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BONNETIERS

riuinricur IW's (>iivif de liiiic [larlio dos Si.r- (.'nrps '. Kii 1.M4. lors dt> l'iMitrcr (i l'iiris de la reine Marte d"Aiijj:leli'TTe, les chaiif^eiirs, bien iléclnis de leur aii(i(]iie opulence, déclarèrent (|u'ils nelaieni pas en élal île pourvoir aux frais r|u'enlrainaienl pour les Si.r-(,'iir/).s ces sortes de ri'reniouies. Les lionneliers otVrirent aussiltM de prendre leur place, et furetil acceptés. Tout, à .elle épotpie. réussissait aux Imuneliers. \<]n même leuips que ladtnissiou dans les Six-fJurjis leur allriliuait le cinquième rang parmi les représentants ofticiels du coinnien-e de Paris, une découverte nouvelle, ((lir île l'application du tricot - à la l'aliricalion des lias, allail donner un i;rand essor à leur iiéj^oce el doubler l'imporlatice de la cnmmuiiauté.

.\vaul la fin du seizième siècle, les chausses ■' avaient i-le abaniloiiuées. el loule personne un peu aisée portait des bas tricotés. En leur qualité de tranail à raii/idl/e. tout semblable à celui qui |)roduisiiit des «janis el des bonnets, le privilèi^e de leur fabriailion fut attribué aux bonnetiers.

Je sifi-nalerai ici un rapprochement assez curieux. que le hasard m'a révélé. (]omme on sait, les bonnetiers d'anjourd'lmi oliliennent la mesure du pied d'un client en prenant celle de sa luain fermée : ceux du seizième siècle emplovaieni un procédé à peu près semblable, car voici ce que je trouve dans un très rare volume publié en 1530 :

« Si lu venlx sçavoir de quelle grandeur est le pied d'unjr homme ou d'une lemnie. sans le mesurer, fais ce qui s'ensuvi :

Prens unjj; tillet en doulile. el le melz ou attache au sommet du grand doigt de la main droite ainsy en double, et le faiz passer le.long de la panlme de la main jusques à la joincture de la dicte main. Fît lu trouveras que le pied de la personne sera aussi grand que la mesure que tu auras prise. L'expérience en est facile * ».

.\iusi que je lai dit. la légi-reté el la so\iplesse des bas Iricotés les tirent presque aussitôt adopter partout. Dans la clas.se riche, on les portail en soie, dans les aulres en eslame ', nom donné à un fil de laine très retors. Mais il n'y a pas en ce monde de bonheur parfait. Les bonnetiers rencontrèrent une concurrence redoutable dans une modeste corporalion, celle îles bonneliersapprdlfurs-fnuIiinHierx-iippiireUleiirs^ qui s'était constituée au faubourg .Saint-Marcel s.

Sans doute pour affirmer leur privilège dans linlérieur de la ville, les anciens bonnetiers tirent réviser leurs slatut.s en l'année 1608. Aux termes de celle nouvelle rédaction :

Chaque maître ne pouvait avoir à la fois plus de deux apprentis.

La durée de lapprenlissage élail fixée à cini] ans, suivis de cinq ans de compagnonnage.

' Vi^j'. cet article.

* Voy. l'article Tricoteurs.

^ Vov. lait. Cliaussetiers.

' Traiclé HouetaH intiluli liastimenl ilr ifceplrs (1539), in-32, p. 4.

5 Un latin s/amen.

" Voy. l'art, suivant.

Tout aspirant n la maîtrise devait parfaire le r/iff-rrœiirre en présence des jurés el chez l'un d'eux. Il apportait dett\ livres de laine, avec lesquelles il élail tenu de ■< faire, fouler e| appareiller bien l'I detiëmeril un bonnel anciennemenl ap[)ellé aulmuce. ou deux bonnets à usage d'homme, appeliez anciennement crémiolles. Fera en nuire un bontiel carré de bon drap fin, le taillera el encolinera et pressera. Fera aussi une locqtie de veloux plissé, el brochera ' un bas d'eslame el de soie ».

