BATEAUX DES MAISONS ROYALES — BATIERS
A Fontainebleau :
l ciiiiiliiiiii'. Il iivaitlagardedes« banderoUes, oriiciiicns cl nnires meubles nécessaires aux vaissf'iiux
Bateaux publics.
de selles. Voj. Lavoirs
Bateeurs. Voj. Batteurs.
Bateleurs. Joueurs de bateaux. Celle expr('>M'oii se rencontre si\ns cesse dans les anciens comptes :
.\nnée 1380. <' A Jehan de Paris, basieleur. lequel avoil joué de son mestier devant le Roj... »
Année 1381. « A Jehan le Picart, joueur de basleaux, pour don... »
.Annkk 1387. « .\ une bonne femme qui avoit joué de basleaux devant le Roy... »
Année 1415. « Baillé à un joueur de basleaux, nommé Mathieu Lestuveur, qui avoit joué devant ladite dame *... »
Année 1462. » De cliaque batelleur jouant de baleaulx passant par devant ledit prieuré doivent untr tour de leur mestier... »
Suivant une hypothèse assez vraisemblable, le mot basleaux eut alors désigné les gobelets •' dont se servent encore aujourd'hui nos escamotem-s : peut-èlre vient-il du vieux mol français iaste, f[ui signifiait tromperie, fourberie, etc.
Le mot enlirgeleur paraît avoir eu aussi le sens de bateleur.
Bateleurs. J'ai choisi ce mot, comme terme générique, pour désigner tous les faiseurs de tours.
Vny. Acrobates. — Animaux (Montreurs d'). — Apertises (Joueurs d). — Astrologues. — Bâtonnistes. — Bouteen-courroie. — Buveurs d'eau. — Cartomanciens. — Chevaux de bois. — Chiromanciens. — Combats d'animaux. — Devins. — Disloqués. — Dompteurs. — Écuyers. — Envoùteurs.
— Équilibristes. — Femmes a barbe. — Funambules. — Grimaciers. — G-yromanciens. — Hercules. — Hydromanciens. — Lanterna magique. — Marionnettes. — Marmottes. — Na,ins. — Oniromanciens. — Ours (Meneurs d').
— Paillasses. Phénomènes. Physiciens. -- Prestidigitateurs. — Saleurs. — Saltimbanques. — Sauteurs.
— Ventriloques.
Bateleurs. Voy. Bateliers.
Bateleurs. Nom donné parfois aux sonneurs de cloches.
1 Élat de la France pour 1712, t. I, p. 345.
* Isaboau de Bavièiv.
S Voy. Le mênafjier lie Paris, t. 1, ]v 147
Bateliers. Ils étaient dits officiellement bateliers, passeurs d'eau, et leurs fonctions consistaieni à faire passer les habitants de Paris d'une rive à l'autre de la Seine aux endroits où n'existaient pas encore de ponts, (tétaient eux aussi qui organisaient sur le fleuve, en face du Louvre, les réjouissances nautiques destinées à célélirer les entrées, les unions, les naissances royales, etc.
La Taille de i292rmnl\onne2^passeeurs, elle cite aussi un batelier. Leurs premiers statuts paraissent dater de 1297 ; alors réduits, semblet-il. au nombre sept, ils prièrent le prévôt de Paris de leiw nommer des jurés, afin qu'ils pussent interdire le métier à ceux « qui ne sunl souffisenz pour passer et qui s'entremêlent de passer ' ».
Les points de départ des bateaux étaient à ce moment la Grève, .Saint-Landry et .Sainl-Gervais. L'ordonnance de 141.5 y ajoul« le Louvre, Notre-Dame, Sainl-Bernard el la rue des Barrés*. La même ordonnance fixe à sept ans la durée de l'apprentissage. Aucune traversée ne devait plus avoir lien une fois la nuit tombée, « depuis qu'il sera annuicté, el qu'on ne verra à congnoisire un tournois d'un parisis. » Le prix du passage était le même pour « une personne, un cheval on autre beste ».
