BOTTIERS — BOUCHERS
Henri IV iiu'l <i hi iiiinlc les liollrs mnllcs on Miir il(" Hussif fdii proniPiiçHil rniissii'j. l<llles av'aient pinir coinpléinclil une espèce <les<ic([iies. que mainteniiient des soiis-pieds appelés sou/e/tes . et ces souletles élaienl dissiiTiulées sur le cou-depied par une pièce tlile surpied, que l'on voit à toutes les bottes de ce lemps.
Sous Louis XIII apparaissent les &)WM«fH<nM- Hoir, restées de mode durant la ininorilé do Louis XIV. A ce uioinenl, on aufjuienla la dimension de rontonnoir, ol le fouillis de dentelles qui le y;ariiil s'appela un r<iiul de hoUes.
Les lioKes deslinées aux ciivaliers élaienl d'un poids énorme, li^nraienl exactement celles que pnrtaioni (■nc(iro. il y a nn demi-siocle, nos postillons. L'entonnoir, peu ouvert, ipii les terminait, élail garni de poches, où Ton pouvait serrer des papiers et toutes sortes de petits ohjels. Van der Meulen a représenté Louis XI\' les janilies enfermées dans celle lourde l'iiaussuro.
En Ififi^L un cordonnier de Bordeaux, nommé Lestay^e ' avait offerl à ce fj;rand roi \\w paire de bolles laites sans qu'aucune mesure lui eut élé prise ol sans que l'on pu! y apercevoir une seule couluri'. On les soumit à l'examen de plusieurs cordonniers, et ils furent forcés de reconnaître, parait-il, que Lestage disait vrai. Loret lui consacra une colonne de sa "-azetle rimée - ol Louis XI\' en fit son cordonnier ordinaire. Il lui accorda même des armoiries, (|ue je trouve hlasonnées ainsi : D'azur, ù une hotte d'nr pnxi'e en jial, surmontée dune ronrmine fertiire de même et arcoslée de deux fleurs de Us aussi iTor.
Eli bien, ce n'esl pas tout. Il faut bien y croire, puisque j'en ai là sous les yeux la preuve matérielle : on réunit en un voliune in-quario les poésies inspirées par ce mémorable événement ■*, quatre-vingts pièces latines et françaises, anagraiumes. épigrammes, sonnets, stances, quatrains, élégies, etc., que l'imprimeur fit précéder d'un avertissement où ou lil que le chef-d'œuvre de Lestage « a donné de l'admirai imi presque dans tout l'univers ».
A propos de bottes sansconture, je rappellerai que le sei^rel d'une si merveilleuse fabrication aurait été retrouvé vers 1804. L. Prud'homme écrivait, en effet, dans son Miroir de Paris: « Colmaii, au Palais-Roval, fait des bottes sans couture. La paire coûte six cents francs; on en montre uno piiire sous verre, connue la robe de Notre Soigneur ^ >■.
II est probable que Lestage moin'Ut avant \(m). car. a relte date, le bottier de Louis XIV l'Iail un sieur Hornard Doliieguv-'.
Les botliors ap|iarloiKiionl à la Corpuratidn des cordonniers.
• M. (^uii-lioral lo noninio |iar onour Nicolas I,i'slran{fe. Hntoire ttu cosixtme. [>. îîl,5.
- Mu:r lilsIoriijKe, n» itu ij aolM 1663.
■'* Ptiëxicv nouri'tlfn xitr tr siijrt des buttes sans eou/iirr /irpsentées ait /toi/ par te sieur .Vieo/as /.es/ni/e, maisire c/tntomner de Sa Majesté.
* Tomo V, ]i, 236, de l'édition publiée on 1807. 3 Jal, Dirliotinoire eritijue, p. 805.