Les Hls de maiires étaient astreints settleineiil à l'épreuve notnmée M/it'rieitce.

.Nul ne ponvail élre rei;n maître avatil l'âge de vingt-cinq ans. 11 fallait aussi ti'avoir été «^ repris, tiolé on convaincu par justice ».

Les bonnetiers avaient le droit de conlècl ion lier des bonnets de laine et de drap, des chemisettes, milaines, calottes, bas, chaussons, « el toutes autres marchandises de soye. eslaïue, laine, fil el cotlon brochées sur grosses el menues aiguilles ». Opendant la plus grande partie des bas communs qu'ils vendaient élaienl fabriqués à « Dourdan el lieux circonvoisins de la Beauce ».

Quatre jurés ailniinislraieiil la cnrpnralion. dont les tiiaiires élaienl ol'ficiellement qualifiés de bnniielierx-aHiniiders-Mitiiniiiers. (]e dernier titre sigtiilie fuiseum de nii/n/ts nu mit'itnrs.

La crémiolle dont il vient d'être parlé a été appelée aussi carmiqnolle. cremi/nlk, nramignnlle, crajiminUe, etc. C'était une sorte de loque à liords relevés qui fil son apparition vers le début du règne de Lotiis XI. el qui lut portée jusque sous Louis XIII.

Le bonnet de colon classique, avec sa poinle et sa mèche, était depuis longtemps revenu en faveur. Olui du quinzième siècle ressemblait tout à fait au nôtre. Je crois que l'on ne s'en servait guère que la nuit, et il faut arriver au dix-huitième siècle pour assister à son véritable triomphe. Il est alors accepté, même de jour, dans l'intérieur des appartements. Une fonle de portraits faits à cette époque représentent d'augustes personnages coifTés du bonnet de colon. Pendant que la perruf[ue reposait sur son pied dans un coin d'himnenr. le bonnet la remplaçait modestement : biiitefois. les élégants le recouvraient d'une sorte de coitïe en toile fine serrée par un large ruban de couleur.

Les derniers statuts que j'ai analvsés fureul confirmés au mois de mai 1638. Le nombre des jurés on gardes fut alors porté ii six. Trois d'entre eux étaient dits Anri/'Hs qaivles. les trois autres Xouvriitt,r (fardes ; le plus ancien de tous portait le nom de drinid qurde.

Sous cette administratinii. la coMiinuuanté allait avoir à traverser une rttde épreuve dont elle devait sortir victorieuse ; je veux parler de sa lutte avec les faiseurs de lias au métier. Le métier à bas, « la plus excellente machine que Dieu ait faite », dit (]h. Perrault -, fut inventée vers le milieu du dix-septième siècle, el causa un

' Tricotera.

- Enei/elopëdie méthodique, arts et métiers, t. I, p. 186.

BONNETIERS — BONNETIERS DU FAITBOrRG SAINT-MARCEL

^rand éiimi piiriiii It^s Ijniineliers. Lu vente des liHs ciiiisliliiiiil le |)liis clair de leurs iiéiiélices. et il seinl)lail hieii pruhalile (|iie le iiiDiicipole de la nouvelle découverte serait allrihué à l'inventeur.

De lait, celui-ci, dit une légende, fut mis en relation avec Colhert ; il lui offrit des bas de soie ol)lenus par le nouveau procédé, et le ministre promit de les présenter à Louis XIV. Les iionnetiers prévenus ne reculèrent pas devant une infamie pour sauvej^arder les intérêts de leur corporation ; ils iifa[;néreiit un valet du château, ([ui s'empara des bas et y coupa avec précaution (|uel([ues mailles. Elles cédèrent (|uand le roi. sur les instances de Colberl, voulut essayer les nouveaux bas lis.sés au métier. L'inventeur lionleusement éconduil tomba dans la misère, vendit sa machine ii un Anglais pour un morceau de pain, et alla mourir à l'Hôlel-Dieu.

Cette navrante histoire parait avoir été mise au jour pour la première lois par Savarj, dans son Dictionnaire du commerce '. Elle se vil ensuite contirmée par une communication très précise, insérée dans le Journal œ''nnomiqv.e *, et que M. Ouicheral ■' a eu le tort d'accepter comme vi'-ridique, car l'examen des dates en démontre l'absolue invraisemblance.