Le chapiire V de l'ordotmance de 1672 mentionne seulement comme ports d'attache Saint-Paul el la Tournelle. L'apprentissage est réduit à deux ans el suivi d'un examen subi devant les niaîlres. Le prix de la traversée est déterminé par la municipalité et « inscrit sur une plaque de fer blanc attachée au mât du bateau ». Chaque passager est libre de transporter gratuitement avec soi des sacs ou hardes ne dépassant pas le poids de six livres. Les maistres passeurs- d'eau sont tenus « d'avoir fletles en nombre suffisant et en bon état », et de « passer quand il se trouvera dans leur bateau le nombre de cinq personnes, sans qu'ils puissent fairie attendre les passagers ».
En 17fi0 les bateaux partaient de la Râpée, du Mail, de la Grève, du port Saint-Nicolas el de la Conférence. Le prixilu passage élail de deux sous six deniers; une seule personne pouvait oiiliger le passeur à partir si elle payait cinq places •'.
En aval de Paris, les passeurs d'eau prenaient le nom de bachoteurs *.
L'ordonnance des Bannières (14<i7^ porte basielier. On trouve encore bateUur, passagers, hirrqveriils. roir/inmrx. nuliiriers, etc. \oy. Ports (Sur les).
Batelleurs. \'oy. Bateleurs.
Bateres. Voy. BatteurB.
Bâtiers. Faiseurs de bâts. lisse distinguaient .sans doute des cliapuiseurs proprement dits en
' \ o.v Di'pping, flrdonit. relatires aux mrliers, p. 422.
S C.linpiliv LIV.
^ .Icze, Élat ou tableau de Paris, p. 342.
i Vov. cet arlicle.
rUTll'.KS — BATTEURS D'Ol? ET irMiCMM
ce qu'ils fabriquaieni les selles les plus conmiuMPs. destinées aux ânes, aux mulets, etc.
La Taille de t^O? cWo quatre liasliers, celles de iriOO et de 1.^13 chacune un seul de ces maîtres. Ils y sont nommes //««/(Vav, liastiers, et l'un (Peux r/iiijjuiseiir de //dis.
Les bâtiers appartenaient très probaiilenienl déjà il la corporation des bourreliers, et leur nombre resta toujours à peu près le même, puisque, suivant Riclielel '. il n'y avait encore à Paris que cinq bàlicrsen 171'.l.
Voy. Harnachement.
Batiste (Fabricants de). Voy. Toiles (Commerce des).
Bâtonniers. Nny. Avocats. — Bedeaux. — Confréries, etc.
BâtonnisteS. Bateleurs jiiiicur> de Ijùioii. .\u dcliut du dix-neuviéme sii'cle, un bàtoiuiiste fort liabile exerçait duns les rues de Paris. << Un enfant s'agenouille, soutenant une pièce de monnaie en équilibre sur son nez ou sur son menton, et le bàtonniste, en faisant le moulinet, emporte la pièce sans eflleurer la place. Tous les spectateurs sont libres d'en faire l'épreuve. Cet cartiste procètle à <livers autres exercices au son d'une orgue portative jonée par son épouse. Il jclle son bâton en l'air, el le faisant pironellcr. le ressaisit, le reclias.se par derrière, par sous sa jainlie cl toujours en mesure - v>.
Voy. Batelexirs.
Batterie ^Commerce de. Voy. Chaudronniers.
Batteurs. On nommait ainsi dans les briqueteries, les ou\Tiers qui préparaient la terre, la détrempaient, la maniaient, la broyaient^.
On les appelait aussi de'mêUvrs.
Batteurs d'airain. Voy. chaudronniers.
Batteurs d archah Vers 1268, les hateres d'nrrhul soumirent leurs statuts à Tbomologation (lu prévôt Etienne Boileau *. Le métier était libre. (]liaqne maître ne pouvait avoir à la fois qu'un seul apprenti, el l'apprentissage durait six années. Le travail ii la lumière était interdit ; les maîtres sont tenus « à laissier oe\Te cliascun jour jusques ans chandeles alnnians. pour ce que leur mestier est trop pénible ». Deux jurés administraient la communauté.
La Taille de 1292 cile deux batlenr.-. d'arcbal, celle de 1300 en mentionne dix.
Voy. Archaliers.