Boucheries hippophagiques. Sébastien .Mercier écrivait vers 1780: ■< On a affiché (loriiioromenl une sentence de police, qui condaiunoit un cabaretier à une amende pour avoir fait manger aux Parisiens de la chair d'Ane pour du veau. La sentence ajoutoit : « comme coutumier rlu fait ». On « a élé obligé de préposer des hommes pour ensevelir les chevaux, parce que plusieurs a ubrTgistesveuoienl coupor uni' Irauche de cheval, et la vendoieni pour du liueiddans les gargotes (pu' pouploni les faubourgs ' >■.
.\u siogo d'.\loxandrie, pni> ilurani la ciinipagne de Russie, Larrey pré(;onis;i l'usage de la viande de cheval et en lira d'excellent bouillon pour ses malades.
La vente de cette viande ne fut autorisée qu'en juin 1865, et restreinte aux boutiques portant en gros caractères les mots Boicherie hiim'Opha-
r.lQVE.
Boucherons. \()\ . Bûcherons.
Bouchers. Dos l'année 1 140. ils étaient constitués en corporation *. Jean de (iarlande nous apprend cpio les i:»rni/ices vendaient non seulement du bœuf et du mouton, mais aussi du porc ; c'est en 15 LJ seulement (|ue les charcutier^ oiitinrent de débiter la viande de porc, .soit crue, soit cuite.
La Taille de 1292 cite 42. ol celle de 1300 mentionne 72 Imuchiers, nom qu'ils portent encore dans des lettres patentes d'août 1418. Au treizième et au quatorzième siècles, je ne trouve nulle part mention du poids de la viande. ce ([ui doit faire supposer (|u"oili> était tcjujours vendue au morceau, à la main.
Les étaux de la Grande-Bowherie, située au Ciiàtelel, apparlenaioiit ù un certain ntunbre de familles qui n'admettaient parmi elles aucun étranger. La loi .salique y était observée dans toute sa rigueur ; les mâles seuls succédaient. La famille qui ne laissait pas d'héritier masculin cessait de faire partie de la société ; ses étaux étaient achetés par un maître qui les réunissait aux siens. Disons tout de suite (|u'en 1637, la (Irande-Boucberie était ainsi devenue la propriété de ([ualre familles seulement.
La corporation était régie par le maître de boucher, chef électif mais à vie, (|ui ne pouvait être destitué qu'en cas de prévarication. Quanil il mourait , les quatre jurés administraient pendant la vacance. Avant qu'un mois fut pas.sé, tous ceux des bouchers cpii avaient droit de délibération a\i conseil se réunissaient et nommaient parmi les plus notables bouchers douze électeurs ; loux-ci après avoir juré qu'ils « esliront à leur oscient le plus souffîsant de eulx touz », choisissaient le nouveau maître. Ce maître exerçait la juridiction du luétier; les appels de ses jugements allaient directement devant le prév6t de Paris; il avait le tiers de toutes les aiuendes, et conservait une des trois
I 'faile/iii de Paris, t. VII, r>. 53. * Voy. Luchairc , Actes de louis VII. n" 1"0, il Histoire des iustilulioMS monarchiques, t. II. p. I 4.ï
BOUCHERS — BOUCHO.NNIKKS
'.Ci
dois df la Lci>st'IU' ilaii> laiiuellc étaient riMiferinés le sceau et les papiers de la corpoi-iilioii. Des lieux autres ciels l'une était entre les mains du prevùl des niaiidiands, l'antre entre les mains des jurés.
(les derniers, au mmiliri' de qualre, assi^laienl le maître (|uaii<l il recevait un Imuclier nu nn eciirclieur ; ils avaiiMit le maniement des tonds et rendaient tniis les ans cnnipte de leur ji'estion devant le maître des liouciiers et ilevanl six jurés cliiiisis parmi les g^ens du métier. (Juanii les comptes avaient été réjjlés , on procédait à l'élection de iiou\iaux jurés.
Le maître et les jurés devaient sièfrer trois fois par semaine, pour ju^er les contraventions et les dill'erends nés au sein de la communauté. Auprès de ce triimnal. trois écorclienrs, élus aussi, rem[)lissaienl le- fonctions d'iuiissiers et de secrétaire.