On ne nous dit point vers quelle année le serrurier normand aurait livré son secret a r.\nglelerre : mais ce qui ne fait aucun doute, c'est (pie l'invention fut, par la suite, importée d'Angleterre en France pendant l'année 1(556. La vente consentie par l'inventeur serait tlonc forcément antérieure à cette date. Or, en 1656, (lolbert n'était encore que l'intendant de Mazarin ; c'est peu de jours avant sa mort, arrivi'(î en Kifil, que Mazarin le recommanda à Louis XIV. (^lolbert n'eut donc pu, plusieurs années auparavant, jouer dans celle histoire le rôle (|u'ùn lui attribue.

Il est probable que l'admirable machine fui inventée, vers 1589, par un pasteur anglais, et c'est un Nimois. ,lean Hindrel, qui l'introduisit en France.

Les bonnetiers cherchèrent d abord a s'entendre avec la société qui venait d'être formée pour l'exploitation du nouveau métier. Mais celui-ci se trouvait aussi aux prises avec de grandes diriicultés. Enfin, après une lutte qui tliira plus d'un demi-siecle ', la victoire resta aux bonnetiers. Le roi, « ajant esté informé qu'il arrivoit journellement des contestations entre le corps des marchands bonnetiers et la communauté des maîtres fabricans de bas », réunit en une seule, par arrêt du 12 avril 1723, la corporalioTi des tisseurs et la vieille communauté des biinneliers. A cette époque, celle-ci comptait environ 540 maîtres, chiH're (|ui parait s'être peu modifié par la suite. Ils étaient dits ofticiellement linnuetiers-aumussiers-mitinmersfaixenrs de hnx nu tricot et nu métier.

Molière a immortalisé, dans />« précieuses

I Rdil. lie 1723, au mol bas.

- Journal ircoHumique, n" <l<' (léwiubri' 17(«7, p. 557.

■' Histoire (/u costume, p. 529-

» Vuv- 1 arl. Bas au métier (Faiseurs dt).

ridicules, le nom de Ferdrigeon, le plus fameux bonnetier du ilix-seplième siècle. Quand Mascarille demande il Madelon si les rubans (|u'il porte sont de bon goùl, Madelon exprime son admiration par ces mots : << C'est Perdrigeon tout pur ' >'. Les préciemes ridicules furent représentées en lfi59. Trente-trois ans plus lard, Perdrigeon n'avait encore rien perdu de sa célébrité, car dans l'Arlequin phaëlon de Palapral, joué en 1692, le procureur dit à } Phaëton : « Depuis Perdigeoii * jusqu'au moindre mercier, tous les marchanils oui des "■arçons gagés exprès pour glapir éternellement à tes trousses •' ». J'ai trouvé cet illustre commerçant menlionné aussi dans Lu révidie des ptisirmens '. ainsi que dans le .Mercure galant de 1()73. qui le nomme Périgon •'. Ce grand himime demeurait rue de la Lanterne, près de Saint-Denis de la (;harlre, et avait pour enseigne Les quatre vents.

Les bonnetiers reconnais.saient pour patron l'anachorète irlandais saint Fiacre. (|iii passait pour êlre l'inventeur du tricot. Ils célébraient sa fête le HO août, dans l'église Siint-Jacqiies la Boucherie, où ils possédaient une chapelle élégamment ornée par leurs soins. « Sur la frise du lambris qui l'environne, dit Sauvai *. sont taillés ' des bonnets de différentes manières ; dans les vitres sont peints çà et là des chardons et des ciseaux ouverts, principalement des ciseaux ouvert.s avec quatre chardons auilessus. qui sont leurs premières armes ».

C'est dans la rue des Ecrivains * touchant le cloitre Saint-.lacques, (pi'élait situé le bureau <le la corporation. Il se composait d'une petite maison (|ui avait été cédée par la fabrique, et que la ((immunauté conserva jusqu'à la Révolution.