Batteurs de cannes, diis aussi i/umi/is.
Apprentis chargés, dans le^ verreries, de nettoyer les felles ou cannes dont se servaient les souffleurs.
' IHelioHiiaire français . I 1. p. IIG. 2 J.-R. Gourict. PfrsoHnii^rs célèbres (fans fes rues de Paris. ( II. p. 242
•* Encyclopédie méthodique, arU cl niétie^^. t. I, p. 306. * Litre des mëliers, titre XX.
(;i'> biilleurs sont nommés parfois parleurs dedans. parce qu'il leur incombait aussi le soin de porter les ouvrages à la recuisson '.
Batteurs de ciment. Ouvriers qui « concassent les Iniiols ilonl on l'ail le ciment - >■.
Batteurs de cuivre.
niers.
\ iiv. Chaudron-
Batteurs d'écUelleS. Nom sons le<|nel lii Taille de i:u:i désigne les balleurs d'élain.
Batteurs d'étain. Vers 12(i8. ils soumirent
leurs sliilulsà riioiuologalion du prévcM Etienne Boileau •'. Le nu'tier était libre; chaque maître pouvait avoir un nondire illimilé d'apprentis, el régler conune il l'enleiulail les conditions de l'apprentissage; le travail ii la lumii're était permis ; ils pouvaient teindre en toutes couleurs les minces feuilles d'étain qui sellaient à fabriquer et il décorer uiu> foide de petits objets. Il n'esl pas question de jurés dans ces statuts, sans doute parce que les batteurs d'étain étaient déjà |)lac.és sous l'autorité de ceux des potiers.
La Titille de 1300 cite une <■ batteresse d'eslain », et celle de 1313 ni\<< bateenr d'escnelles >>. Cette corporation ne tarda pas à se fondre (liiiis celle des potiers d'étain.
.\u dix-huitième siècle, (ui imiiunail balleurs d'étain ceux des maîtres iniroiliei'^ -■ r|ui ne s'appliquent (|n'à battre l'eslain snr de grands blocs de marbre, pour le réduire en feuilles très minces, propres à appliquer derrière les glaces à miroirs par le moyen du vif argent ' ».
Voy. Ëtain.
Batteurs en grange. On nomme ainsi les (^ honunes de journée qui frappent le bled avec un fléau pour faire sortir le grain de l'épi ■>>. Les batteurs en grange sont compris dans l'ordonnance de janvier 1351.
Batteurs à loyer. Voy. Champions.
Batteurs de mesure. Voy, Chefs d'orchestre.
Batteurs d'or et d'argent. Dans les
staliils qu'ils soumirent, vers 1208. à rhonu)logalion du prévôt Etienne Boileau. ils se qualilienl de haleurtt iFor et d^arqent en feuilles ". Le métier était libre. (;ha(iue nuiîlre pouvait avoir un nondjre illimité d'appi'entis. el régler comme il l'entendait les con<lilions de I apprentissage. Le travail à la lumière était interdit, « f[uar la clartés de la nuit n'est pas souffisant à faire leur mestier bon et loial ». Deux jurés administraient la corporation. Celle-ci était déjà constituée an temps de Pliilippe- Auguste, puisque ce prince avait dispensé les maîtres du
' Encijclopédie mélliodii/ite, arts et métiers, t. A'III, p. 545
- Savary. Dictionnaire du commerce, t. I. p. L'a" ^ Titre XXII.
^ Savarv. Dictionnaire du commerce, t. 1. p. 307. S /.itre des métiers, titre XXXIII.
BATTEURS D'OR KT D'ARffENT — BAZAMERS
service du guel. Ils l'ont donc appel « ù hi noblece el a la débonnaireté du Roj », el le prit'Ml de leur rendre le privilëo^c dont ils jouissaient « au tans ^ le roj l'helippe, son bon avel * », privilèo^e (jui leur a été enlevé « puis vinj^l ans ença ». Ils ajoulenl que le nombre des iiiaiires est de 6 seulement. C'est e.vaclemeni le i-liiffre que fournit la Taille rie 1292 ; celle de t^OO mentionne 1 batteur d'argent et 14 orhalteurs.