Api'i's la défaite des Hourij-ni^-nons i 141()i le comte d'Arinaf>'nac voulut punir les boucliers de l'aide tpi'ils avaient donnée aux Caliochiens. Il fit démidir la Grande Boucherie du Chàtelet, qui fut remplacée par (piatre houcheries nouvelles cnnsiruiles aux frais du Trésor. Dure justice, car les boucliers ein[)ècliaient l'élalilissenient de toute nouvelle boucherie ou prétendaient avoir di-oit di' juridiction sur celles dont ils étaient forcés de subir la concurrence. A la Hn du treizième siècle, les Templiers avant sollicité du roi l'autorisation d'avoir une boucherie dans leur quartier, le roi le permit, mais la Grande- Boucherie se plaijjnit très haut et la querelle se termina en 1282 pai- une lrans;iction (|ui consacrait les |)rivilèges de la conununauté. Les bouchers assuraient, dit l'ordonnance, qu'eux et leurs prédécesseiu's avaient toujours été en possession d'instituer des bouchei's jjour couper et vendre la viande dans toute la ville , ,. ^<. Kt parla présente concession, disait le roi, nous voulons que ces privilèges, coutumes et franchises demeurent dans tonte leur rigueur », Ce fut donc du Consentement et sous la surveillance delà Grande- Boucherie que dut exister celle du Temple, qui ne put avoir que deux étaux. larges seulement de douze pieds, mais dont les patrons n'étaient pas l'orcément choisis parmi les lils de maître.
La tirande-Boucherie fut reconstruite en 1418 et remise en possession de tous ses privilèges. .V|>rès bien dos vicissitudes, les propriétaires se virent autorisés à ne plus occuper leurs étaux en personne. Ils les louèrent à des étaliers. Ceux-ci, unis aux étaliers d'une boucherie située près du cimetière Saint-Jean, demandèrent au roi de leur octrover des statuts. Ils imitaient en cela la boucherie dite de Beauvais qui avait reçu des statuts l'année précédente. Ceux de la Grande- Boucherie sont datés de février 1Ô87. L'apprenli-.sige V est fixé à six ans. Nul ne peut être retju maître s'il n'est >,< de bonne vie et conversation. >• Il faut, en outre, qu'il ait parlait le rhef-tFœurre consistant à « habiller uu mouton, un veau ou un porc. » Les fils de maître sont dispensés du chel'-d'œuvre et on exige seulement d'eux qu'ils aient servi trois ou quatre ans chez leur père ou leur mère. Les veuves sont autorisées
il continuer le commerce de leui' niai'i '. l'in 1050, les bouchers de Paris réunis déclarèrent accepter ces statuts comme règlonuMit pmir eux tous.
.\u siècle suivant, le lieutenant gênerai <le police limita à 24U le nondire dos maîtres. Chacun d'eux opéi'ail encoi'o les tueries et dépe(;ait en [udilic dans sa cour, car il n'existait pas d'abattoirs. Sébastien Mercier vers 178Uot l'rudhomme en 1807 l'ont un répugnant tableau do ceexécutions : « On entend les cris plaintifs du bœuf et du mouton ... le sang luisselle. vos souliers en sont eniprégnés... »
La conmuinauté des boucliers était placée sous le patronage du Saint Sacrement.
Voy. Abattoirs. — Aboivrement. — Bestiaux (Marchands de) il Maître des bouchers.
Bouchiers. Xoy. Bouchers > i Bourreaux.
Bouchon de cabaret. Le titre 111 de la grande ordonnance de lévrier 1415 exige que tous les marchands de vin au détail surmontent leur porto trun cerceau. On lui substitua de bonne heure un endilèmo plus compliqué et moins précis. Au dix-huitième siècle, le mot bouchon est ainsi défini : « C'est un signe que l'on met à une maison ou à une cave pour imliquer ([u'on y vend du vin au détail. 11 est l'ail ordinairement de lierre, de houx, de exprès ou de quelque autre arbre qui conserve sa verdure ; ([tiel(|uel'ois tout simplement tl'un chou * ». J'ai cependant trouvé une sentence du 25 lévrier 1729 qui, sans allég-uer aucun raison, interdit aux marchands de vin de faire figurer sur leurs enseio-nes un chou. Le même rèj^lement veut que toutes leurs boutiques soient munies de barreaux de fer, tradition qui s'est conservée jusqu'à nos jours. \'oici le texte de celte pièce : Sfn/ence de police, en forme de règlement, qui ordonne que les marchands de vin auront à leurs maisons et caves des enseignes et barreaux pour indication de leur commerce, avec défense d'y mettre nn chou.