Voy. Bas au métier (Faiseurs de). — Inspecteurs-Contrôleurs 'l Jarretières (Conamerce des).

Bonnetiers du faubourg Saint -

MarceL Ils se rpialifiaient oflleiellement de bonnetiers - njijirétciirs - foulon n iers - app(ireillciir.<i. Constitués en corporation par le bailli du faubourg .Saint-Maicel, ils avaient reçu de lui. le 16 août 1627 •' . des statuts que je n'ai pu retrouver. D'abord installés dans la rue de Lourcine, ils ne tardèrent pas à s'étendre jusqu'aux environs de Sainte-(îeneviève. C'était un petit monde d'ouvriers très habiles el toujours en guerre avec les écoliers. On les appelait aussi Imntietiers au tricot, ouvriers en bus, liadest'tntiers, faiseurs de bus trestame, etc., et tous leurs produits, bcmnets ou bas, étaient fort

* Scène y.

! .SVc.

■1 .Vcii' II, sornf 'i.

* Dans Éil l''(Miniiir, Varirlés. I I, |i. 235. ■' Tnnir III, |i. -im.

<> Sauvai, .iRliqmlés, I. II, p. 478.

"ï Sriilptés.

* Supprimée en IH5-1, lors «lu pereemonl Ji' la rue de Hivoli.

9 Savarv, Dictionnaire du commerce, arl. R^nnetiers.

BONNETIKRS 1)1' FAUBOURc; SAINT-MARCKT, — BOTTIKRS

pstimos. Lii rppuliiliiiii de cos (Irrriii'r-. dils bus ilu lauliourii Saint-Murreau . se iiuiiiiliiil mk'miiipi'tulniit pri's (If ilfux sifcles.

Lii oomniiinaulf exct'llait <li»ns la conlVclion (les lias (lrap(^s ', et c'est à elle (jiie l'im attribue rhoiiiieur d'avoir créé une mode qui dure encore, celle des bonnets carrés.

A la Kn du seizième siècle, les }j:ens d'Kpflise et nit^me les <^ens de robe porUiienl encore le bonnet rond, un peu élevé de l'ornie et sans ornement. Un bonnetier de Saint-Marcel, le sieur l'alrouillet. eut rid("e de le rendre carré, en doniianl a clia(pie anfj^le une épaisse saillie. Klienne l'asquier, (jui était resté fidèle à l'ancienne mode, raconte ainsi coiumenl s'établit la nouvelle - : Pour remplacer le chaperon, dit-il, « on s'advisa de faire avec i^randes aiguilles des bonnets ronds, et y avoil un petit n\onde de peuple qui en vivoit. en cette p^rande rue des (lordelières •■•. aux l'aux-bourirs Sainct-Marceau (le Paris, k ces bonnets ronds, on commelH-a d'v apporter je ne sçay quelle l'orme de quadrature K-rossière et lourd(\ qui fut cause que, de mes premiers ans, j'av veu que l'on les appeloit bonnets à quaire liravettes. Le premier qui y (l(uina la façon fut un nomme l'alrouillet, lequel se Ht fort riche bonnetier aux despens de cette nouveauté, et en bastit une fort belle maison en la rue de la .Savalerie ' ». .\ la tin du siècle, on trouvait au.ssi des bonnets carres fort coquets I chez une dame Passavant, qui deiueurail dans la cité, prés de l'église de la Madeleine '.

Les statuts de la communauté furent révisés le 17 mai 1701 •'. Mlle conservait son patron saint Médard, et avait pour armoiries : D'arijenl, à un bas de chausse ifaTur, nrrosié de deux bonnets de laine. L'activité de Coiberl. rpii s'effor(;ait de cn-er d'un bout à l'autre de la France îles manufactures de bas tricotés ', porta le premier coup à la corporation. Il fut suivi de l'édit de

I décembre 1678. aux termes duquel toutes les commimaulés établies dans les faubourgs étaient supprimées. Les ouvriers en bas tentèrent vainement de résister, et un arrêt de 23 février 1716. Confirmé par lellres patentes du 26 avril, les réunit à la corporation des bonneliers parisiens.