Leurs statuts furent souvent révisés dans la suite, et de nombreuses ordoimances •' réglementèrent lexiTcice de ce métier. Conmie tous ceux qui Iravaillaient les métaux précieux, les maîtres furent placés, en Iô50, sous la juridiction de la cour des Monnaies. Leur nombre ne s'éleva jamais au-dessus de 40. même après 1h règlement (lu 17 août 1557, qui supprima toute distinction entre les batteurs et les tireurs d'or.
.\u milieu du dix-huitième siècle, la corporation avait pour titre officiel : hatlenrs-ftleurslireurs-cracheurs (For et (V argent. Les maîtres prêtaient serment devant la cour des Monnaies et ne faisaient point d'apprentis ; les fils de maître seuls pouvaient aspirer à la maîtrise, qui n'était même pas acquise par le mariage avec une 'ille ou une veuve de maître.
Le mol huleure se rencontre fréquemment dans les inventaires dres.sés au moyen-àge ; il désignait le métal réduit en feuilles très minces, que l'on emplovait en découpures sur les étoffes ou comme dorure sur les matières solides. Etiré, aplati, puis enroulé sur un fil de soie destiné à broder des tissus, il portait le même nom.
Sur les 38 batteurs que cite VAlmanach Daupliiv pnur 1777. figurent seulement 5 batteurs d'argent. Tous avaient pour patron saint Eloi.
On troiiveaussi Ijaterex, orhalenrs, nrhatteurs.p\c.
Batteurs d'or et d'argent à filer.
Vov. Tireurs d'or.
Batteurs de plâtre. Ce sont ceux, écrit Savarv. qui -< battent la pierre à piètre après qu'elle a été cuite au four *. Ils sont compris dans l'ordonnance de janvier 1351.
Batteurs de terre. On nommait ainsi, dans les manufactures de pipes, les ouwiers qui préparaient la terre, enlevaient les corps étrangers, la battaient, etc. * ».
Baudraiers. Vov. Baudroyeurs.
Baudroiers. Nnm cpie le Livre des métiers donne aux bautlroveurs.
Baudroyers. Voy. Baudroyevirs.
Baudroyeurs. On les trouve encore nommt's /jiivf/roi/ers, bandroiers, baudraiers, etc..
' Au temps, ï .\r'u1.
■1 \oy. OrdoHn. royales, t. III, p. 91 et 24" : I. IV, p. ,")61, etc.
* Dictionnaire du commerce, I. I, p. 307.
S Enei/clopfdie mélhodijHe, arts et inoliers, I . W, p. 377.
etc. Dans les statuts qu'ils soumirent, vers 1268, à l'homologation du prévôt Etienne Boileau, ils s'intitulent : « Baudroiers, ce est à savoir conreeurs de quir por l'ère courroieesà ceindre el por fere .semeles à souliers ' ». Les baudroyeurs corroyaient donc les cuirs épais destinés à faire des ceintures el des semelles de souliei-s, et ils fournissaient ce cuir tout préparé aux corroiers, aux cordonniers, aux lormiers, etc.
Dès le treizième siècle, le roi avait donné les revenus et la justice professionnelle de ce métier à une famille de bourgeois -, qui les transmit l'ile-niémc à une autre. .\.\\ treizième siècle, ils appartenaient à la famille Marceau : c'est donc à elle (ju'il fallait acheter le droit de s'établir, et elle le vendait <• à l'un plus et à l'autre meins '. si corne il li send)le boen et coine il li plaisi >..
Chaque maître baudroyeur ne pouvait avoir à la fois plus d'un apprenti, en dehors de ses « en fans nés de loial mariage ». La durée de rapprentis,sage était de onze ans pour l'enfant sans argent, de neuf ans pour l'enfant qui apportait soixante sous. Parfois, dur;int ce long apprentissage, l'apprenti se mariait ; s'il préférait ah)rs prendre ses repas chez soi. son maître devait lui fournir, pour le dîner et le souper, quatre deniers par jour. Le métier jouissait du hauban. Le travail à la lumière était interdit. Six jurés, « les quex li prevoz de Paris met et oste à sa volenté », surveillaient la corporation.
