bàtiers.

Babuineurs. Voy. Enlumineurs.

Bacheliers. On nommait ainsi, dans la plupart des corporations, les maîtres qui étaient devenus anciens ^. et ceux qui avaient passé par les chargées de juré, syndic, etc.

Le titre de bachelier coulerait plusieurs prérogatives. Chez les chapeliers, par exemple, le premier juré ou grand-garde devait être choisi parmi les bacheliers. Chez les lirossiers. le plus ancien des bacheliers avait droit au titre de doyen. Plusieurs bacheliers assistaient les jurés pour l'examen des chefs-d'œuvTe. C'étaient eux aussi qui remplissaient l'office de juré vis-iivis des jiu-és pour tout ce qui concernait l'examen des marchandises.

Dans les communautés <le femmes, celles qui avaient passé par la jurande étaient dites liachelières.

Bachoiers. \i\\. Bachouers.

Bachoteurs. (^'esl le nom que prenaient les bateliers qui exerçaient en aval de Paris.

' f.itrr lies milirrs, l™ partie

' Autant.

■' (;iiaU5.sée.

* Livre des métiers. II» fiarlif

' Vov. cit article.

tiln- X, art. 12.

litre I, arl. 2".

Leurs bachots étaient de petites nefs dans lesquelles ils ne devaient recevoir à la fois plus de seize personnes. Ces bachots étaient numérotés, et tous les quinze jours visités par un officier de la Ville. Il était interdit aux femmes et aux enfants des liachoteurs de se trouver sur les ports pour aider leur mari on leur père. Le prix des places était ainsi réglé : Pour Sè\Tes et pour Saint-Cloud, 4 sous. Pour ("liaillot et pour Passy, 2 sous. Pour .\uteuil. 2 sous 6 deniers.

Au dix-huitième siècle, les bachots prirent le nom de batelels, et des esquifs moins primitifs leur firent concurrence. Le hnteJel de Snint- Clniid parlait assez régulièrement de Paris le matin à six heures, et de Saint-Cloud à cinq heures du soir. Il n'avait pas fort bonne réputation : a Le plus hardi marin, écrivait Sébastien Mercier, craint plus de se confier à ces planches pour deux heures, que de monter ii bord d'un vaisseau qui va toucher le nouveau monde - ».

La galiole de Serres quitlail Paris le matin à sept heures et Sèvres à six heures du soir. « Le Parisien, écrit encore Mercier, le jour de la Pentecôte prend la galiote jusqu'à SèvTes, et de là court à pied à Versailles, pour y voir le roi.

l I>timbrrl. Anciennes hiis frnH^itisf:i, I. UI, p. 30. '- Tableau 'te Paris, t. I, p. 341.

BACHOTEURS — BAIGNEURS

les princes, les cordons bleus, puis le parc, puis la niiWiagerie ' ».

(;es deux services n'avaient lien qu'en élé, de Pàipies il la Toussaint.

Bachouers. On nommait ainsi le vali-t qui, chez les biinlaiifjers et dans les j^rtindes maisons, iiviiil poui' ol'lice (le conduire les ciievaux chargés di' pain.

(Jn Iroiivt! aussi Imsrhoniers, Oasroniers, liachniers, haschouiers.

Bachoe. hachoiie, etc.. en vieux français, signifiai! holle. baqiiel, corbeille -.

Baconniers. O-ux qui vendent lin Ijuinn, c'esl-à-din- du lard, du jambon, de la chair de porc.

Bacqueteurs. \«\. Pontonniers.

Badestamiers. \nv. Bonnetiers du faubourg Saint-Marcel.

Badigeonneurs. \ri\. Peintres en bâtiments.

BagTiette divinatoire. \ oy. Rhabdomanciens.

Bag'Uettiers. Fraiseurs de baguelles. On appdail aiiisi de petits liijoux sans valeur, des babioles, de menus affiqnets. Ce commerce élail dési'^'né sous le nom de baffuetterie.

Bahuiers ei Bahuriers. Faiseurs de liahuts.

Voj. Babutiers.

Bahutiers. Faiseurs de bahuts. Le mol babiil a cli^ successivement pris dans différents sens. 11 semble avoir désigné d'abord une enveloppe de cuir ou il'osier dans laquelle on rentenuail les coffres ou les malles destinées à être transportées •''. Comme les baliuls étaient parfois d'un poids énorme, l'on nommià{ chet>avx Ijaliuliers les fortes bêtes qui les portaient. On disait aussi maliers.