Bouchoniiiers. Ils avaient la spécialité (les objets en liège. Ils vendaient, au cent ou au millier, des bouchons qui presque tous, venaient des Landes où on les fabriquait au couteau. Ceux d'Angleterre étaient beancjuip moins estimés.
On ne se servit que fort lard de b(juchons de liège pour les bouteilles. Pendant longtemps, on se borna à vei'ser sur le liquide une légère couche d'huile qui surnageait à l'entrée du vase. De celte coutume est venu l'habitude de verser dans son propre verre les premières gouttes d'une bouteille avant d'en offrir. Parfois aussi, on employait un bouchon de chanvre tordu et imbibé d'huile ■'. Je trouve dans un compte de 1594 cette phrase : « A Fousteau et la Serre, pour esloupes qu'ils ont l'ourny au [ service du J
1 Ilelaiiiiinv , 'ft-aiU de la puUci. t. Il, p. la^o.
- Kncyctofiédie mèthvdtt/iie, cidiiuifive, t. I. |i. 'iH'*.
■* \ uv. Louis PfjTici*, Mé-'i/wirt' xur te tin de d/iainfitiiine, itans li'S Métanges publièg pm- tu Sticiélé des bibiit}phile:i français, t. 11, p. 2, 9 et IS.
BODCHONNIKRS — itOUDINIKKS
^iiljelet. polir liiire lioiiclions aux hnulfiilles (liidil office ' ». lùifin. l'arliclf* 23 des statiils accordés en février \(>7')^ aux vcrriers-boiilcillers leur prescrit de bouclier leurs flacons avec « des bouciiuus faits de bon chanvre et d'étoupes bien nettes ».
Les bouchnnniers confectionnaient aussi les semelles de lié|jre, dont l'emploi est beaucoup plus ancien que celui des bouclions. En 1545, de pelils niarcliiiuds parcouraieni les rues en criant des :
Seiiiellis ù huuler cliiiis le.s bottes Ils sont bonne pour la froidure î.
Il parait que depuis lonj^temps l'on ne cnii'ifiiail pas de les multiplier, car le poète Coquillart écrivait vers 1480 :
Noz iiiij^noniH.'s sont si très Laultes ** Que jiour .sembler grandes et belles,
Klles |r.pllelll l'aiitlluutles liaultes Bien ;i Vlllf;l-l|Ualre semelli'S *.
Kl elles continuèrent à en porter jusqu'au milieu du dix-seplième siècle, car je lis dans un cui-ienx volume publié en Id'S'i : <• Vouscojrnoissez bien celte noire. (|ui a un pied el demi de lieire. el Veut passer pour avoir belle taille •' />.
Dans Le ïiiallre valet de Scarron, joué en 1045, Jodelel dit il Isabelle :
Uiles-nioi, ma maîtresse, avez-vous bien du lièp/? Si vous n'en avez [joint, vous êtes sur ma foi, D'une fort belle taille, et Aigav d'être a moi «.
Dans le VirgiU tratesti, Didon s'informe
Si dame Hélène avait du liège, De (juel fard elle se servoit, Combien de dents Hécubc avoit, Si Paris étoit un bel bomme '.