La l'ailh de /^^i" mentionne 1.") baudrojenrs, celle de 1300 en cite 3(i.
Les statuts des baudroyeurs furent modifiés par lettres patentes de juillet 134ô '. qui s'appliquent à la fois à eux. aux tanneurs et aux corroyeurs. et réduisent le temps de l'apprentissage à cinq ans.
L'ordonnance du 'i.\ novembre 1577. confirmantdes arrêts dates de 1567, réunit en une seule corporation les baudrojeurs el les corroyeurs. l<;ile s'exprime ainsi : « Pour oster la multiplicité des ouvriers par les mains de.squels passent les cuirs après la tannerie, dont provient en partie la cherté des cuirs, a ledit .seigneur ordonné que les mestiers de baudroveurs et conroyeurs seront confus en un ».
Les baudroj'eurs avaient pour patron saint Thibaut.
La rue Maubué actuelle s'est appelée, du quatorzième au seizième siècle, nte de la Baudrairie.
Bayette (M.\xuf.\cture de). On nommait hnyette une sorte de llanelle grossière, d'un tissu peu serré el non croisé. Fabriquée d'abord en .\nglcterre et en Flaïuire. des numufaclures s'établirent, vers la fin du dix-huitième siècle, dans le midi de la France, il Castres, ii Montpellier, à Nîmes, etc.
Bazaniers. Vo y. Savetonniers.
' l.irre des métiers, titre I.XXXIIl.
* ^'oJ•. les articles C.haiiffeciri', Maîln- des sueurs el Sueurs.
•* Moins.
* Ordonn. roj/ales, I. XII, p. 75.
BAZKNNIKRS — BKNOISTIERS
Bazenniers. Nom que la Titille de i292 donne iiux siivelonniers.
Bazoche. Juridiclion inslitiice parli.'s clercs lie procurenrs un Parlement ponrjn^er les différends qui s'élevaient entre enx. On v connaissait aus>i des ciiuses où un clerc était défendeur contre un artis^in ou un marchand. Au civil, sa iom|)éleiu-e était Tort étendue ; en matière criminelle, elle se réduisait aux risques et imilineries.
Otte cour comprenait un chancelier, élu chaiiue année, plusieurs uiailres des requêtes, un ^rand audiencier, un procureur ji^éncral, un avocat général, etc., vinj^t-quatre personnes, tiuites choisies parmi les clercs de procureurs. Le chancelier portait la rolie et le bonnet, les autres inendires Thahil luiir avec ralial.
Les audiences se tenaient au Palais, dans la •^nindchambre, les mercredi et samedi di' midi à une heure.
Celle fantaisiste juridiction prit naissance dans les premières années du quatorzième siècle. L'arrêt le plus ancien qu'on en connaisse date de l.'i'JS. Le <leruier document imprimé qui constate son existence est un almanacti publié en I78() ',
Les clercs des procureurs à la cour des Comptes avait créé une association semblable sous le nom à'empire île (lalilée.
Bêcheurs. ()nvriei>.emploves dans IVxploitation d'mie tourbière. Au moyen d'un lourhet h aile, ils enlevaient la tourbe par pain ou par quartiers *.
Bedels. Voy. Bedeaux.
Bedeaux. Officiers subalternes de l'L'niversité. Ils étaient an nombre de quatorze, deux pour chaque Faculté et pour chaque Nation. On le> divisait eu jj^ramls et en petits lietleaux. Le premier bedeau de la Nation de Fraïue était dit qrand hedeiiu de France.
Leurs fonctions consistaient à proclamer les conjurés, les jours et les heures des leçons, à publier les décisions des Facultés et des Nations et à en assurer l'exécution matérielle ; enfin à précéder avec leur masse le recteur, le doyen ou le procureur dans les yramles cérémonies ■'.
La masse était un bâton à lourde tête darijfeid, V.n 1448, le ^rand bedeau de la Faculté de médecine portail une niasse d'arg'ent et le petit bedeau une masse de bois. Le doyen, écrit Hazon, A exposa que cela n'éloit point honorable pour la Faculté. Chaque docteur s'iiuposa de seize sous parisis, et en 1455 on reiuit au petit bedeau une verge surmontée d'une masse d'argent, quiétoit estimée soixante écus d'or ' ».