Bonnetiers au tricot. N'oy. Bonnetiers du faubourg Saint-Marcel.

Boquillons ei Boscherons. \ oy. Bûcherons.

Boschet iQii K.\rr i.k . La Tuilh de 1300 reprodini deux fois celle menlion. Le bocliel était une boisson composée d'eau et de miel, à l'usage des ouvTiers, des paysans, des valets.

' On nommait ainsi dos bas ilc laine auxquels on donnait l'aspecl laineu.x du drap, en faisant ressortir le [)oiI au nioyrn du ohai'don.

- Recherchrs sur la France, t. I, p. 397.

■* \,i\ ruf df I.ourcine, auj. rue Hroca.

' Dans la (lilo.

5 l.e Licrf ritnimofte. t. II, p. 75.

6 Manuscrits D.laiiiarre, n» 21,792, f 143.

7 CorrfspondaiîCf de Coiberl, t. II, p. 527. .566, 7.11 et passim.

pour oblenii- nue qualité --upeiieure, illallail y ajouler ilu gingembre, du poivre long, des clous de girolle, etc. On Iroiive la recette du bochet dans 7> ménagier de Paris, t. II, p. 238.

Bossetiers. Titre que prenaient les fondeurs. On nommail ordinairemenl bossettus les petits ornemetils en relief (jui servaient à dissimuler

les tètes dt; clous ou de rivets employés dans la fabrication des armures, des harnais, elc.

Bossetiers el Bossiers. ( tuvricrs verriers. \iiy. Faraisonniers.

Bossiers. <'n nommail ainsi, dans les salines, ceux i]ui mettaient le sel en tonneau.

Botanistes. La Quintinie ' nomme ainsi les jardiniers « qui s'attachent aux plantes rares et médicinales ». On lit. en outre, dans un ouvrage publié en 177!» - : •• Il y a il Paris un certain nond)re (Thabiles médecins q\ii se consacrent ii renseignement de la botanique, et en font des cours publics chez eux, dans leurs jardins. Il y a dans les environs de Paris plusieurs cantons qui sont très propres aux herborisations. MM. les démonstrateurs du Jardin- Royal ■' en foui ordinairemenl sept dans la saison des simples, en faveur des éludians >>.

Botteleurs. Dans les forges, c'étaient les ouvriers occupés au bollelage. Celui-ci consistait il redresser les verges de fer el à les serrer par de forts liens.

Botteleurs de foin. La grande ordonnance (le janvier 1351 les nomme li/eurs de fnimj. On les trouve nommés plus tard relievrs-boUeleurs. Kn 17t)l. Louis XIV les transforma en officiers jurés, puis les supprima Tannée suivante*. Ils avaient pour patron saint (;harlemagne. qu'ils fêtaient a l'(^glise des Maihurins ^

Le botlelage des foins destinés à l'aris devait être fait à trois liens du même foin, el chaque botte devait être d'une seule et même (jualité.

Bottiers. Faiseurs de bottes. Dès le treizième siècle, on voit mentionner les bottes, lesboltines et les brodequins. Une jolie femme, dil \e Rmnan de la rose,

niairho joliettcmi'iit

Sue sfs elérranles boHines, Qu elle aura fait faire si tines, Ses jiieds moulant si bien à point Qui' de plis on n'y trouvi' jioinl •"'.

k\\ siècle suivant apparaissent les boites fauves a l'usage ties damerets ; lt!s boites à creperon \crepitœ\. qui criaient sous le pied pendant la marche ' ; les lieuses ou liuèses [cruralia, osa, hosa, /lossa), bottes montant très haut.

t Iiistruetiunx pnnr tes janliiis, prt^fa{:e, p. ti.

* Hurtaut it Majjny, Diclioimaire de Paris, t. I, p. 611. ■' 1,1' Jaiiliii di's plantes.

* Delarnarn-, Trai/r de la />o/ire, t. III, p. 99y. ^ 1*0 Mass n, Calendrier des confréries, p. 30. 6 Édil. clzev.. (. III. p. 249.

" Il Quia cnpilalur in ambulando u, dit Uucangc-, au mot crépita.

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