Les patenôtriers d'os et de corne, qui ne comptaient plus i^uère que deux ou trois maîtres en \TH\. furent, par arrêt du 24 août, réunis à la corporation des bouchonniers. Celle-ci prit alors le litre de patenôlriers-cornetiers-boiœlionniers-riiliintiers. et ses statuts lui attribuèrent le droit de fabriquer et vendre une foule d'objets : patenôtres de bois et de corne, écritoires de corne, iiouchons de liège en carrés ou en planches, bouchons pour les carafons et bouteilles, seaux de liège pour conserver la glace el rafraîchir ' vins et liqueurs, volants à jouer, etc. « Et à l'esgard de l'excédent de plumes qui entre dans la confection des volans, pourront en faire des cure-dents, si bon leur semble ».
Boucletiers de ceintiires. Vov. Boucliers.
Boucliers. Fabricants de boucles. Les b(nicles jouaient un grand rôle dans l'habillement au moyen âge. L'abbé Cochet n'en a pas trouvé
I Voy. le (Jlossaiie île liay, t. I, p. 181.
* J,es cent el stpl cris, etc.
•' Hautaines, nu, par ironi>-, si petites.
* (Kutres, edil. elzev., I. I, p. 157.
^ Les amours, iiitriifues des domestiques des ijrandes
maisons, p. XIV .
•< .\ele II, seène 7.
' Livre 1, édit. de 172(5, p. 85.
iniu'nsde cent cinquante dans les tombes fouillées a Envermeu ; on en a découvert ainsi un peu parloul. de tous styles, île toutes formes el de tous métaux.
Les boucles d'or el d'argent étaient l'œuvre des orfi'vres, les boucles communes se confectioimaient chez les boucliers. Jeun de Garlaiide \ef, nomme phiscularii ei p/uscarii ', et le Livre des métiers - nous apprend qu'ils formaient au treizième siècle deux corporations distinctes, a yanl chacune ses statuts particuliers: c'étaient les bnncliem île fer el les Itowliers iTarcluil ■', de cuivre el de liiilnn.
Chez les boucliers de fer. on demandai! ii l'apprenti huil ans s'il apportait quarante-cinq sous, dix ans s'il était sans argent. Mais nul. disent les statuts, « ne doit prendre aprenti, se il n'est si saige el si riche (ju'il le puist apreridre el gouverner ».
Tout apprenti, avant d'être admis tt l'atelier, versait entre les mains des jurés une somme de cinq sous. Celle redevance fomiail un fonds spécial, destiné à l'enlretien et à l'instruction des « povres enfans du meslier », c"esl-a-dire des fils de maître restés orphelins el pau\Tes.
La seconde coiporalion exigeait un apprentissage moins long : six ans avec quarante sous ou huit ans sans argent.
Le travail ii la lumière était interdit. En été, les ouvriers quittaient l'atelier dès que compiles sonnaient à l'église Saint-Merri , autour de laquelle presque tous étaient logés ; eu hiver, ils étaient libres « si tost come ils voient passer le segonl crieur du soir ».
La corporation était administrée par cinq jurés, dont trois pris parmi les maîtres et deux parmi les ùUNTiers.
Elle avait pour patron saint Léonard, « monseiyneur S. Lienart ».
Les boucliers ne figurent pas, au qumzième siècle, dans rordonuance dite des Bannières. Ils étaient donc déjii réunis ù une autre communauté.
Une pièce de 158(5 les nomme birucletiers de ceintures.
Boucliers [Faiseurs de). Vov. Écuciers.
Boudiniers. Faiseurs de boudins. Les slaluls accordés aux cuisiniers en 1268 leur interdisent la vente du boudin *. La Taille de 1202 mentionne (h)uze boudiniers, celle de 1300 en cite six seulement. Une pièce publiée par M. (i. Fagniez •' prouve qu'en 1409 Paris Comptait au moins neuf boudiniers.
L'ordonnance de janvier 1351 les nomme faiseurs de boudins el andouilles ".
Ils se fondirent dans la corporalion des charcutiers, qui ajoutèrent alors ù leurs litres celui de boudiniers.
t Oiclionnrivs, p. 23.
i Titres \\1 et XXII.
■' \ ii v. lait, .\ivbaliers.
' AirVc des métiers, lilie I.XIX. art. 13.
*' Klades sur riudiistrie. p. liW.