Les bedeaux prêtaient serment entre les mains
* .\d. Kabn*, Etttdes historiques sur les cUrcs de la iasorie. 1856, in-S».
- Encyclopédie méthodique, arts i-t mëtiiTs, t \"1II, p. 188.
■' Cil. Thurot, De C organisation de renseignement au mouen-àge. p. 25.
• Éloge historique de la Faculté de médecine, p. 25.
du recteur. Chaque nouveau maître es arts devait quatre livres aux grands bedeaux et quarante sous aux petits bedeaux.
Dans les cérémonies publiques, les bedeaux de la Facidté des arts étaient eu robe luiire, ceux de la Faculté de théologie et de la Faculté de droit en robe violette, ceux de la Faculté de méde<-iiu^ en robe bleue.
Les bedeaux attachés aii\ églises y remplissaient les mêuu>s fonctions qu'aujourd'hui. Ils étaient vêtus d'une longue robe di' drap rouge ou bleue, et portaient sur la manche gauche une pla(|ue d'argent ou un chiffre brodé représentant l'image on le nom du patron à qui l'église était dédiée. Ils avaient à la main une verge de haleiiu> garnie d'ornements en argent. Le ])ictionnnire de Tirronx nous apprend qu'on les luimmait chasse-roquiiis et c/iitx.ie-r/iien.'i. parce qu'ils avaient « soin de chasser les Miçiidians des églises et les chiens ' >•>.
Les bedeaux étaient dits en latin bedMh. apparitnres, masserii, etc., et en français to"«niers, bedeh. bideauj; massiers, etc.
Béguines. Ce nom figure ici parce que j'ai rencontré un certain nombre de béguines parmi les imposées mentionnées dans les Tuilles de 1292 et de V.W.i. On appelait béguines, au nioyen-àge des femmes qui, sans faire de vœux, sans même s'interdire le mariage, vivaient dans une sorte de régularité monastique.
Beignets (March.^ndes de . Sebastien Mercier, nous a conservé le portrait suivant de celle qui. vers la fin du dix-huitième siècle, était installée à l'une des extrémités du Pont-Neuf: « Elle place sa poêle à frire sur un réchaud exposé en plein air. et dont, en pa.ssant, vous recevez la fumée au nez. Elle emploie, au lieu de beurre, d'huile ou de sain-doux, un c^imbouis, un vieil oing, qu'elle semble avoir dérobé aux cochers qui graissent les ro\iesdes carrosses. Despcdissons (iéguenillês attendent que le beignet gluant et visqueux soit sorti de la poêle, et le dévorent
encore chaud et brûlant à la face du public
.\u reste, on distingue partout le Parisien, en ce qu'il mange sa soupe presque brûlante * ».
Bénitiers, «. Dans une des églises de Paris était un vieillard, de ceux qui présentent le goupillon aux bons chrétiens qui entrent ou qui sortent, et qu'on nomme bénitiers... ». J'emprunte cette phrase à Rétif de la Bretonne ', qui met partout un accent circonflexe sur l'i de hrnilter, luais (Ml sait qu'il avait adopté une orthographe un peu excentrique.
D'après M. .Tal, on écrivait, au dix-septième siècle, Benèliers et Betioistiers '.
Benniers. Voy. Boisseliers.
Benoistiers. Vov. Bénitiers.
1 Tome II, p. 4^.^.
î Si^b. MerciiT, Tableau de Paris, t. V, p. 253. •'* Les contemporaines, 1 1 1*' iKiuvelIe, t. XIX, p. 95. * Dictionnaire critique, p. 194.
Bl-IRCKRESSES — BESTIAUX
Berceresses. Vuv. Berceuses.
Berceuses. Femmes attachées kii service d'un enfant, el cliarffées de le horcor.