Ouand le mobilier devint fixe *, les grands coirres prirent place contre les murs et 3' jouèrent le rôle de nos armoires ^.

iMifin, à dater du dix-huitième siècle el encore au dix-huitième, le bahut n'est plus guère qu'un (< coffre couverl de cuir, doni le couvercle est arrondi ' «.

La Taille de 1202 nientioiuie trois iahutiers, halmriers et Imhuiers x celle de 1300 en cite quatre.

Les bahutiers furent, tle bonne heiu-e, réunis aux coffreliers, et la corporation des coffretiers-

I ïoine IV, p. 249.

* l)ucan(.jr, (jlossiiirf, au mut bacholata.

•• A'oy. Duut't-<l'.\icq, Comptes de targenlerie, p. 34'J.

* ^'oy. l'ail. Déménageurs.

5 \'oy. Viollet-lc-Duc, Dieliontiaire du mobilier, t. 1,

•' Snvaiy . Dielionnaire du commerce (1723) , t. I, p 212 — LiUie, Dielionnaire, X. I,p. 27b- — Dictionnaire de Trévoux, l. I, p. TOI.

maUetiers-hahiUiern eut pour patron sjiinl Jean ri'ivangéliste.

Les ouvriers de ce métier ne passaient pas pour aimer la fatigue, au moins s'il faut en croire le proverbe : « faire, comme les bahutiers, plus de bruit que île besogne ' ». Pourtant, dès le commencement du dix-huilième siècle, il leur fui interdit de travailler avant cinq heures du matin el après huit hfures du soir, tant le bruit (|u'ils l'aisaii'nt incomnindait b-ur^ voisins.

Vov. Voyage (Articles de).

Baig-ners. \ ov. Baniers.

Baigneurs. Les établis.sement,s de l)ain> succédèrent anxétuves. si fréquentéesdu treizième au quinzième siècle, el héritèrent de leur mauvaise réputation. Maisons meublées fort suspectes, endroit de luxe ou de débauche, le bain n'y figurait le plus souvent que comme accessoire. L'iuitel de Zamet. devetui hôlel de Lesdiguières, dans la rue de la Cerisaie, avait eu celte deslinalidn sous Henri IV, ([ui le fréquentait si assidûment ([u'on l'appelait sa « maison d<-s nifnus plaisirs » et son « palais d'amour ' ». Ou se rendait chez le baigneur, dit M. Walckenaer •'', « par diff'érents motifs ; c'était là que l'on prenait les meilleurs bains, les bains épilatoires, les bains mêlés de parfums et de cosmétiques. La maison était pourvue d'un grand nombre de domestiques soumis, réservés, discrets et adroits. On s'y enfermait la veille d'un dépari * ou le jour même d'un retour, afin de se préparer aux fatigues que l'iinalloit éprouver, ou piuir se remettre de celles qu'on avoit essuyées, \ oulait-on disparaître un instant du monde, fuir les importuns et les ennuyeux, échapper à l'œil curieux de ses gens, on allait chez le baigneur. On s'v trouvait chez soi, on était servi, chové. on s'y procurait toutes les jouissances qui caractérisent le luxe el la dépravation d'une grande ville. Le maître de l'établissemenl et tous ceux qui étaient sous ses ordres devinaient à vos gestes, à vos regards, si vous vouliez garder l'incognito ; el tous ceux qui vous servaient et <lont vous étiez le inieux connu paraissaient ignorer jusqu'à votre nom ».

Dans la Coquelle. comédie jouée vers 17"20, Baron nous montre le conseiller Durcel sorUml de l'audience et venant, encore en robe, voir Cidalise. Mart«in. suivante de la belle, l'accueille par ces mois : « Monsieur ne seroit pas de ces gens qui. au retour d'un vovage. vont descendre chez le baigneur pour ne pas dégoûter leur maîtresse " ».

Prud'homme foiula une maison de ce genre qui devint surtout à la mode sons sou successeur La \ ienne. .Saint-Simon * raconte que <> le Roi, du temps de ses amours, s'alloit baigner et

' Le Hou.\ dr Linry. J.itre des proverbes, t. II, p. HT.

2 Sauvai, .-{ntiquitrx de Paris, t. II, p. 146 rt 245.

•• .Mémoires sur J/adnme dr .S'écij/né, I. II. p. 39.

* « Jo suis trop rai.sonnabli' pour trouver élrang»' que la veille li'un départ, on eouclie chez des baipiu'urs ». /.élire de .Madame de Sétignè, 20 juin 1655

î> .\r\r I, scène 5.

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