‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 43 sur 422 · BAS AU MKTIEH — RATEAUX DES MAISONS ROYALES · texte numérisé non relu

BAS AU MKTIEH — RATEAUX DES MAISONS ROYALES

I')ii 177^, les faiseurs de lias possédiiii-iil environ "J. 500 nioliors « l'aris. 1 .."tOO l'i Lymi cl 4.ô0() H .Nim.'s. " *

\(iv. Bonnetiers cl Inspecteurs-contrôleurs.

Baschoniers cl Basconiers. \fy. Bachouers.

Basse-lissiers. \ H.v. Tapissiers.

Basses-marches. Onvricrs l.qii^sicrs. On noniniilil innrr/ir l;i jn'iliilc sur lai|Ucllc le lisscur iippnvail pour l'aire lever un descendre le (il de chaîne.

Basses œuvres (Maîtres des). NDy. Vidangeurs.

Bastelleurs. Vny. Bateleurs.

Bastelliers. Nom cpie ["ordonnance des Bannières ,1467) donne aux bateliers-passeurs d'eau.

Bastiers. Vov. Bâtiers.

Bateaux. Voy. Ports (Sur les).

Bateavix Charpentiers de teaux (Constructeurs de).

\'ov. Ba-

Bateaux ((Constructeurs de). Au Ireiziéme siècle, ils apparlenaieul à la corporation des charpentiers cl olieissaicnt aux uièmes statuts que ceux-ci. Ils élaienl donc places sous rautorite du premier charpentier du roi. et contrib\iaientà la redevance de dix-huit deniers par jour qui lui était versée. Ils ne pouvaient avoir a la l'ois qu'un seul apprenti, cl l'apprentissaire durait quaireans.

Le Livre des métiers, qui me fournit ces rensein^neinenl.s *, donne aux constructeurs de bateaux le nom de feseurs de nez -. La Taille de 1292 les appelle charpentiers de nés, et nous apprend qu'ils étaient alors au nombre de deux seulement ; la Taille de 1313 en cite un seul, ainsi qualifié : qui eurre es nés.

Le Licre des métiers cite dans le même litre et prosente comme soumis écralement a lautorité du premier charpentier royal, les cur/ietiers, dont cinq sont mentionnés en 1292. D après les éditeiu-s du Licre des métiers ^ et de la Taille de 1292^, il faudrait reconnaître dans ces cochetiers des constructeurs de coches d'eau, embarcations différentes des nefs.

Les plus grands bateaux qui vinssent jusqu'à Paris étaient les foncet.s, anx([ucls on donnait jusqu'à cinquante mètres de lon<^uenr. Ils étaient tirés par des chevaux, et l'on en attelait parfois vinfjjt-qualre à un seulfoncel.

L'ordonnance du 15 a\Til 1689 rèf^^la les fonctions des maîtres charpentiers de narires. Ils étaient placés sous l'autorité du constructeur qui dressait les plans et en diri<i;eait l'exécution. Les

I Titre XI.V1I.

« De nefs.

3 Pap- 307.

• Page 497.

( liarpciiliers de jiavires n'étaient reçus maîtres qu'apri's chcf-ffiriirrr.

\'oy. Forts (Sur les).

Bateaux (Joueurs de). Voy. Bateleurs.

Bateaux - coches ou coches d'eau

^Maîtres de'. On nomme lialcaux-coches ou coches d'eau, écrit Savarv. >: de eri-iuids bateaux couverts, tirés par des chevaux, qui [lartcnt à heure et jour nonmiés, pour la commodité des voyag'curs et du commerce, et sur les(jnels les personnes peuvent s'embarquer et faire charger leurs bardes, paquets et marchandises. Tels sont ceux qui partent de Paris chaque semaine pour Sens, Melun, Joigny, Auxerre ', etc. ■•>.

Sur les règles de police imposées à ces lialeaux, voy. l'ordonnance de décembre 1672. cliap. V, art. 1 à 6. Les bateaux étaient amarrés au port Sainl-Pa\d et à celui de la Tonrnelle. Il devait y exister << planches suffisantes portées sur trétaux depuis le bord de la rivière jusqu'aux dits bateaux, pour l'entrée et la sortie de ceux qui se serviront desdils coches. Seront aussi lesdits inaîtres de bateau.x-coches tenus avoir en iceux des fléaux pour peser les bardes, .sans qu'ils puissent rien prétendre pour le sac et bardes que chacune personne voudra porter avec soi qui n'excéderont le poids de six livres ».

\ ciy. Ports (Sur les) et "Voitures d'eau.

Bateaux des maisons royales (.Ser-

vk:e des'. La construclion des pelils navires que Louis XIV entretenait sur le canal de N'ersailles ét<ut commencée dans les ports el achevée à N'ersailles, en prenant pour type les plus grands vaisseaux de nos escadres. Le roi avait ainsi sous les yeux la fidèle représentation de navires qu'il ne lui était guère permis d'aller voir -.

Les bateaux du canal avaient pour chef un sieur Pierre Salicon, qui était qualifié capitaine des matelots et qui faisait parfois manœuvrer ceux-ci devant la cour.

On voyait encore sur le canal de Versailles deux jolies gondoles, menées par des gondoliers venus de Venise.

En outre, sous la direction de Chabert, habile constructeur de Marseille, avait été construite une galère que Philippe Caffieri et Briquet ornèrent de sculptures.

Le personnel de cette petite flotille comprenait :

.\ Versailles :

1 commandant du canal.

1 capitaine des matelots.

1 maître des matelots.

1 comité.

1 marinier de rame.

2 gondoliers.

3 charpentiers.

2 calfateurs.

12 matelots.

1 srarde-maffasin ■* .

< Dielioiinaire du commerce, t. I, p. 803.

î \. Jal, Dictionnaire critique, p. 1100 et 1260.

S État de la France pour 1736, l. I, p. Wi.

Page 1