Les anciens berceaux resseinMaionl foil aux nA(res. On li-s Irniive numinés d'abord hem, berseil, biers, bersoture, bercevil, herceul, puis bersoire et berseau ' . Tantôt ils reposaient, comme nos fauteuils à bascule, sur deux morceaux de bois courbés ; tantôt ils étaient portés par deux iDurillons évoluant sur des montants fixes ; larilôl encore, des anneaux de fer les suspendaient en lair, de manière à rendre le bercement plus facile -.
Dans les familles bourgreoises, le berceau s'ornait rarement de rideaux; mais, durant la nuit, il était recouvert par les amples courtines qui entouraient le lit maternel. À la cour, la berceuse était ordinairement prise parmi les femmes de chambre de l'enfant.
On trouve aussi barseresses, berceresses, etc.
Berchiers. Nom que la Taille lie 1292 donne aux bergers.
Berg-erelles. Berg-erets. Berg-erettes. Berg-eron nettes. Berg-erons.
Berg'erots. Berg'erottes. \ o,v. Bergers.
Berg'ers. La Tailh de 1202 cite onze berchiers, que l'ordonnance de janvier 1351 noiiime brrijiers.
4 Le berger porte en main une lioulelle, qui est un bâton emmanché d'une pelle de fer, dont il se sert très adroitement pour lancer des pierres el des molles do terre à ses chiens lorsqu'ils ne .sonl pas dociles ' ». Le berger devail encore aider les brebis en travail, châtrer les agneaux, tondre toutes .ses bêtes elles soigner dans leurs maladies.
Auditrer recommande au berj^er « d'ôler le venin de sa bergerie, en enterrant un crapaud tout vif au milieu * >^. Je ne trouve cet étrange procédé indiqué ni dans le Théâtre (Tafricultiire d'Olivier de .SeiTes, ni dans la Nouvelle Maison rustique de Liger.
Les bergers sont encore nommés bersiers, pnstnnrs, etc. Dans les œuvres littéraires, les diminutifs sont très nombreux. Je citerai seulement, pour les hommes bergerets, berqerons, bergerots, pnstorels, pastonrels, pastorins, pustoureuvx, prnier.i l't prnyers, du vieux mol proie, prrnje, (|ui signiliail troupeau, et pour les femmes berijerelles, bertjerettcs, bergeronnettes, bergerotes, pastourelles, etc.
Berg'iers ei Bersiers. Vov. Bergers.
Bessons. \ ov. Terrassiers.
Bestiaux (Commerce des). Voj. Abattoirs. — Bestiaux (Marchands de). —
* Voy. Gay, Glossaire arckéologiijue, t. I, p. W'i.
* \ oy. Violltt-le-Duc, Dictionnaire du mobilier. 11, p. 37.
•'' .Jauberl, Diction»aire, J. I, p. 247
* La maison réglée, liv. II, cliap IV
Boucheries hippophagiques. — Bouchers.— Bouviers. — Caisse de Poissy.
— Courtiers. — G-ardeurs de bestiaux.
— Grimelins. — Maître des bouchers.
— Nourrisseurs. — Poissonniers. — Porcs (Commerce des). — Touchours.
— Trayeuses. — Trésoriers. — Vachers. — Veelliers. — Vendetirs, etc.
Bestiaux (Marchands de). Forains (|ui élevaient des bestiaux el venaient les vendre à l'aris.
Au moyen-âge, des suins intelligents étaient déjà prodigués au bétail, et les cultivateurs de cette époque n'étaient guère moins avancés que les nôtres. Pour n'en citer qu'un exemple, l'expérience leur avait fait reconnaître la valeur culinaire des moutons nourris au bord de la mer, sur la côte orientale du Cotenlin. Dès le onzième siècle, la rép\italion du pré-salé était bien établie. el Robert, archevêque de Rouen entre 989 el 1037, possédait à Varreville des troupeaux doiil il appréciait très bien les mérites i.
Il exista de très bonne heure deux marclii's exclusivemenl consacrés à la vente du bétail sur pied. Les bouchers achetaient les bœufs el les porcs aux Champeaux, emplacement actuel des lialles centrales, et les moulons dans un pré silué au delà du Louvre, sur le bord de la Seine.
Le Mr'nagier de Paris, écrit vers 1393, nou> apprend que celle ville consormnail alors par semaine :